Abitur NRW Geschichte 2022 · GK · Haupttermin · bilingual Französisch

Abiturprüfung Geschichte in Nordrhein-Westfalen 2022, GK · Haupttermin · bilingual Französisch: 1 Aufgabe mit Lösungen. Mit automatischer Korrektur.

Themen der Prüfung: Imperialismus und Erster Weltkrieg · Nationalsozialismus: Ideologie, Herrschaft und Verbrechen · Kalter Krieg, deutsche Teilung und Westintegration 1945-1988 · Friedliche Revolution 1989 und Wiedervereinigung

Aufgabe 1 · Imperialismus und Erster Weltkrieg

Abiturprüfung 2022 – Geschichte bilingual-französisch, Grundkurs

Materialgrundlage

Alfred Rambaud: Préface. In: Les Affaires de Tunisie. Discours de M. Jules Ferry publiés avec préface et notes à l'appui par M. Alfred Rambaud, Paris 1882, S. 1 – 7. (Rechtschreibung, Grammatik und Hervorhebungen wie im Original)

Hinweise zum Autor und zum Material:

Alfred Rambaud (1842 – 1905): Professeur d'histoire reconnu et homme politique, collaborateur de Jules Ferry.

Le titre du livre Les Affaires de Tunisie se réfère au fait qu'en 1882, la Tunisie, jusque-là sous la domination de l'Empire ottoman, devint un protectorat français. Ceci se passa malgré la résistance de la population indigène et causa de multiples conflits entre les puissances européennes.

1 Après l’effondrement de 1870 et pendant bien des années, la République naissante n’eut pas et ne pouvait avoir, à vrai dire, de politique extérieure. On vécut uniquement de recueillement et d’abstention. Le Congrès de Berlin 1 a fait rentrer la France dans le concert européen, et il suffit aujourd’hui d’ouvrir les yeux pour se convaincre que la République ne serait qu’un

5 gouvernement diminué si elle se préoccupait uniquement de maintenir l’ordre et la liberté à l’intérieur, et si elle ne montrait également son aptitude à diriger les affaires extérieures de la France. Un grand pays que sa position géographique, ses intérêts, ses espérances mêlent nécessairement à tout le mouvement européen, une puissance qui n’est pas seulement continentale, mais méditerranéenne, ne saurait se renfermer dans un isolement périlleux, dans

10 une inaction systématique. On lui en donne cependant le conseil, des deux pôles opposés de l’opinion. Chose étrange, […] ce ne sont pas seulement les partis monarchiques qui font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher la France républicaine d’avoir une politique étrangère. De la part des anciens partis, ce souci est naturel: une de leurs thèses favorites, c’est, en effet, de soutenir que la forme même du gouvernement démocratique, son instabilité nécessaire, ses

15 habitudes de publicité illimitée, de rôle prépondérant de l’opinion, ce maître capricieux et absolu, ne se prêtent en aucune façon aux conditions essentielles d’une action diplomatique sérieuse et suivie. La Monarchie, selon eux, est seule capable de fixité dans les vues, de fermeté dans les desseins, de stabilité dans les alliances. Les monarchistes sont dans leur rôle quand ils proclament l’impuissance républicaine. Mais les républicains soi-disant avancés y feraient

20 croire, quand ils se posent en apôtres 2 d’une politique d’abnégation excessive et d’effacement de parti pris. […]

L’Empire a dégoûté notre pays des aventures. Les désastres d’une guerre insensée, entreprise sans alliances et sans préparation, ont développé dans les masses profondes de la nation ce culte obstiné de la paix […].

25 Heureusement, contre l’assaut des idées fausses et des sentiments médiocres le bon sens français tient ferme et la fierté nationale n’a pas abdiqué. La France ne se résignerait pas de gaieté de cœur à jouer dans le monde le rôle d’une grande Belgique. Ne se mêler de rien est pour elle aussi mauvais que se mêler de tout. L’étranger ne prendra jamais le recueillement de la France pour de l’indifférence, et la solitude orgueilleuse ou timide qu’elle s’imposerait au

30 milieu de l’Europe la rendrait aisément suspecte à ses voisins. C’est qu’en réalité rien de ce qui se passe en Europe ne saurait la laisser froide. Est-ce au règlement de la question d’Orient 3, aux conséquences territoriales, aux contre-coups politiques et moraux des démembrements successifs de l’Empire ottoman, que la France pourrait demeurer sérieusement indifférente, elle qui tient sous son pouvoir une partie si importante et si remuante du monde musulman ?

35 Maîtresse des plus de cinq cents lieues de côtes dans le bassin de la Méditerranée, est-ce qu’il ne lui importe pas de savoir en quelles mains peuvent tomber quelque jour Constantinople et les détroits ? Lui est-il égal que l’Égypte, où tant d’intérêts français sont engagés, demeure sous le protectorat économique et l’action civilisatrice de la France et de l’Angleterre cordialement unies, ou qu’elle redevienne un foyer d’anarchie barbare et de fanatisme

40 religieux ? Tout cela était naguères l’ABC de la politique française. La politique républicaine n’y peut rien changer; ce ne sont point là des intérêts dynastiques et passagers, des préoccupations rétrogrades, le rôle d’une nation agitée ou belliqueuse; c’est la gestion même et la défense du patrimoine national tel que l’ont [f]ait 4 la nature et l’histoire.

Les colonies sont la partie la plus chèrement acquise et non la moins importante de cet

45 héritage. Si la République ne peut se passer d’avoir une politique européenne, orientale, méditerranéenne, il lui faut, pour des raisons analogues, une politique coloniale: ce qui veut dire qu’on ne doit être, de ce côté, ni oublieux, ni inattentif par dédain ou par lassitude, mais vigilant, actif, résolu à faire tous les sacrifices que la nécessité commande pour la conservation des établissements anciens ou récents, qui concourent, à des degrés divers et sous les latitudes

50 les plus différentes, à l’expansion du nom français à travers le monde. Ces sacrifices n’ont pas toujours l’heur de plaire 5 aux générations présentes: l’avenir en fera mieux voir l’à-propos 6 et le bienfait. […]

1 Au Congrès de Berlin (1878), les puissances européennes négocièrent un règlement des affaires des Balkans.

2 se poser en apôtre de = défendre une doctrine, une opinion

3 L’auteur se réfère ici aux restructurations territoriales dans le bassin oriental de la Méditerranée qui accompagnèrent le déclin de l’Empire ottoman et provoquèrent des répercussions dans le monde musulman.

4 im Original irrtümlich ait

5 ne pas avoir l’heur de plaire à qn: nicht das Glück haben, jdm zu gefallen

6 l’à-propos: ce qui est fait opportunément

1.

Analysez le document. [26 Punkte]

2.

Situez le document dans son contexte historique (12 Punkte) et caractérisez la position adoptée par l'auteur à l'égard d'une politique extérieure et coloniale de la France (16 Punkte). [28 Punkte]

3.

Evaluez le point de vue de l'auteur quant au caractère indispensable du colonialisme français. [26 Punkte]

Aufgabe 2 · Friedliche Revolution 1989 und Wiedervereinigung

Abiturprüfung 2022 – Geschichte bilingual-französisch, Grundkurs

Materialgrundlage

Rudolf Schöpper: „Und nun vereint an die Arbeit!“. Westfälische Nachrichten, Münster, 04.10.1990.

Hinweise zum Autor und zum Material: Rudolf Schöpper (1922 – 2009), caricaturiste politique allemand populaire. Le journal „Westfälische Nachrichten“ est un quotidien très répandu dans la région de la Westphalie.

Lothar de Maizière (CDU, né en 1940), dernier chef du gouvernement de la RDA (14 avril au 2 octobre 1990) et ministre dans le gouvernement de Helmut Kohl après la réunification (3 octobre au 10 décembre 1990).

Oskar Lafontaine (né en 1943), candidat à la chancellerie allemande du SPD en 1990; en vue d'une réunification des deux Etats allemands, trop rapide à son avis, il prévoyait des conséquences négatives dans le domaine économique, social et politique.

Le petit corbeau assis sur la tringle à rideaux se trouve dans presque toutes les caricatures de Rudolf Schöpper et n'a pas de lien direct avec le contenu de l'image.

1.

Analysez le document. (26 Punkte)

2.

Situez le document dans le contexte historique des années 1989/90 (14 Punkte) et expliquez ses éléments essentiels (14 Punkte). (28 Punkte)

3.

Prenez position sur le message transmis par la caricature. (26 Punkte)

Note: Les 20 points restants (sur 100 au total) évaluent la qualité de la présentation et de l'expression écrite (Darstellungsleistung).

Aufgabe 3 · Nationalsozialismus: Ideologie, Herrschaft und Verbrechen

Abiturprüfung 2022 – Geschichte bilingual-französisch, Grundkurs

Aufgabenstellung:

1.

Analysez le texte. (24 Punkte)

2.

Expliquez les références historiques que contient le texte (14 Punkte) et examinez quel rôle est attribué à Hitler dans ce passage (14 Punkte). (28 Punkte)

3.

Prenez position sur l'appréciation des auteurs selon laquelle Hitler aurait joué un rôle décisif. (28 Punkte)

Materialgrundlage:

Mathilde Aycard; Pierre Vallaud: Allemagne III e Reich. Paris 2008, S. 7 – 10.

(Rechtschreibung, Grammatik und Hervorhebungen wie im Original)

Hinweise zum Autor und zum Material: Mathilde Aycard et Pierre Vallaud sont des historiens et éditeurs français contemporains qui ont publié et coécrit de nombreux ouvrages historiques, surtout sur l'histoire contemporaine.

Introduction

1 Il pourrait sembler vain ou superflu de proposer un nouvel ouvrage sur un des sujets en apparence les plus rebattus de l'histoire contemporaine, voire de l'histoire tout court: l'Allemagne nazie.

3 Pourtant, à bien y regarder, beaucoup de choses restent encore à dire, à écrire et à analyser.

5 Non pas que tous ceux qui ont travaillé sur ce sujet n'aient pas apporté à l'édifice chacun sa pierre; mais, précisément les éléments multiples qui composent ce tout demeurent souvent épars et l'accumulation de points de vue si différents les uns des autres ne permettent pas toujours une vue d'ensemble. Certains s'intéressent au sujet sous son aspect strictement politique ou idéologique, d'autres sous l'angle sociologique ou militaire, d'autres encore

10 sous son aspect moral, d'aucuns 1, enfin à ce qu'il eut de plus monstrueux: l'Holocauste...

11 Si le sujet n'est toujours pas « épuisé », c'est précisément parce que la monstruosité des faits est telle qu'elle masque souvent les facteurs qui la constituent et qu'elle prend souvent le pas sur toute autre considération.

14 En réalité, de ce point de vue, après les récits innombrables des témoins sur ce que fut le

15 nazisme en Allemagne et à l'extérieur – certains, humbles et presque anonymes, d'autres puissants et talentueux–, il n'y aurait plus rien à écrire, si ce n'est pour entretenir le souvenir auprès des nouvelles générations. Le travail de l'historien se réduirait alors à celui d'un simple conservateur, tributaire 2, parmi d'autres, du fameux « devoir de mémoire ». Mais l'histoire et la mémoire sont deux choses distinctes, la première essayant de comprendre un

20 phénomène – au sens où elle le rend intelligible, pas où elle l'excuserait, bien sûr. […]

21 Car la question essentielle semble bien être de savoir ce qui a conduit un des piliers de la civilisation occidentale à devenir un monstre et à pervertir les valeurs les plus essentielles, à l'édification desquelles il 3 avait contribué par le biais de ses philosophes, de ses savants, de ses artistes ou de ses professeurs.

25 Il s'agit bien alors de volonté et de conscience, mais de la part de qui: d'une partie seulement du corps social ou de l'Allemagne tout entière ? […]

27 C'est donc pour répondre, en partie, à cette première question des causes, que ce livre 4 commence bien avant le jour fatidique où, Hitler étant devenu chancelier du Reich, il ne lui reste plus qu'à établir solidement son pouvoir par tous les moyens. Il commence par éliminer

30 peu ou prou 5 tous ceux qui pourraient s'opposer à lui, en s'attaquant d'abord à ses propres compatriotes, qu'ils soient communistes, sociaux-démocrates, athées, chrétiens ou juifs. Ce sont ces premières victimes qui ont construit le camp de Dachau et qui l'ont inauguré.

33 Celui que 6 Winston Churchill, dans une adresse aux Français du 21 octobre 1940, qualifiait d' « homme de malheur, [de] monstrueux enfant de la haine et de la défaite » est en grande

35 partie la « clé » du système, au sens où l'on parle d'une clé de voûte 7.

36 C'est lui 8 qui cristallise, en effet, dans les années qui précèdent son arrivée au pouvoir et par la suite, toutes les phobies, les peurs et les ressentiments d'une grande partie de la société allemande: la « haine » et la « défaite ».

39 Sans tous ces éléments dont certains sont anciens, comme l'antisémitisme ou le pangermanisme,

40 et d'autres plus récents, comme l'humiliation de la défaite, point de possibilité qu'une telle aventure survienne; de même que, chez certains, la peur, pas du tout théorique, du bolchévisme et, chez d'autres, les effets violents d'une crise financière mettant à mal les fondements de la société allemande.

44 C'est de la combinaison, à un moment donné, de ces facteurs au sein d'une société malade

45 que sont nés l'effroyable régime hitlérien et ses crimes. […]

46 Et puis, il y a Hitler lui-même, pur produit de son temps. Toutes les biographies écrites à son sujet montrent à quel point il fut à la fois le réceptacle 9, le révélateur et le diffuseur des composantes de ce que le III e Reich devait réaliser; le catalyseur, aussi, comme nous le disions plus haut, et pour cela l'incarnation idéale du Führerprinzip, base absolue du totalitarisme et

50 outil de déresponsabilisation pour tous ceux qui le servirent ou qui l'acceptèrent par adhésion, conformisme ou lâcheté […].

1 d'aucun: hier im Sinne von: manche; einige

2 tributaire: zu etwas beitragend

3 il: ici: le pays allemand

4 ce livre: le livre duquel est tiré cet extrait

5 peu ou prou: plus ou moins

6 cf. l. 28: Hitler

7 la clé de voûte: Schlussstein; in der Architektur der abschließende und entscheidende Stein einer Konstruktion, ohne den diese zusammenbrechen würde

8 cf. l. 28: Hitler

9 le réceptacle: Sammelbecken

Aufgabe 4 · Kalter Krieg, deutsche Teilung und Westintegration 1945-1988

Abiturprüfung 2022 – Geschichte bilingual-französisch, Grundkurs

Aufgabenstellung:

1.

Analysez le texte. (26 Punkte)

2.

Situez le document dans son contexte historique (14 Punkte), puis examinez les arguments que l'auteur avance pour défendre la réintégration de la RFA dans l'Europe occidentale. (14 Punkte). (28 Punkte)

3.

Prenez position sur le point de vue de l'auteur quant à l'intégration de la RFA. (26 Punkte)

Materialgrundlage

Robert Schuman: Comment le Français d'aujourd'hui peut-il concevoir l'Europe ? Volume 51. Paris: Société de papeterie et d'imprimerie de Grenelle, 1951. S. 1 – 11.

Hinweise zum Autor und zum Material: Robert Schuman (1886 – 1963) prononce son discours le 2 mars 1951 lors d'une conférence des ambassadeurs français à Paris. Le discours a été publié par la suite.

Comment le Français d'aujourd'hui peut-il concevoir l'Europe ?

1 [...] Avant tout, il nous faut avoir conscience de ce qui est à l'origine du problème européen et essayer d'expliquer l'existence et la nature de celui-ci. On est trop souvent enclin à trouver la réponse dans nos préoccupations immédiates, dans la nécessité où nous sommes de résoudre certains problèmes concrets d'actualité urgente. Tel est, entre autres, le problème allemand;

5 il intéresse spécialement la France.

Notre objectif est de réintégrer l'Allemagne dans le circuit productif et économique des pays démocratiques. Les Français, dans leur grande majorité, sont persuadés qu'il ne faut pas recommencer l'erreur commise au lendemain de la première guerre mondiale, c'est-à-dire nous obstiner à chercher une garantie contre la revanche ou contre l'hégémonie allemande

10 dans l'isolement de l'Allemagne, qu'on tiendrait enserrée dans un système de restrictions et de prohibitions. Ce système était celui du traité de Versailles; il s'est révélé inefficace et illusoire; il a aggravé le chômage et, par là, favorisé la naissance d'un nationalisme qui a été le plus exalté et le plus dangereux de toute notre histoire contemporaine.

D'autre part, l'accession de l'Allemagne à l'O.N.U. et à ses filiales n'est pas possible avant

15 la conclusion d'un traité de paix; elle se heurterait, en outre, si elle était demandée, au veto soviétique. [...] L'O.N.U. est encore trop divisée en elle-même et trop inconsistante pour suffire à cette tâche de rééducation et de réadaptation. [...] Ce but ne pourra être atteint que dans un cadre plus restreint et dans un ensemble d'Etats homogènes.

Devrait-on tenter une expérience bilatérale, accepter, en d'autres mots, le tête-à-tête franco-

20 allemand que l'on nous a proposé ? Nous croyons que le temps n'en est pas encore venu. Ce serait psychologiquement prématuré, économiquement dangereux. Nos préférences vont ainsi à une solution européenne de la question allemande.

Dans un autre ordre d'idées, les nécessités de la défense des pays libres d'Europe nous amènent à une conclusion identique. Ces pays se trouvent placés devant un même danger:

25 l'expansionnisme communiste. La présence russe au cœur de l'Europe et plus spécialement au cœur de l'Allemagne, l'emprise 1 brutale que le régime soviétique exerce sur les populations et sur les économies des pays de l'Est ainsi que de la zone orientale d'occupation, les menaces que font peser sur tout l'Occident l'agitation du Kominform et les prétentions russes, tout cela pose les mêmes problèmes dans tous les pays situés à l'ouest de la Baltique 2 et de l'Elbe.

30 Il faut à ces pays une politique harmonisée. [...]

Ces circonstances ont indubitablement favorisé l'éclosion de l'idée européenne et hâté les premières tentatives de sa mise en œuvre. Toutefois, ce serait une erreur de croire que l'Europe unifiée n'est qu'une improvisation répondant à des besoins immédiats mais temporaires, une issue au problème allemand et une parade 3 à la menace soviétique. Il y a autre chose, des

35 raisons plus profondes et plus durables. Il faut en effet à l'Europe une réforme de structure dont la portée dépasse de beaucoup les conjonctures actuelles. Les pays européens se sentent de plus en plus à l'étroit dans leurs frontières nationales. Ils ne peuvent plus satisfaire leurs besoins et résoudre leurs problèmes intérieurs par leurs propres ressources économiques ou militaires. [...]

40 Au printemps 1950, nous nous sentions au point mort dans beaucoup de domaines. [...] C'est le moment que nous avons choisi – que nous avons dû choisir – pour intéresser l'Europe à un projet que nous préparions depuis plusieurs mois. [...] Au lieu d'une union économique générale, nous préconisions une union limitée à deux produits, le charbon et l'acier. [...]

Nous voulions obtenir un maximum d'effets avec un minimum de risques. Une telle expérience

45 était cependant sans précédent, elle n'avait jamais été tentée, ailleurs, ou à une autre époque. [...]

La France, champion de tant d'idées hardies et généreuses, ne se refusera pas, je l'espère, pour elle et pour l'Europe, à une expérience qui est appelée à être le point de départ d'une rénovation de notre vieux continent. Et si elle n'aboutissait pas, peut-être, par les hésitations ou par la

50 méfiance d'autrui, elle aurait au moins accompli sa mission, servi une grande idée, qu'aucun échec momentané ne parviendrait à étouffer. Dieu veuille qu'il n'appartienne pas à d'autres de s'en emparer et de la mettre en œuvre sans les garanties que nous offrons à la liberté et à la coopération pacifique des peuples européens.

(Longue ovation).

1 l'emprise (f): ici: l'influence

2 la Baltique: la mer Baltique

3 parade: ici: une réponse

Du kannst auch nach Themen lernen

Übe ein Thema mit gemischten Aufgaben aus den Prüfungen aller Jahre.

Alle 7 Themen ansehen

Andere Prüfungen 2022

GK · Haupttermin (2022) · GK · Haupttermin · bilingual Englisch (2022) · GK · Nachtermin (2022) · GK · Nachtermin · bilingual Englisch (2022) · LK · Haupttermin (2022) · LK · Nachtermin (2022)