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Sujet du Bac STMG Français 2026 · Antilles-Guyane Session normale

Sujet du Bac STMG de Français 2026, Antilles-Guyane Session normale : 1 exercice corrigé. Thèmes : Commentaire de texte et Contraction de texte. Gratuit.

Thèmes du sujet : Commentaire de texte : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Exercice 1 - Commentaire de texte · Commentaire de texte : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle

Objet d'étude: la poésie du XIX e siècle au XXI e siècle.

Guy de Maupassant, Des Vers, « Les oies sauvages », 1880.

Les oies sauvages

Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris.

La morne 1 plaine est blanche au loin sous le ciel gris.

Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies,

Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.

5 Voilà qu'à l'horizon s'élève une clameur 2;

Elle approche, elle vient, c'est la tribu des oies.

Ainsi qu'un trait 3 lancé, toutes, le cou tendu,

Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,

Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

10 Le guide qui conduit ces pèlerins 4 des airs

Delà les océans, les bois et les déserts,

Comme pour exciter leur allure trop lente,

De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane 5 ondoie,

15 Bruit 6 étrangement, et par le ciel déploie

Son grand triangle ailé qui va s'élargissant.

Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,

Engourdis par le froid, cheminent gravement.

Un enfant en haillons 7 en sifflant les promène,

20 Comme de lourds vaisseaux 8 balancés lentement.

Ils entendent le cri de la tribu qui passe,

Ils érigent 9 leur tête; et regardant s'enfuir

Les libres voyageurs au travers de l'espace,

Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.

25 Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,

Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,

À cet appel errant, se lever grandissantes

La liberté première au fond du cœur dormant,

La fièvre de l'espace et des tièdes rivages.

30 Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,

Et jetant par le ciel des cris désespérés

Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.

1 Morne: d'une sombre tristesse.

2 Clameur: ensemble de cris confus.

3 Trait: flèche.

4 Pèlerins: croyants faisant un voyage vers un lieu sacré.

5 Caravane: groupe qui se déplace en file.

6 Bruit: du verbe « bruire », faire du bruit.

7 Haillons: morceaux de tissu, déchirés, usés et sales.

8 Vaisseaux: bateaux.

9 Érigent: dressent.

Vous ferez le commentaire littéraire de ce texte. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention aux éléments suivants: Le spectacle du passage des oies sauvages.

L'appel de la liberté.

Exercice 2 - Sujet A : Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Sujet A – Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1576

Parcours: « Défendre » et « entretenir » la liberté

Texte d'après Sandra Laugier, « Le nouvel âge de la désobéissance civile », Sciences Humaines, 4 mai 2016.

En démocratie, les libertés de vote, d'expression, de manifestation, de grève, de

conscience sont apparemment garanties; des mécanismes de dialogue semblent institués,

dans le travail parlementaire ou les négociations collectives; la défense des droits

fondamentaux est une réalité juridique que l'on peut faire jouer.

5 Cependant, on a de plus en plus recours à la désobéissance civile: il s'agit du refus

volontaire et ostensible 1 d'appliquer un texte réglementaire. Il ne faut donc pas imaginer que

désobéir est un acte qui recouvre toutes les résistances et toutes les révoltes. Plus

précisément, il s'agit de refuser, de façon non violente, collective et publique, de remplir une

obligation légale ou réglementaire au motif qu'elle viole un principe supérieur, et ce, afin de

10 se faire sanctionner pour que la légitimité de cette obligation soit appréciée à l'occasion d'un

appel en justice. La désobéissance civile se fonde sur un principe moral, la confiance en

soi, qui encourage l'individu à refuser la loi commune et acceptée, en se fondant sur sa

propre conviction. Le but de l'action de désobéissance est de se faire sanctionner et de faire

apparaître l'iniquité 2 de la loi. Comme celles et ceux qui en 1965 à Selma, autour de Martin

15 Luther King, décidèrent de braver l'interdiction de manifester pour la mise en œuvre du droit

de vote et furent violemment tabassés par la police – sous les yeux de journalistes qui, en

diffusant ces images de brutalité, ont créé l'indignation nécessaire au changement.

Le penseur américain Henry David Thoreau, grand inspirateur de tous les

désobéisseurs, s'installe au bord du lac de Walden un 4 juillet, anniversaire de la déclaration

20 d'indépendance américaine – et décide qu'il vivra « seul, au milieu des bois », dans la

cabane qu'il bâtit de ses propres mains.

C'est tout l'esprit des « mouvements » des années 2010. Rassemblements et

occupations de places, mobilisations globales, insurrections civiles, activisme informatique,

ces mouvements expriment un sentiment d'injustice, mais aussi la volonté des citoyens de

25 s'organiser pour exercer directement leur contrôle sur ce que font les dirigeants. La

désobéissance prend ici une nouvelle dimension et vient rappeler que jamais les gouvernés

n'abandonnent l'idée d'exiger le droit et la liberté de s'occuper de la manière dont les

questions qui relèvent du bien commun, et de leur situation particulière, sont prises en

charge. Cette extension du domaine de la désobéissance se traduit par la revendication de

30 « démocratie réelle ».

Justement: on ne désobéit qu'en démocratie – lorsque le gouvernement agit contre

ses propres principes et détruit ce pour quoi il a eu notre consentement, notre voix.

Pour ses promoteurs, le paradigme 3 de la désobéissance permet de renouveler la

démocratie en rendant public et visible le sentiment d'iniquité, d'inexpressivité, de

35 dépossession. En donnant à voir, ces contestations donnent aussi à discuter, à débattre

des problèmes mis de côté. Ces mouvements renvoient à l'exigence de démocratisation de

la démocratie.

Le lien entre ces formes nouvelles d'action politique se trouve donc dans l'expression

d'une revendication de démocratie, un rapport plus exigeant des citoyens au politique. L'une

40 des tâches de la pensée politique est de comprendre ce qui change dans la manière de

concevoir le politique lorsque des formes de vie et d'action collective prennent la démocratie

pour principe en vue de non pas abstraitement « changer de société » mais de transformer

les pratiques de la politique et, avec elles, la société.

La lutte pour l'extension des droits et de l'autonomie des citoyens suscite, de façon

45 quasi mécanique, une réaction violente des milieux conservateurs. Elle conduit

inévitablement à poser de nouveau la question de définition de la désobéissance, face à

ceux qui s'opposent à l'extension des droits. Le collectif Anonymous 4 porte jusqu'au bout la

logique de la défense des libertés et de la circulation de l'information tout en actant le fait

que l'espace public gouverné par les États ne donne pas la possibilité de la libre expression.

50 Désobéir, en ce sens, c'est aussi échapper à la surveillance. D'où le caractère caché et

anonyme de ses actions, rupture avec la tradition démocratique et le caractère

ostentatoirement non violent des actions classiques de désobéissance. Anonymous justifie

ses nouvelles formes d'actions – divulgations d'informations « classifiées » ou personnelles,

attaques de sites officiels – par la violence de l'État. Selon le collectif, la lutte est inégale

55 dans l'espace public, si bien que la désobéissance civile doit désormais emprunter des

méthodes plus radicales.

Cette troisième extension, hors du domaine public 5, est-elle moralement

défendable ? Qu'on l'approuve ou non, elle invite à questionner notre morale avec notre

politique, et à nous rappeler que les délinquants d'un jour sont parfois les héros du

60 lendemain: Martin Luther King et ses amis étaient aussi considérés comme des voyous.

806 mots

1 Ostensible: revendiqué, visible.

2 Iniquité: injustice.

3 Paradigme: modèle.

4 Anonymous: groupe d'activistes luttant pour la liberté d'expression.

5 Hors du domaine public: hors de ce qui est légal.

Contraction de texte (10 points)

Vous résumerez ce texte en 201 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre texte comptera au moins 180 mots et au plus 221 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2 - Sujet A : Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Sujet A – Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1576

Parcours: « Défendre » et « entretenir » la liberté

Texte d'après Sandra Laugier, « Le nouvel âge de la désobéissance civile », Sciences Humaines, 4 mai 2016.

En démocratie, les libertés de vote, d'expression, de manifestation, de grève, de

conscience sont apparemment garanties; des mécanismes de dialogue semblent institués,

dans le travail parlementaire ou les négociations collectives; la défense des droits

fondamentaux est une réalité juridique que l'on peut faire jouer.

5 Cependant, on a de plus en plus recours à la désobéissance civile: il s'agit du refus

volontaire et ostensible 1 d'appliquer un texte réglementaire. Il ne faut donc pas imaginer que

désobéir est un acte qui recouvre toutes les résistances et toutes les révoltes. Plus

précisément, il s'agit de refuser, de façon non violente, collective et publique, de remplir une

obligation légale ou réglementaire au motif qu'elle viole un principe supérieur, et ce, afin de

10 se faire sanctionner pour que la légitimité de cette obligation soit appréciée à l'occasion d'un

appel en justice. La désobéissance civile se fonde sur un principe moral, la confiance en

soi, qui encourage l'individu à refuser la loi commune et acceptée, en se fondant sur sa

propre conviction. Le but de l'action de désobéissance est de se faire sanctionner et de faire

apparaître l'iniquité 2 de la loi. Comme celles et ceux qui en 1965 à Selma, autour de Martin

15 Luther King, décidèrent de braver l'interdiction de manifester pour la mise en œuvre du droit

de vote et furent violemment tabassés par la police – sous les yeux de journalistes qui, en

diffusant ces images de brutalité, ont créé l'indignation nécessaire au changement.

Le penseur américain Henry David Thoreau, grand inspirateur de tous les

désobéisseurs, s'installe au bord du lac de Walden un 4 juillet, anniversaire de la déclaration

20 d'indépendance américaine – et décide qu'il vivra « seul, au milieu des bois », dans la

cabane qu'il bâtit de ses propres mains.

C'est tout l'esprit des « mouvements » des années 2010. Rassemblements et

occupations de places, mobilisations globales, insurrections civiles, activisme informatique,

ces mouvements expriment un sentiment d'injustice, mais aussi la volonté des citoyens de

25 s'organiser pour exercer directement leur contrôle sur ce que font les dirigeants. La

désobéissance prend ici une nouvelle dimension et vient rappeler que jamais les gouvernés

n'abandonnent l'idée d'exiger le droit et la liberté de s'occuper de la manière dont les

questions qui relèvent du bien commun, et de leur situation particulière, sont prises en

charge. Cette extension du domaine de la désobéissance se traduit par la revendication de

30 « démocratie réelle ».

Justement: on ne désobéit qu'en démocratie – lorsque le gouvernement agit contre

ses propres principes et détruit ce pour quoi il a eu notre consentement, notre voix.

Pour ses promoteurs, le paradigme 3 de la désobéissance permet de renouveler la

démocratie en rendant public et visible le sentiment d'iniquité, d'inexpressivité, de

35 dépossession. En donnant à voir, ces contestations donnent aussi à discuter, à débattre

des problèmes mis de côté. Ces mouvements renvoient à l'exigence de démocratisation de

la démocratie.

Le lien entre ces formes nouvelles d'action politique se trouve donc dans l'expression

d'une revendication de démocratie, un rapport plus exigeant des citoyens au politique. L'une

40 des tâches de la pensée politique est de comprendre ce qui change dans la manière de

concevoir le politique lorsque des formes de vie et d'action collective prennent la démocratie

pour principe en vue de non pas abstraitement « changer de société » mais de transformer

les pratiques de la politique et, avec elles, la société.

La lutte pour l'extension des droits et de l'autonomie des citoyens suscite, de façon

45 quasi mécanique, une réaction violente des milieux conservateurs. Elle conduit

inévitablement à poser de nouveau la question de définition de la désobéissance, face à

ceux qui s'opposent à l'extension des droits. Le collectif Anonymous 4 porte jusqu'au bout la

logique de la défense des libertés et de la circulation de l'information tout en actant le fait

que l'espace public gouverné par les États ne donne pas la possibilité de la libre expression.

50 Désobéir, en ce sens, c'est aussi échapper à la surveillance. D'où le caractère caché et

anonyme de ses actions, rupture avec la tradition démocratique et le caractère

ostentatoirement non violent des actions classiques de désobéissance. Anonymous justifie

ses nouvelles formes d'actions – divulgations d'informations « classifiées » ou personnelles,

attaques de sites officiels – par la violence de l'État. Selon le collectif, la lutte est inégale

55 dans l'espace public, si bien que la désobéissance civile doit désormais emprunter des

méthodes plus radicales.

Cette troisième extension, hors du domaine public 5, est-elle moralement

défendable ? Qu'on l'approuve ou non, elle invite à questionner notre morale avec notre

politique, et à nous rappeler que les délinquants d'un jour sont parfois les héros du

60 lendemain: Martin Luther King et ses amis étaient aussi considérés comme des voyous.

806 mots

1 Ostensible: revendiqué, visible.

2 Iniquité: injustice.

3 Paradigme: modèle.

4 Anonymous: groupe d'activistes luttant pour la liberté d'expression.

5 Hors du domaine public: hors de ce qui est légal.

Essai (10 points)

Selon vous, faut-il nécessairement désobéir pour défendre et entretenir la liberté ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur le Discours de la servitude volontaire de La Boétie, sur le texte de l’exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l’objet d’étude « La littérature d’idées du XVI e au XVIII e siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2 - Sujet B : Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Sujet B – Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, 1686 - Parcours: Le goût de la science.

Contraction de texte (10 points)

Sujet B – Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, 1686 - Parcours: Le goût de la science.

Texte d'après Étienne Klein, « Un peu de malice pour redonner du goût aux sciences », L'Express, 10 novembre 2022.

Notre société a beau être façonnée par le savoir, l'écrasante majorité des citoyens

manque d'intérêt pour les questions scientifiques.

Comment ne pas voir que la science est devenue un « fait social total » 1 ? Pourtant,

d'un point de vue strictement intellectuel, elle tend à se marginaliser. En juin 2022, tirant les

5 leçons de ce qu'il appelle « la faillite des clercs 2 » durant la pandémie de Covid-19, le

philosophe Jean-Pierre Dupuy déplorait l'inculture de nombreux intellectuels français en

matière scientifique et technique: « Il est stupéfiant que ceux qui se penchent sur la crise

de nos démocraties ne mentionnent jamais ce fait massif: voici des sociétés profondément

façonnées par le savoir scientifique et technique et dans lesquelles l'écrasante majorité des

10 citoyens n'a qu'un accès médiocre ou nul à ce savoir-là. On pointe et condamne les

inégalités jusque dans les recoins les plus obscurs de l'ordre social, mais de celle-là, nul ne

parle. Dans ce domaine, beaucoup d'intellectuels français font partie de la classe

prolétarienne 3. »

Le jugement est sans doute sévère, mais il faut bien reconnaître que l'indifférence

15 affichée par certains esprits à l'égard de tout ce qui a trait aux connaissances scientifiques

ne fait pas d'elle-même souffler le vent de la pensée: il ne suffit pas d'ignorer la science

pour préserver la culture, ni de la dénigrer pour doper l'intelligence.

Reste que personne ne peut se faire une bonne culture à la fois en physique des

particules, en génétique, en génie nucléaire, en climatologie, en immunologie et en

20 algorithmique. Les scientifiques, qu'on a tendance à opposer au grand public en les

rangeant dans une seule et même case, ne sont en général compétents que localement,

c'est-à-dire dans et aux abords de leur propre discipline. Demandez à brûle-pourpoint 4 à un

physicien de vous expliquer ce qu'est un OGM ou comment fonctionne un vaccin à ARN

messager, il sera bien embarrassé; de même pour un biologiste si vous l'interrogez sur la

25 nucléosynthèse primordiale ou la violation de la symétrie CP dans les interactions faibles.

Pour toutes ces raisons, on ne saurait défendre une conception scolaire de la démocratie:

un citoyen qui se montre indifférent aux sciences n'est pas un moins bon citoyen qu'un autre

qui s'y intéresse.

À première vue, la vulgarisation 5 remporte un franc succès. Vous écrivez des livres ?

30 Ils sont lus, du moins par certains. Vous donnez des conférences ? Des gens s'y rendent.

Mais si l'on fait les comptes, on comprend que le constat de ce succès est fortement biaisé 6

par l'oubli d'un truisme 7: la vulgarisation scientifique n'intéresse a priori que les personnes

qui s'intéressent à… la vulgarisation scientifique ! C'est-à-dire finalement très peu de gens.

La plus grande partie de la population n'a guère de contacts directs avec de véritables

35 contenus scientifiques, qu'il s'agisse de résultats, de démonstrations ou d'expériences. Elle

s'abreuve à d'autres sources.

Cela a pour effet – ainsi que le montrent plusieurs études – que notre pays décroche

dans la maîtrise des connaissances mathématiques et scientifiques, notamment au sein de

la population jeune. Et cela explique la raison pour laquelle notre société a tant de mal à

40 débattre du type de compagnonnage qu'elle souhaite avoir avec les nouvelles technologies.

À l'heure où paraissent ses Œuvres complètes, n'est-il pas temps de nous inspirer

de la vivacité d'esprit de Michel Serres, aussi bien pour l'éducation des plus jeunes que pour

la diffusion des connaissances au sein de la société ? Pour avoir assidûment étudié les

questions scientifiques, lui était bien conscient qu'il y a un réel « érotisme des problèmes 8 »

45 qui crée une véritable fête de l'esprit par l'association jouissive de réflexions, de

connaissances, d'émotions, d'idées de génies… Si l'on veut donner le goût des sciences, il

convient de commencer par donner du goût aux sciences. Par exemple, en saisissant toutes

les occasions d'expliquer – et pourquoi pas avec malice ? – les véritables histoires des

découvertes plutôt que des vulgates 9 plates qui les résument et souvent les trahissent.

50 Comment, au cours de l'histoire des idées, une connaissance scientifique est-elle devenue

une connaissance digne de ce nom ? La Terre est ronde, soit. L'atome existe, c'est entendu.

Les espèces vivantes évoluent, c'est bien certain. Mais grâce à quels arguments,

observations, raisonnements, expériences, errances, les humains ont-ils fini par le savoir ?

744 mots

1 Fait social total: sujet qui concerne toute la société.

2 Clerc: personne instruite.

3 Prolétarienne: qui appartient aux classes populaires.

4 À brûle-pourpoint: spontanément.

5 Vulgarisation: simplification pour faire comprendre au plus grand nombre.

6 Biaisé: déformé.

7 Truisme: vérité d'évidence.

8 « Érotisme des problèmes »: le fait que les questions scientifiques provoquent du désir et du plaisir.

9 Vulgates: discours simplifiés et convenus.

Vous résumerez ce texte en 186 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre texte comptera au moins 167 mots et au plus 205 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2 - Sujet B : Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Sujet B – Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, 1686 - Parcours: Le goût de la science.

Essai (10 points)

Sujet B – Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, 1686 - Parcours: Le goût de la science.

Texte d'après Étienne Klein, « Un peu de malice pour redonner du goût aux sciences », L'Express, 10 novembre 2022.

Notre société a beau être façonnée par le savoir, l'écrasante majorité des citoyens

manque d'intérêt pour les questions scientifiques.

Comment ne pas voir que la science est devenue un « fait social total » 1 ? Pourtant,

d'un point de vue strictement intellectuel, elle tend à se marginaliser. En juin 2022, tirant les

5 leçons de ce qu'il appelle « la faillite des clercs 2 » durant la pandémie de Covid-19, le

philosophe Jean-Pierre Dupuy déplorait l'inculture de nombreux intellectuels français en

matière scientifique et technique: « Il est stupéfiant que ceux qui se penchent sur la crise

de nos démocraties ne mentionnent jamais ce fait massif: voici des sociétés profondément

façonnées par le savoir scientifique et technique et dans lesquelles l'écrasante majorité des

10 citoyens n'a qu'un accès médiocre ou nul à ce savoir-là. On pointe et condamne les

inégalités jusque dans les recoins les plus obscurs de l'ordre social, mais de celle-là, nul ne

parle. Dans ce domaine, beaucoup d'intellectuels français font partie de la classe

prolétarienne 3. »

Le jugement est sans doute sévère, mais il faut bien reconnaître que l'indifférence

15 affichée par certains esprits à l'égard de tout ce qui a trait aux connaissances scientifiques

ne fait pas d'elle-même souffler le vent de la pensée: il ne suffit pas d'ignorer la science

pour préserver la culture, ni de la dénigrer pour doper l'intelligence.

Reste que personne ne peut se faire une bonne culture à la fois en physique des

particules, en génétique, en génie nucléaire, en climatologie, en immunologie et en

20 algorithmique. Les scientifiques, qu'on a tendance à opposer au grand public en les

rangeant dans une seule et même case, ne sont en général compétents que localement,

c'est-à-dire dans et aux abords de leur propre discipline. Demandez à brûle-pourpoint 4 à un

physicien de vous expliquer ce qu'est un OGM ou comment fonctionne un vaccin à ARN

messager, il sera bien embarrassé; de même pour un biologiste si vous l'interrogez sur la

25 nucléosynthèse primordiale ou la violation de la symétrie CP dans les interactions faibles.

Pour toutes ces raisons, on ne saurait défendre une conception scolaire de la démocratie:

un citoyen qui se montre indifférent aux sciences n'est pas un moins bon citoyen qu'un autre

qui s'y intéresse.

À première vue, la vulgarisation 5 remporte un franc succès. Vous écrivez des livres ?

30 Ils sont lus, du moins par certains. Vous donnez des conférences ? Des gens s'y rendent.

Mais si l'on fait les comptes, on comprend que le constat de ce succès est fortement biaisé 6

par l'oubli d'un truisme 7: la vulgarisation scientifique n'intéresse a priori que les personnes

qui s'intéressent à… la vulgarisation scientifique ! C'est-à-dire finalement très peu de gens.

La plus grande partie de la population n'a guère de contacts directs avec de véritables

35 contenus scientifiques, qu'il s'agisse de résultats, de démonstrations ou d'expériences. Elle

s'abreuve à d'autres sources.

Cela a pour effet – ainsi que le montrent plusieurs études – que notre pays décroche

dans la maîtrise des connaissances mathématiques et scientifiques, notamment au sein de

la population jeune. Et cela explique la raison pour laquelle notre société a tant de mal à

40 débattre du type de compagnonnage qu'elle souhaite avoir avec les nouvelles technologies.

À l'heure où paraissent ses Œuvres complètes, n'est-il pas temps de nous inspirer

de la vivacité d'esprit de Michel Serres, aussi bien pour l'éducation des plus jeunes que pour

la diffusion des connaissances au sein de la société ? Pour avoir assidûment étudié les

questions scientifiques, lui était bien conscient qu'il y a un réel « érotisme des problèmes 8 »

45 qui crée une véritable fête de l'esprit par l'association jouissive de réflexions, de

connaissances, d'émotions, d'idées de génies… Si l'on veut donner le goût des sciences, il

convient de commencer par donner du goût aux sciences. Par exemple, en saisissant toutes

les occasions d'expliquer – et pourquoi pas avec malice ? – les véritables histoires des

découvertes plutôt que des vulgates 9 plates qui les résument et souvent les trahissent.

50 Comment, au cours de l'histoire des idées, une connaissance scientifique est-elle devenue

une connaissance digne de ce nom ? La Terre est ronde, soit. L'atome existe, c'est entendu.

Les espèces vivantes évoluent, c'est bien certain. Mais grâce à quels arguments,

observations, raisonnements, expériences, errances, les humains ont-ils fini par le savoir ?

744 mots

1 Fait social total: sujet qui concerne toute la société.

2 Clerc: personne instruite.

3 Prolétarienne: qui appartient aux classes populaires.

4 À brûle-pourpoint: spontanément.

5 Vulgarisation: simplification pour faire comprendre au plus grand nombre.

6 Biaisé: déformé.

7 Truisme: vérité d'évidence.

8 « Érotisme des problèmes »: le fait que les questions scientifiques provoquent du désir et du plaisir.

9 Vulgates: discours simplifiés et convenus.

Pensez-vous que seuls les scientifiques peuvent transmettre le goût de la science ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur les Entretiens sur la pluralité des mondes de Fontenelle, sur le texte de l’exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l’objet d’étude « La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2 - Sujet C : Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Sujet C – Françoise de Graffigny, Lettres d'une Péruvienne, 1747 - Parcours: « Un nouvel univers s'est offert à mes yeux »

Texte d'après David Le Breton, « Éloge des chemins », Les grands dossiers des sciences humaines n° 79, juin-juillet-août 2025.

La marche représente une rupture avec les exigences de rentabilité, d'efficacité, de

vitesse. On chemine à quatre ou cinq kilomètres/heure, en s'arrêtant à sa guise. Une

journée de marche n'est qu'une dizaine de minutes de voiture. Activité physique tout

entière dans la jouissance de l'instant, la sensorialité 1 heureuse du monde, la marche est

5 tissée d'humilité, de patience, de détours, de belles surprises. Elle reste dans les limites

des ressources corporelles propres à chacun, sans recherche de vaines prouesses 2, elle

s'ajuste aux aspérités 3, aux courbes ou aux difficultés du terrain. Aucun combat avec les

éléments pour imprimer son empreinte personnelle, mais une volonté apaisée de se perdre

dans le paysage sans jamais le considérer en adversaire.

10 Prendre le large pour quelques heures ou quelques semaines est salutaire quand

on a le sentiment de se cogner à un mur invisible et que l'esprit appelle à retrouver sa

respiration. On s'imprègne des lieux, on se fait parfois arbre dans la forêt ou eau vive avec

le torrent tant l'esprit se situe dans la respiration de l'instant. Les sentiers dispensent à

foison un univers de rencontres, de solidarités, de civilités. Rien cependant n'est contraint

15 pour ceux qui préfèrent le silence et la solitude.

En prenant la clé des champs, dans l'élémentaire d'un corps à corps heureux avec

la nature, de nouvelles dimensions de l'existence se révèlent. Mettre un pas devant l'autre

avec un temps à soi, c'est à nouveau lever les yeux sur son environnement, purifier son

regard des routines qui font que le plus souvent on ne voit plus grand-chose autour de soi.

20 Marcher est une méthode pour enchanter les heures, dispenser une provision de

trouvailles insolites, de souvenirs, d'images, d'odeurs, de sons glanés au fil du chemin.

Loin des commodités du chez-soi se retrouve le contact avec les éléments: le soleil, la

neige, le vent, la pluie, la nuit qui tombe, toute la beauté et les surprises d'un monde à

portée de pas. Des moments de grâce naissent ainsi liés à la progression au sein d'un

25 paysage vécu par corps, par tous ses sens.

Lors de ces moments, le marcheur se sent « en vacances » de soi. Sans se défaire

des liens sociaux, il le met à distance pour reprendre la main, calmer le jeu de sa vie

quotidienne ou professionnelle, et s'épanouir dans une activité plaisante où il n'a plus de

comptes à rendre à personne. Suspension des contraintes d'identité et d'attentes qui

30 les accompagnent, la marche détache provisoirement des responsabilités courantes.

En toute liberté sur les sentiers, le regard se promène sur l'environnement, il n'est

plus dans la fixité, mais dans la respiration du monde, son immensité, il rompt avec

l'hypnose de l'écran et des soucis. On lève enfin les yeux sur autre chose, les animaux,

les arbres, les pierres, la lumière des collines, la transparence des étangs, des rivières…

35 On entend à nouveau le silence, le vent dans les branches, le courant des ruisseaux qui

dévalent les pentes, la présence des oiseaux… On sent les odeurs innombrables qui

diffèrent selon les saisons au gré de la pluie, du soleil… On ne s'approprie un paysage

que par la marche, avec cette lenteur, cette attention à l'environnement, cette fringale de

découvertes d'autant plus aiguë que les pas mènent vers de nouveaux sentiers, d'autres

40 horizons qui ne cessent de se renouveler. Un marcheur n'a pas de montre, mais du temps.

Il laisse derrière soi la compétition, la vitesse, la tyrannie de la communication au

profit d'un monde de l'amitié, de la conversation, de la disponibilité. Il se mue en artiste

des occasions. Retour aux sources d'une commune humanité où l'autre n'est plus un

adversaire ou un inconnu, mais un homme ou une femme dont on se sent proche du fait

45 du partage à contre-courant de la même expérience. La présence du compagnon avec qui

on marche est entière avec une attention commune autour des impressions, des émotions

qui naissent de la contemplation du paysage. À l'encontre de la dévoration du smartphone,

la marche est devenue un haut lieu pour être pleinement ensemble et, en ce sens, se

révèle aussi un moment intense de transmission avec les enfants disponibles pendant des

50 heures à la parole de leurs proches.

Marcher, c'est reprendre corps dans son existence, avoir les pieds sur terre au sens

physique et moral du terme, se sentir à nouveau de plain-pied avec soi. Le sentier ouvre

aussi une voie intérieure de retour sur soi, sur son histoire. Éloigné un moment de chez

soi, ce chercheur d'hors est aussi un chercheur d'heures, en quête de l'or du temps.

1 Sensorialité: capacité à percevoir le monde à travers les sens.

2 Prouesses: actes de courage ou d'héroïsme.

3 Aspérités: parties saillantes d'une surface non plane.

788 mots

Contraction de texte (10 points)

Vous résumerez ce texte en 197 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre texte comptera au moins 177 mots et au plus 217 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2 - Sujet C : Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Sujet C – Françoise de Graffigny, Lettres d'une Péruvienne, 1747 - Parcours: « Un nouvel univers s'est offert à mes yeux »

Texte d'après David Le Breton, « Éloge des chemins », Les grands dossiers des sciences humaines n° 79, juin-juillet-août 2025.

La marche représente une rupture avec les exigences de rentabilité, d'efficacité, de

vitesse. On chemine à quatre ou cinq kilomètres/heure, en s'arrêtant à sa guise. Une

journée de marche n'est qu'une dizaine de minutes de voiture. Activité physique tout

entière dans la jouissance de l'instant, la sensorialité 1 heureuse du monde, la marche est

5 tissée d'humilité, de patience, de détours, de belles surprises. Elle reste dans les limites

des ressources corporelles propres à chacun, sans recherche de vaines prouesses 2, elle

s'ajuste aux aspérités 3, aux courbes ou aux difficultés du terrain. Aucun combat avec les

éléments pour imprimer son empreinte personnelle, mais une volonté apaisée de se perdre

dans le paysage sans jamais le considérer en adversaire.

10 Prendre le large pour quelques heures ou quelques semaines est salutaire quand

on a le sentiment de se cogner à un mur invisible et que l'esprit appelle à retrouver sa

respiration. On s'imprègne des lieux, on se fait parfois arbre dans la forêt ou eau vive avec

le torrent tant l'esprit se situe dans la respiration de l'instant. Les sentiers dispensent à

foison un univers de rencontres, de solidarités, de civilités. Rien cependant n'est contraint

15 pour ceux qui préfèrent le silence et la solitude.

En prenant la clé des champs, dans l'élémentaire d'un corps à corps heureux avec

la nature, de nouvelles dimensions de l'existence se révèlent. Mettre un pas devant l'autre

avec un temps à soi, c'est à nouveau lever les yeux sur son environnement, purifier son

regard des routines qui font que le plus souvent on ne voit plus grand-chose autour de soi.

20 Marcher est une méthode pour enchanter les heures, dispenser une provision de

trouvailles insolites, de souvenirs, d'images, d'odeurs, de sons glanés au fil du chemin.

Loin des commodités du chez-soi se retrouve le contact avec les éléments: le soleil, la

neige, le vent, la pluie, la nuit qui tombe, toute la beauté et les surprises d'un monde à

portée de pas. Des moments de grâce naissent ainsi liés à la progression au sein d'un

25 paysage vécu par corps, par tous ses sens.

Lors de ces moments, le marcheur se sent « en vacances » de soi. Sans se défaire

des liens sociaux, il le met à distance pour reprendre la main, calmer le jeu de sa vie

quotidienne ou professionnelle, et s'épanouir dans une activité plaisante où il n'a plus de

comptes à rendre à personne. Suspension des contraintes d'identité et d'attentes qui

30 les accompagnent, la marche détache provisoirement des responsabilités courantes.

En toute liberté sur les sentiers, le regard se promène sur l'environnement, il n'est

plus dans la fixité, mais dans la respiration du monde, son immensité, il rompt avec

l'hypnose de l'écran et des soucis. On lève enfin les yeux sur autre chose, les animaux,

les arbres, les pierres, la lumière des collines, la transparence des étangs, des rivières…

35 On entend à nouveau le silence, le vent dans les branches, le courant des ruisseaux qui

dévalent les pentes, la présence des oiseaux… On sent les odeurs innombrables qui

diffèrent selon les saisons au gré de la pluie, du soleil… On ne s'approprie un paysage

que par la marche, avec cette lenteur, cette attention à l'environnement, cette fringale de

découvertes d'autant plus aiguë que les pas mènent vers de nouveaux sentiers, d'autres

40 horizons qui ne cessent de se renouveler. Un marcheur n'a pas de montre, mais du temps.

Il laisse derrière soi la compétition, la vitesse, la tyrannie de la communication au

profit d'un monde de l'amitié, de la conversation, de la disponibilité. Il se mue en artiste

des occasions. Retour aux sources d'une commune humanité où l'autre n'est plus un

adversaire ou un inconnu, mais un homme ou une femme dont on se sent proche du fait

45 du partage à contre-courant de la même expérience. La présence du compagnon avec qui

on marche est entière avec une attention commune autour des impressions, des émotions

qui naissent de la contemplation du paysage. À l'encontre de la dévoration du smartphone,

la marche est devenue un haut lieu pour être pleinement ensemble et, en ce sens, se

révèle aussi un moment intense de transmission avec les enfants disponibles pendant des

50 heures à la parole de leurs proches.

Marcher, c'est reprendre corps dans son existence, avoir les pieds sur terre au sens

physique et moral du terme, se sentir à nouveau de plain-pied avec soi. Le sentier ouvre

aussi une voie intérieure de retour sur soi, sur son histoire. Éloigné un moment de chez

soi, ce chercheur d'hors est aussi un chercheur d'heures, en quête de l'or du temps.

1 Sensorialité: capacité à percevoir le monde à travers les sens.

2 Prouesses: actes de courage ou d'héroïsme.

3 Aspérités: parties saillantes d'une surface non plane.

788 mots

Essai (10 points)

Découvrir un nouvel univers, est-ce nécessairement découvrir l'inconnu ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur les Lettres d'une Péruvienne de Françoise de Graffigny, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVI e au XVIII e siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

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