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Sujet du Bac ST2S Français 2023 · Antilles-Guyane Remplacement
Sujet du Bac ST2S de Français 2023, Antilles-Guyane Remplacement : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.
Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle
Exercice 1 - Commentaire de texte
1- Commentaire de texte (20 points)
Objet d'étude: le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle.
Pierre Michon, Vies minuscules, « Vie des frères Bakroot », 1984.
Accompagné par sa mère, le jeune narrateur s'installe pour la première fois en pension dans un lycée. À cette époque, la rentrée avait lieu en octobre. On intégrait le lycée dès la 6 e.
Ma mère, donc, un jour d'octobre, me conduisit dans cette maison magique d'où je pensais sortir papillon. La butte que couronne le lycée porte des marronniers qui se défeuillaient; le haut bâtiment où des briques éteintes alternent avec des granits perdait superbement le noir de ses ardoises dans le ciel noir. Il me parut multiple, orthogone 1 et fatal, caverneux comme un temple, une caserne de lanciers ou de centaures; je n'eusse pas été surpris que le Panthéon, ou aussi bien le Parthénon 2, dont je ne connaissais que les noms et que je confondais l'un et l'autre, y ressemblassent. C'est que là aussi se tapissait le Savoir, bête antique, inexistante et pourtant goulue 3, qui vous prive de votre mère et vous livre, à dix ans, à un simulacre 4 du monde; de cela s'émouvait le vent dans les marronniers démontés.
L'après-midi s'écoula en formalités d'installation; ma mère s'activait à la lingerie, au dortoir, à l'étude; mon nom apparaissait sur des placards, un lit. Je ne m'y reconnaissais pas; mon identité était dans ces jupes que je suivais, craintif et honteux de ma crainte, la présence de ces garçons malhabiles mais indiscrets m'interdisant de me jeter vers elles, d'y redevenir petit, d'y renoncer à mes prérogatives 5 absurdes dont l'usage m'épouvantait.
Le soir vint, nous nous séparâmes; mon cœur s'élançait avec celle qui partait, prenait la micheline 6, consterné arrivait à Mourioux 7 où je n'étais pas; que faisait ici mon corps de plomb ? La récréation nocturne me jeta dehors: le grand vent soulevait dans la cour toute noire d'étranges papiers froissés, lunaires mais obscurs, des journaux ouverts qui soudain s'enlevaient et trouaient la nuit, tout blancs et spectraux comme des hiboux, à la merci 8 d'un rien, tournoyant, ils sombraient. Je m'abîmais dans ces disparitions infimes: je pleurais et déguisais mes pleurs.
1 orthogone: qui forme un angle droit
2 Panthéon: temple de Rome dédié à tous les dieux; monument parisien. Parthénon: temple situé sur l'Acropole d'Athènes
3 goulue: glouton
4 simulacre: apparition, fantôme, vision sans réalité
5 prérogatives: avantages
6 micheline: petite voiture automotrice qui circule sur des rails
7 Mourioux: ville où habite la mère du narrateur
8 à la merci d'un rien: qu'un rien peut détruire
Vous commenterez ce texte. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention à:
une séparation
un lieu inquiétant
une vision poétique de la rentrée
Exercice 2.A - Contraction de texte
Objet d'étude: la littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle.
Le candidat traite, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Paul Lengrand, L'Homme du devenir, 1975.
Le domaine des instruments éducatifs est dominé pour le moment par les relations tumultueuses entre les deux principaux véhicules de la pensée et du sentiment: le verbe et l'image. Le verbe 1 peut être soit oral dans un cours, dans une émission de radio, soit allié à d'autres moyens comme à la télévision. L'image, de son côté, se présente 5 également sous des formes très variées, depuis l'affiche jusqu'au documentaire cinématographique.
L'image a toujours eu sa fonction d'information ou de stimulant. Mais dans le domaine éducatif elle avait cédé le pas depuis le 16e siècle devant l'introduction puis la domination du message verbal, principalement sous sa forme écrite. « Doctus cum libro » 2, telle était 10 la formule du savoir. Les techniques fondamentales du fonctionnement de l'esprit, et notamment la rhétorique et la logique ( logos: parole, raison) étaient liées au maniement convenable des mots et des liaisons syntaxiques. Il semblait que la seule approche possible de la vérité était fournie par l'utilisation correcte du jugement et du raisonnement bâti à l'aide des termes reliés d'une manière cohérente et systématique. L'enseignement 15 de l'école et de l'université ne reposait-il pas quasi exclusivement sur la communication de ce type ? C'est cette suprématie qui est aujourd'hui battue en brèche. En fait, l'individu moderne s'approvisionne de connaissances dans une mesure majoritaire en dehors du texte écrit. Les informations, les données sur le monde physique et non physique lui parviennent par les chemins les plus divers – par la parole (enregistrée ou non) et, dans 20 une mesure croissante, par l'image. La représentation visuelle a envahi l'univers de chacun, partout où ont pénétré les formes de la vie moderne.
Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Le jugement à cet égard est dans une grande mesure subjectif. Il dépend de l'idée qu'on se fait des conditions d'accès à la connaissance, de la nature du savoir, du rôle positif ou négatif joué par les règles traditionnelles du jeu 25 logique.
Certains – ce sont les partisans de l'image – dénoncent les méfaits de la civilisation livresque tournée vers le passé, attachée à des valeurs traditionnelles et tendant à confondre le bien-dire avec la rigueur intellectuelle. Ils montrent la supériorité d'un moyen qui fait appel à l'intuition, dont le message a une signification directe et peut être déchiffré 30 sans les préparations que demande la maîtrise du message écrit.
Les autres ne croient qu'en l'écriture. Le message visuel suscite en eux une solide méfiance. N'est-il pas le symbole et dans une certaine mesure l'instrument de ce qu'ils dénoncent (et refusent) dans les manifestations de la vie moderne, et qui peut se résumer en un terme: dépérissement de la réflexion. L'image, c'est l'immédiat, l'invasion de la 35 sensation (sinon du sensationnel). Il leur semble que l'être humain soit soumis à la domination de l'affiche, de la télévision, du cinéma, de l'hebdomadaire à images, et que, confronté à ces moyens dont l'effet sur l'imagination est tout puissant, il perde les remparts et les défenses que des siècles de civilisation écrite avaient patiemment élaborés.
Dans l'une et l'autre thèse, il y a une part de vérité. Il y a, semble-t-il, autant de 40 dangers, pour l'esprit attelé à voir clair dans la complexité du monde et à y trouver son chemin, dans les approches verbalo-livresques que dans l'approche visuelle. L'une et l'autre engendrent des illusions à l'égard desquelles il est bon et indispensable de se prémunir 3. Mais là n'est pas vraiment la question. Au lieu d'opposer l'une et l'autre, il est plus juste et plus fécond de confronter ces deux grandes catégories de moyens, de faire 45 l'inventaire des ressources qu'elles offrent à la connaissance et à la formation et, à la lumière des critères méthodologiques dont on ne peut se passer, d'étudier les conditions (temps, modalité d'emploi, etc.) grâce auxquelles leur utilisation rend les services qu'on en peut attendre. […]
Dans la plupart des cas, la meilleure solution, quand elle est possible, est dans la 50 combinaison des différentes approches dont chacune soutient l'autre, en remplace les insuffisances et en corrige les défauts: par exemple un programme de télévision introduisant à la connaissance d'un pays et qui présente un dialogue entre l'image et le texte, où l'image signifie ce que le texte ne peut pas dire convenablement, et réciproquement. Les formes progressives de l'enseignement moderne donnent de 55 remarquables exemples de cette approche combinée.
(772 mots)
1 le verbe: le langage
2 « doctus cum libro »: « savant avec un livre »
3 dont il est bon de se préserver
Vous résumerez ce texte en 193 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 173 mots et au plus 213 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Consulta la solución para comparar tu contraction con un modèle possible.
Exercice 2.A - Essai
Objet d'étude: la littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle.
Le candidat traite, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Paul Lengrand, L'Homme du devenir, 1975.
Le domaine des instruments éducatifs est dominé pour le moment par les relations tumultueuses entre les deux principaux véhicules de la pensée et du sentiment: le verbe et l'image. Le verbe 1 peut être soit oral dans un cours, dans une émission de radio, soit allié à d'autres moyens comme à la télévision. L'image, de son côté, se présente 5 également sous des formes très variées, depuis l'affiche jusqu'au documentaire cinématographique.
L'image a toujours eu sa fonction d'information ou de stimulant. Mais dans le domaine éducatif elle avait cédé le pas depuis le 16e siècle devant l'introduction puis la domination du message verbal, principalement sous sa forme écrite. « Doctus cum libro » 2, telle était 10 la formule du savoir. Les techniques fondamentales du fonctionnement de l'esprit, et notamment la rhétorique et la logique ( logos: parole, raison) étaient liées au maniement convenable des mots et des liaisons syntaxiques. Il semblait que la seule approche possible de la vérité était fournie par l'utilisation correcte du jugement et du raisonnement bâti à l'aide des termes reliés d'une manière cohérente et systématique. L'enseignement 15 de l'école et de l'université ne reposait-il pas quasi exclusivement sur la communication de ce type ? C'est cette suprématie qui est aujourd'hui battue en brèche. En fait, l'individu moderne s'approvisionne de connaissances dans une mesure majoritaire en dehors du texte écrit. Les informations, les données sur le monde physique et non physique lui parviennent par les chemins les plus divers – par la parole (enregistrée ou non) et, dans 20 une mesure croissante, par l'image. La représentation visuelle a envahi l'univers de chacun, partout où ont pénétré les formes de la vie moderne.
Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Le jugement à cet égard est dans une grande mesure subjectif. Il dépend de l'idée qu'on se fait des conditions d'accès à la connaissance, de la nature du savoir, du rôle positif ou négatif joué par les règles traditionnelles du jeu 25 logique.
Certains – ce sont les partisans de l'image – dénoncent les méfaits de la civilisation livresque tournée vers le passé, attachée à des valeurs traditionnelles et tendant à confondre le bien-dire avec la rigueur intellectuelle. Ils montrent la supériorité d'un moyen qui fait appel à l'intuition, dont le message a une signification directe et peut être déchiffré 30 sans les préparations que demande la maîtrise du message écrit.
Les autres ne croient qu'en l'écriture. Le message visuel suscite en eux une solide méfiance. N'est-il pas le symbole et dans une certaine mesure l'instrument de ce qu'ils dénoncent (et refusent) dans les manifestations de la vie moderne, et qui peut se résumer en un terme: dépérissement de la réflexion. L'image, c'est l'immédiat, l'invasion de la 35 sensation (sinon du sensationnel). Il leur semble que l'être humain soit soumis à la domination de l'affiche, de la télévision, du cinéma, de l'hebdomadaire à images, et que, confronté à ces moyens dont l'effet sur l'imagination est tout puissant, il perde les remparts et les défenses que des siècles de civilisation écrite avaient patiemment élaborés.
Dans l'une et l'autre thèse, il y a une part de vérité. Il y a, semble-t-il, autant de 40 dangers, pour l'esprit attelé à voir clair dans la complexité du monde et à y trouver son chemin, dans les approches verbalo-livresques que dans l'approche visuelle. L'une et l'autre engendrent des illusions à l'égard desquelles il est bon et indispensable de se prémunir 3. Mais là n'est pas vraiment la question. Au lieu d'opposer l'une et l'autre, il est plus juste et plus fécond de confronter ces deux grandes catégories de moyens, de faire 45 l'inventaire des ressources qu'elles offrent à la connaissance et à la formation et, à la lumière des critères méthodologiques dont on ne peut se passer, d'étudier les conditions (temps, modalité d'emploi, etc.) grâce auxquelles leur utilisation rend les services qu'on en peut attendre. […]
Dans la plupart des cas, la meilleure solution, quand elle est possible, est dans la 50 combinaison des différentes approches dont chacune soutient l'autre, en remplace les insuffisances et en corrige les défauts: par exemple un programme de télévision introduisant à la connaissance d'un pays et qui présente un dialogue entre l'image et le texte, où l'image signifie ce que le texte ne peut pas dire convenablement, et réciproquement. Les formes progressives de l'enseignement moderne donnent de 55 remarquables exemples de cette approche combinée.
(772 mots)
1 le verbe: le langage
2 « doctus cum libro »: « savant avec un livre »
3 dont il est bon de se préserver
Selon vous, une bonne éducation ne doit-elle s'appuyer que sur la culture des livres ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur les chapitres XI à XXIV de Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Consulta la solución para comparar tu essai avec une proposition de plan et de contenu.
Exercice 2.B - Contraction de texte
B – Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Anthony Huard, « La bête est en nous ! Une psychanalyse de A à Z », Geek magazine, 2021.
Représenter un animal à la forme humaine apporte deux avantages narratifs: la mise à distance avec soi-même, et une caractérisation immédiate du personnage. Si un détective privé est par exemple représenté sous les traits d'un chat à l'allure humaine, l'exotisme surgit d'emblée. C'est un autre monde différent du sien, et cette mise à distance autorise de fait de camper des situations qui prennent place en dehors de la réalité. Lorsque le Coyote court après Beep-Beep 1, les scènes sont d'autant plus hilarantes et le personnage absurde qu'il est clairement extérieur à soi. L'humour repose sur ce principe, que nous rions de ce qui n'est pas nous. Ainsi cette forme animale du personnage assure une distance salutaire sur le plan psychique. Celui-ci étant étranger à nous-mêmes, nous pouvons en rire, lui attribuer un ensemble de pensées différentes des nôtres, des pulsions qui ne nous traversent aucunement mais semblent des instincts chez cet être animal anthropomorphe 2. Cet animal possède un comportement humain mais une apparence animale, et cette distinction permet cette mise à distance. L'animal anthropomorphe est un autre. Je puis donc m'y identifier tout en autorisant chez ce personnage des attitudes qui sortent de l'ordinaire.
L'autre aspect est la caractérisation immédiate du personnage. Voir dans une histoire comme Zootopia 3 un voleur roublard sous les traits d'un renard va amener à faire coïncider d'emblée l'image et la personnalité. Ce que nous voyons amène à en savoir d'ores et déjà suffisamment sur le personnage et ses traits caractéristiques. Voir une lapine officier de police nous fait par exemple mesurer l'écart entre les caractéristiques attendues et celles du personnage. Sautiller d'enthousiasme ne sera pas suffisant et nous pourrons alors ressentir une empathie pour ce personnage très « mignon » mais a priori inadapté au monde dans lequel il évolue, parmi les lions, les rhinocéros et autres poids lourds de la savane urbaine. Et nous attribuons à ces poids lourds des aptitudes de force et d'invulnérabilité. Lorsque nous suivons les aventures d'une souris se comportant comme un être humain, nous attribuons inconsciemment à celle-ci le caractère à la fois non belliqueux 4 et malin de la souris échappant au chat. Dans Tom et Jerry 5, c'est bien le chat qui est perçu comme celui qui cherche à croquer l'autre, parce que ceci est sa nature. L'empathie va dès lors vers la souris qui échappe à son bourreau. Mais une part de notre sympathie peut aller de temps en temps vers Tom car en tant qu'être humain nous sommes les deux, tour à tour. Victime et bourreau, chasseur et chassé. Cet anthropomorphisme nous permet ainsi de voir une part de nous en chacun, de nous reconnaître de façon entière dans l'un comme dans l'autre, là où en tant qu'individus nous sommes divisés entre nos pulsions et nos censures, nos instincts et nos barreaux.
Mais revenons à nos moutons. La mise à distance avec soi-même telle que nous l'avons évoquée recèle cependant un effet boomerang des plus intéressants. Et celui-ci consiste en son exact opposé. Quelle meilleure façon de parler d'un sujet en l'abordant par ce qui lui paraît très éloigné ? Ainsi, les figures animales anthropomorphes forment un moyen de développer des histoires en posant des caractéristiques propres aux animaux. La ruse, la férocité, la chasse, le meurtre deviennent ainsi acceptables chez la figure animale, mais ces caractéristiques masquent leurs équivalents chez l'être humain, comme la trahison, la cruauté, la guerre, le massacre. En représentant les figures animales comme personnages principaux, cette mise à distance qui intervient dans un premier temps permet dans un second temps de voir dans un miroir déformé ses propres travers. L'animal, c'est soi et le non-soi à la fois. C'est déjà ce que faisait La Fontaine dans ses fables, dont chacun pouvait moquer le sort de tel protagoniste malheureux après sa tentative de domination. Ce n'est que dans une seconde lecture que ce reflet prend tout son sens, et éclaire par ricochet la psyché 6 bien humaine à laquelle ces figures animales prêtent leurs attributs et leurs mots.
Ainsi l'anthropomorphisme se joue-t-il en deux temps, mise à distance puis rapprochement. Dans cet écart, la parole et l'action gagnent en liberté. Elles ne sont pas jugées à l'aune 7 des mœurs 8 humaines et peuvent dès lors se développer sans jugement hâtif. La vie animale évoque une vie libre et à même de résoudre les conflits intrapsychiques de chaque être humain. Là où hommes et femmes se retrouvent en conflit avec les différentes parts de soi, l'animal est entier. Il vit en tant qu'animal. Là où l'être humain doute, hésite, fait un choix, l'annule, cherche le sens de ses actes, bref existe, l'animal, lui, naturellement vit.
(819 mots)
1 Beep-Beep et Coyote: dessin animé dans lequel Beep-Beep, un oiseau à grand cou et aux longues pattes, est poursuivi par Coyote, un loup qui ne parvient jamais à l'attraper.
2 anthropomorphe: qui par sa forme apparente évoque un être humain. L'anthropomorphisme est une tendance à se représenter toute réalité comme semblable à la réalité humaine.
3 Zootopia: film d'animation dans lequel tous les personnages sont des animaux anthropomorphes.
4 belliqueux: qui aime la guerre.
5 Tom et Jerry: dessin animé dans lequel Tom, un chat, poursuit sans cesse Jerry, une souris intelligente, qui parvient toujours à lui échapper.
6 psyché: personnification du principe de la vie, de l'âme, par opposition au corps matériel.
7 à l'aune de: signifie « à la lumière de », « en considération de ».
8 mœurs: ensemble de comportements propres à un groupe humain ou à un individu et considérés dans leurs rapports avec une morale.
2.B - Contraction de texte
Vous résumerez ce texte en 205 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 184 et au plus 226 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Exercice 2.B - Essai
B – Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Anthony Huard, « La bête est en nous ! Une psychanalyse de A à Z », Geek magazine, 2021.
Représenter un animal à la forme humaine apporte deux avantages narratifs: la mise à distance avec soi-même, et une caractérisation immédiate du personnage. Si un détective privé est par exemple représenté sous les traits d'un chat à l'allure humaine, l'exotisme surgit d'emblée. C'est un autre monde différent du sien, et cette mise à distance autorise de fait de camper des situations qui prennent place en dehors de la réalité. Lorsque le Coyote court après Beep-Beep 1, les scènes sont d'autant plus hilarantes et le personnage absurde qu'il est clairement extérieur à soi. L'humour repose sur ce principe, que nous rions de ce qui n'est pas nous. Ainsi cette forme animale du personnage assure une distance salutaire sur le plan psychique. Celui-ci étant étranger à nous-mêmes, nous pouvons en rire, lui attribuer un ensemble de pensées différentes des nôtres, des pulsions qui ne nous traversent aucunement mais semblent des instincts chez cet être animal anthropomorphe 2. Cet animal possède un comportement humain mais une apparence animale, et cette distinction permet cette mise à distance. L'animal anthropomorphe est un autre. Je puis donc m'y identifier tout en autorisant chez ce personnage des attitudes qui sortent de l'ordinaire.
L'autre aspect est la caractérisation immédiate du personnage. Voir dans une histoire comme Zootopia 3 un voleur roublard sous les traits d'un renard va amener à faire coïncider d'emblée l'image et la personnalité. Ce que nous voyons amène à en savoir d'ores et déjà suffisamment sur le personnage et ses traits caractéristiques. Voir une lapine officier de police nous fait par exemple mesurer l'écart entre les caractéristiques attendues et celles du personnage. Sautiller d'enthousiasme ne sera pas suffisant et nous pourrons alors ressentir une empathie pour ce personnage très « mignon » mais a priori inadapté au monde dans lequel il évolue, parmi les lions, les rhinocéros et autres poids lourds de la savane urbaine. Et nous attribuons à ces poids lourds des aptitudes de force et d'invulnérabilité. Lorsque nous suivons les aventures d'une souris se comportant comme un être humain, nous attribuons inconsciemment à celle-ci le caractère à la fois non belliqueux 4 et malin de la souris échappant au chat. Dans Tom et Jerry 5, c'est bien le chat qui est perçu comme celui qui cherche à croquer l'autre, parce que ceci est sa nature. L'empathie va dès lors vers la souris qui échappe à son bourreau. Mais une part de notre sympathie peut aller de temps en temps vers Tom car en tant qu'être humain nous sommes les deux, tour à tour. Victime et bourreau, chasseur et chassé. Cet anthropomorphisme nous permet ainsi de voir une part de nous en chacun, de nous reconnaître de façon entière dans l'un comme dans l'autre, là où en tant qu'individus nous sommes divisés entre nos pulsions et nos censures, nos instincts et nos barreaux.
Mais revenons à nos moutons. La mise à distance avec soi-même telle que nous l'avons évoquée recèle cependant un effet boomerang des plus intéressants. Et celui-ci consiste en son exact opposé. Quelle meilleure façon de parler d'un sujet en l'abordant par ce qui lui paraît très éloigné ? Ainsi, les figures animales anthropomorphes forment un moyen de développer des histoires en posant des caractéristiques propres aux animaux. La ruse, la férocité, la chasse, le meurtre deviennent ainsi acceptables chez la figure animale, mais ces caractéristiques masquent leurs équivalents chez l'être humain, comme la trahison, la cruauté, la guerre, le massacre. En représentant les figures animales comme personnages principaux, cette mise à distance qui intervient dans un premier temps permet dans un second temps de voir dans un miroir déformé ses propres travers. L'animal, c'est soi et le non-soi à la fois. C'est déjà ce que faisait La Fontaine dans ses fables, dont chacun pouvait moquer le sort de tel protagoniste malheureux après sa tentative de domination. Ce n'est que dans une seconde lecture que ce reflet prend tout son sens, et éclaire par ricochet la psyché 6 bien humaine à laquelle ces figures animales prêtent leurs attributs et leurs mots.
Ainsi l'anthropomorphisme se joue-t-il en deux temps, mise à distance puis rapprochement. Dans cet écart, la parole et l'action gagnent en liberté. Elles ne sont pas jugées à l'aune 7 des mœurs 8 humaines et peuvent dès lors se développer sans jugement hâtif. La vie animale évoque une vie libre et à même de résoudre les conflits intrapsychiques de chaque être humain. Là où hommes et femmes se retrouvent en conflit avec les différentes parts de soi, l'animal est entier. Il vit en tant qu'animal. Là où l'être humain doute, hésite, fait un choix, l'annule, cherche le sens de ses actes, bref existe, l'animal, lui, naturellement vit.
(819 mots)
1 Beep-Beep et Coyote: dessin animé dans lequel Beep-Beep, un oiseau à grand cou et aux longues pattes, est poursuivi par Coyote, un loup qui ne parvient jamais à l'attraper.
2 anthropomorphe: qui par sa forme apparente évoque un être humain. L'anthropomorphisme est une tendance à se représenter toute réalité comme semblable à la réalité humaine.
3 Zootopia: film d'animation dans lequel tous les personnages sont des animaux anthropomorphes.
4 belliqueux: qui aime la guerre.
5 Tom et Jerry: dessin animé dans lequel Tom, un chat, poursuit sans cesse Jerry, une souris intelligente, qui parvient toujours à lui échapper.
6 psyché: personnification du principe de la vie, de l'âme, par opposition au corps matériel.
7 à l'aune de: signifie « à la lumière de », « en considération de ».
8 mœurs: ensemble de comportements propres à un groupe humain ou à un individu et considérés dans leurs rapports avec une morale.
2.B - Essai
Peindre les Hommes avec des traits déformés ou transformés permet-il de mieux examiner la nature humaine ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur le livre XI des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Exercice 2.C - Contraction de texte
C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Françoise Barret-Ducrocq, « Sur les chemins du pouvoir », Sciences humaines, 1998.
Alors que les bibliothèques regorgent de biographies masculines exemplaires - soldats, explorateurs, médecins, prêtres, ingénieurs, écrivains, professeurs, capitaines d'industries -, récits inspirés par la vanité humaine ou par la volonté affichée d'hagiographie 1 religieuse, les exemples de femmes ayant eu une vie publique significative sont rares, à l'exception de quelques cas aristocratiques (et souvent méconnus) et de figures emblématiques comme Jeanne d'Arc, Marie Curie ou Simone de Beauvoir.
Dès lors, comment procéder lorsque l'on est une brillante élève à l'école, puis au lycée, et que l'on a la tête pleine d'idées, d'ambitions et de rêves ? Toutes répondent qu'elles ont navigué à vue, sans l'un de ces plans de carrière préparés à l'avance pour les garçons par une société impatiente de les accueillir en son sein. Au cours du siècle qui vient de s'écouler, les choses ont, bien sûr, considérablement évolué. Nous ne sommes plus dans les années 20, époque à laquelle les lycées de filles ne préparaient pas toutes leurs élèves au bac, ni même au début des années 90 où les filles n'avaient pas encore un égal accès à tous les postes de responsabilité auxquels la méritocratie 2 républicaine leur ouvre désormais les portes. Ce partage, d'ailleurs encore très inégal, des responsabilités publiques ne s'est pas fait sans peine. Les avancées du droit des femmes se sont produites parce qu'il a bien enfin fallu reconnaître leur capacité à agir et à commander « comme des hommes », que ce soit au cours de la Première Guerre mondiale, lorsqu'elles comblaient les vides dans les usines d'armement et les services publics, dans la Résistance, où elles ont fait preuve de leur héroïsme, ou encore en mai 1968, quand les étudiantes mêlèrent leurs revendications et leurs luttes dans les cortèges de manifestants. [...]
Malgré l'évolution des mentalités en cours, nombre de femmes s'aperçoivent qu'il leur faut payer le prix de leur différence. Celle-ci fait d'entrée de jeu peser sur elles des suspicions quant au nombre et à la durée de leurs congés de maternité, à leur véritable investissement dans le service ou l'entreprise, à leur plan de carrière, à leur mobilité, à leur disponibilité. Le prix de cette suspicion se solde par une disparité de salaire dans le privé, de carrière dans le public, de perspectives d'accès aux postes les plus importants dans bien des cas. Et lorsqu'une femme parvient à l'un de ces postes, elle fait souvent l'objet de critiques sur le prix payé par sa famille et par ses proches. Ce n'est pas un hasard si un assez grand nombre des pionnières qui ont les premières accédé à de hauts postes d'autorité sont demeurées célibataires ou n'ont pas eu d'enfant. Cette situation réduisait les tensions entre vie personnelle et vie professionnelle, mais, par sa ressemblance avec le célibat de la vocation religieuse, rassurait sans doute les plus conservateurs [...].
Quoi qu'il en soit, à de rares exceptions près, les femmes qui font aujourd'hui carrière relèvent un défi longtemps présenté comme impossible: combiner réussite professionnelle et vie privée. Toutes parlent du plaisir pris à leur travail, de la passion qui les anime. Aucune ne prétend jouer le rôle de cette « superwoman » dont on a cherché, ces dernières années, à faire un modèle en même temps qu'un repoussoir. Ce ne sont pas les enfants, disent-elles, qui empêchent de faire carrière, mais plutôt les époux lorsqu'ils cherchent à les freiner. Des regrets ? Fugaces 3 chez quelques-unes: trop de temps accordé au travail « au détriment du loisir, de la fantaisie, du plaisir... ». Il reste que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, elles ont dédramatisé l'antique antinomie 4 entre maternité et vie professionnelle, elles ont su trouver l'ingéniosité nécessaire pour que leur employeur ne soit pas lésé et que leur famille n'en pâtisse pas trop. Le défi qu'elles ont réalisé était double: d'une part refuser de choisir entre leur vie privée et leur carrière, d'autre part faire sans cesse davantage la preuve de leurs qualités professionnelles. [...]
Quand on observe aujourd'hui les jeunes femmes qui débutent une carrière, on est frappé d'abord par leur nombre, qui est en constante augmentation, mais aussi par le sentiment dominant d'une facilité nouvelle. Formées depuis leur enfance dans le cadre de la mixité, elles ont souvent l'impression d'avoir seulement eu à occuper un terrain préparé d'avance et que tout était gagné. Cependant, lorsque l'on s'entretient avec ces jeunes femmes, on sent également poindre 5 sous ces évidences des ambitions et des impatiences nouvelles. Elles sont bien déterminées à faire voler en éclats ce fameux « plafond de verre » sous lequel la société masculine maintient encore leurs carrières.
(793 mots)
1 hagiographie: biographie élogieuse
2 méritocratie: système qui récompense les plus méritants
3 fugaces: passagers, momentanés
4 antinomie: opposition
5 poindre: apparaître
Contraction
Vous résumerez ce texte en 198 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 178 et au plus 218 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
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Exercice 2.C - Essai
C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Françoise Barret-Ducrocq, « Sur les chemins du pouvoir », Sciences humaines, 1998.
Alors que les bibliothèques regorgent de biographies masculines exemplaires - soldats, explorateurs, médecins, prêtres, ingénieurs, écrivains, professeurs, capitaines d'industries -, récits inspirés par la vanité humaine ou par la volonté affichée d'hagiographie 1 religieuse, les exemples de femmes ayant eu une vie publique significative sont rares, à l'exception de quelques cas aristocratiques (et souvent méconnus) et de figures emblématiques comme Jeanne d'Arc, Marie Curie ou Simone de Beauvoir.
Dès lors, comment procéder lorsque l'on est une brillante élève à l'école, puis au lycée, et que l'on a la tête pleine d'idées, d'ambitions et de rêves ? Toutes répondent qu'elles ont navigué à vue, sans l'un de ces plans de carrière préparés à l'avance pour les garçons par une société impatiente de les accueillir en son sein. Au cours du siècle qui vient de s'écouler, les choses ont, bien sûr, considérablement évolué. Nous ne sommes plus dans les années 20, époque à laquelle les lycées de filles ne préparaient pas toutes leurs élèves au bac, ni même au début des années 90 où les filles n'avaient pas encore un égal accès à tous les postes de responsabilité auxquels la méritocratie 2 républicaine leur ouvre désormais les portes. Ce partage, d'ailleurs encore très inégal, des responsabilités publiques ne s'est pas fait sans peine. Les avancées du droit des femmes se sont produites parce qu'il a bien enfin fallu reconnaître leur capacité à agir et à commander « comme des hommes », que ce soit au cours de la Première Guerre mondiale, lorsqu'elles comblaient les vides dans les usines d'armement et les services publics, dans la Résistance, où elles ont fait preuve de leur héroïsme, ou encore en mai 1968, quand les étudiantes mêlèrent leurs revendications et leurs luttes dans les cortèges de manifestants. [...]
Malgré l'évolution des mentalités en cours, nombre de femmes s'aperçoivent qu'il leur faut payer le prix de leur différence. Celle-ci fait d'entrée de jeu peser sur elles des suspicions quant au nombre et à la durée de leurs congés de maternité, à leur véritable investissement dans le service ou l'entreprise, à leur plan de carrière, à leur mobilité, à leur disponibilité. Le prix de cette suspicion se solde par une disparité de salaire dans le privé, de carrière dans le public, de perspectives d'accès aux postes les plus importants dans bien des cas. Et lorsqu'une femme parvient à l'un de ces postes, elle fait souvent l'objet de critiques sur le prix payé par sa famille et par ses proches. Ce n'est pas un hasard si un assez grand nombre des pionnières qui ont les premières accédé à de hauts postes d'autorité sont demeurées célibataires ou n'ont pas eu d'enfant. Cette situation réduisait les tensions entre vie personnelle et vie professionnelle, mais, par sa ressemblance avec le célibat de la vocation religieuse, rassurait sans doute les plus conservateurs [...].
Quoi qu'il en soit, à de rares exceptions près, les femmes qui font aujourd'hui carrière relèvent un défi longtemps présenté comme impossible: combiner réussite professionnelle et vie privée. Toutes parlent du plaisir pris à leur travail, de la passion qui les anime. Aucune ne prétend jouer le rôle de cette « superwoman » dont on a cherché, ces dernières années, à faire un modèle en même temps qu'un repoussoir. Ce ne sont pas les enfants, disent-elles, qui empêchent de faire carrière, mais plutôt les époux lorsqu'ils cherchent à les freiner. Des regrets ? Fugaces 3 chez quelques-unes: trop de temps accordé au travail « au détriment du loisir, de la fantaisie, du plaisir... ». Il reste que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, elles ont dédramatisé l'antique antinomie 4 entre maternité et vie professionnelle, elles ont su trouver l'ingéniosité nécessaire pour que leur employeur ne soit pas lésé et que leur famille n'en pâtisse pas trop. Le défi qu'elles ont réalisé était double: d'une part refuser de choisir entre leur vie privée et leur carrière, d'autre part faire sans cesse davantage la preuve de leurs qualités professionnelles. [...]
Quand on observe aujourd'hui les jeunes femmes qui débutent une carrière, on est frappé d'abord par leur nombre, qui est en constante augmentation, mais aussi par le sentiment dominant d'une facilité nouvelle. Formées depuis leur enfance dans le cadre de la mixité, elles ont souvent l'impression d'avoir seulement eu à occuper un terrain préparé d'avance et que tout était gagné. Cependant, lorsque l'on s'entretient avec ces jeunes femmes, on sent également poindre 5 sous ces évidences des ambitions et des impatiences nouvelles. Elles sont bien déterminées à faire voler en éclats ce fameux « plafond de verre » sous lequel la société masculine maintient encore leurs carrières.
(793 mots)
1 hagiographie: biographie élogieuse
2 méritocratie: système qui récompense les plus méritants
3 fugaces: passagers, momentanés
4 antinomie: opposition
5 poindre: apparaître
Essai
Suffit-il de déclarer l'égalité pour qu'elle s'accomplisse ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Votre essai est terminé. Comparez votre argumentation et vos exemples avec la proposition de corrigé.
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