Tous les sujets du Bac 2022 · Toutes les annales du Bac de Français

Sujet du Bac STMG Français 2022 · Nouvelle-Calédonie Session normale

Sujet du Bac STMG de Français 2022, Nouvelle-Calédonie Session normale : 1 exercice corrigé. Thèmes : Commentaire de texte et Contraction de texte. Gratuit.

Thèmes du sujet : Commentaire de texte : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Exercice 1 - Commentaire de texte · Commentaire de texte : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle

Objet d'étude: La poésie du XIXe siècle au XXIe siècle

Texte: Blaise Cendrars, « Mississippi », Du monde entier au cœur du monde. Poésies complètes, 1947.

MISSISSIPPI

À cet endroit le fleuve est presque aussi large qu'un lac

Il roule des eaux jaunâtres et boueuses entre deux berges marécageuses

Plantes aquatiques que continuent les acréages 1 des cotonniers

Çà et là apparaissent les villes et les villages tapis au fond de quelque petite baie avec

5 leurs usines avec leurs hautes cheminées noires avec leurs longues estacades qui s'avancent leurs longues estacades sur pilotis 2 qui s'avancent bien avant dans l'eau

Chaleur accablante

La cloche du bord sonne pour le lunch

Les passagers arborent des complets à carreaux des cravates hurlantes des gilets

10 rutilants 3 comme les cocktails incendiaires et les sauces corrosives

On aperçoit beaucoup de crocodiles

Les jeunes alertes et frétillants

Les gros le dos recouvert d'une mousse verdâtre se laissent aller à la dérive

La végétation luxuriante annonce l'approche de la zone tropicale

15 Bambous géants palmiers tulipiers 4 lauriers cèdres

Le fleuve lui-même a doublé de largeur

Il est tout parsemé d'îlots flottants d'où l'approche du bateau fait s'élever des nuées d'oiseaux aquatiques

Steam-boats 5 voiliers chalands 6 embarcations de toutes sortes et d'immenses trains

20 de bois 7

Une vapeur jaune monte des eaux surchauffées du fleuve

C'est par centaines maintenant que les crocodiles s'ébattent autour de nous

On entend le claquement sec de leurs mâchoires et l'on distingue très bien leur petit œil féroce

25 Les passagers s'amusent à leur tirer dessus avec des carabines de précision

Quand un tireur émérite réussit ce tour de force de tuer ou de blesser une bête à mort

Ses congénères 8 se précipitent sur elle la déchirent

Férocement

Avec des petits cris assez semblables au vagissement d'un nouveau-né

Notes:

1 Acréages: surfaces cultivées.

2 Estacades sur pilotis: constructions massives en bois, qui jouent le rôle de ponton.

3 Rutilants: d'un rouge très vif.

4 Tulipiers: arbres du Sud des États-Unis.

5 Steam-boats: bateaux à vapeur généralement destinés à la navigation fluviale, et emblématiques du Mississippi.

6 Chalands: bateaux à fond plat pour le transport des marchandises.

7 Trains de bois: assemblages de bois liés ensemble pour le transport.

8 Ses congénères: ceux qui sont de la même espèce.

Vous ferez le commentaire du texte extrait du recueil Du monde entier au cœur du monde. Poésies complètes, en vous aidant des pistes de lecture suivantes:

Vous étudierez comment le poète fait surgir les images d'un voyage dépaysant.

Vous interrogerez ensuite le climat de violence et d'inquiétude qui s'installe progressivement dans ce poème.

Exercice 2.A - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Sujet A - Contraction de texte

Objet d'étude: La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Parcours: la bonne éducation

Objet d'étude: La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle

Le candidat traite, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:

A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV. Parcours: la bonne éducation.

Texte: Tzvetan Todorov, La littérature en péril, 2007.

1 À tout moment, le membre d'une société est immergé dans un ensemble de discours qui se présentent à lui comme des évidences, des dogmes 1 auxquels il devrait adhérer. Ce sont les lieux communs d'une époque, les idées reçues qui composent l'opinion publique, les habitudes de pensée, poncifs 2 et stéréotypes, qu'on peut appeler aussi « idéologie dominante », préjugés ou clichés. Depuis l'époque des 5 Lumières, nous pensons que la vocation de l'être humain exige de lui qu'il apprenne à penser par lui-même, au lieu de se contenter des visions du monde toutes faites qu'il trouve autour de lui. Mais comment y parvenir ? Dans l' Émile 3, Rousseau désigne ce processus d'apprentissage par l'expression « éducation négative » et suggère de 10 garder l'adolescent loin des livres, afin de lui éviter toute tentation d'imiter les opinions des autres. On peut toutefois raisonner autrement, puisque les idées reçues, surtout de nos jours, n'ont pas besoin de livres pour s'installer à demeure chez le jeune sujet: la télévision est déjà passée par là ! Les livres qu'il s'approprie, en revanche, 15 pourraient l'aider à quitter les fausses évidences et à libérer son esprit. La littérature a un rôle particulier à jouer ici: à la différence des discours religieux, moraux ou politiques, elle ne formule pas un système de préceptes 4; pour cette raison, elle échappe aux censures qui s'exercent sur les thèses formulées en toutes lettres. Les 20 vérités désagréables – pour le genre humain auquel nous appartenons ou pour nous-mêmes – ont plus de chances d'accéder à l'expression et d'être entendues dans une œuvre littéraire que dans un ouvrage philosophique ou scientifique.

Dans une étude récente, le philosophe américain Richard Rorty a proposé de caractériser différemment la contribution de la littérature à notre compréhension du 25 monde. Il récuse l'usage de termes comme « vérité » ou « connaissance » pour décrire cet apport, et affirme que la littérature remédie moins à notre ignorance qu'elle ne nous guérit de notre « égotisme 5 », entendu comme l'illusion d'une autosuffisance. La lecture des romans, selon lui, se rapproche moins de celle des ouvrages scientifiques, philosophiques ou politiques que d'un tout autre type d'expérience: celle 30 de la rencontre avec d'autres individus. Connaître de nouveaux personnages est comme rencontrer de nouvelles personnes, avec cette différence que nous pouvons d'emblée les découvrir de l'intérieur, chaque action du point de vue de son auteur. Moins ces personnages nous ressemblent et plus ils élargissent notre horizon, donc 35 enrichissent notre univers. Cet élargissement intérieur (semblable à certains égards à celui que nous apporte la peinture figurative) ne se formule pas en propositions abstraites, et c'est pourquoi nous avons tant de mal à le décrire; il représente plutôt l'inclusion dans notre conscience de nouvelles manières d'être, à côté de celles que 40 nous possédions déjà. Un tel apprentissage ne change pas le contenu de notre esprit, mais le contenant lui-même: l'appareil de perception plutôt que les choses perçues. Ce que les romans nous donnent est, non un nouveau savoir, mais une nouvelle capacité de communication avec des êtres différents de nous; en ce sens, ils 45 participent plus de la morale que de la science. L'horizon ultime de cette expérience n'est pas la vérité mais l'amour, forme suprême du rapport humain.

Faut-il décrire la compréhension élargie du monde humain, à laquelle nous accédons par la lecture d'un roman, comme la correction de notre égocentrisme, ainsi que le veut la description suggestive de Rorty ? Ou bien comme la découverte d'une 50 nouvelle vérité de dévoilement, vérité nécessairement partageable par d'autres hommes ? La question terminologique 6 ne me paraît pas être de première importance, pourvu que l'on accepte la forte relation qui s'établit entre le monde et la littérature, ainsi que la contribution spécifique de celle-ci par rapport au discours abstrait. La frontière, comme le remarque du reste Rorty, sépare le texte d'argumentation non du 55 texte d'imagination, mais de tout discours narratif, qu'il soit fictif ou véridique, dès lors qu'il décrit un univers humain particulier autre que celui du sujet: l'historien, l'ethnographe 7, le journaliste se retrouvent ici du même côté que le romancier. […] Penser et sentir en adoptant le point de vue des autres, personnes réelles ou personnages littéraires, est l'unique moyen de tendre vers l'universalité, et nous permet donc d'accomplir notre vocation 8.

(742 mots)

1 Dogme: principe imposé comme une certitude.

2 Poncifs: idées reçues.

3 Émile ou De l'éducation: livre sur l'éducation de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762.

4 Préceptes: enseignements, leçons.

5 Égotisme: disposition de celui qui fait constamment référence à soi, en particulier dans le discours.

6 Terminologique: qui renvoie au vocabulaire spécifique utilisé.

7 Ethnographe: observateur des mœurs et des coutumes d'une population définie.

8 Vocation: inclination, penchant de l'homme; ce à quoi il est voué.

Vous ferez la contraction de ce texte en 186 mots. Une tolérance de plus ou moins 10% est admise: les limites sont donc fixées à au moins 167 mots et au plus 205 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et vous indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Nombre de mots (approximatif):

Votre contraction a bien été enregistrée ( mots). Comparez-la à la proposition de correction ci-dessous.

Exercice 2.A - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Sujet A - Essai

Objet d'étude: La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Parcours: la bonne éducation

Objet d'étude: La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle

Le candidat traite, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:

A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV. Parcours: la bonne éducation.

Texte: Tzvetan Todorov, La littérature en péril, 2007.

1 À tout moment, le membre d'une société est immergé dans un ensemble de discours qui se présentent à lui comme des évidences, des dogmes 1 auxquels il devrait adhérer. Ce sont les lieux communs d'une époque, les idées reçues qui composent l'opinion publique, les habitudes de pensée, poncifs 2 et stéréotypes, qu'on peut appeler aussi « idéologie dominante », préjugés ou clichés. Depuis l'époque des 5 Lumières, nous pensons que la vocation de l'être humain exige de lui qu'il apprenne à penser par lui-même, au lieu de se contenter des visions du monde toutes faites qu'il trouve autour de lui. Mais comment y parvenir ? Dans l' Émile 3, Rousseau désigne ce processus d'apprentissage par l'expression « éducation négative » et suggère de 10 garder l'adolescent loin des livres, afin de lui éviter toute tentation d'imiter les opinions des autres. On peut toutefois raisonner autrement, puisque les idées reçues, surtout de nos jours, n'ont pas besoin de livres pour s'installer à demeure chez le jeune sujet: la télévision est déjà passée par là ! Les livres qu'il s'approprie, en revanche, 15 pourraient l'aider à quitter les fausses évidences et à libérer son esprit. La littérature a un rôle particulier à jouer ici: à la différence des discours religieux, moraux ou politiques, elle ne formule pas un système de préceptes 4; pour cette raison, elle échappe aux censures qui s'exercent sur les thèses formulées en toutes lettres. Les 20 vérités désagréables – pour le genre humain auquel nous appartenons ou pour nous-mêmes – ont plus de chances d'accéder à l'expression et d'être entendues dans une œuvre littéraire que dans un ouvrage philosophique ou scientifique.

Dans une étude récente, le philosophe américain Richard Rorty a proposé de caractériser différemment la contribution de la littérature à notre compréhension du 25 monde. Il récuse l'usage de termes comme « vérité » ou « connaissance » pour décrire cet apport, et affirme que la littérature remédie moins à notre ignorance qu'elle ne nous guérit de notre « égotisme 5 », entendu comme l'illusion d'une autosuffisance. La lecture des romans, selon lui, se rapproche moins de celle des ouvrages scientifiques, philosophiques ou politiques que d'un tout autre type d'expérience: celle 30 de la rencontre avec d'autres individus. Connaître de nouveaux personnages est comme rencontrer de nouvelles personnes, avec cette différence que nous pouvons d'emblée les découvrir de l'intérieur, chaque action du point de vue de son auteur. Moins ces personnages nous ressemblent et plus ils élargissent notre horizon, donc 35 enrichissent notre univers. Cet élargissement intérieur (semblable à certains égards à celui que nous apporte la peinture figurative) ne se formule pas en propositions abstraites, et c'est pourquoi nous avons tant de mal à le décrire; il représente plutôt l'inclusion dans notre conscience de nouvelles manières d'être, à côté de celles que 40 nous possédions déjà. Un tel apprentissage ne change pas le contenu de notre esprit, mais le contenant lui-même: l'appareil de perception plutôt que les choses perçues. Ce que les romans nous donnent est, non un nouveau savoir, mais une nouvelle capacité de communication avec des êtres différents de nous; en ce sens, ils 45 participent plus de la morale que de la science. L'horizon ultime de cette expérience n'est pas la vérité mais l'amour, forme suprême du rapport humain.

Faut-il décrire la compréhension élargie du monde humain, à laquelle nous accédons par la lecture d'un roman, comme la correction de notre égocentrisme, ainsi que le veut la description suggestive de Rorty ? Ou bien comme la découverte d'une 50 nouvelle vérité de dévoilement, vérité nécessairement partageable par d'autres hommes ? La question terminologique 6 ne me paraît pas être de première importance, pourvu que l'on accepte la forte relation qui s'établit entre le monde et la littérature, ainsi que la contribution spécifique de celle-ci par rapport au discours abstrait. La frontière, comme le remarque du reste Rorty, sépare le texte d'argumentation non du 55 texte d'imagination, mais de tout discours narratif, qu'il soit fictif ou véridique, dès lors qu'il décrit un univers humain particulier autre que celui du sujet: l'historien, l'ethnographe 7, le journaliste se retrouvent ici du même côté que le romancier. […] Penser et sentir en adoptant le point de vue des autres, personnes réelles ou personnages littéraires, est l'unique moyen de tendre vers l'universalité, et nous permet donc d'accomplir notre vocation 8.

(742 mots)

1 Dogme: principe imposé comme une certitude.

2 Poncifs: idées reçues.

3 Émile ou De l'éducation: livre sur l'éducation de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762.

4 Préceptes: enseignements, leçons.

5 Égotisme: disposition de celui qui fait constamment référence à soi, en particulier dans le discours.

6 Terminologique: qui renvoie au vocabulaire spécifique utilisé.

7 Ethnographe: observateur des mœurs et des coutumes d'une population définie.

8 Vocation: inclination, penchant de l'homme; ce à quoi il est voué.

Comment une bonne éducation s'enrichit-elle de notre capacité à « penser et sentir en adoptant le point de vue des autres, personnes réelles ou personnages littéraires » ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur Gargantua (chapitres XI à XXIV) de Rabelais, sur le texte de l'exercice de contraction (texte de Tzvetan Todorov) et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Nombre de mots (approximatif):

Votre essai a bien été enregistré ( mots). Comparez-le à la proposition de correction ci-dessous.

Exercice 2.B - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Contraction de texte B – Œuvre

Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte: Bernard Lahire, « L'homme pluriel. La sociologie à l'épreuve de l'individu », Sciences humaines, n°91, février 1999.

Si l'homme nous apparaît aujourd'hui pluriel, on peut se demander si ce changement de point de vue est dû à des raisons historiques liées aux conditions de la socialisation, ou plutôt à des raisons scientifiques consécutives à des effets d'observation. La réponse est oui, dans les deux cas. […]

5 Question d'échelle et de regard scientifiques dans un premier temps. Les sciences sociales se sont d'abord intéressées aux groupes, aux structures sociales, aux contextes ou aux interactions. Puis un glissement s'est opéré vers l'étude des acteurs 1 singuliers. On a peu à peu changé de focale 2. Du statut de « cas illustratif » 10 pour illustrer les analyses de la culture d'une époque, d'un groupe, d'une classe ou d'une catégorie, on est passé à l'étude du cas singulier en tant que tel. De fait, au début du siècle, les sociologues dessinaient les portraits typiques du bourgeois, du paysan, de l'étranger, de l'ouvrier. Dès lors, le cas illustratif ne peut qu'apparaître caricatural aux yeux de ceux qui ne considèrent plus seulement l'individu comme le représentant d'un groupe, mais comme le produit complexe et singulier d'expériences 15 socialisatrices multiples. La personnalité et les attitudes d'un individu donné résultent de ce qu'il a appris à l'école, dans sa famille, son métier, ses loisirs, sa vie associative, religieuse, sentimentale... C'est la saisie du singulier qui force à voir la pluralité: le singulier est nécessairement pluriel.

20 Le changement de perspective est lié en second lieu à une évolution du monde social. Que différences en effet entre les sociétés traditionnelles et nos sociétés contemporaines. Dans les premières (la tribu ou le village), chacun peut exercer un contrôle sur autrui. La division du travail et la différenciation des fonctions sociales et 25 des sphères d'activité sont peu avancées: les domaines d'activité économique, politique, juridique, religieuse, morale, cognitive... sont imbriqués 3. Tout au long de leur vie, les acteurs sont soumis à des conditions stables. Ils n'ont pas le choix entre des modèles de socialisation différents, concurrents, contradictoires. Dans les sociétés contemporaines, en revanche, les sphères d'activité, les institutions, les produits 30 culturels et les modèles sociaux sont fortement différenciés, et les conditions de socialisation sont beaucoup moins stables. Il arrive même qu'un individu soit inséré dans des réseaux ou des institutions qui diffusent des valeurs et des modèles en opposition radicale les uns aux autres. Entre la famille, l'école, les groupes, les amis, les clubs ou associations, les médias... les enfants sont de plus en plus confrontés à des 35 situations disparates, concurrentes.

La cohérence des habitudes ou schèmes 4 d'action dépend donc de la cohérence des principes de socialisation auxquels l'acteur a été soumis. Par exemple, lorsque des mères « choisissent » de ne pas travailler pour se consacrer à l'éducation 40 de leurs enfants, ou lorsque la famille met en place tout un dispositif de surveillance (mise à l'écart de la télévision, contrôle strict des émissions regardées et des lectures...). Il y a là une stratégie visant à assurer la cohérence du modèle de socialisation, que l'on retrouve par exemple avec ces familles bourgeoises 45 traditionnelles, dans lesquelles la vie et les fréquentations des enfants sont encore sévèrement encadrées (école privée, scouts, lectures et loisirs contrôlés, etc.).

À l'inverse, dès lors qu'un acteur a été placé dans une pluralité de contextes sociaux non homogènes, son stock de dispositions, d'habitudes ou de capacités ne 50 sera pas unifié. Il aura en conséquence des pratiques hétérogènes ou contradictoires, variant selon le contexte social. C'est ce que l'on observe souvent lors de l'entrée en couple ou de l'apparition du premier enfant. Certaines femmes, qui avaient adopté le style de vie d'une femme « moderne » et « émancipée », retrouvent à cette occasion 55 ce rôle traditionnel de la femme au foyer dont elles avaient incorporé les habitudes sans toujours s'en rendre compte. La même personne se trouve ainsi porteuse d'au moins deux schémas d'action domestique. En fonction du mode d'interaction instauré avec le conjoint, l'un des deux schémas est activé et l'autre mis en veille.

On a tendance à considérer, dans une société différenciée, l'homogénéité des 55 dispositions de l'acteur comme la situation modale et la plus fréquente. Il nous semble qu'en réalité cette situation est la plus improbable et la plus exceptionnelle. Il est beaucoup plus courant en effet d'observer des individus porteurs d'habitudes disparates 5 et opposées. L'homme pluriel est la règle plutôt que l'exception.

(761 mots)

1 Acteurs: dans ce texte, individus qui agissent.

2 Focale: perspective, manière de voir les choses.

3 Sont imbriqués: se rejoignent, sont mal différenciés.

4 Des schèmes: des modèles.

5 Disparates: diverses et variées.

Consigne: Vous ferez la contraction de ce texte en 190 mots. Une tolérance de plus ou moins 10% est admise: les limites sont donc fixées à au moins 171 mots et au plus 209 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et vous indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Exercice 2.B - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Essai littéraire B – Œuvre

Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte: Bernard Lahire, « L'homme pluriel. La sociologie à l'épreuve de l'individu », Sciences humaines, n°91, février 1999.

Si l'homme nous apparaît aujourd'hui pluriel, on peut se demander si ce changement de point de vue est dû à des raisons historiques liées aux conditions de la socialisation, ou plutôt à des raisons scientifiques consécutives à des effets d'observation. La réponse est oui, dans les deux cas. […]

5 Question d'échelle et de regard scientifiques dans un premier temps. Les sciences sociales se sont d'abord intéressées aux groupes, aux structures sociales, aux contextes ou aux interactions. Puis un glissement s'est opéré vers l'étude des acteurs 1 singuliers. On a peu à peu changé de focale 2. Du statut de « cas illustratif » 10 pour illustrer les analyses de la culture d'une époque, d'un groupe, d'une classe ou d'une catégorie, on est passé à l'étude du cas singulier en tant que tel. De fait, au début du siècle, les sociologues dessinaient les portraits typiques du bourgeois, du paysan, de l'étranger, de l'ouvrier. Dès lors, le cas illustratif ne peut qu'apparaître caricatural aux yeux de ceux qui ne considèrent plus seulement l'individu comme le représentant d'un groupe, mais comme le produit complexe et singulier d'expériences 15 socialisatrices multiples. La personnalité et les attitudes d'un individu donné résultent de ce qu'il a appris à l'école, dans sa famille, son métier, ses loisirs, sa vie associative, religieuse, sentimentale... C'est la saisie du singulier qui force à voir la pluralité: le singulier est nécessairement pluriel.

20 Le changement de perspective est lié en second lieu à une évolution du monde social. Que différences en effet entre les sociétés traditionnelles et nos sociétés contemporaines. Dans les premières (la tribu ou le village), chacun peut exercer un contrôle sur autrui. La division du travail et la différenciation des fonctions sociales et 25 des sphères d'activité sont peu avancées: les domaines d'activité économique, politique, juridique, religieuse, morale, cognitive... sont imbriqués 3. Tout au long de leur vie, les acteurs sont soumis à des conditions stables. Ils n'ont pas le choix entre des modèles de socialisation différents, concurrents, contradictoires. Dans les sociétés contemporaines, en revanche, les sphères d'activité, les institutions, les produits 30 culturels et les modèles sociaux sont fortement différenciés, et les conditions de socialisation sont beaucoup moins stables. Il arrive même qu'un individu soit inséré dans des réseaux ou des institutions qui diffusent des valeurs et des modèles en opposition radicale les uns aux autres. Entre la famille, l'école, les groupes, les amis, les clubs ou associations, les médias... les enfants sont de plus en plus confrontés à des 35 situations disparates, concurrentes.

La cohérence des habitudes ou schèmes 4 d'action dépend donc de la cohérence des principes de socialisation auxquels l'acteur a été soumis. Par exemple, lorsque des mères « choisissent » de ne pas travailler pour se consacrer à l'éducation 40 de leurs enfants, ou lorsque la famille met en place tout un dispositif de surveillance (mise à l'écart de la télévision, contrôle strict des émissions regardées et des lectures...). Il y a là une stratégie visant à assurer la cohérence du modèle de socialisation, que l'on retrouve par exemple avec ces familles bourgeoises 45 traditionnelles, dans lesquelles la vie et les fréquentations des enfants sont encore sévèrement encadrées (école privée, scouts, lectures et loisirs contrôlés, etc.).

À l'inverse, dès lors qu'un acteur a été placé dans une pluralité de contextes sociaux non homogènes, son stock de dispositions, d'habitudes ou de capacités ne 50 sera pas unifié. Il aura en conséquence des pratiques hétérogènes ou contradictoires, variant selon le contexte social. C'est ce que l'on observe souvent lors de l'entrée en couple ou de l'apparition du premier enfant. Certaines femmes, qui avaient adopté le style de vie d'une femme « moderne » et « émancipée », retrouvent à cette occasion 55 ce rôle traditionnel de la femme au foyer dont elles avaient incorporé les habitudes sans toujours s'en rendre compte. La même personne se trouve ainsi porteuse d'au moins deux schémas d'action domestique. En fonction du mode d'interaction instauré avec le conjoint, l'un des deux schémas est activé et l'autre mis en veille.

On a tendance à considérer, dans une société différenciée, l'homogénéité des 55 dispositions de l'acteur comme la situation modale et la plus fréquente. Il nous semble qu'en réalité cette situation est la plus improbable et la plus exceptionnelle. Il est beaucoup plus courant en effet d'observer des individus porteurs d'habitudes disparates 5 et opposées. L'homme pluriel est la règle plutôt que l'exception.

(761 mots)

1 Acteurs: dans ce texte, individus qui agissent.

2 Focale: perspective, manière de voir les choses.

3 Sont imbriqués: se rejoignent, sont mal différenciés.

4 Des schèmes: des modèles.

5 Disparates: diverses et variées.

Sujet: Si « l'homme pluriel est la règle », peut-on en offrir un portrait général et en avoir une vue d'ensemble ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur le livre XI des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction (texte de Bernard Lahire) et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVI e siècle au XVIII e siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2.C - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

C — Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule »). Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Texte: Danièle Sallenave, « Les hommes et moi », Le Monde, 31 août 1995.

La reconnaissance pleine et entière des droits des femmes n'est pas un changement, c'est une révolution: ou alors, c'est un de ces changements à l'échelle du monde, analogue aux grandes ruptures du néolithique 1, à la découverte du Nouveau Monde, aux révolutions industrielles; le communisme aurait pu en être une autre de ces grandes ruptures, mais il n'est encore pas advenu. Ce qui est advenu est ceci: l'égalité des sexes. [...]

Existe-t-il un critère plus juste et plus exact pour évaluer l'état de mœurs et des lois dans une société, que la séparation prétendument naturelle entre les catégories sexuelles, ethniques, raciales, que la supériorité revendiquée par un groupe sur tous les autres, que le déni d'une appartenance égale au genre humain ? Tel était pourtant, sans même parler des rapports de classe, l'état de la société française en 1945: une société inégalitaire, une société féodale, au même titre que la Grèce antique avec le système de l'esclavage, ou que l'Inde avec le système des castes, que l'Allemagne hitlérienne avec les lois raciales, que les États-Unis jusque dans les années 60. Aujourd'hui encore, je ne peux poser la question des rapports entre les hommes et les femmes sans repartir de ce point. Et sans me féliciter d'avoir été le témoin et la bénéficiaire d'une pareille révolution des lois et des mœurs.

Il n'existe cependant pas de chemin qu'on ne rebrousse jamais. Oui, le XX e siècle aura été celui de l'accession des femmes à l'égalité; oui, il n'y a plus désormais qu'un seul monde fait d'hommes et de femmes, uniques, égaux. Mais cette grande idée neuve que Le Deuxième Sexe 2 a fait entendre incomparablement « on ne naît pas femme on le devient », et qui fonde théoriquement et sans appel l'absolue égalité des hommes et des femmes, il serait faux de la croire définitivement et partout acceptée. Des pans entiers du monde contemporain n'en ont pas encore été touchés: dans d'innombrables régions du monde, on torture, on opprime les femmes, on les rabaisse, on les mutile parce qu'elles sont des femmes, l'homme peut les répudier à son gré, leur refuser l'accès à la propriété, à certains types d'études. Et il n'est pas de jour que de nouvelles régressions ne se déclarent même chez nous sur le plan public ou privé. Il suffira de nous en tenir exclusivement à la question des emplois de haut niveau dans les sociétés démocratiques développées: « Au rythme actuel du progrès, dit un rapport récent du BIT 3 ( Le Monde du 26 août 1995), il faudrait 475 ans pour arriver à la parité des sexes ».

Tout cela est sans doute bien connu. Je me méfie cependant de la lassitude dédaigneuse 4 de ceux à qui ce discours paraîtra rebattu: je connais trop les intérêts cachés qui les animent. Je dis au contraire qu'il faut affirmer et réaffirmer sans cesse que l'égalité des femmes a sans doute été posée, mais qu'elle est encore à faire, que l'histoire d'un monde humain enfin égalitaire ne fait que commencer. S'il y a un domaine où une vigilance constante est nécessaire, c'est bien celui des « droits des femmes ». Il est cependant plus facile de manifester cette vigilance lorsqu'ils sont menacés sur le plan légal, juridique, que lorsqu'une insidieuse 5 régression se fait jour sur le plan des mœurs, des usages, des comportements, des rapports de chaque jour entre les hommes et les femmes. C'est qu'il en coûte aussi de devoir retrouver, et ce jusque dans des réunions d'intellectuels, la survivance d'antiques préjugés concernant les femmes; d'assister à la manifestation brutale et immédiate d'une solidarité de la phratrie 6 masculine lorsque l'autorité ou les privilèges prétendus d'un mâle dominateur sont menacés par une femme. En ce sens, je n'hésiterai pas à dire que, dans de nombreux cas, la situation d'une intellectuelle femme est aujourd'hui plus difficile que n'était celle de la jeune Simone de Beauvoir: tout se passe comme si une vague conscience de l'irréversible avait resserré entre les hommes des liens de défiance 7 et de protection. Oui, on en est encore bien souvent à l'âge de la « gorillerie », selon la célèbre définition d'Albert Cohen. Sans bien connaître ce monde, je me doute qu'il en va de même en politique.

(740 mots)

1 Néolithique: période préhistorique marquée par l'apparition de l'agriculture.

2 Le Deuxième Sexe: ouvrage féministe de Simone de Beauvoir.

3 BIT: Bureau International du Travail.

4 Lassitude dédaigneuse: attitude de mépris et d'ennui vis-à-vis de quelque chose.

5 Insidieuse: qui se fait petit à petit sans qu'on en ait conscience.

6 Phratrie: système d'organisation en clans.

7 Défiance: attitude de méfiance défensive, ici envers les femmes.

Contraction: Vous ferez la contraction de ce texte en 185 mots. Une tolérance de plus ou moins 10% est admise: les limites sont donc fixées à au moins 166 mots et au plus 204 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et vous indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Exercice 2.C - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

C — Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule »). Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Texte: Danièle Sallenave, « Les hommes et moi », Le Monde, 31 août 1995.

La reconnaissance pleine et entière des droits des femmes n'est pas un changement, c'est une révolution: ou alors, c'est un de ces changements à l'échelle du monde, analogue aux grandes ruptures du néolithique 1, à la découverte du Nouveau Monde, aux révolutions industrielles; le communisme aurait pu en être une autre de ces grandes ruptures, mais il n'est encore pas advenu. Ce qui est advenu est ceci: l'égalité des sexes. [...]

Existe-t-il un critère plus juste et plus exact pour évaluer l'état de mœurs et des lois dans une société, que la séparation prétendument naturelle entre les catégories sexuelles, ethniques, raciales, que la supériorité revendiquée par un groupe sur tous les autres, que le déni d'une appartenance égale au genre humain ? Tel était pourtant, sans même parler des rapports de classe, l'état de la société française en 1945: une société inégalitaire, une société féodale, au même titre que la Grèce antique avec le système de l'esclavage, ou que l'Inde avec le système des castes, que l'Allemagne hitlérienne avec les lois raciales, que les États-Unis jusque dans les années 60. Aujourd'hui encore, je ne peux poser la question des rapports entre les hommes et les femmes sans repartir de ce point. Et sans me féliciter d'avoir été le témoin et la bénéficiaire d'une pareille révolution des lois et des mœurs.

Il n'existe cependant pas de chemin qu'on ne rebrousse jamais. Oui, le XX e siècle aura été celui de l'accession des femmes à l'égalité; oui, il n'y a plus désormais qu'un seul monde fait d'hommes et de femmes, uniques, égaux. Mais cette grande idée neuve que Le Deuxième Sexe 2 a fait entendre incomparablement « on ne naît pas femme on le devient », et qui fonde théoriquement et sans appel l'absolue égalité des hommes et des femmes, il serait faux de la croire définitivement et partout acceptée. Des pans entiers du monde contemporain n'en ont pas encore été touchés: dans d'innombrables régions du monde, on torture, on opprime les femmes, on les rabaisse, on les mutile parce qu'elles sont des femmes, l'homme peut les répudier à son gré, leur refuser l'accès à la propriété, à certains types d'études. Et il n'est pas de jour que de nouvelles régressions ne se déclarent même chez nous sur le plan public ou privé. Il suffira de nous en tenir exclusivement à la question des emplois de haut niveau dans les sociétés démocratiques développées: « Au rythme actuel du progrès, dit un rapport récent du BIT 3 ( Le Monde du 26 août 1995), il faudrait 475 ans pour arriver à la parité des sexes ».

Tout cela est sans doute bien connu. Je me méfie cependant de la lassitude dédaigneuse 4 de ceux à qui ce discours paraîtra rebattu: je connais trop les intérêts cachés qui les animent. Je dis au contraire qu'il faut affirmer et réaffirmer sans cesse que l'égalité des femmes a sans doute été posée, mais qu'elle est encore à faire, que l'histoire d'un monde humain enfin égalitaire ne fait que commencer. S'il y a un domaine où une vigilance constante est nécessaire, c'est bien celui des « droits des femmes ». Il est cependant plus facile de manifester cette vigilance lorsqu'ils sont menacés sur le plan légal, juridique, que lorsqu'une insidieuse 5 régression se fait jour sur le plan des mœurs, des usages, des comportements, des rapports de chaque jour entre les hommes et les femmes. C'est qu'il en coûte aussi de devoir retrouver, et ce jusque dans des réunions d'intellectuels, la survivance d'antiques préjugés concernant les femmes; d'assister à la manifestation brutale et immédiate d'une solidarité de la phratrie 6 masculine lorsque l'autorité ou les privilèges prétendus d'un mâle dominateur sont menacés par une femme. En ce sens, je n'hésiterai pas à dire que, dans de nombreux cas, la situation d'une intellectuelle femme est aujourd'hui plus difficile que n'était celle de la jeune Simone de Beauvoir: tout se passe comme si une vague conscience de l'irréversible avait resserré entre les hommes des liens de défiance 7 et de protection. Oui, on en est encore bien souvent à l'âge de la « gorillerie », selon la célèbre définition d'Albert Cohen. Sans bien connaître ce monde, je me doute qu'il en va de même en politique.

(740 mots)

1 Néolithique: période préhistorique marquée par l'apparition de l'agriculture.

2 Le Deuxième Sexe: ouvrage féministe de Simone de Beauvoir.

3 BIT: Bureau International du Travail.

4 Lassitude dédaigneuse: attitude de mépris et d'ennui vis-à-vis de quelque chose.

5 Insidieuse: qui se fait petit à petit sans qu'on en ait conscience.

6 Phratrie: système d'organisation en clans.

7 Défiance: attitude de méfiance défensive, ici envers les femmes.

Pourquoi et comment porter sans cesse le combat pour l'égalité ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction (texte de Danièle Sallenave) et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Tu peux aussi réviser par thème

Entraîne-toi sur un thème avec les exercices des sujets de toutes les années.

Voir les 4 thèmes