Exercice 2. Dissertation - Sujet A · Bac Français (1ère) Polynésie 2021 (jour 1)

Thème : Dissertation – Œuvres et parcours des programmes nationaux antérieurs · Tiré du sujet Jour 1 (2021)

Énoncé

2. Dissertation (20 points)

Objet d'étude « Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle »

A - Œuvre: Molière, Le Malade imaginaire - Parcours: « Spectacle et comédie »

Sujet: Un critique contemporain affirme: « Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d'être représenté; sa nature est double: il n'existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu du théâtre, par la représentation. »

Le spectacle est-il selon vous indispensable à la comédie ?

Vous répondrez à cette question dans un développement structuré. Votre travail prendra appui sur la pièce de Molière, sur les textes et documents que vous avez étudiés en classe dans le cadre du parcours associé à cette œuvre, et sur votre culture personnelle.

Énoncé: Exercice 2. Dissertation - Sujet A · Bac Français (1ère) Polynésie 2021 (jour 1)

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Le spectacle est-il selon vous indispensable à la comédie ?

Réponse : ### Proposition de corrigé et plan détaillé Introduction - Accroche : La comédie est un genre né pour les tréteaux. Molière, auteur, comédien et chef de troupe, meurt en 1673 peu après la quatrième représentation du *Malade imaginaire*, où il jouait Argan. - Présentation du sujet : La citation souligne la double nature du texte dramatique : c'est une œuvre de style, appréciable à la lecture, mais ses valeurs ne « jaillissent pleinement » que par la représentation. - Problématique : La comédie a-t-elle besoin du spectacle (jeu, costumes, décors, musique, danse) pour exister pleinement, ou le texte suffit-il à produire le rire et le sens ? - Annonce du plan : 1. Le spectacle semble indispensable à la comédie. 2. Pourtant, le texte comique possède une valeur littéraire autonome. 3. La comédie accomplie naît de l'union du texte et du spectacle. --- I. Le spectacle, consubstantiel à la comédie 1. Le comique de geste et de situation : La canne et la sonnette d'Argan, les clystères, la prise de pouls par Toinette déguisée en médecin (III, 8-10) et la fausse mort d'Argan (III, 11-14) ne prennent toute leur force que sur scène. 2. La comédie-ballet, spectacle total : La pièce comprend un prologue pastoral, l'intermède de Polichinelle, celui des Égyptiens et des Mores, puis la cérémonie burlesque finale en latin macaronique (« *Dignus, dignus est entrare* »), sur une musique de Marc-Antoine Charpentier. Ces séquences prolongent la folie d'Argan et ne vivent vraiment que représentées. 3. Le rire partagé : Le rire est collectif. Il naît de la présence des corps et de la complicité entre la salle et la scène : les apartés de Toinette, par exemple, mettent le public dans la confidence. --- II. Une valeur littéraire autonome, sensible à la lecture 1. Le comique verbal et le style : Plusieurs plaisirs se goûtent à la lecture : - l'ironie et les réparties de Toinette ; - le compliment pédant et ampoulé de Thomas Diafoirus (II, 5) ; - les comptes d'apothicaire de la scène d'ouverture (I, 1) ; - la répétition comique (« le poumon ! »). 2. La portée critique : La satire de la médecine dogmatique et de l'autorité paternelle aveugle s'appuie sur une argumentation. Le débat entre Argan et Béralde (III, 3) se lit comme un dialogue d'idées. 3. La liberté du lecteur : La lecture permet d'apprécier la construction et la finesse des caractères. Elle laisse le lecteur imaginer sa propre mise en scène, sans dépendre des choix d'un metteur en scène. --- III. La comédie accomplie : un texte écrit pour la scène 1. Le texte comme partition : Les répliques et les didascalies internes appellent le jeu. Lire une comédie, c'est déjà la mettre en scène mentalement. 2. Le théâtre dans le théâtre : La pièce réfléchit elle-même sur le spectacle : - la leçon de musique improvisée entre Cléante et Angélique (II, 5) ; - la fausse mort mise en scène pour démasquer Béline ; - la cérémonie finale, où Béralde propose de « guérir » Argan par une fiction théâtrale : devenir médecin lui-même. Le spectacle devient ainsi le remède à l'illusion. 3. Des mises en scène toujours renouvelées : Les metteurs en scène successifs, par exemple Claude Stratz à la Comédie-Française, révèlent des sens nouveaux du texte, comique ou plus inquiétant face à la mort. Le texte n'épuise pas ses valeurs : la représentation les fait jaillir. --- Conclusion - Bilan : Le spectacle n'est pas strictement indispensable pour comprendre une comédie, car son style et sa satire se perçoivent à la lecture. Mais il est indispensable pour qu'elle atteigne sa plénitude, comme l'affirme le critique. *Le Malade imaginaire*, comédie-ballet où le théâtre guérit de l'illusion, en est l'illustration éclatante. - Ouverture : On peut rapprocher la pièce de *L'Illusion comique* de Corneille, véritable éloge du théâtre comme spectacle.

L’explication pas à pas, faite avec l’IA, est réservée aux membres Premium. Premium

Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.

‹ Exercice 2 - Dissertation C · Polynésie session normale 2022 · Exercice 2. Dissertation - Sujet B · Polynésie 2021 (jour 1) ›

Plus d’exercices de Dissertation – Œuvres et parcours des programmes nationaux antérieurs