Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Centres étrangers (Afrique) 2025 (jour 1)
Thème : La dimension politique de la guerre : de Clausewitz aux guerres irrégulières · Tiré du sujet Jour 1 (2025)
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Dissertation 2
Guerres régulières et guerres irrégulières après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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Guerres régulières et guerres irrégulières après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Réponse : Une dissertation complète et articulée comprenant : - Introduction : Définition des concepts. La guerre régulière ou conventionnelle, issue du modèle clausewitzien, est une confrontation d'armées étatiques identifiables dans un cadre juridique. La guerre irrégulière est asymétrique (guérilla, terrorisme), menée par des acteurs non étatiques qui refusent la bataille rangée. Contexte d'après 1945 : arme nucléaire, Guerre froide, décolonisation, nouvelles menaces transnationales. Problématique : comment les formes de la guerre ont-elles évolué depuis 1945, entre persistance du modèle régulier interétatique et montée en puissance des conflits irréguliers et asymétriques ? - Partie I : 1945-1990 — Coexistence de conflits réguliers limités et essor des guerres irrégulières de libération 1. Persistance de guerres régulières sous le parapluie nucléaire : Corée (1950-1953), guerres israélo-arabes (1967, 1973), Iran-Irak (1980-1988), avec des armées conventionnelles sur des fronts définis. 2. Les guerres de décolonisation, triomphe de la guerre irrégulière : guerre révolutionnaire et guérilla populaire (Mao, Hô Chi Minh, FLN). La faiblesse militaire est compensée par la mobilisation politique et l'usure de l'adversaire (Indochine, Algérie, Vietnam). 3. Les guerres par procuration de la Guerre froide mêlant régulier et irrégulier : l'URSS en Afghanistan face aux moudjahidines (1979-1989). - Partie II : L'après-Guerre froide — Marginalisation apparente de la guerre régulière face aux conflits asymétriques 1. L'illusion de la fin des guerres régulières après les guerres du Golfe (1991, 2003), qui montrent l'hégémonie technologique et conventionnelle des États-Unis. 2. L'affirmation des conflits intra-étatiques et des guerres civiles : ex-Yougoslavie, génocide des Tutsi au Rwanda, seigneurs de guerre en Afrique subsaharienne. 3. Le terrorisme islamiste transnational (Al-Qaïda, Daech) : guerre asymétrique et déterritorialisée, qui conteste l'ordre westphalien. - Partie III : Le XXIe siècle — Hybridation des conflits et retour de la guerre régulière de haute intensité 1. L'enlisement des puissances régulières face à l'irrégulier : Afghanistan (2001-2021) et Irak montrent les limites de l'approche clausewitzienne face aux insurrections. 2. La guerre hybride : moyens réguliers (blindés, artillerie), irréguliers (milices comme Wagner, paramilitaires) et immatériels (désinformation, cyberattaques, pressions énergétiques). 3. Le retour de la guerre régulière interétatique de haute intensité : l'Ukraine depuis 2022 (fronts fortifiés, duels d'artillerie, affrontement direct d'armées étatiques), qui coexiste avec drones, cyberguerre et guerre informationnelle. - Conclusion : Depuis 1945, guerres régulières et irrégulières ne se succèdent pas mais coexistent et s'hybrident. La dissuasion nucléaire limite les affrontements directs entre grandes puissances et favorise l'irrégulier, sans faire disparaître la guerre interétatique. Les mutations actuelles (cyberespace, espace, IA) ouvrent aussi la question des modes de résolution des conflits et du rôle des organisations internationales.
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