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Sujet du Bac STI2D Français 2022 · Antilles-Guyane Remplacement

Sujet du Bac STI2D de Français 2022, Antilles-Guyane Remplacement : 1 exercice corrigé. Thèmes : Commentaire de texte et Contraction de texte. Gratuit.

Thèmes du sujet : Commentaire de texte : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Exercice 1 - Commentaire de texte

1- Commentaire de texte (20 points)

Objet d'étude: La poésie du XIXe siècle au XXIe siècle

Théophile Gautier, « Le Pot de fleurs », Poésies diverses, 1833-1838.

Le Pot de fleurs

Parfois un enfant trouve une petite graine,

Et tout d’abord, charmé de ses vives couleurs,

Pour la planter, il prend un pot de porcelaine

Orné de dragons bleus et de bizarres fleurs.

5 Il s’en va. La racine en couleuvres 1 s’allonge,

Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau;

Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge

Tant qu’il fasse éclater le ventre du vaisseau.

L’enfant revient; surpris, il voit la plante grasse

10 Sur les débris du pot brandir ses verts poignards;

Il la veut arracher, mais la tige est tenace;

Il s’obstine, et ses doigts s’ensanglantent aux dards.

Ainsi germa l’amour dans mon âme surprise;

Je croyais ne semer qu’une fleur de printemps:

15 C’est un grand aloès 2 dont la racine brise

Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.

1 Couleuvre: serpent.

2 Aloès: plante aux feuilles épaisses et piquantes.

Vous commenterez ce poème de Théophile Gautier. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention à:

la croissance de la plante

l'atmosphère mystérieuse de la scène

le lien entre l'amour et la plante

Exercice 2.A - Contraction de texte

A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.

Pierre-Henri Tavoillot, « Âges de la vie, la crise de l'âge adulte » dans L'École des parents 2013/1 (n°600), Éduquer les adultes de demain, 2013.

Il me semble que, plus qu'une crise, nous assistons à une reconfiguration de l'âge adulte, qui va de pair avec un brouillage des âges. Les enfants veulent grandir et sortent de l'enfance de plus en plus tôt; les adultes entrent plus tard dans l'âge adulte. [...]

Quels sont donc les indices d'une crise, voire une disparition, de l'âge adulte ? D'abord, il faut mentionner l'apparition de nouveaux âges de la vie – avant et après l'âge adulte – qui viennent en quelque sorte concurrencer cet âge: une adolescence interminable, quinze ans à peu près, et un « âge senior », où l'on est âgé tout en étant jeune (dès lors qu'on est débarrassé des contraintes professionnelles et parentales et qu'on jouit d'un niveau de vie correct).

Dans l'entre-deux, la période de l'âge adulte est de plus en plus réduite. C'est un temps où il faut tout mener de front: enfants, carrière, amours… On se doit d'être performant dans tous les domaines, ce qui crée une vie harassée. [...] L'âge adulte fait peur.

Autre phénomène, reflet de l'air du temps: les sociétés traditionnelles étaient structurées par le passé; les grands ancêtres avaient donné tout ce qui vaut: normes, lois, valeurs, modes de vie… Le but de l'existence était donc de vieillir, d'être fidèle à cet héritage qui nous constitue. Il n'était surtout pas question d'innover, de rajeunir, mais de répéter, réitérer, en évacuant la jeunesse le plus vite possible. En revanche, nos sociétés sont structurées par l'avenir. La génération qui incarne la valeur dans le présent est donc l'enfance ou la jeunesse, qui sont, dans le présent, l'avenir. Nous avons mis en place une dévalorisation et de la vieillesse et de l'âge adulte, à partir de l'idée que l'homme doit toujours être perfectible, toujours pouvoir mieux faire (pensons à la fameuse mention des carnets scolaires: « Peut mieux faire »). Dès lors, l'idée d'accomplissement devient suspecte. S'accomplir, c'est « être fait », être mort. Il faudrait toujours être en projet, en avancement.

Troisième raison qui peut conduire à penser qu'il y a une crise de l'âge adulte, et cette troisième raison nous immunisera contre toute nostalgie. En 1896, Léon Bourgeois, grand nom du solidarisme 1 de la III e République, réfléchissait sur la réforme de l'enseignement secondaire. Son postulat est que l'enseignement secondaire doit produire des « adultes ». Or qu'est-ce qu'un adulte, se demande-t-il ? Un soldat, un père de famille, un citoyen. Dans cette définition, il manque quelque chose, ou plutôt quelqu'un: la femme. Car, à cette époque, la femme n'est pas envisagée comme adulte. [...]

À quel âge vous êtes-vous senti adultes ? Personne ne dira 18 ans ! On entre dans l'âge adulte, mais on n'est pas adulte. On ne se sent pas adulte dans son for intérieur. Nous sommes entrés dans l'âge adulte, mais nous sommes tous déçus par rapport à notre idéal. Il s'agit d'un processus, d'une « maturescence », selon l'expression de Claudine Attias-Donfut.

Comment définir ce processus ? Il peut se définir par trois mots: expérience, responsabilité, authenticité ou autonomie. Adulte, on se reconnaît davantage d'expérience, conçue comme la capacité de faire face à ce que l'on n'a pas encore expérimenté. Par exemple, dans une ville inconnue: un adulte fera l'admiration de ses enfants parce qu'il sait se retrouver grâce à une carte, mais il sait se retrouver parce qu'il s'est déjà perdu. Or, on voudrait, lorsqu'on est parent, transmettre l'expérience à nos enfants, ce qui n'est pas possible. L'expérience ne se transmet pas. On peut transmettre des expériences, on ne peut pas transmettre l'expérience. L'expérience est une conquête individuelle. On voudrait à toute force protéger nos enfants de l'échec, des traumatismes. Or, les échecs, les traumatismes, c'est ce qui nous forme, nous fait devenir adultes. Donc, ne protégeons pas trop nos enfants ! Ou bien protégeons nos enfants d'une trop grande protection.

Deuxième idée, la responsabilité pour autrui. On a tous en tête, en tant qu'adultes, des gens qui ont compté pour nous, qui nous ont mis le pied à l'étrier, qui nous ont fait confiance… Être adulte, c'est se dire que c'est notre tour. Ce n'est pas une responsabilité de ses actes, mais, comme dit Emmanuel Lévinas, une « responsabilité pour autrui ».

Enfin, l'autonomie ou authenticité: une fois que l'on s'est réconcilié avec le monde ( cf. l'expérience) et avec les autres ( cf. la responsabilité), on peut se réconcilier avec soi-même. Ce n'est pas s'aimer, au sens de la complaisance, mais savoir que tout n'est plus possible et, pour autant, continuer à produire des projets.

(808 mots)

1 Léon Bourgeois, homme politique de la III e République, fut le théoricien du solidarisme, courant politique qui pose les bases d'une société solidaire contre les inégalités sociales. Pour L. Bourgeois « l'homme isolé n'existe pas » et les souffrances des uns se répercutent inévitablement sur les autres.

Contraction

Vous résumerez ce texte en 202 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 182 et au plus 222 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Nombre de mots: (objectif: entre 182 et 222 mots)

Comparez votre contraction avec la proposition de correction ci-dessous.

Exercice 2.A - Essai

A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.

Pierre-Henri Tavoillot, « Âges de la vie, la crise de l'âge adulte » dans L'École des parents 2013/1 (n°600), Éduquer les adultes de demain, 2013.

Il me semble que, plus qu'une crise, nous assistons à une reconfiguration de l'âge adulte, qui va de pair avec un brouillage des âges. Les enfants veulent grandir et sortent de l'enfance de plus en plus tôt; les adultes entrent plus tard dans l'âge adulte. [...]

Quels sont donc les indices d'une crise, voire une disparition, de l'âge adulte ? D'abord, il faut mentionner l'apparition de nouveaux âges de la vie – avant et après l'âge adulte – qui viennent en quelque sorte concurrencer cet âge: une adolescence interminable, quinze ans à peu près, et un « âge senior », où l'on est âgé tout en étant jeune (dès lors qu'on est débarrassé des contraintes professionnelles et parentales et qu'on jouit d'un niveau de vie correct).

Dans l'entre-deux, la période de l'âge adulte est de plus en plus réduite. C'est un temps où il faut tout mener de front: enfants, carrière, amours… On se doit d'être performant dans tous les domaines, ce qui crée une vie harassée. [...] L'âge adulte fait peur.

Autre phénomène, reflet de l'air du temps: les sociétés traditionnelles étaient structurées par le passé; les grands ancêtres avaient donné tout ce qui vaut: normes, lois, valeurs, modes de vie… Le but de l'existence était donc de vieillir, d'être fidèle à cet héritage qui nous constitue. Il n'était surtout pas question d'innover, de rajeunir, mais de répéter, réitérer, en évacuant la jeunesse le plus vite possible. En revanche, nos sociétés sont structurées par l'avenir. La génération qui incarne la valeur dans le présent est donc l'enfance ou la jeunesse, qui sont, dans le présent, l'avenir. Nous avons mis en place une dévalorisation et de la vieillesse et de l'âge adulte, à partir de l'idée que l'homme doit toujours être perfectible, toujours pouvoir mieux faire (pensons à la fameuse mention des carnets scolaires: « Peut mieux faire »). Dès lors, l'idée d'accomplissement devient suspecte. S'accomplir, c'est « être fait », être mort. Il faudrait toujours être en projet, en avancement.

Troisième raison qui peut conduire à penser qu'il y a une crise de l'âge adulte, et cette troisième raison nous immunisera contre toute nostalgie. En 1896, Léon Bourgeois, grand nom du solidarisme 1 de la III e République, réfléchissait sur la réforme de l'enseignement secondaire. Son postulat est que l'enseignement secondaire doit produire des « adultes ». Or qu'est-ce qu'un adulte, se demande-t-il ? Un soldat, un père de famille, un citoyen. Dans cette définition, il manque quelque chose, ou plutôt quelqu'un: la femme. Car, à cette époque, la femme n'est pas envisagée comme adulte. [...]

À quel âge vous êtes-vous senti adultes ? Personne ne dira 18 ans ! On entre dans l'âge adulte, mais on n'est pas adulte. On ne se sent pas adulte dans son for intérieur. Nous sommes entrés dans l'âge adulte, mais nous sommes tous déçus par rapport à notre idéal. Il s'agit d'un processus, d'une « maturescence », selon l'expression de Claudine Attias-Donfut.

Comment définir ce processus ? Il peut se définir par trois mots: expérience, responsabilité, authenticité ou autonomie. Adulte, on se reconnaît davantage d'expérience, conçue comme la capacité de faire face à ce que l'on n'a pas encore expérimenté. Par exemple, dans une ville inconnue: un adulte fera l'admiration de ses enfants parce qu'il sait se retrouver grâce à une carte, mais il sait se retrouver parce qu'il s'est déjà perdu. Or, on voudrait, lorsqu'on est parent, transmettre l'expérience à nos enfants, ce qui n'est pas possible. L'expérience ne se transmet pas. On peut transmettre des expériences, on ne peut pas transmettre l'expérience. L'expérience est une conquête individuelle. On voudrait à toute force protéger nos enfants de l'échec, des traumatismes. Or, les échecs, les traumatismes, c'est ce qui nous forme, nous fait devenir adultes. Donc, ne protégeons pas trop nos enfants ! Ou bien protégeons nos enfants d'une trop grande protection.

Deuxième idée, la responsabilité pour autrui. On a tous en tête, en tant qu'adultes, des gens qui ont compté pour nous, qui nous ont mis le pied à l'étrier, qui nous ont fait confiance… Être adulte, c'est se dire que c'est notre tour. Ce n'est pas une responsabilité de ses actes, mais, comme dit Emmanuel Lévinas, une « responsabilité pour autrui ».

Enfin, l'autonomie ou authenticité: une fois que l'on s'est réconcilié avec le monde ( cf. l'expérience) et avec les autres ( cf. la responsabilité), on peut se réconcilier avec soi-même. Ce n'est pas s'aimer, au sens de la complaisance, mais savoir que tout n'est plus possible et, pour autant, continuer à produire des projets.

(808 mots)

1 Léon Bourgeois, homme politique de la III e République, fut le théoricien du solidarisme, courant politique qui pose les bases d'une société solidaire contre les inégalités sociales. Pour L. Bourgeois « l'homme isolé n'existe pas » et les souffrances des uns se répercutent inévitablement sur les autres.

Essai

Selon vous, la bonne éducation consiste-t-elle à suivre les modèles du passé ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur les chapitres XI à XXIV de Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Comparez votre essai avec la proposition de correction ci-dessous.

Exercice 2.B - Contraction de texte

B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine

B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Jean-François Dortier, Humains mode d'emploi, 2009.

5 La quête de reconnaissance et le souci de paraître ont été perçus par plusieurs philosophes comme faisant partie des mobiles fondamentaux qui guident nos vies. Pour Jean-Jacques Rousseau, la recherche de « considération » est à la fois l'un des plus puissants mobiles personnels et un ciment de la vie en groupe. « Chacun commença à regarder les autres et à vouloir être regardé soi-même », écrit-il dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755). Adam Smith, le père de l'économie politique, a également compris que le besoin de reconnaissance est « le désir le plus ardent de l'âme humaine ». Dans sa Théorie des sentiments moraux (1759), moins connue que La Richesse des Nations, il note que « les hommes ont souvent renoncé volontairement à la vie, pour acquérir, après leur mort, une renommée dont ils ne pouvaient plus jouir ». On retrouve chez le philosophe Hegel cette même thématique. Dans un fameux chapitre de La Phénoménologie de l'esprit (1807), consacré à la « dialectique du maître et de l'esclave », il décrit la lutte à mort que se livrent entre eux les hommes pour obtenir la « reconnaissance ». Celui qui deviendra le maître est celui qui est « prêt à perdre sa vie pour gagner la renommée ».

20 Longtemps passée inaperçue, l'idée centrale de la reconnaissance sera reprise et développée par quelques penseurs contemporains. Le philosophe Tzvetan Todorov soutient dans La Vie commune une proposition simple: une des motivations principales de l'existence humaine réside dans le désir d'être « reconnu par autrui ».

De ce postulat, plusieurs conséquences sociales, psychologiques et morales découlent. Tout d'abord, si l'un des ressorts principaux de nos existences vise la reconnaissance d'autrui, il en résulte une incomplétude fondatrice de l'être humain qui a toujours besoin de l'autre pour « exister ». La Rochefoucauld l'avait dit à sa manière: « Si l'aiguillon principal de l'activité humaine n'est pas le désir de biens matériels, de la satisfaction égoïste, mais aspiration à la gloire et aux honneurs, comment pourrait-on se passer des autres, qui sont leurs seuls pourvoyeurs possibles ? » ( Maximes et réflexions diverses, 1664). Le besoin de « reconnaissance » − entendu comme la quête de l'estime publique − suppose une dépendance à l'égard d'autrui qui est constitutive de la nature humaine et ne peut donc se satisfaire de la vie solitaire.

30 Il n'est pas un domaine de l'activité humaine qui échappe à cette quête de reconnaissance. Qu'il s'agisse du sport, de l'économie, des arts, de la politique, des sciences, et même le jardinage ou la collection de timbres, tous ont leur hiérarchie de prestige et leur mode de distinction, où il est possible de se mettre en valeur et de récolter titres, honneurs, médailles, félicitations et autres caresses symboliques qui ont pour vertu de flatter l' ego.

35 Une autre façon de rechercher la reconnaissance relève, non de la distinction personnelle, mais, au contraire, de l'appartenance à un groupe. « Si je n'ai rien dont je puisse être fier, dans ma vie à moi », écrit T. Todorov, « je m'attache d'autant plus d'acharnement à prouver ou à défendre la bonne renommée de ma nation ou de ma famille religieuse ». On reconnaît là une motivation de supporter, qui se valorise à travers la gloire de son équipe ou son champion. L'idolâtrie relève d'une stratégie de substitution qui consiste à accepter de vivre dans l'ombre d'une idole ou d'un groupe en escomptant recevoir une part de gloire du fait de sa proximité avec lui.

45 Ceux qui ne parviennent pas à se faire admirer dans un milieu donné, ont tendance à se forger des « reconnaissances de substitution ». […] La provocation, l'extravagance, le conflit tapageur aura pour but d'attirer les regards d'un autre public pour se mettre en valeur.

Les possibilités ne s'arrêtent pas là. La recherche de prestige peut se réaliser à travers d'une « reconnaissance illusoire »: celle du vantard ou du mythomane qui s'invente de faux titres de gloire; il y a aussi l'orgueil qui est une forme de culte solitaire de sa propre valeur lorsque l'on ne parvient pas à être reconnu par les autres. Il y a encore la tactique de la victime qui veut attirer l'attention sur elle en étalant ses malheurs ou ses maladies. En 50 psychiatrie, on appelle cela le syndrome de Münchausen, une des pathologies du désir de reconnaissance.

(740 mots)

Contraction

Vous résumerez ce texte en 185 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 167 et au plus 203 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Essai

Toutes les actions humaines peuvent-elles s'expliquer par le besoin d'être reconnu par les autres ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur Les Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Contraction

Vous résumerez ce texte en 185 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 167 et au plus 203 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Contraction terminée. Consultez la solution proposee pour comparer votre travail.

Exercice 2.B - Essai

B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine

B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Jean-François Dortier, Humains mode d'emploi, 2009.

5 La quête de reconnaissance et le souci de paraître ont été perçus par plusieurs philosophes comme faisant partie des mobiles fondamentaux qui guident nos vies. Pour Jean-Jacques Rousseau, la recherche de « considération » est à la fois l'un des plus puissants mobiles personnels et un ciment de la vie en groupe. « Chacun commença à regarder les autres et à vouloir être regardé soi-même », écrit-il dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755). Adam Smith, le père de l'économie politique, a également compris que le besoin de reconnaissance est « le désir le plus ardent de l'âme humaine ». Dans sa Théorie des sentiments moraux (1759), moins connue que La Richesse des Nations, il note que « les hommes ont souvent renoncé volontairement à la vie, pour acquérir, après leur mort, une renommée dont ils ne pouvaient plus jouir ». On retrouve chez le philosophe Hegel cette même thématique. Dans un fameux chapitre de La Phénoménologie de l'esprit (1807), consacré à la « dialectique du maître et de l'esclave », il décrit la lutte à mort que se livrent entre eux les hommes pour obtenir la « reconnaissance ». Celui qui deviendra le maître est celui qui est « prêt à perdre sa vie pour gagner la renommée ».

20 Longtemps passée inaperçue, l'idée centrale de la reconnaissance sera reprise et développée par quelques penseurs contemporains. Le philosophe Tzvetan Todorov soutient dans La Vie commune une proposition simple: une des motivations principales de l'existence humaine réside dans le désir d'être « reconnu par autrui ».

De ce postulat, plusieurs conséquences sociales, psychologiques et morales découlent. Tout d'abord, si l'un des ressorts principaux de nos existences vise la reconnaissance d'autrui, il en résulte une incomplétude fondatrice de l'être humain qui a toujours besoin de l'autre pour « exister ». La Rochefoucauld l'avait dit à sa manière: « Si l'aiguillon principal de l'activité humaine n'est pas le désir de biens matériels, de la satisfaction égoïste, mais aspiration à la gloire et aux honneurs, comment pourrait-on se passer des autres, qui sont leurs seuls pourvoyeurs possibles ? » ( Maximes et réflexions diverses, 1664). Le besoin de « reconnaissance » − entendu comme la quête de l'estime publique − suppose une dépendance à l'égard d'autrui qui est constitutive de la nature humaine et ne peut donc se satisfaire de la vie solitaire.

30 Il n'est pas un domaine de l'activité humaine qui échappe à cette quête de reconnaissance. Qu'il s'agisse du sport, de l'économie, des arts, de la politique, des sciences, et même le jardinage ou la collection de timbres, tous ont leur hiérarchie de prestige et leur mode de distinction, où il est possible de se mettre en valeur et de récolter titres, honneurs, médailles, félicitations et autres caresses symboliques qui ont pour vertu de flatter l' ego.

35 Une autre façon de rechercher la reconnaissance relève, non de la distinction personnelle, mais, au contraire, de l'appartenance à un groupe. « Si je n'ai rien dont je puisse être fier, dans ma vie à moi », écrit T. Todorov, « je m'attache d'autant plus d'acharnement à prouver ou à défendre la bonne renommée de ma nation ou de ma famille religieuse ». On reconnaît là une motivation de supporter, qui se valorise à travers la gloire de son équipe ou son champion. L'idolâtrie relève d'une stratégie de substitution qui consiste à accepter de vivre dans l'ombre d'une idole ou d'un groupe en escomptant recevoir une part de gloire du fait de sa proximité avec lui.

45 Ceux qui ne parviennent pas à se faire admirer dans un milieu donné, ont tendance à se forger des « reconnaissances de substitution ». […] La provocation, l'extravagance, le conflit tapageur aura pour but d'attirer les regards d'un autre public pour se mettre en valeur.

Les possibilités ne s'arrêtent pas là. La recherche de prestige peut se réaliser à travers d'une « reconnaissance illusoire »: celle du vantard ou du mythomane qui s'invente de faux titres de gloire; il y a aussi l'orgueil qui est une forme de culte solitaire de sa propre valeur lorsque l'on ne parvient pas à être reconnu par les autres. Il y a encore la tactique de la victime qui veut attirer l'attention sur elle en étalant ses malheurs ou ses maladies. En 50 psychiatrie, on appelle cela le syndrome de Münchausen, une des pathologies du désir de reconnaissance.

(740 mots)

Contraction

Vous résumerez ce texte en 185 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 167 et au plus 203 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Essai

Toutes les actions humaines peuvent-elles s'expliquer par le besoin d'être reconnu par les autres ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur Les Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Essai

Toutes les actions humaines peuvent-elles s'expliquer par le besoin d'être reconnu par les autres ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur Les Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Essai termine. Consultez la solution proposee pour comparer votre argumentation.

Exercice 2.C - Contraction de texte

C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.

Thierry Benoit, Idées reçues sur l'égalité entre les femmes et les hommes, 2016.

Avec la succession de nombreuses lois en faveur des droits des femmes, mais aussi de l'évolution des mœurs, de la liberté des femmes dans notre société, certains hommes expriment le sentiment qu'il n'y en « aurait » plus que pour les femmes. Celles-ci détiendraient tous les pouvoirs aussi bien dans la vie privée, professionnelle ou publique. 5 Ceux qui expriment cette idée reçue le font au mépris de toutes les statistiques et chiffres qui démontrent qu'il y a peu de domaines où les femmes sont à égalité avec les hommes. En effet, l'un des rares avantages qu'elles peuvent revendiquer par rapport à la gent masculine est le fait de vivre plus longtemps, et, ce, partout dans le monde. Pour le reste, les inégalités sont systématiquement en leur « faveur ».

10 Nous sommes donc plus dans le cadre d'un ressenti qui mérite d'être analysé. Pourquoi les hommes perçoivent-ils une inégalité alors que la domination masculine continue à s'exercer dans l'ensemble des champs de la société ?

L'idée reçue de la femme exerçant un pouvoir occulte derrière l'homme en lui laissant l'apparence du pouvoir reste très présente dans les esprits. D'ailleurs, l'expression populaire 15 « C'est elle qui porte la culotte ! » illustre bien cette idée. Pour légitimer une domination masculine ancestrale, certains expliquent aussi qu'il s'agit simplement d'une répartition des rôles. La femme gère l'intérieur (le foyer) en installant un matriarcat et ainsi partagerait le pouvoir avec l'homme; celui-ci s'occuperait de l'extérieur. Pour la philosophe et historienne 20 Geneviève Fraisse ( Les Deux Gouvernements: la famille et la Cité, 2000), « cette séparation des sphères domestique et publique est avant tout une séparation des gouvernements, gouvernement domestique et gouvernement politique. » Jean-Jacques Rousseau dans le Contrat social pose la dissociation entre domestique et politique, entre la famille et la Cité. 25 Cette séparation signe la fin d'une comparaison quant à l'exercice du pouvoir car l'extérieur, donc le politique, géré par les hommes englobe la sphère domestique et légifère sur celle-ci. […]

Désormais, des femmes, encore largement minoritaires, exercent des pouvoirs que ce soit en politique ou au travail, et l'arrivée de celles-ci fragilise certains hommes qui se sentent menacés. 30 Ils vivent cette situation comme une incursion dans leur domaine réservé et les femmes deviennent alors des adversaires. Si les femmes considèrent cette ascension juste et normale, elles ne se positionnent pas, pour la plupart, en concurrence. Les hommes et les femmes ont-ils donc la même vision de l'égalité ? Certainement pas, les perceptions 35 des hommes et des femmes demeurent très différentes. Principalement car l'éducation des filles se situe beaucoup moins dans un esprit de performance et de compétition. Mais que les hommes se rassurent, cette idée reçue des femmes exerçant le « vrai » pouvoir est encore loin d'être une réalité !

S'il est exact que certaines femmes « extrémistes » reprochent aux hommes leur domination et les culpabilisent en permanence sur une « faute originelle » qu'ils devraient 40 en quelque sorte expier, il ne s'agit pas, loin de là, de la majorité des femmes. La domination masculine existe, c'est un fait historique et sociologique que l'on ne peut contester et il faut, ensemble, femmes et hommes, avancer vers un même objectif: l'égalité et la justice.

Mais lorsque certains hommes énoncent cette idée reçue que les femmes rendent les 45 hommes fragiles à force de les culpabiliser, ils expriment un ressenti lié bien souvent à une incompréhension de nouvelles postures des femmes dans la société. En effet, l'exigence des femmes vis-à-vis des hommes a changé et ceux-ci ne comprennent pas toujours certaines attitudes. […]

Il convient, cependant, de faire confiance aux hommes de bonne volonté dans notre 50 société. De nombreux hommes sont pour l'égalité des sexes et ne se sentent pas fragilisés ou diminués, bien au contraire. Ils ont pris conscience de l'ampleur des problèmes et du fait que la société ne peut plus exclure les femmes, ils sont prêts et luttent déjà avec les femmes dans ce sens. 55 La difficulté est peut-être de le faire savoir et de l'exprimer, ce qui n'est pas si simple car beaucoup, femmes et hommes, pensent encore que l'égalité se fait au détriment d'un sexe ou de l'autre.

Si l'on veut vivre, femmes et hommes, dans une démocratie digne de ce nom, c'est ensemble que nous devons agir pour une réelle égalité, sans exclure, sans culpabiliser et sans diminuer l'autre.

(755 mots)

Contraction

Vous résumerez ce texte en 189 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 170 et au plus 208 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Essai

Pourquoi une réelle égalité entre tous les membres d'une société doit-elle passer par la lutte contre les idées reçues ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Contraction

Vous résumerez ce texte en 189 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 170 et au plus 208 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Exercice 2.C - Essai

Essai

Pourquoi une réelle égalité entre tous les membres d'une société doit-elle passer par la lutte contre les idées reçues ?

C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.

Thierry Benoit, Idées reçues sur l'égalité entre les femmes et les hommes, 2016.

Avec la succession de nombreuses lois en faveur des droits des femmes, mais aussi de l'évolution des mœurs, de la liberté des femmes dans notre société, certains hommes expriment le sentiment qu'il n'y en « aurait » plus que pour les femmes. Celles-ci détiendraient tous les pouvoirs aussi bien dans la vie privée, professionnelle ou publique. 5 Ceux qui expriment cette idée reçue le font au mépris de toutes les statistiques et chiffres qui démontrent qu'il y a peu de domaines où les femmes sont à égalité avec les hommes. En effet, l'un des rares avantages qu'elles peuvent revendiquer par rapport à la gent masculine est le fait de vivre plus longtemps, et, ce, partout dans le monde. Pour le reste, les inégalités sont systématiquement en leur « faveur ».

10 Nous sommes donc plus dans le cadre d'un ressenti qui mérite d'être analysé. Pourquoi les hommes perçoivent-ils une inégalité alors que la domination masculine continue à s'exercer dans l'ensemble des champs de la société ?

L'idée reçue de la femme exerçant un pouvoir occulte derrière l'homme en lui laissant l'apparence du pouvoir reste très présente dans les esprits. D'ailleurs, l'expression populaire 15 « C'est elle qui porte la culotte ! » illustre bien cette idée. Pour légitimer une domination masculine ancestrale, certains expliquent aussi qu'il s'agit simplement d'une répartition des rôles. La femme gère l'intérieur (le foyer) en installant un matriarcat et ainsi partagerait le pouvoir avec l'homme; celui-ci s'occuperait de l'extérieur. Pour la philosophe et historienne 20 Geneviève Fraisse ( Les Deux Gouvernements: la famille et la Cité, 2000), « cette séparation des sphères domestique et publique est avant tout une séparation des gouvernements, gouvernement domestique et gouvernement politique. » Jean-Jacques Rousseau dans le Contrat social pose la dissociation entre domestique et politique, entre la famille et la Cité. 25 Cette séparation signe la fin d'une comparaison quant à l'exercice du pouvoir car l'extérieur, donc le politique, géré par les hommes englobe la sphère domestique et légifère sur celle-ci. […]

Désormais, des femmes, encore largement minoritaires, exercent des pouvoirs que ce soit en politique ou au travail, et l'arrivée de celles-ci fragilise certains hommes qui se sentent menacés. 30 Ils vivent cette situation comme une incursion dans leur domaine réservé et les femmes deviennent alors des adversaires. Si les femmes considèrent cette ascension juste et normale, elles ne se positionnent pas, pour la plupart, en concurrence. Les hommes et les femmes ont-ils donc la même vision de l'égalité ? Certainement pas, les perceptions 35 des hommes et des femmes demeurent très différentes. Principalement car l'éducation des filles se situe beaucoup moins dans un esprit de performance et de compétition. Mais que les hommes se rassurent, cette idée reçue des femmes exerçant le « vrai » pouvoir est encore loin d'être une réalité !

S'il est exact que certaines femmes « extrémistes » reprochent aux hommes leur domination et les culpabilisent en permanence sur une « faute originelle » qu'ils devraient 40 en quelque sorte expier, il ne s'agit pas, loin de là, de la majorité des femmes. La domination masculine existe, c'est un fait historique et sociologique que l'on ne peut contester et il faut, ensemble, femmes et hommes, avancer vers un même objectif: l'égalité et la justice.

Mais lorsque certains hommes énoncent cette idée reçue que les femmes rendent les 45 hommes fragiles à force de les culpabiliser, ils expriment un ressenti lié bien souvent à une incompréhension de nouvelles postures des femmes dans la société. En effet, l'exigence des femmes vis-à-vis des hommes a changé et ceux-ci ne comprennent pas toujours certaines attitudes. […]

Il convient, cependant, de faire confiance aux hommes de bonne volonté dans notre 50 société. De nombreux hommes sont pour l'égalité des sexes et ne se sentent pas fragilisés ou diminués, bien au contraire. Ils ont pris conscience de l'ampleur des problèmes et du fait que la société ne peut plus exclure les femmes, ils sont prêts et luttent déjà avec les femmes dans ce sens. 55 La difficulté est peut-être de le faire savoir et de l'exprimer, ce qui n'est pas si simple car beaucoup, femmes et hommes, pensent encore que l'égalité se fait au détriment d'un sexe ou de l'autre.

Si l'on veut vivre, femmes et hommes, dans une démocratie digne de ce nom, c'est ensemble que nous devons agir pour une réelle égalité, sans exclure, sans culpabiliser et sans diminuer l'autre.

(755 mots)

Contraction

Vous résumerez ce texte en 189 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 170 et au plus 208 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.

Essai

Pourquoi une réelle égalité entre tous les membres d'une société doit-elle passer par la lutte contre les idées reçues ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

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