Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie jour 1 - Remplacement 2026
Thème : L'histoire et les mémoires du génocide des Juifs et des Tsiganes · Tiré du sujet Jour 1 - Remplacement (2026)
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Dissertation 2
Transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes: objectifs et moyens.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes : objectifs et moyens.
Réponse : Une dissertation complète doit comporter une introduction problématisée, un développement structuré en 2 ou 3 parties équilibrées illustrées d'exemples précis, et une conclusion récapitulative ouvrant sur les défis contemporains. Introduction : - Accroche : Disparition progressive des derniers rescapés (Simone Veil, Marceline Loridan-Ivens) et passage de la mémoire vivante à l'histoire. - Définition des termes : La Shoah (extermination de 6 millions de Juifs) et le Samudaripen / Porajmos (extermination de 250 000 à 500 000 Tsiganes) perpétrés par l'Allemagne nazie et ses collaborateurs. Les objectifs (rendre justice, lutter contre l'oubli et le négationnisme, former des citoyens éclairés) et les moyens (témoignages, procès, lieux de mémoire, programmes scolaires, arts). - Problématique : Quels sont les finalités et les instruments mobilisés pour faire vivre et transmettre les mémoires de ces génocides, alors même que l'écart temporel et la disparition des témoins obligent à renouveler les vecteurs de la transmission ? - Annonce du plan : 1. Les objectifs de la transmission : entre justice, réparation et devoir civique. 2. Une diversité de moyens mobilisés au fil du temps : des témoins aux politiques mémorielles. 3. Les limites, concurrences mémorielles et défis actuels de cette transmission. Axe 1 – Les objectifs fondamentaux de la transmission : - Objectif de vérité historique et de justice : Juger les criminels, documenter les crimes et réparer symboliquement (procès de Nuremberg, procès Eichmann à Jérusalem en 1961, procès Klaus Barbie à Lyon en 1987). - Objectif moral et mémoriel (« Plus jamais ça ») : Rendre leur dignité aux victimes, lutter contre le négationnisme et l'antisémitisme/antitsiganisme. - Objectif civique et pédagogique : Éduquer les jeunes générations aux valeurs démocratiques, aux droits de l'homme et à la vigilance critique face aux discriminations. Axe 2 – Une pluralité d'acteurs et de moyens pour transmettre : - La parole des témoins et la littérature testimoniale : Récits de Primo Levi (*Si c'est un homme*), Elie Wiesel (*La Nuit*), témoignages oraux enregistrés (Fondation Shoah de Steven Spielberg). - L'action des États et des institutions internationales : Lois mémorielles (loi Gayssot en France en 1990), reconnaissance officielle des responsabilités d'État (discours du Vel d'Hiv par Jacques Chirac en 1995), journées internationales de commémoration (27 janvier pour la Shoah, 2 août pour le génocide des Roms et Sinti). - Les lieux de mémoire et les musées : Mémorial de la Shoah à Paris, musée d'Auschwitz-Birkenau, Yad Vashem à Jérusalem, mémorial aux Roms et Sinti assassinés inauguré à Berlin en 2012. - Le rôle du cinéma et des arts : Documentaires majeurs (*Shoah* de Claude Lanzmann, 1985 ; *Nuit et Brouillard* d'Alain Resnais, 1956) et fictions de vulgarisation (*La Liste de Schindler*, *Liberté* de Tony Gatlif sur les Tsiganes). Axe 3 – Asymétries mémorielles, limites et défis actuels : - Une reconnaissance très inégale : La mémoire de la Shoah s'impose progressivement à partir des années 1960-1970 (procès Eichmann, travaux de Raul Hilberg et de Robert Paxton, action de Serge et Beate Klarsfeld). La mémoire du génocide des Tsiganes reste longtemps occultée : les populations concernées sont marginalisées et ont une tradition surtout orale, et la persécution est longtemps présentée comme une mesure « contre l'asocialité ». La reconnaissance officielle est tardive : en RFA par le chancelier Helmut Schmidt en 1982 ; en France, l'internement des « nomades » dans des camps comme Montreuil-Bellay n'est reconnu par François Hollande qu'en 2016. - Concurrences et instrumentalisations : Risque de concurrence des mémoires entre groupes victimes, usages politiques de la mémoire, débats sur les lois mémorielles (pétition « Liberté pour l'histoire », 2005). - La persistance du négationnisme : Robert Faurisson, déclarations de Jean-Marie Le Pen sur le « détail », diffusion de thèses négationnistes et complotistes sur Internet. - L'ère post-témoins : Les derniers rescapés disparaissent. Il faut donc relayer leur parole par l'enseignement, les archives numériques, les témoignages filmés, les voyages scolaires à Auschwitz, le Concours national de la Résistance et de la Déportation, ou les « Stolpersteine » (pavés de mémoire). Conclusion : - Bilan : Transmettre ces mémoires vise à la fois à rendre justice aux victimes, à établir la vérité contre le négationnisme et à former des citoyens vigilants. Les moyens se sont diversifiés : témoignages, procès, lois, lieux de mémoire, école et arts. - Nuance : La reconnaissance de ces deux mémoires reste asymétrique, celle des Tsiganes ayant été très tardive. - Ouverture : Dans un monde sans témoins directs, comment maintenir une transmission vivante face à la montée de l'antisémitisme, de l'antitsiganisme et à la désinformation en ligne ? On peut aussi évoquer les autres génocides du XXe siècle, comme celui des Tutsi au Rwanda en 1994.
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