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Sujet du Bac STMG Français 2023 · Métropole

Sujet du Bac STMG de Français 2023, Métropole : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.

Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Exercice 1 - Commentaire de texte · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Objet d'étude: le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle.

Théophile Gautier, La Morte amoureuse, 1836.

Bien qu'on l'ait averti que Clarimonde est un vampire, le narrateur poursuit sa relation avec elle. Toutefois, rendu méfiant, il décide de surveiller ses faits et gestes: il positionne notamment un miroir pour l'observer sans qu'elle s'en doute.

1 Cependant, un soir, je vis dans ma glace, dont elle n'avait pas calculé la perfide position, Clarimonde qui versait une poudre dans la coupe de vin épicé qu'elle avait coutume de préparer après le repas. Je pris la coupe, je feignis d'y porter mes lèvres, et je la posai sur quelque meuble comme pour l'achever plus tard à mon loisir, et,

5 profitant d'un instant où la belle avait le dos tourné, j'en jetai le contenu sous la table; après quoi je me retirai dans ma chambre et je me couchai, bien déterminé à ne pas dormir et à voir ce que tout cela deviendrait. Je n'attendis pas longtemps; Clarimonde entra en robe de nuit et, s'étant débarrassée de ses voiles, s'allongea dans le lit auprès de moi. Quand elle se fut bien assurée que je dormais, elle

10 découvrit mon bras et tira une épingle d'or de sa tête; puis elle se mit à murmurer à voix basse:

« Une goutte, rien qu'une petite goutte rouge, un rubis au bout de mon aiguille !... Puisque tu m'aimes encore, il ne faut pas que je meure; Ah ! pauvre amour, ton

15 beau sang d'une couleur pourpre si éclatante, je vais le boire. Dors, mon seul bien; dors, mon dieu, mon enfant; je ne te ferai pas de mal, je ne prendrai de la vie que ce qu'il faudra pour ne pas laisser éteindre la mienne. Si je ne t'aimais pas tant, je pourrais me résoudre à avoir d'autres amants dont je tarirais les veines; mais depuis que je te connais, j'ai tout le monde en horreur... Ah ! le beau bras ! comme il

20 est rond ! comme il est blanc ! Je n'oserai jamais piquer cette jolie veine bleue. » Et, tout en disant cela, elle pleurait, et je sentais pleuvoir ses larmes sur mon bras qu'elle tenait entre ses mains. Enfin elle se décida, me fit une petite piqûre avec son aiguille et se mit à pomper le sang qui en coulait. Quoiqu'elle en eût bu à peine

25 quelques gouttes, la crainte de m'épuiser la prenant, elle m'entoura avec soin le bras d'une petite bandelette après avoir frotté la plaie d'un onguent qui la cicatrisa sur-le-champ.

1 Perfide: trompeuse, traîtresse. 2 Je feignis: je fis semblant. 3 Tarirais: viderais complètement. 4 Onguent: pommade.

Vous ferez le commentaire littéraire de ce texte en vous aidant des pistes suivantes:

Une scène de ruses et de révélations.

Un amour tragique.

Exercice 2.A - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV. Parcours: la bonne éducation.

Texte d'après Philippe Meirieu, « Résister aux algorithmes », L'École des parents, n°638, janvier-février-mars 2021.

Nous avons tous vécu cette expérience: commander un livre ou un DVD sur une plate-forme et, dans les minutes qui suivent, recevoir un courriel « personnel » – « Vous avez aimé…. Vous aimerez... » – nous suggérant d'autres titres, très proches de celui que nous avons commandé. Mais ce qui est tout à fait acceptable pour des adultes en capacité de choisir après avoir exploré différents domaines ne peut, en aucun cas, être considéré comme un modèle éducatif pour nos enfants et nos 5 adolescents. Notre devoir éducatif à leur égard est, tout au contraire, de leur faire découvrir des univers et des œuvres vers lesquels ils ne se seraient pas tournés spontanément et d'élargir ainsi leur palette de choix: « Tu as aimé ce roman 10 policier... Et si tu essayais ce livre d'histoire ou ce recueil de poésies ? »

Les algorithmes à l'œuvre sur la Toile nous facilitent peut-être la vie, mais ils sont surtout efficaces pour orienter et « booster » nos achats ! En réalité, ils font de chacun de nous un « cœur de cible » dont le « profil » est minutieusement construit à partir des données qu'il fournit, l'enrôlant malgré lui dans une gigantesque machine à 15 consommer « toujours plus de la même chose ». Pire, leur objectif est d'identifier nos centres d'intérêt du moment pour mieux nous rabattre vers les objets auxquels nous semblons être le plus réceptifs. De même, au lieu de lui permettre d'exercer son 20 esprit critique en lui proposant des informations nouvelles, précises, argumentées et des points de vue contradictoires, les réseaux sociaux, par leur mode de fonctionnement même, enferment le sujet dans ses croyances et ses certitudes et le poussent à radicaliser ses positions... La liberté de penser suppose au contraire de s'ouvrir au doute et d'aller toujours vers plus d'exigence de précision, de justesse et 25 de vérité.

C'est dire l'importance de notre responsabilité éducative, à nous, parents, enseignants, éducateurs, si nous voulons apprendre à nos adolescents à résister aux manipulations, autrement dit à oser penser par eux-mêmes, conformément à l'idéal des Lumières.

Une tâche infiniment délicate ! En effet, on ne permet pas à un adolescent de 30 penser par lui-même en lui imposant d'abdiquer ses idées et en lui assénant nos propres certitudes. Car ses convictions revêtent bien souvent un caractère identitaire et, en cherchant à les lui arracher, on prend le risque de l'humilier et de le voir se buter en prenant systématiquement le contrepied de ce qu'on lui dit. Il appartient au jeune de faire lui-même le chemin de son émancipation 1, d'accepter l'échange avec autrui pour enrichir son propre point de vue, d'examiner ce dernier au regard de ses 35 nouvelles connaissances, de se poser les questions qui lui permettront de se remettre en cause et, pour finir, d'intérioriser les exigences qui le conduiront à la pensée libre.

Est-ce à dire que nous n'avons rien à faire ? Bien évidemment non ! C'est à nous, en effet, de créer les situations grâce auxquelles l'enfant puis l'adolescent pourra 40 accéder – petit à petit et sans qu'il ose l'avouer tout de suite – au doute et à la pensée critique. À l'école, on pourra, pour cela, développer l'expérimentation scientifique et le travail de fabrication technologique: en se trouvant confronté à la résistance des choses, l'élève – qui ne peut l'imputer 2 à une volonté de lui nuire – 45 comprendra qu'il y a des limites à sa toute-puissance, que la réalité lui impose ses lois et qu'on ne peut agir sur elle qu'en les respectant. Plus encore, il découvrira que celui qui a raison n'est ni le plus fort, ni le plus séducteur, mais celui qui démontre le mieux et peut faire comprendre sa démonstration à toutes et à tous…

Mais on aurait tort, bien sûr, de réserver à l'école ces apprentissages 50 fondamentaux: les parents et tous les éducateurs peuvent, au quotidien, incarner cette vertu fondamentale qu'est la capacité de penser contre soi-même, c'est-à-dire de « penser » tout simplement: avouer qu'on ne sait pas, se mettre en recherche régulièrement, associer l'enfant à cette démarche et l'inviter à s'y engager lui-même, sans cesse, obstinément et sereinement.

Car la sérénité est essentielle en la matière. Accepter de se laisser déstabiliser, 55 entendre des objections, voire des contradictions, suppose d'avoir un environnement suffisamment sécurisant pour ne pas se sentir agressé. Une remise en cause cognitive 3 n'est supportable, en effet, que si l'on bénéficie par ailleurs d'un relatif équilibre affectif. Se laisser convaincre par un argument contradictoire implique de ne pas en être trop personnellement affecté, donc de se savoir respecté, reconnu, 60 estimé par la personne qui vous demande de renoncer à une partie de vous-même.

803 mots

1. Émancipation: libération.

2. Imputer à: ici, interpréter comme.

3. Cognitive: qui concerne l'acquisition des connaissances.

Vous résumerez ce texte en 201 mots en deux ou trois paragraphes. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 181 mots et au plus 221 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2.A - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV. Parcours: la bonne éducation.

Texte d'après Philippe Meirieu, « Résister aux algorithmes », L'École des parents, n°638, janvier-février-mars 2021.

Nous avons tous vécu cette expérience: commander un livre ou un DVD sur une plate-forme et, dans les minutes qui suivent, recevoir un courriel « personnel » – « Vous avez aimé…. Vous aimerez... » – nous suggérant d'autres titres, très proches de celui que nous avons commandé. Mais ce qui est tout à fait acceptable pour des adultes en capacité de choisir après avoir exploré différents domaines ne peut, en aucun cas, être considéré comme un modèle éducatif pour nos enfants et nos 5 adolescents. Notre devoir éducatif à leur égard est, tout au contraire, de leur faire découvrir des univers et des œuvres vers lesquels ils ne se seraient pas tournés spontanément et d'élargir ainsi leur palette de choix: « Tu as aimé ce roman 10 policier... Et si tu essayais ce livre d'histoire ou ce recueil de poésies ? »

Les algorithmes à l'œuvre sur la Toile nous facilitent peut-être la vie, mais ils sont surtout efficaces pour orienter et « booster » nos achats ! En réalité, ils font de chacun de nous un « cœur de cible » dont le « profil » est minutieusement construit à partir des données qu'il fournit, l'enrôlant malgré lui dans une gigantesque machine à 15 consommer « toujours plus de la même chose ». Pire, leur objectif est d'identifier nos centres d'intérêt du moment pour mieux nous rabattre vers les objets auxquels nous semblons être le plus réceptifs. De même, au lieu de lui permettre d'exercer son 20 esprit critique en lui proposant des informations nouvelles, précises, argumentées et des points de vue contradictoires, les réseaux sociaux, par leur mode de fonctionnement même, enferment le sujet dans ses croyances et ses certitudes et le poussent à radicaliser ses positions... La liberté de penser suppose au contraire de s'ouvrir au doute et d'aller toujours vers plus d'exigence de précision, de justesse et 25 de vérité.

C'est dire l'importance de notre responsabilité éducative, à nous, parents, enseignants, éducateurs, si nous voulons apprendre à nos adolescents à résister aux manipulations, autrement dit à oser penser par eux-mêmes, conformément à l'idéal des Lumières.

Une tâche infiniment délicate ! En effet, on ne permet pas à un adolescent de 30 penser par lui-même en lui imposant d'abdiquer ses idées et en lui assénant nos propres certitudes. Car ses convictions revêtent bien souvent un caractère identitaire et, en cherchant à les lui arracher, on prend le risque de l'humilier et de le voir se buter en prenant systématiquement le contrepied de ce qu'on lui dit. Il appartient au jeune de faire lui-même le chemin de son émancipation 1, d'accepter l'échange avec autrui pour enrichir son propre point de vue, d'examiner ce dernier au regard de ses 35 nouvelles connaissances, de se poser les questions qui lui permettront de se remettre en cause et, pour finir, d'intérioriser les exigences qui le conduiront à la pensée libre.

Est-ce à dire que nous n'avons rien à faire ? Bien évidemment non ! C'est à nous, en effet, de créer les situations grâce auxquelles l'enfant puis l'adolescent pourra 40 accéder – petit à petit et sans qu'il ose l'avouer tout de suite – au doute et à la pensée critique. À l'école, on pourra, pour cela, développer l'expérimentation scientifique et le travail de fabrication technologique: en se trouvant confronté à la résistance des choses, l'élève – qui ne peut l'imputer 2 à une volonté de lui nuire – 45 comprendra qu'il y a des limites à sa toute-puissance, que la réalité lui impose ses lois et qu'on ne peut agir sur elle qu'en les respectant. Plus encore, il découvrira que celui qui a raison n'est ni le plus fort, ni le plus séducteur, mais celui qui démontre le mieux et peut faire comprendre sa démonstration à toutes et à tous…

Mais on aurait tort, bien sûr, de réserver à l'école ces apprentissages 50 fondamentaux: les parents et tous les éducateurs peuvent, au quotidien, incarner cette vertu fondamentale qu'est la capacité de penser contre soi-même, c'est-à-dire de « penser » tout simplement: avouer qu'on ne sait pas, se mettre en recherche régulièrement, associer l'enfant à cette démarche et l'inviter à s'y engager lui-même, sans cesse, obstinément et sereinement.

Car la sérénité est essentielle en la matière. Accepter de se laisser déstabiliser, 55 entendre des objections, voire des contradictions, suppose d'avoir un environnement suffisamment sécurisant pour ne pas se sentir agressé. Une remise en cause cognitive 3 n'est supportable, en effet, que si l'on bénéficie par ailleurs d'un relatif équilibre affectif. Se laisser convaincre par un argument contradictoire implique de ne pas en être trop personnellement affecté, donc de se savoir respecté, reconnu, 60 estimé par la personne qui vous demande de renoncer à une partie de vous-même.

803 mots

1. Émancipation: libération.

2. Imputer à: ici, interpréter comme.

3. Cognitive: qui concerne l'acquisition des connaissances.

Essai: La « bonne éducation » est-elle celle qui apprend à douter, à remettre en question ses certitudes ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2.B - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

B — La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte d'après Anne-Marie Lecoq, article « Physiognomonie », Encyclopædia Universalis.

B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte d'après Anne-Marie Lecoq, article « Physiognomonie », Encyclopædia Universalis.

La physiognomonie se proposait autrefois de lire à coup sûr, dans les traits permanents du visage et du corps, les dispositions naturelles, les mœurs, le caractère. Elle se présentait comme « l'art de connaître les hommes » et notamment de percer à jour les méchants en dépit de leur dissimulation. Elle intéressait donc, outre tout un chacun, les ancêtres du psychologue, le philosophe et le médecin.

L'évolution des connaissances dans les domaines de l'anatomie, de la physiologie, du psychisme a peu à peu ruiné ses appuis scientifiques. Cela ne l'empêche pourtant pas de survivre et souvent sous sa forme la plus inquiétante: le racisme n'a pas manqué d'y avoir recours. On la retrouve dans des magazines féminins par exemple qui, dans la lignée du sâr Péladan, auteur d'un Art de choisir sa femme d'après la physionomie, fournissent des conseils pour reconnaître, d'après la bouche ou les sourcils, le ou la partenaire à rechercher ou à éviter. Plus sérieusement, elle reste utilisée, sous le nom de « morphopsychologie », avec d'autres références et un vocabulaire modernisé, dans les pratiques de recrutement et elle est enseignée dans des écoles de commerce où l'on veut apprendre à mieux « cerner » le client potentiel. La physiognomonie fait partie intégrante de l'histoire des idées et a joué un rôle important dans la création littéraire et artistique.

Le premier peintre de Louis XIV s'est intéressé à la physiognomonie traditionnelle, sur laquelle il donna une conférence devant l'Académie royale de peinture et sculpture en 1671. Le Brun cherchait à la fois à repérer les traits distinctifs opposant la face humaine au faciès animal (il pensera les trouver dans l'inclinaison des yeux, la direction du regard et le froncement du sourcil) et le moyen de mesurer le degré d'animalité (ou au contraire d'humanité, c'est-à-dire d'« élévation d'esprit ») des visages humains. Selon lui, les mêmes indices permettaient de reconnaître, chez les animaux d'abord et ensuite chez les hommes, cruauté, voracité, force, audace, intelligence, ruse, et leurs contraires. Ses travaux sur l'expression connurent un succès immédiat. Au XVIIe siècle en effet, une nouvelle branche de l'« art de connaître les hommes » se constitue à côté de la physiognomonie traditionnelle: l'étude des « passions de l'âme » et de la manière dont elles modifient le visage (pathognomonie). À l'époque des Lumières, la physiognomonie traditionnelle devient suspecte. On ne croit plus à l'existence de règles sûres pour connaître les hommes du premier coup d'œil: les traits de physionomie sont mêlés et confus, la contradiction est même possible entre l'être intime et l'apparence. En revanche, on estime que la pathognomonie, qui étudie les signes des passions, est une science authentique et légitime. On reprend les expressions de Le Brun, on s'intéresse au jeu des acteurs.

La fin du XVIIIe siècle voit la résurgence de la physiognomonie. L'ouvrage de Lavater, Essai sur la physiognomonie, est tout entier fondé sur une conviction religieuse: Dieu connaît le cœur et l'âme des hommes. En cela, l'homme doit imiter le Créateur et donc s'efforcer de connaître les autres hommes, en utilisant le moyen suprême de toute connaissance: les sens. Lavater postule en effet l'harmonie entre la beauté morale et la beauté physique. La vertu embellit, le vice enlaidit. Les signes les plus importants apparaissent sur le visage. Les traits mobiles, les parties molles de la face, révèlent la vie morale. Au repos, ils permettent de lire la sensibilité, l'irritabilité, les passions habituelles; en mouvement, les affects¹ passagers. Les parties solides de la tête et surtout le front renseignent sur la vie spirituelle et intellectuelle. C'est à elle que s'intéresse en premier lieu Lavater, et c'est pourquoi il attache une grande importance à la silhouette. On peut devenir un bon physiognomoniste par ses œuvres: observer sans relâche, dessiner, mesurer, comparer, collectionner les crânes des hommes célèbres. L'ouvrage de Lavater suscita de violentes critiques. Georg Christoph Lichtenberg, professeur de physique à Göttingen, mais aussi homme de lettres et satiriste, persuadé de la dysharmonie profonde entre le corps et l'âme et de l'ambiguïté profonde d'un « moi à double face », répliqua: « Cet être inintelligible² que nous sommes nous-mêmes et qui nous paraîtrait bien plus inintelligible encore si nous pouvions nous en approcher davantage, il ne faut pas vouloir le trouver sur un front ». Selon lui, le meilleur moyen de connaître les hommes est de les voir à l'œuvre.

754 mots

1 Affects: émotions.

2 Inintelligible: incompréhensible.

Contraction de texte

Vous résumerez ce texte en 189 mots. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 170 mots et au plus 208 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2.B - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

B — La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme ». Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte d'après Anne-Marie Lecoq, article « Physiognomonie », Encyclopædia Universalis.

La physiognomonie se proposait autrefois de lire à coup sûr, dans les traits permanents du visage et du corps, les dispositions naturelles, les mœurs, le caractère. Elle se présentait comme « l'art de connaître les hommes » et notamment de percer à jour les méchants en dépit de leur dissimulation. Elle intéressait donc, outre tout un chacun, les ancêtres du psychologue, le philosophe et le médecin.

L'évolution des connaissances dans les domaines de l'anatomie, de la physiologie, du psychisme a peu à peu ruiné ses appuis scientifiques. Cela ne l'empêche pourtant pas de survivre et souvent sous sa forme la plus inquiétante: le racisme n'a pas manqué d'y avoir recours. On la retrouve dans des magazines féminins par exemple qui, dans la lignée du sâr Péladan, auteur d'un Art de choisir sa femme d'après la physionomie, fournissent des conseils pour reconnaître, d'après la bouche ou les sourcils, le ou la partenaire à rechercher ou à éviter. Plus sérieusement, elle reste utilisée, sous le nom de « morphopsychologie », avec d'autres références et un vocabulaire modernisé, dans les pratiques de recrutement et elle est enseignée dans des écoles de commerce où l'on veut apprendre à mieux « cerner » le client potentiel. La physiognomonie fait partie intégrante de l'histoire des idées et a joué un rôle important dans la création littéraire et artistique.

Le premier peintre de Louis XIV s'est intéressé à la physiognomonie traditionnelle, sur laquelle il donna une conférence devant l'Académie royale de peinture et sculpture en 1671. Le Brun cherchait à la fois à repérer les traits distinctifs opposant la face humaine au faciès animal (il pensera les trouver dans l'inclinaison des yeux, la direction du regard et le froncement du sourcil) et le moyen de mesurer le degré d'animalité (ou au contraire d'humanité, c'est-à-dire d'« élévation d'esprit ») des visages humains. Selon lui, les mêmes indices permettaient de reconnaître, chez les animaux d'abord et ensuite chez les hommes, cruauté, voracité, force, audace, intelligence, ruse, et leurs contraires. Ses travaux sur l'expression connurent un succès immédiat. Au XVIIe siècle en effet, une nouvelle branche de l'« art de connaître les hommes » se constitue à côté de la physiognomonie traditionnelle: l'étude des « passions de l'âme » et de la manière dont elles modifient le visage (pathognomonie). À l'époque des Lumières, la physiognomonie traditionnelle devient suspecte. On ne croit plus à l'existence de règles sûres pour connaître les hommes du premier coup d'œil: les traits de physionomie sont mêlés et confus, la contradiction est même possible entre l'être intime et l'apparence. En revanche, on estime que la pathognomonie, qui étudie les signes des passions, est une science authentique et légitime. On reprend les expressions de Le Brun, on s'intéresse au jeu des acteurs.

La fin du XVIIIe siècle voit la résurgence de la physiognomonie. L'ouvrage de Lavater, Essai sur la physiognomonie, est tout entier fondé sur une conviction religieuse: Dieu connaît le cœur et l'âme des hommes. En cela, l'homme doit imiter le Créateur et donc s'efforcer de connaître les autres hommes, en utilisant le moyen suprême de toute connaissance: les sens. Lavater postule en effet l'harmonie entre la beauté morale et la beauté physique. La vertu embellit, le vice enlaidit. Les signes les plus importants apparaissent sur le visage. Les traits mobiles, les parties molles de la face, révèlent la vie morale. Au repos, ils permettent de lire la sensibilité, l'irritabilité, les passions habituelles; en mouvement, les affects¹ passagers. Les parties solides de la tête et surtout le front renseignent sur la vie spirituelle et intellectuelle. C'est à elle que s'intéresse en premier lieu Lavater, et c'est pourquoi il attache une grande importance à la silhouette. On peut devenir un bon physiognomoniste par ses œuvres: observer sans relâche, dessiner, mesurer, comparer, collectionner les crânes des hommes célèbres. L'ouvrage de Lavater suscita de violentes critiques. Georg Christoph Lichtenberg, professeur de physique à Göttingen, mais aussi homme de lettres et satiriste, persuadé de la dysharmonie profonde entre le corps et l'âme et de l'ambiguïté profonde d'un « moi à double face », répliqua: « Cet être inintelligible² que nous sommes nous-mêmes et qui nous paraîtrait bien plus inintelligible encore si nous pouvions nous en approcher davantage, il ne faut pas vouloir le trouver sur un front ». Selon lui, le meilleur moyen de connaître les hommes est de les voir à l'œuvre.

754 mots

1 Affects: émotions.

2 Inintelligible: incompréhensible.

Essai

Pour connaître la nature humaine, peut-on se contenter de portraits physiques ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur le chapitre « De l'Homme » des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2.C - Contraction de texte · Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine)

Contraction de texte

Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Texte d'Isabelle Gras, « Et pourtant, elles créent ! », L'Éléphant, n°17, janvier 2017.

1 « Comment les femmes auraient-elles jamais eu le génie alors que toute possibilité d'accomplir une œuvre géniale – ou même une œuvre tout court – leur était refusée ? », s'interroge Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe. Comprendre pourquoi la création intellectuelle et artistique a si longtemps constitué un plafond de verre 1 pour les femmes implique de s'attarder sur les fondements de la société patriarcale. Le patriarcat, qui repose sur la puissance de l'autorité paternelle, 5 instaure une différenciation des rôles masculins et féminins très marquée, comme l'a analysé l'anthropologue Françoise Héritier. Conformément à cette division sexuelle, les hommes investissent les sphères sociales et politiques alors que le foyer familial relèvent des femmes. Dès lors, la création de l'esprit devient un attribut exclusivement masculin, symbole de transcendance 2. La femme étant 10 considérée uniquement à l'aune 3 de sa fonction reproductrice, elle n'a pas à se préoccuper de la fécondité de l'esprit.

Cette répartition sexuée des créations intellectuelles et charnelles participe ainsi à la pérennisation 4 du système patriarcal. Il faut cependant noter qu'en France, sous 15 l'Ancien Régime, la question de la création féminine se pose avant tout sous l'angle de l'appartenance à l'ordre social. Ainsi, une créatrice issue de l'aristocratie est socialement tolérée si elle se cantonne à l'amateurisme et ne prétend pas égaler le génie masculin. Les « femmes savantes » suscitent des sentiments ambivalents, 20 comme Molière l'a montré de manière magistrale.

C'est à partir du XIX e siècle qu'on assiste à un durcissement de la représentation de genre qui consacre l'idée d'une absence de génie féminin. Face au poids des valeurs misogynes, « tout génie qui naît femme est perdu pour l'humanité », selon 25 les mots de Stendhal. La création féminine est jugée aussi inutile que dangereuse, théorie appuyée par des travaux médicaux visant à démontrer l'infériorité congénitale 5 des femmes. Conformément aux stéréotypes sexués, seuls les hommes ont des prédispositions naturelles à être des génies, les femmes sont quant à elles 30 cantonnées au rôle de muse, objet passif de la création. Pour une femme, écrire et participer à l'aventure de la pensée ont longtemps constitué un acte de subversion 6.

En analysant l'évolution de la figure de l'artiste dans La Poétique du mâle, Michelle Coquillat, professeure de littérature, montre comment la création littéraire a 35 ainsi été le terrain d'exercice privilégié de la domination masculine. Jusqu'à la fin du XVIII e siècle, l'acte de création fait référence à la création divine: l'homme a un pouvoir démiurgique 7 de création ex nihilo 8. […]

Être publiée est un acte délicat pour une femme car, en rendant ses textes 40 visibles, elle transgresse l'exigence d'humilité que lui impose la société. À l'instar de Marie d'Agoult, qui publie sous le nom de Daniel Stern, combien de femmes préféreront franchir ce pas en choisissant un pseudonyme masculin ou l'anonymat ? Au-delà des contraintes imposées, quelques-unes sont parvenues à s'affirmer 45 comme créatrices, à l'instar des artistes peintres Rosa Bonheur ou Berthe Morisot. Et même si, aux funérailles de George Sand, Hugo déclare: « Je pleure une morte et je salue une immortelle », le mythe de l'infériorité féminine reste solidement ancré dans la société du XIX e siècle. Les frères Goncourt estiment d'ailleurs qu'« il n'y a pas de 50 femmes de génie: lorsqu'elles sont des génies, elles sont des hommes ». Investir le territoire de la création ne peut donc se faire qu'en renonçant à une supposée nature féminine car les critères de légitimation restent masculins. Pour contrer cette hostilité, Anna de Noailles fonde en 1904 le prix littéraire Femina, dont le jury réunit 55 des femmes de lettres.

Comme Rimbaud l'annonçait de manière prophétique: « Ces poètes seront ! Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, […] elle sera poète, elle aussi ! » Au XX e siècle, l'étau du code civil se desserre et va 60 permettre aux femmes de s'émanciper sur le plan juridique, politique, économique et social. Simone de Beauvoir encourage les femmes à conquérir leur autonomie et à bousculer l'ordre symbolique. C'est à cette condition qu'elles pourront s'affirmer en tant que créatrices. Colette, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar et Nathalie 65 Sarraute se distinguent parmi les auteurs de la Pléiade du XX e siècle. Les femmes accèdent enfin à la reconnaissance de leur création. En 1981, lors de son discours de réception, Yourcenar, première femme à entrer à l'Académie française, tient à rendre hommage à la « troupe invisible de femmes » qui auraient dû recevoir cet 70 honneur avant elle.

772 mots

1. Plafond de verre: limite ou obstacle invisible qui empêche d'aller au-delà d'un certain niveau.

2. Transcendance: ce qui relève de l'esprit, du spirituel, par opposition au corps, à la matière.

3. À l'aune de: en fonction de.

4. Pérennisation: maintien.

5. Congénitale: biologique, de naissance.

6. Subversion: révolte, renversement de l'ordre établi.

7. Démiurgique: divin.

8. ex nihilo: à partir de rien.

Vous résumerez ce texte en 193 mots. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 174 mots et au plus 212 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2.C - Essai · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Essai

Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Texte d'Isabelle Gras, « Et pourtant, elles créent ! », L'Éléphant, n°17, janvier 2017.

1 « Comment les femmes auraient-elles jamais eu le génie alors que toute possibilité d'accomplir une œuvre géniale – ou même une œuvre tout court – leur était refusée ? », s'interroge Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe. Comprendre pourquoi la création intellectuelle et artistique a si longtemps constitué un plafond de verre 1 pour les femmes implique de s'attarder sur les fondements de la société patriarcale. Le patriarcat, qui repose sur la puissance de l'autorité paternelle, 5 instaure une différenciation des rôles masculins et féminins très marquée, comme l'a analysé l'anthropologue Françoise Héritier. Conformément à cette division sexuelle, les hommes investissent les sphères sociales et politiques alors que le foyer familial relèvent des femmes. Dès lors, la création de l'esprit devient un attribut exclusivement masculin, symbole de transcendance 2. La femme étant 10 considérée uniquement à l'aune 3 de sa fonction reproductrice, elle n'a pas à se préoccuper de la fécondité de l'esprit.

Cette répartition sexuée des créations intellectuelles et charnelles participe ainsi à la pérennisation 4 du système patriarcal. Il faut cependant noter qu'en France, sous 15 l'Ancien Régime, la question de la création féminine se pose avant tout sous l'angle de l'appartenance à l'ordre social. Ainsi, une créatrice issue de l'aristocratie est socialement tolérée si elle se cantonne à l'amateurisme et ne prétend pas égaler le génie masculin. Les « femmes savantes » suscitent des sentiments ambivalents, 20 comme Molière l'a montré de manière magistrale.

C'est à partir du XIX e siècle qu'on assiste à un durcissement de la représentation de genre qui consacre l'idée d'une absence de génie féminin. Face au poids des valeurs misogynes, « tout génie qui naît femme est perdu pour l'humanité », selon 25 les mots de Stendhal. La création féminine est jugée aussi inutile que dangereuse, théorie appuyée par des travaux médicaux visant à démontrer l'infériorité congénitale 5 des femmes. Conformément aux stéréotypes sexués, seuls les hommes ont des prédispositions naturelles à être des génies, les femmes sont quant à elles 30 cantonnées au rôle de muse, objet passif de la création. Pour une femme, écrire et participer à l'aventure de la pensée ont longtemps constitué un acte de subversion 6.

En analysant l'évolution de la figure de l'artiste dans La Poétique du mâle, Michelle Coquillat, professeure de littérature, montre comment la création littéraire a 35 ainsi été le terrain d'exercice privilégié de la domination masculine. Jusqu'à la fin du XVIII e siècle, l'acte de création fait référence à la création divine: l'homme a un pouvoir démiurgique 7 de création ex nihilo 8. […]

Être publiée est un acte délicat pour une femme car, en rendant ses textes 40 visibles, elle transgresse l'exigence d'humilité que lui impose la société. À l'instar de Marie d'Agoult, qui publie sous le nom de Daniel Stern, combien de femmes préféreront franchir ce pas en choisissant un pseudonyme masculin ou l'anonymat ? Au-delà des contraintes imposées, quelques-unes sont parvenues à s'affirmer 45 comme créatrices, à l'instar des artistes peintres Rosa Bonheur ou Berthe Morisot. Et même si, aux funérailles de George Sand, Hugo déclare: « Je pleure une morte et je salue une immortelle », le mythe de l'infériorité féminine reste solidement ancré dans la société du XIX e siècle. Les frères Goncourt estiment d'ailleurs qu'« il n'y a pas de 50 femmes de génie: lorsqu'elles sont des génies, elles sont des hommes ». Investir le territoire de la création ne peut donc se faire qu'en renonçant à une supposée nature féminine car les critères de légitimation restent masculins. Pour contrer cette hostilité, Anna de Noailles fonde en 1904 le prix littéraire Femina, dont le jury réunit 55 des femmes de lettres.

Comme Rimbaud l'annonçait de manière prophétique: « Ces poètes seront ! Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, […] elle sera poète, elle aussi ! » Au XX e siècle, l'étau du code civil se desserre et va 60 permettre aux femmes de s'émanciper sur le plan juridique, politique, économique et social. Simone de Beauvoir encourage les femmes à conquérir leur autonomie et à bousculer l'ordre symbolique. C'est à cette condition qu'elles pourront s'affirmer en tant que créatrices. Colette, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar et Nathalie 65 Sarraute se distinguent parmi les auteurs de la Pléiade du XX e siècle. Les femmes accèdent enfin à la reconnaissance de leur création. En 1981, lors de son discours de réception, Yourcenar, première femme à entrer à l'Académie française, tient à rendre hommage à la « troupe invisible de femmes » qui auraient dû recevoir cet 70 honneur avant elle.

772 mots

1. Plafond de verre: limite ou obstacle invisible qui empêche d'aller au-delà d'un certain niveau.

2. Transcendance: ce qui relève de l'esprit, du spirituel, par opposition au corps, à la matière.

3. À l'aune de: en fonction de.

4. Pérennisation: maintien.

5. Congénitale: biologique, de naissance.

6. Subversion: révolte, renversement de l'ordre établi.

7. Démiurgique: divin.

8. ex nihilo: à partir de rien.

Selon vous, écrire suffit-il à rendre visibles celles et ceux qui ne le sont pas ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

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