Partie économique · Bac STMG Droit et Économie Métropole 2023

Thème : Les transformations du commerce mondial · Tiré du sujet Métropole France (2023)

Énoncé

PARTIE ÉCONOMIQUE

À partir de vos connaissances et de la documentation fournie en annexe, répondez aux questions suivantes.

ANNEXE 1 - Évolution du solde commercial français des échanges de biens

ANNEXE 2 - Le volet export du plan France relance

Le volet export du plan « France Relance » a ciblé particulièrement le retour des PME et des ETI sur les marchés étrangers, afin d'accompagner la reprise des exportations dans un contexte international encore incertain et plus concurrentiel. Ces dispositifs ont été complétés par l'insertion d'un volet export dans le plan « France Relance » présenté le 3 septembre 2020, initialement prévu à hauteur de 247 millions d'euros (M€), et ciblant particulièrement le retour des PME et des ETI sur les marchés étrangers. Ce volet « export » comprend le versement de « chèques relance export » visant à réduire de moitié le coût des opérations collectives ou individuelles de projection à l'international assurées par la Team France Export. À la fin de l'année 2021, 8 227 chèques relance export avaient été attribués, pour un montant d'aides s'élevant à 14,2 M€. Depuis septembre 2021, ce dispositif permet également de financer des formations courtes à l'export (« chèque relance formation »). En outre, depuis novembre 2021, un « chèque relance traduction » permet de prendre en charge 50 % des coûts de prestations de traduction (dans la limite d'un plafond de 800 €). Ces dispositifs, qui devaient prendre fin à la fin de l'année 2021, ont été prolongés jusqu'au 30 juin 2022 lors du Conseil Stratégique de l'Export du 1er septembre 2021 afin de prendre en compte la persistance des incertitudes en matière de déplacements et d'évènements internationaux.

Source: Rapport du commerce extérieur de la France 2022, Direction générale du trésor, février 2022.

ANNEXE 3 - Analyse des exportations selon la taille des entreprises en 2021

En % · Grandes entreprises

> 5 000 salariés · Entreprises de taille intermédiaire

250 - 4 999 salariés · PME et micro-entreprises

- de 249 salariés · Total

Nombre d'entreprises exportatrices · 0,5% · 4% · 95% · 100% 1

Part dans les exportations totales · 52% · 35% · 13% · 100%

1. La somme des colonnes est égale à 99,5 %, arrondie à 100 %.

Source: Les opérateurs du commerce extérieur, DGDDI, 12 avril 2022

ANNEXE 4 - La contribution des multinationales françaises au commerce extérieur français

Les entreprises multinationales françaises contribuent positivement au solde commercial des biens, contrairement aux multinationales étrangères ou aux entreprises franco-françaises. C'est pourtant le tassement de leur excédent, de près de 2 points de PIB entre 2000 et 2018, qui explique la détérioration du solde commercial français depuis deux décennies. Le déficit commercial de la France vient d'atteindre en mars 2022 la barre symbolique des 100 milliards d'euros en cumul sur douze mois glissants (3,7 % du PIB). Si ce résultat reflète des facteurs conjoncturels liés notamment à la crise sanitaire - hausse des importations de produits de santé et faiblesse du secteur aéronautique - et, plus récemment, à l'envolée de la facture énergétique liée aux tensions, puis à la guerre en Ukraine, il traduit surtout la détérioration structurelle du solde commercial français depuis deux décennies.

L'économie française se démarque également par l'importance de ses multinationales et de leurs investissements à l'étranger, où elles emploient plus de 6 millions de salariés, nettement plus que leurs homologues allemandes, italiennes ou espagnoles. La dégradation des performances commerciales des multinationales françaises est l'une des composantes majeures de l'évolution observée depuis deux décennies: un déficit commercial qui se creuse, tandis que la balance courante reste quasiment équilibrée, reflet d'une spécialisation faisant la part belle aux services et aux investissements à l'étranger, au détriment de l'activité industrielle sur le sol français. L'activité à l'étranger des multinationales françaises correspond à une délocalisation de production de biens finaux auparavant réalisée en France, cela pèse sur les exportations et peut gonfler les importations à destination des consommateurs français. Les multinationales françaises ont significativement contribué à la dégradation du solde commercial de la France. Le défi de la réindustrialisation de la France ne relève donc pas tant d'un rééquilibrage macroéconomique du solde courant que d'une réorientation des choix d'internationalisation de ses entreprises. À commencer par ses multinationales.

Source: D'après La lettre du CEPII, mai 2022

ANNEXE 5 - L'approvisionnement en métaux, un enjeu essentiel

L'Union européenne risque d'avoir dès 2030 de grandes difficultés à importer le lithium, les terres rares ou le cuivre dont elle a besoin. Mercredi 8 juin 2022, le Parlement européen a approuvé fin de la vente des véhicules thermiques neufs et le basculement vers l'électrique en 2035, ce qui nécessitera le recours à des quantités considérables de plusieurs métaux indispensables à la fabrication des batteries. Le système énergétique mondial de 2050 sera radicalement différent du système actuel: les combustibles fossiles laisseront la place à un modèle largement électrifié et fondé sur les renouvelables, ce qui augmentera inévitablement les besoins en minerais. Selon une étude des chercheurs de l'Université de Louvain, les 27 États membres de l'UE auront besoin, en 2050, de 35 fois plus de lithium qu'aujourd'hui, de 7 à 26 fois plus de certaines terres rares, de trois fois plus de cobalt ou encore de deux fois plus de nickel. De plus en plus d'acteurs estiment que des problèmes d'approvisionnement sérieux sont à craindre dès l'horizon 2030, en raison de besoins en forte hausse et de niveaux de production insuffisants. Selon les calculs de l'Agence Internationale de l'Énergie, les mines existantes et les projets en construction ne devraient par exemple couvrir, en 2030, que la moitié des besoins en lithium et en cobalt et 80 % de la demande en cuivre. Concernant le cuivre, les gisements les plus riches et les plus accessibles commencent à s'épuiser, ce qui oblige l'industrie à se tourner vers des gisements de moindre qualité, nécessitant beaucoup plus d'eau et d'énergie pour obtenir la même quantité de cuivre, tout en générant davantage de déchets.

La production des métaux nécessaires à la transition énergétique est encore plus concentrée que celle des énergies fossiles: dans le cas du lithium, du cobalt et des terres rares par exemple, les trois premiers producteurs mondiaux contrôlent plus des trois quarts de la production mondiale. Quelques pays dominent largement le marché: la République démocratique du Congo produit 70 % du cobalt mondial, la Chine 60 % des terres rares et plus de 60 % du graphite, l'Australie environ 50 % du lithium, l'Afrique du Sud 70 % du platine. La présence de la Chine s'observe à un niveau encore plus élevé pour les étapes liées à la transformation et au raffinage de ces métaux, y compris dans les pays producteurs. Elle détient plus de 80 % des opérations pour les terres rares, plus de 60 % de celles pour le cobalt, près de 60 % de celles pour le lithium, 40 % de celles pour le cuivre. Si le marché des métaux est aux mains d'un petit nombre d'États, il est aussi contrôlé par un nombre très réduit d'acteurs: cinq entreprises seulement détiennent, par exemple, 90 % du marché du lithium. L'Union européenne en particulier, qui ne produit qu'environ 3 % du volume mondial de métaux et en consomme quelque 20 %, est dans une situation de grande dépendance.

Source: Perrine Mouterde et Adrien Pécout, Le Monde, le 10 juin 2022

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Énoncé: Partie économique · Bac STMG Droit et Économie Métropole 2023

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

1. Décrivez l'évolution des échanges de biens de la France avec l'extérieur.

Réponse : Depuis 2000, les importations et les exportations françaises de biens ont globalement augmenté (avec une chute en 2009 et en 2020 liée aux crises), mais les importations (585,6 Md€ en 2021) ont crû plus vite que les exportations (500,9 Md€ en 2021). L'écart entre les deux courbes se creuse depuis les années 2000, ce qui traduit un solde commercial structurellement déficitaire et un déficit qui s'aggrave, notamment après le rebond post-Covid de 2021.

2. Caractérisez la concentration des marchés internationaux des métaux.

Réponse : Les marchés de métaux stratégiques (lithium, cobalt, terres rares, cuivre) sont très concentrés géographiquement (quelques pays comme la RD Congo pour le cobalt, la Chine pour les terres rares et le graphite, l'Australie pour le lithium, l'Afrique du Sud pour le platine) et concentrés au niveau des entreprises (cinq entreprises détiennent 90 % du marché du lithium). La Chine domine en plus les étapes de transformation et de raffinage. Il s'agit donc d'oligopoles, voire de quasi-monopoles nationaux.

3. Expliquez les conséquences de la rareté attendue des métaux sur le déficit commercial français.

Réponse : La demande mondiale de métaux va fortement augmenter avec la transition énergétique alors que l'offre (mines existantes et projets) ne devrait couvrir qu'une partie des besoins en 2030. Cette rareté relative devrait faire monter les prix des métaux importés par la France (qui n'en produit quasiment pas), ce qui alourdit la facture des importations et donc aggrave le déficit commercial français, déjà creusé par la hausse du coût de l'énergie.

Les réponses des 2 questions restantes et l’explication pas à pas sont réservées aux membres Premium. Premium

Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.

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