Partie économique - Questions 1 et 2 · Bac STMG Droit et Économie Métropole 2023 (sujet 2)

Thème : Les transformations du commerce mondial · Tiré du sujet Métropole France 2 (2023)

Énoncé

ANNEXE 1 - Évolution du solde de la balance commerciale en biens

ANNEXE 2 - Chiffres clés du commerce extérieur français

Source: Les chiffres clés du commerce extérieur de la France, 11 avril 2022.

ANNEXE 3 - Attractivité de la France en 2020

La France conserve en 2020 sa position de première destination des projets d’investissements étrangers en Europe acquise en 2019, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, notamment pour les projets de production et les centres de recherche et développement (R&D). La France a ainsi enregistré 17,7 % des annonces de projets d’investissements (contre 17,5 % pour le Royaume-Uni et 16,7 % pour l’Allemagne). La contraction de 35 % des flux d’investissements directs étrangers (IDE) mondiaux s’est traduite pour la France par une baisse marquée des flux d’IDE entrants, passant de 25 milliards d’euros (Md€) en 2019 à 4 Md€ en 2021 (données Banque de France).

Les atouts de la France restent multiples. Le pays offre, de par sa position géographique et la qualité de ses infrastructures, un accès direct privilégié aux principaux marchés du continent européen. Le tableau de bord souligne également que l’amélioration de la compétitivité en France depuis une dizaine d’années permet de concurrencer nos partenaires européens en matière de coût du travail. Par ailleurs, les mesures de soutien public à la R&D et la mobilisation des pouvoirs publics en faveur d’une croissance décarbonée sont autant d’atouts reconnus par les investisseurs étrangers. Ces résultats sont aussi le fruit de mesures concrètes prises en faveur de l’attractivité des territoires et des mesures de protection des entreprises et des salariés mises en œuvre pour faire face à la crise sanitaire, puis économique. [...]

Source: Tableau de bord de l’attractivité de la France 2021, DG Trésor, 17 janvier 2022

ANNEXE 4 - Mise en place du plan « France Relance »

Pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, l’État a déployé dès mars 2020 des mesures de soutien pour protéger les entreprises et les salariés, puis en septembre 2020 le plan France Relance, doté de 100 milliards d’euros, pour relancer l’économie française. [...]

En 2021, 700 400 entreprises ont bénéficié d’une baisse des impôts de production de 10 milliards d’euros (Md€) environ. Fin 2021, plus de 14 Md€ d’investissements productifs ont été financés en faveur de la réindustrialisation. 10 500 entreprises industrielles, soit un tiers des entreprises industrielles françaises, ont été soutenues pour relocaliser ou développer des activités en France, moderniser, digitaliser ou décarboner leur production. 84 % des entreprises lauréates sont des TPE et des PME. Ces investissements représentent 231 000 emplois industriels confortés ou créés. [...]

Source: Extrait de Rapport au Parlement France Relance. Février 2022

ANNEXE 5 - Désindustrialisation accélérée: le rôle des politiques macro-économiques

La crise du Covid-19 a mis en lumière la dépendance de la France aux importations et à la production industrielle étrangère, notamment pour les médicaments, les tests, les masques ou les respirateurs. [...] Ce que révèle plutôt au grand jour cette crise, c’est la désindustrialisation accélérée que connaît la France depuis vingt ans et ses déséquilibres commerciaux persistants. Les politiques de relance, bien que souhaitables, ne sont pas sans conséquence sur le solde commercial et la compétitivité industrielle.

La désindustrialisation concerne tous les pays avancés: elle résulte en grande partie du progrès technique, des gains de productivité dans le secteur industriel, et d’une transition nécessaire vers une économie de services. Ces évolutions vers moins d’emplois dans l’industrie et davantage dans les services sont en partie inéluctables. En revanche, le rythme auquel cette désindustrialisation se produit est très différent d’un pays à l’autre. Ainsi, la France a connu une désindustrialisation particulièrement accélérée, avec une part de l’industrie dans la valeur ajoutée passée de 17,5 % en 1995 à 11 % en 2019, tandis qu’elle restait constante à 23 % en Allemagne. [...]

En pratique, la relation entre déficit et désindustrialisation s’observe le plus souvent à l’occasion de politiques de relance. Dans ce cas, les importations augmentent car une partie de la demande est satisfaite par l’étranger (selon un effet revenu qui concerne surtout les biens car ils sont plus échangés) et ce d’autant plus que l’appareil productif est incapable de répondre à ce surplus de demande (du fait de la désindustrialisation).

Source: F. Geerolf et T. Grjebine, dans « Économie mondiale 2021 », CEPII

ANNEXE 6 - Des conditions pour une relance économique efficace

Le niveau des dépenses publiques est élevé et certaines dépenses manquent d’efficacité. [...] Il est nécessaire de réduire progressivement et sensiblement les dépenses publiques par une stratégie d’assainissement budgétaire à moyen terme fondée sur des examens de dépenses et une meilleure affectation des dépenses. [...]

Renforcer l’emploi et la productivité est une priorité. Des réformes bienvenues ont réduit le coût du travail et revalorisé la prime d’activité accordée aux travailleurs faiblement rémunérés, tout en améliorant le financement et le ciblage de l’éducation et de la formation professionnelle. Néanmoins, les travailleurs ayant des compétences inadaptées sont trop nombreux, et leur taux d’emploi reste faible. Les mesures proposées dans la présente étude pour rehausser encore l’emploi et la productivité pourraient permettre une augmentation du PIB par habitant de 1.2 % à un horizon de 10 ans. [...]

La diffusion des technologies numériques reste inégale, ce qui entrave les gains de productivité. De nombreuses petites entreprises sont à la traîne en ce qui concerne l’adoption de ces nouvelles technologies numériques et auront besoin d’un soutien supplémentaire pour former leurs effectifs. [...]

Les investissements dans la transition écologique doivent être pérennisés pour réduire les gaz à effet de serre et la pollution. Le rythme de la transition vers une économie plus verte doit accélérer. [...] La transition écologique est un des principaux piliers du plan de relance. Celui-ci consacre 30 milliards d’euros (1.2 % du PIB de 2019) à des investissements verts. Cependant, cette transition ne pourra s’effectuer avec succès que si les dispositifs mis en place sont efficaces. [...]

Source: Études Économiques de l’OCDE, France, 18 novembre 2021

PARTIE ÉCONOMIQUE

À partir de vos connaissances et de la documentation fournie en annexe:

1.

Commentez l'évolution du solde de la balance commerciale en biens depuis 2000.

2.

Expliquez l'attractivité de la France en matière d'Investissements Directs à l'Étranger (IDE).

Énoncé: Partie économique - Questions 1 et 2 · Bac STMG Droit et Économie Métropole 2023 (sujet 2)

Corrigé

Corrigé établi d’après les éléments de correction officiels

1. Commentez l'évolution du solde de la balance commerciale en biens depuis 2000.

Réponse : Depuis 2000, le montant des importations a augmenté de façon plus importante que celui des exportations. Alors que le solde était positif au tout début des années 2000, il est devenu en permanence négatif (déficitaire) à partir de 2004, pour atteindre un déficit record de plus de 80 milliards d'euros en 2021 (84,7 milliards d'euros selon l'annexe 2). En 2021, la hausse des importations (+18,8 %, soit 585,6 milliards d'euros) a dépassé celle des exportations (+17 %, soit 500,9 milliards d'euros). Par ailleurs, la chute conjointe constatée en 2020 s'explique par les effets de la crise sanitaire sur la consommation et l'investissement.

2. Expliquez l'attractivité de la France en matière d'Investissements Directs à l'Étranger (IDE).

Réponse : Les principaux facteurs d'attractivité de la France sont : - La qualité des infrastructures : réseaux de transports, de télécommunications et d'énergie performants assurant une logistique efficace et fluide pour acheminer biens et services. - Un accès privilégié aux principaux marchés européens : position géographique centrale au sein du marché unique européen permettant de toucher une clientèle élargie. - L'amélioration de la compétitivité : maîtrise et modération du coût du travail permettant de rivaliser avec les partenaires européens et d'accroître la rentabilité. - Le soutien public à la recherche-développement (R&D) : politiques d'innovation et mesures d'aides favorables à la croissance décarbonée et au développement technologique.

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