Partie économique - Sujet 2 · Bac STMG Droit et Économie Métropole Candidat libre 2021

Thème : Les transformations du commerce mondial · Tiré du sujet Métropole Candidat libre (2021)

Énoncé

SUJET 2 — À partir de vos connaissances et de la documentation fournie en annexe:

Annexe 1: Le commerce extérieur de la France depuis 2012

· 2012 · 2013 · 2014 · 2015 · 2016 · 2017 · 2018 · 2019 · % d'évolution 2012-2019

Exportations de biens (milliards d'euros) · 442 · 436,2 · 436,8 · 455,5 · 452,9 · 473,4 · 492 · 508 · 14,9%

Importations de biens (milliards d'euros) · 509,6 · 498 · 493,1 · 498,5 · 497,7 · 531,8 · 554,9 · 566,9 · 11,2%

Solde commercial (milliards d'euros) · -67,6 · -61,8 · -56,3 · -43 · -44,8 · -58,4 · -62,9 · -58,9 · -12,9%

Source: Douanes, 2020

Annexe 2: Les investissements directs à l'étranger (IDE) de la France

Source: OCDE, 2020

Annexe 3: L'internationalisation de l'économie mondiale

L'internationalisation correspond au développement des relations économiques entre les différentes nations. À l'internationalisation des échanges caractérisés par l'accroissement du volume des biens et services échangés, s'est ajoutée l'internationalisation de la production. Ce ne sont plus les produits seuls qui se déplacent mais aussi les capitaux car les firmes exportent aussi leurs usines qui fabriquent ces produits. [...]. Ces mouvements de capitaux entre les pays peuvent prendre deux formes. Ils peuvent correspondre d'abord à un investissement direct à l'étranger (IDE), c'est à dire une création d'entreprise à l'étranger, un rachat ou une prise de participation dans une société étrangère afin d'acquérir un pouvoir de décision effectif dans la gestion de cette entreprise. À l'inverse, un investissement de portefeuille correspond à l'achat de parts ou d'actions de sociétés étrangères dans l'optique de la rentabilité (plus-values ou dividendes) et non pour contrôler réellement l'entreprise. [...]

Source: Dictionnaire de Sciences Économiques et Sociales Hatier, 2020

Annexe 4: La France continue d'attirer les investisseurs étrangers

Alors que les investissements directs étrangers (IDE) baissent globalement dans l'Union européenne, ils continuent à progresser dans l'Hexagone. [...] La France a ses propres mérites. Les infrastructures restent de bonne qualité, le coût de l'électricité est compétitif, tandis que la main-d'œuvre est bien formée. L'excellence de nos ingénieurs explique ainsi que la France attire plus que ses voisins des centres de recherche et développement. Enfin, y produire est devenu moins cher qu'en Allemagne, qui, en nombre de projets d'investissement étrangers, est désormais reléguée à la deuxième place derrière la France. La baisse des cotisations sociales accordée aux entreprises en 2019 devrait permettre de poursuivre la tendance.

Source: Le monde.fr, 22 janvier 2020

Annexe 5: Les effets de la mondialisation sur le pouvoir d'achat des ménages français

De 1994 à 2014, l'ouverture au commerce international a accru la part des importations en provenance de pays à bas salaire (notamment la Chine ou les pays d'Europe de l'Est) dans la consommation des Français. Un des bénéfices de cette ouverture est la possibilité d'avoir accès à des biens moins chers. [...] En 2014, la consommation des ménages en biens et services était de l'ordre de 1 000 milliards d'euros. Avoir accès à des biens moins chers a permis à l'ensemble des ménages d'économiser environ 30 milliards d'euros sur leur consommation en 2014 par rapport à ce qu'ils auraient payé en l'absence d'ouverture aux pays à bas salaires. Ramené au nombre total de ménages (un peu moins de 30 millions en 2014), la consommation par ménage est donc en moyenne 1000 euros moins chère en 2014 par rapport à ce qu'elle aurait été en l'absence des importations provenant des pays à bas salaire depuis 1994.

Source: Banque de France, 2018

Annexe 6: Les firmes françaises dans les chaînes de valeurs mondiales

La mondialisation a provoqué une fragmentation des chaînes de valeur. Cela signifie que les diverses opérations de conception, de logistique, de production et de services nécessaires à la fabrication d'un produit final peuvent être réparties à travers un grand nombre de pays. Approximativement 70 % des échanges internationaux actuels reposent en fait sur les chaînes de valeur mondiales (CVM), et correspondent à des flux de services, de matières premières, de pièces détachées et de composants qui traversent les frontières – souvent à de nombreuses reprises. Ils sont intégrés en bout de chaîne dans des produits finaux, qui sont ensuite expédiés aux consommateurs du monde entier.

Xerfi canal: Quelles conséquences ont eu pour les entreprises françaises, l'allongement et la complexification des chaînes de valeurs mondiales ?

Sylvie Montout: [...] Pour la France, la part des biens intermédiaires dans les exportations est de l'ordre de 48%. C'est le même taux en Allemagne. [...]. Cela s'est traduit par un flux croisé de commerce (importations et exportations) et d'investissement. [...] On a une augmentation des exportations et aussi des importations dans certains secteurs. Cela peut se refléter également dans les déficits et les excédents dans certains secteurs. [...]

Xerfi Canal: Est-il positif pour les entreprises d'être fortement engagées dans ces chaînes de valeur mondiales ?

Sylvie Montout: [...] les entreprises des secteurs qui sont les plus engagés dans les chaînes de valeurs, sont également celles qui exportent le plus. [...] Le secteur le plus engagé en France dans la chaîne de valeurs mondiales, dans la division internationale du travail connaît un taux moyen à l'exportation 6 fois supérieur au secteur le moins engagé.

Xerfi Canal: L'OCDE* dit que [l'intégration aux chaînes de valeurs mondiales] est particulièrement importante pour les PME.

Sylvie Montout: Oui, l'OCDE insiste beaucoup sur l'opportunité que représente l'intégration dans la chaîne de valeur mondiale pour les TPE et les PME. [...] La première raison est que l'intégration dans la chaîne de valeurs mondiale permet à ces entreprises d'accroître ces opportunités, de stabiliser les commandes internationales. La deuxième principale raison est le fait qu'intégrer la chaîne de valeurs leur permet également d'intégrer des processus de production qui sont performants, qui vont donc inciter l'innovation, qui vont permettre aux entreprises d'accroître leur productivité. Et enfin, ces entreprises ne sont plus obligées d'intégrer la chaîne de valeurs dans son intégralité. Elles vont pouvoir se spécialiser dans des niches, en produisant un service ou un composant spécifique, en fonction de leur avantage comparatif. Cela permet aux TPE, PME de profiter, de bénéficier de leur réactivité, de leur souplesse.

*OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques.

Source: Extraits d'une interview de Sylvie Montout, économiste en chef de Business France, par Xerfi Canal (journaliste Thibault Lieurade), 9 octobre 2017

1.

Analysez l'évolution des données du commerce extérieur de la France.

2.

Appréciez la situation des investissements directs à l'étranger (IDE) de la France.

3.

Expliquez les raisons qui attirent les investissements directs étrangers en France.

4.

Identifiez les effets de la mondialisation des chaînes de valeur pour les ménages français.

5.

Rédigez une argumentation qui vous permette de répondre à la question suivante:

L'internationalisation de l'économie française favorise-t-elle sa croissance ?

Énoncé: Partie économique - Sujet 2 · Bac STMG Droit et Économie Métropole Candidat libre 2021

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

1. Analysez l'évolution des données du commerce extérieur de la France.

Réponse : Les exportations de biens progressent de 442 à 508 milliards d'euros entre 2012 et 2019 (+14,9 %). Les importations progressent de 509,6 à 566,9 milliards d'euros (+11,2 %), donc moins vite en pourcentage, mais elles restent toujours supérieures aux exportations. Le solde commercial reste structurellement déficitaire sur toute la période, entre -43 et -67,6 milliards d'euros. Le déficit se réduit toutefois entre 2012 et 2019, passant de -67,6 à -58,9 Md€ (-12,9 %). Il atteint son point le plus bas en 2015 (-43 Md€), puis se creuse de nouveau à partir de 2017 (-62,9 Md€ en 2018). La France connaît donc un déficit commercial chronique, légèrement atténué sur la période.

2. Appréciez la situation des investissements directs à l'étranger (IDE) de la France.

Réponse : Les flux sortants d'IDE (investissements français à l'étranger) sont supérieurs aux flux entrants la plupart des années, sauf en 2013 et en 2019. Ils connaissent un pic en 2018, à environ 102 000 millions de $US, puis chutent à environ 30 000 millions en 2019. Les flux entrants sont irréguliers : environ 16 000 en 2012, 34 000 en 2013, à peine 3 000 en 2014 et 45 000 en 2015. Ils progressent ensuite de 23 000 en 2016 à environ 43 000 en 2019. Sur l'ensemble de la période, la France est investisseur net à l'étranger, ce qui traduit une forte internationalisation de ses firmes. Son attractivité progresse cependant depuis 2016.

3. Expliquez les raisons qui attirent les investissements directs étrangers en France.

Réponse : La France attire les IDE grâce à la qualité de ses infrastructures, à un coût de l'électricité compétitif, à une main-d'œuvre bien formée et à l'excellence de ses ingénieurs, ce qui favorise l'implantation de centres de recherche et développement. Le coût de production y est également devenu plus compétitif qu'en Allemagne, et la baisse des cotisations sociales en 2019 renforce cette attractivité.

Les réponses des 2 questions restantes et l’explication pas à pas sont réservées aux membres Premium. Premium

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