Partie 1 - Diagnostic par radiographie · Bac ST2S Chimie, Biologie et Physiopathologie Humaines Métropole 2021
Thème : Techniques d'exploration, diagnostic et traitements · Tiré du sujet Métropole France (2021)
Énoncé
Partie Biologie et Physiopathologies Humaines - Le syndrome de Kallmann
Chez la femme, le syndrome de Kallmann correspond à un retard pubertaire avec absence d'apparition des règles (aménorrhée) à l'âge de 15 ans. La prévalence de ce syndrome est estimée à environ 1/10 000.
Cette pathologie résulte d'une anomalie du développement fœtal.
Madame B., âgée de 17 ans, consulte un gynécologue pour une absence de déclenchement de cycle menstruel à l'adolescence. Lors de l'interrogatoire, elle évoque également un déficit partiel de perception des odeurs.
PARTIE 1: Troubles hormonaux du syndrome de Kallmann
Diagnostic
L'examen clinique montre que madame B. présente des caractères sexuels secondaires d'une femme impubère: seins peu développés, pilosités pubienne et axillaire peu importantes, absence d'apparition de règles. Le médecin réalise une échographie endovaginale qui montre que les ovaires ne sont pas fonctionnels. L'ensemble de ces signes l'amène à suspecter un syndrome de Kallmann. Il lui prescrit un dosage hormonal.
Lors de l'examen, madame B. demande à son gynécologue s'il est possible de faire une radiographie des ovaires plutôt qu'une échographie endovaginale. Le médecin indique que les ovaires ne sont pas visibles en radiographie.
Le syndrome de Kallmann correspond à une atteinte du complexe hypothalamo-hypophysaire dont le fonctionnement normal est illustré dans le document 1. Ce syndrome se traduit par un fonctionnement normal de l'hypophyse, mais un défaut de sécrétion de GnRH. Cependant, cette hormone n'est pas dosable, c'est pourquoi l'examen est basé sur la mesure de la concentration de FSH et LH. Ce dosage est réalisé par le secteur d'endocrinologie d'un laboratoire d'analyses médicales. Les résultats de madame B. sont présentés dans le document 2.
Document 1: Fonctionnement du complexe hypothalamo-hypophysaire
Document 2: Résultats du dosage hormonal de madame B.
Le rôle de la GnRH, dans la commande hormonale de la fonction reproductrice chez la femme, a été mis en évidence lors d'expériences historiques chez des mammifères pubères, dont la fonction reproductrice est voisine de celle de la femme.
Expérience · Résultat
Expérience 1 · L'ablation de l'hypophyse provoque l'interruption du cycle ovarien et du cycle utérin.
Expérience 2 · Après ablation de l'hypophyse, une injection régulière de FSH est réalisée. Elle stimule la folliculogénèse, mais ne provoque pas d'ovulation.
Expérience 3 · Après ablation de l'hypophyse, l'injection d'une dose de LH provoque l'ovulation, suivie du développement du corps jaune et de la muqueuse utérine.
Expérience 4 · L'ablation des ovaires inhibe le développement de la muqueuse utérine.
Expérience 5 · L'injection d'œstrogènes et de progestérone, après l'ablation des ovaires, restaure le développement de la muqueuse utérine.
Le document 3 montre deux structures ovariennes à différents stades de développement chez une femme présentant des cycles sexuels normaux.
Document 3: Observation de structures ovariennes à différents stades du cycle
Madame B. présente dans ses ovaires des follicules primaires qui n'évoluent pas vers les structures A et B montrées sur le document 3.
Le traitement du syndrome de Kallmann vise à stimuler le développement pubertaire, puis à assurer le maintien des caractères sexuels secondaires par la prise d'hormones de synthèse. Avant d'administrer le traitement à la patiente, il est nécessaire de la soumettre au test à la GnRH. Ce test consiste à l'injection intraveineuse de GnRH, afin d'observer la réponse de l'hypophyse à cette stimulation et ainsi de vérifier l'efficacité d'un éventuel traitement.
Le document 4 représente les résultats du test à la GnRH de madame B., après injection de 100 µg de GnRH, dans le but de stimuler les sécrétions de LH et de FSH par l'hypophyse.
Document 4: Résultats du test à la GnRH chez madame B.
D'après: http://www.funpecrp.com.br/gmr/year2006/vol4-5/gmr0241_full_text.htm — ROUSSEAU, I.. Genetics and Molecular Research, 2006, 5 (4)
1.2
Expliquer pourquoi les ovaires ne peuvent pas être observés en radiographie.

Corrigé
Corrigé établi d’après les éléments de correction officiels
1.2 Expliquer pourquoi les ovaires ne peuvent pas être observés en radiographie.
Réponse : Les ovaires sont des organes radio-transparents qui n'absorbent que très peu les rayons X. Donc, la réalisation de la radiographie est inutile car ces organes sont très peu visibles. De plus ce sont des organes pleins, donc ils ne peuvent pas être opacifiés par un produit de contraste.
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Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.
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