Épreuve composée - Troisième partie · Bac Sciences Économiques et Sociales Métropole 2 remplacement 2025

Thème : L'action publique pour l'environnement · Tiré du sujet Métropole France 2 remplacement (2025)

Énoncé

Sujet: À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez qu'en présence de bien commun les pays rencontrent des difficultés, dans les négociations internationales, pour préserver l'environnement.

Document 1

Si l'on attend une réponse rapide à la canicule historique qui frappe l'Inde, avec plus de 50°C, ou aux inondations affectant deux millions de Brésiliens, ce n'est sans doute pas du côté de Bonn (Allemagne) qu'il faut se tourner. [...]

Principal objectif pour les 6 000 délégués réunis à Bonn: avancer sur le dossier ultrasensible de l'argent que les pays développés versent à ceux en développement pour faire face au changement climatique et pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

À Bakou, lors d'une COP présentée comme « financière », les États doivent adopter un nouvel objectif mondial en matière de financement climatique, une première en quinze ans. Il doit remplacer, à partir de 2025, la somme des 100 milliards de dollars (92 milliards d'euros) par an qui avait été promise en 2009 par les pays industrialisés, historiquement responsables du réchauffement, aux États plus pauvres, qui en paient le plus lourd tribut. Cette cible a finalement été atteinte en 2022, avec deux ans de retard, ce qui a érodé la confiance du Sud et a empoisonné les négociations climatiques. Elle s'avère en outre hautement insuffisante.

Les négociateurs doivent résoudre de nombreuses questions sensibles, à commencer par le montant du nouvel objectif. Un groupe de haut niveau sur la finance climatique avait chiffré les besoins des pays en développement – hors Chine – à 2 400 milliards de dollars par an d'ici à 2030 – dont 40 % devraient venir de sources internationales. S'inspirant de cette étude, l'Inde et le groupe arabe ont proposé une enveloppe de 1 000 milliards de dollars, une somme rejetée par les pays développés. Ces derniers ne veulent plus être les seuls à mettre la main au pot. Ils poussent pour élargir la base des contributeurs, définie en 1992, aux pays qui sont aujourd'hui devenus d'importantes puissances économiques et de gros pollueurs, comme la Chine ou les pays du Golfe, ce que refusent les pays en développement. [...]

Source: Audrey GARRIC, « Les négociations climatiques sous pression pour venir en aide aux pays du Sud », Le Monde, 3 juin 2024.

1: Du 3 au 13 juin 2024 à Bonn s'est tenue une réunion de préparation de la prochaine conférence mondiale sur le climat de l'ONU, la COP29, qui a eu lieu du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou en Azerbaïdjan.

Document 2

Répartition géographique des émissions de Gaz à effet de serre (GES) dans le monde (en millions de tonnes en équivalent CO2)

1: Cette unité permet de comparer les impacts des différents gaz à effet de serre (comme le dioxyde de carbone ou le méthane par exemple) en matière de réchauffement climatique et ainsi de cumuler leurs émissions.

Document 3

Nombre de pays ayant pris des mesures ou un engagement afin de réduire leurs émissions nettes à zéro (objectif net zéro) à l'horizon 2050.

Note: En mars 2024, 110 des 198 pays se sont engagés à atteindre un objectif de zéro émission nette en 2050, c'est-à-dire que les émissions de gaz à effet de serre sont réduites à un niveau aussi proche que possible de zéro, les émissions restantes présentes dans l'atmosphère étant réabsorbées, par les océans et les forêts par exemple.

Énoncé: Épreuve composée - Troisième partie · Bac Sciences Économiques et Sociales Métropole 2 remplacement 2025

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez qu'en présence de bien commun les pays rencontrent des difficultés, dans les négociations internationales, pour préserver l'environnement.

Réponse : Un développement structuré doit montrer : (1) que le climat est un bien commun mondial (ressource non excluable mais rivale, exposée au risque de passager clandestin et de surexploitation, nécessitant une action collective) ; (2) que les négociations internationales se heurtent à des difficultés de financement, comme le montre le Document 1 (désaccord sur le montant du nouvel objectif climatique, retard dans l'atteinte des 100 milliards promis en 2009, refus des pays développés d'être les seuls contributeurs, désaccord sur l'élargissement de la base des contributeurs aux pays émergents comme la Chine) ; (3) que les responsabilités dans les émissions sont très inégales et évoluent dans le temps, comme le montre le Document 2 (forte hausse des émissions de l'Asie, +184,6% entre 1990 et 2021, et de la Chine en particulier, +280%, alors que l'Europe réduit les siennes de -27,8%), ce qui complique la définition d'une responsabilité commune mais différenciée ; (4) que les engagements des États restent hétérogènes et souvent insuffisants, comme le montre le Document 3 (sur 198 pays, 88 n'ont pas d'objectif net zéro, seuls 8 déclarent l'avoir atteint). La conclusion doit souligner que l'absence d'une autorité supranationale capable de contraindre les États, combinée aux incitations à adopter un comportement de passager clandestin (free-rider), explique la difficulté à coordonner une action efficace de préservation de ce bien commun qu'est le climat.

L’explication pas à pas, faite avec l’IA, est réservée aux membres Premium. Premium

Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.

‹ Épreuve composée - Deuxième partie · Métropole 2025 (sujet 2) · Dissertation s'appuyant sur un dossier documentai… · Métropole Secours 2025 (sujet 1) ›

Plus d’exercices de L'action publique pour l'environnement