Sujet 1 · Bac STMG Philosophie Antilles-Guyane session normale 2021
Thème : La nature · Tiré du sujet Session normale (2021)
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Sujet 1
Sommes-nous responsables de la nature ?

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Sommes-nous responsables de la nature ?
Réponse : Une dissertation complète s'articule autour des axes suivants : 1. Introduction : - Accroche : Crise écologique contemporaine, dérèglement climatique et érosion de la biodiversité induits par l'action humaine. - Définition des termes : « Responsable » (répondre de ses actes, assumer des devoirs, imputer une faute) ; « Nature » (environnement biophysique, ensemble du vivant non humain, ordre des choses indépendant de l'artifice humain). - Problématique : L'homme peut-il se poser en tuteur ou gardien d'un ordre naturel qui lui préexiste et s'impose à lui, ou bien sa responsabilité ne découle-t-elle que de son immense pouvoir technique de destruction ? 2. I. En apparence, l'homme ne saurait être responsable d'une nature autonome : - La nature obéit à des lois nécessaires et déterministes (Spinoza, Descartes) : elle n'a pas besoin de l'homme pour subsister. - La responsabilité morale est traditionnellement réciproque et intersubjective (Kant) : on est responsable envers d'autres personnes capables d'obligations et de droits. La nature n'étant pas une personne morale, il n'y aurait pas de devoir direct envers elle. 3. II. Mais la puissance technique confère une responsabilité rétrospective et prospective : - L'action humaine a des effets globaux et irréversibles (l'ère de l'Anthropocène) : l'homme est causalement responsable du dérèglement écologique. - Hans Jonas (*Le Principe responsabilité*) : la vulnérabilité nouvelle de la nature face au pouvoir technologique crée une obligation asymétrique. Il s'agit d'une responsabilité non réciproque envers le vivant et envers les générations futures (« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur Terre »). 4. III. Vers une redéfinition de notre place dans la nature : de la domination à la co-appartenance : - Dépasser le modèle cartésien du « maître et possesseur de la nature ». - La responsabilité envers la nature est inséparable de la responsabilité de l'homme envers lui-même, car l'humain est partie intégrante du tissu écologique (éthique environnementale, réconciliation de la liberté humaine et de la finitude naturelle). 5. Conclusion : Nous ne sommes pas responsables de l'existence même de la nature, mais nous sommes devenus responsables de sa préservation et de son équilibre en raison même de notre puissance d'intervention.
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