Sujet de dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie 2024 (jour 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2024)
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Sujet de dissertation 2
Crises climatiques et sociétés humaines du Moyen Âge à nos jours.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Crises climatiques et sociétés humaines du Moyen Âge à nos jours.
Réponse : Une dissertation complète doit respecter les règles formelles de l'épreuve : introduction problématisée avec délimitation temporelle et spatiale, développement en 2 ou 3 parties avec sous-parties étayées d'exemples précis, et conclusion synthétique avec ouverture. Proposition de plan détaillé : Introduction : - *Accroche :* Les travaux d'Emmanuel Le Roy Ladurie (*Histoire du climat depuis l'an mil*) ont montré que le climat a une histoire et que les sociétés y ont toujours été confrontées. - *Définitions :* « Crises climatiques » (ruptures de l'équilibre climatique, événements extrêmes ou phases prolongées de refroidissement/réchauffement) ; « sociétés humaines » (structures sociales, économiques, démographiques et politiques). - *Cadre chronologique :* du Moyen Âge (optimum climatique médiéval puis début du Petit Âge glaciaire) à l'époque contemporaine (Anthropocène, réchauffement global d'origine anthropique). - *Problématique :* Comment les crises climatiques ont-elles affecté et transformé les sociétés humaines, passant de chocs naturels subis localement à un bouleversement global d'origine anthropique exigeant une réponse collective ? - *Annonce du plan.* I. Du Moyen Âge à l'époque moderne : des crises climatiques naturelles subies par des sociétés vulnérables A. L'alternance de cycles naturels : l'optimum climatique médiéval (environ Xe-XIIIe siècle) favorise l'expansion agricole et démographique ; il est suivi d'une détérioration climatique. B. Le Petit Âge glaciaire (XIVe-XIXe siècle) et la récurrence des crises de subsistance : - hivers rigoureux, étés pluvieux, mauvaises récoltes ; - flambée des prix des céréales et famines (grande famine de 1315-1317 en Europe, crise de 1693-1694, grand hiver de 1709 sous Louis XIV). C. Répercussions démographiques et politiques : surmortalité, fragilisation face aux épidémies (Peste noire), révoltes frumentaires, déstabilisation des pouvoirs en place. II. L'entrée dans l'Anthropocène : une rupture majeure où l'activité humaine devient le moteur de la crise A. La Révolution industrielle et l'avènement des énergies fossiles : augmentation exponentielle des émissions de gaz à effet de serre (, méthane). B. Une crise climatique globale, accélérée et d'origine anthropique, démontrée par les rapports successifs du GIEC depuis 1988. C. Des impacts systémiques sur les sociétés contemporaines : - multiplication des événements extrêmes (canicules, mégafeux, inondations) et montée des eaux ; - dégradation des rendements agricoles ; - émergence de réfugiés climatiques et conflits liés aux ressources (eau, terres arables). III. L'évolution des réponses des sociétés : de la résilience locale à une gouvernance environnementale mondiale A. L'adaptation historique des sociétés traditionnelles : gestion des stocks de grains, diversification des cultures, aménagements hydrauliques, innovations agronomiques. B. L'institutionnalisation d'une gouvernance climatique mondiale : - Sommet de la Terre de Rio (1992) et Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ; - protocole de Kyoto (1997) ; - Accord de Paris (COP21, 2015), qui vise à limiter le réchauffement « bien en dessous de 2 °C ». C. Les limites et les tensions de ces réponses : - inégalités Nord/Sud et justice climatique ; - engagements insuffisants ou non contraignants, poids des intérêts économiques ; - mobilisations citoyennes (marches pour le climat) ; - tension entre politiques d'atténuation et d'adaptation. Conclusion : - *Bilan :* les sociétés humaines ont toujours été confrontées aux crises climatiques. Celles-ci étaient d'abord naturelles, locales et subies, révélant la vulnérabilité de sociétés agraires. Depuis l'industrialisation, la crise est devenue globale et provoquée par l'activité humaine elle-même. Les réponses sont passées d'une résilience locale à une tentative de gouvernance mondiale, encore imparfaite. - *Ouverture :* la capacité des sociétés à limiter le réchauffement et à s'y adapter, en conciliant développement et justice climatique, constitue l'un des défis majeurs du XXIe siècle.
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