Exercice 3.4 b · Bac STMG Management des Sciences de Gestion et du Numérique Métropole remplacement 2021
Thème : Comportement du consommateur et relation client à l'ère numérique · Tiré du sujet Métropole France remplacement (2021)
Énoncé
Bio Culture
L'entreprise Bio Culture a été créée en 2007 sous la forme d'une SAS (société par actions simplifiées) par Adrien Gazeau (président-fondateur). Située en Île-de-France, elle propose un service de vente de paniers de fruits et légumes sur internet via une plateforme de e-commerce (le site www.panier-bio-paris.fr).
Les paniers sont composés de fruits et/ou légumes frais cultivés dans un rayon de 100 km maximum et provenant de l'agriculture biologique. Ces paniers sont souvent accompagnés de fiches recettes pour valoriser les produits avec des conseils de cuisine.
Bio Culture dispose d'un solide réseau d'approvisionnement (30 agriculteurs en Île-de-France et l'ensemble des acteurs « bio » du marché de Rungis). Son réseau de distribution est composé des clients suivants: 75 points relais, une trentaine d'entreprises livrées directement dont notamment Dassault, Total, Iliad, Bosch, l'Agence spatiale européenne et plus de 140 autres entreprises livrées grâce aux conciergeries d'entreprise.
Bio Culture emploie 7 salariés. Grâce à une logistique efficace, ce sont plus de 250 commandes (paniers) qui sont à expédier le jour même en Île-de-France. Chaque semaine, plus de 14 nouvelles compositions de paniers et 4 nouvelles recettes sont proposées aux clients.
Bio Culture est contrôlée et certifiée « AB » (Agriculture biologique) deux fois par an par un organisme indépendant. Pour le dirigeant, c'est le choix de la transparence, de la qualité et du développement du réseau local.
L'activité de Bio Culture est en constante augmentation.
Adrien Gazeau, à la tête de cette PME performante, a des objectifs de développement ambitieux (consolider la croissance de l'entreprise, améliorer sa capacité financière, améliorer les approvisionnements, etc.) tout en restant soucieux de la responsabilité sociale de son entreprise. Monsieur Gazeau se demande:
Comment adapter son entreprise à un environnement mouvant et imprévisible ?
Dossier 3 - Préparation de la croissance future de Bio Culture
Bio Culture a vu, au cours de l'année 2020, son activité et sa notoriété s'accroître. L'entreprise a su faire face à la pandémie de la Covid-19 et ses conséquences, notamment économiques et sociales. Monsieur Gazeau, son dirigeant, a décidé d'accélérer la croissance de l'entreprise. Afin de fixer les modalités de développement, il s'interroge sur les tendances du marché et les contraintes liées à l'utilisation croissante des données personnelles.
Document 12
Le confinement: laboratoire du consommateur de demain ?
Le confinement prend parfois des allures de laboratoire. Cette situation inédite [pandémie de Covid-19 et confinement] nous a convertis malgré nous en cobayes. Nos nouvelles habitudes vont-elles nous transformer durablement ?
L'ensemble des chiffres cités dans cet article provient de l'enquête annuelle de Sociovision (groupe Ifop) d'avril 2020. Depuis 1975, l'observatoire des valeurs et des modes de vie des Français interroge chaque année un échantillon représentatif de 2 000 Français sur de très nombreuses dimensions: opinions, modes de consommation, etc.
Le renouveau du faire « soi-même »
En 2020, le confinement a remis à l'honneur le « fait maison ». Contraints de rester chez eux, les Français ont pris du temps pour cuisiner ou faire des gâteaux. Certains ont ressorti du placard leur machine à pain ou leur yaourtière. Cette envie existait avant la crise. En 2019, 73 % des Français avouaient vouloir prendre du temps pour préparer leur repas même en semaine, un chiffre qui avait augmenté ces dernières années.
Le triomphe des circuits courts
Un peu partout en France, les producteurs locaux ont aujourd'hui la cote. En 2019, 89 % des Français déclaraient avoir confiance dans les circuits courts. C'était, à leurs yeux, la meilleure façon de garantir l'achat de produits frais et sains: une question de transparence et de contrôle. Et 45 % disaient avoir acheté directement chez un producteur, sans passer par les distributeurs. Depuis le début de la crise [Covid-19], dans beaucoup de régions, on s'organise pour permettre la distribution de productions maraîchères directement aux habitants.
Dans ce contexte, les tendances au « made in France » et au bio trouvent un nouveau souffle. Elles apparaissent comme meilleures pour la santé. En 2019, 57 % des Français disaient être prêts à dépenser un peu plus pour avoir un produit d'origine française, le chiffre le plus haut mesuré depuis les années 90. De même, 33 % des Français reconnaissaient que, quand ils avaient le choix, ils achetaient systématiquement des produits bio ou écologiques, même s'ils sont plus chers.
L'accélération de la consommation à distance
La vente en ligne de produits alimentaires et de produits frais qui se développait de façon poussive connaît un bond avec cette crise. Beaucoup de consommateurs qui n'y avaient pas recours (notamment les seniors) y ont vu une façon de se protéger efficacement de la contamination au virus. Avant cette crise, 12 % des Français disaient se faire livrer les courses chez soi après avoir commandé sur internet et 11 % disaient faire les courses chez eux et se faire livrer dans la journée. Ces chiffres vont sans doute connaître un rebond.
Quant aux points de retrait automobiles ( drives), sous leurs différentes formules, ils sont plébiscités. Un tiers des Français y avaient recours avant la crise. En 2019, 10 % des Français avaient recours à un point de retrait ( drive) piéton. 20 % étaient prêts à l'utiliser si leur magasin en proposait un. Souplesse et préoccupation santé sont au rendez-vous: on passe commande par téléphone ou par courriel, on réserve un créneau horaire pour retirer ses achats. Avant la crise, 50 % des Français (contre 27 % en 2012) avaient commandé sur internet quelque chose qu'ils passaient ensuite chercher en magasin. Cette habitude, particulièrement amplifiée durant le confinement, devrait se maintenir dans la société post-coronavirus.
D'après www.ifop.com
Drive: point-retrait d'un commerce permettant aux clients de récupérer leur commande (généralement tout en restant dans leur véhicule).
Document 13
Extrait d'un entretien avec Adrien Gazeau sur l'utilisation des données
Actuellement, quels types de données utilisez-vous pour mener votre activité ?
Adrien Gazeau: « Toutes les données nécessaires pour gérer nos clients, les commandes, nos fournisseurs et bien sûr les activités supports comme la gestion des ressources humaines, la comptabilité, etc. »
Vous manipulez donc des données personnelles. Concernant celles des clients, quelle en est la portée ?
Adrien Gazeau: « Les données personnelles recueillies sont uniquement destinées au traitement des commandes. Elles sont confidentielles et ne sont jamais transmises à des tiers. Bien évidemment, nous respectons la législation et notamment nos obligations depuis le RGPD. Par exemple, nous demandons l'accord des visiteurs sur notre site grâce à un double clic pour récolter certaines de leurs données et nous avons mis en place un dispositif de sécurisation des données. »
Avez-vous comme objectif d'améliorer votre gestion des données ?
Adrien Gazeau: « Oui, tout à fait ! Actuellement, nous gérons mal nos données. Nous avons des données comme les noms, les adresses postales, les courriels, les commandes passées (avec les dates et le contenu des paniers), les préférences de livraison, etc. Elles servent uniquement à la gestion des commandes ! Elles sont trop peu analysées. Nous pourrions par exemple obtenir des informations essentielles sur nos clients et ce qu'ils attendent, mieux anticiper leurs demandes, etc., mais aussi analyser d'autres types de données, davantage axées logistiques, pour améliorer nos relations avec nos partenaires et fournisseurs, comme les services de livraison avec lesquels nous travaillons. »
RGPD: règlement général sur la protection des données. Loi encadrant le traitement des données personnelles sur le territoire européen.
Document 14
L'acquisition d'un terrain en Île-de-France
Gérer une partie de nos approvisionnements
Nous souhaitons acquérir un terrain en Île-de-France afin de créer un espace permanent en maraîchage biologique (pour la vente en circuit court). Sur cette parcelle, seront produits des légumes biologiques les 12 mois de l'année, avec la volonté de réconcilier qualité, diversité et rentabilité. Nous réintroduirons des semences anciennes de légumes connus et nous remettrons au goût du jour des variétés qui ne le sont plus.
Cette parcelle sera exploitée de manière « optimisée » avec un objectif clair: assurer la rentabilité du projet dans sa globalité. Qualité et diversité iront de pair avec productivité. Elle assurera à l'entreprise un revenu récurrent et stable, avec une planification des cultures à l'avance en fonction des besoins des paniers Bio.
Cet espace agricole sera aussi un parcours ludo-éducatif en permaculture (pour les familles et enfants en saison estivale) et un espace éducatif (pour proposer aux écoles des journées de découverte et de sensibilisation à la biodiversité).
Accroître la notoriété régionale de Bio Culture
Afin d'atteindre nos objectifs de croissance, la notoriété régionale de Bio Culture est un levier primordial à activer auprès d'une cible identifiée de clients potentiels (30-60 ans, famille, etc.). Pour être identifié comme un acteur majeur du développement local, du bio et du mieux-manger, nous avons déterminé les axes suivants:
développement et démocratisation de la plateforme « Eco-acteurs » (commandes groupées à destination des collectivités) pour fédérer une communauté de clients autour du partage, du bio et de l'environnement;
intensification de la communication locale avec la participation à des salons, l'affichage, etc.;
implication active dans des projets agricoles locaux dont « La Coopérative Bio Culture » (l'entité agricole de l'entreprise Bio Culture).
Internaliser des activités grâce à de nouvelles compétences
Enfin, nous voulons recruter les compétences clés pour accompagner notre développement:
un directeur ou une directrice pour l'administratif et le financier;
un directeur commercial ou une directrice commerciale;
un ou une responsable logistique;
un ou une responsable Web.
Source: Bio Culture sur www.tudigo.co (document pour les investisseurs)
La permaculture est un mode de production agricole durable.
3.4 b Expliquer comment Bio Culture pourrait exploiter la digitalisation de sa relation client.

Corrigé
Corrigé établi d’après les éléments de correction officiels
3.4 b Expliquer comment Bio Culture pourrait exploiter la digitalisation de sa relation client.
Réponse : Aujourd'hui Bio Culture exploite la digitalisation de sa relation client uniquement pour gérer ses commandes. Cependant, grâce à la digitalisation de sa relation client, Bio Culture collecte des données personnelles. L'entreprise pourrait donc exploiter ces données pour mieux connaitre ses clients. De plus, elle dispose d'une masse d'informations importante utile à la satisfaction des attentes de ses consommateurs. Bio Culture pourrait analyser plus finement les informations de répartition des ventes, que ce soit en volume ou en valeur. Ceci permettrait ainsi de définir une offre plus adaptée et personnalisée. De même, elle favoriserait une performance organisationnelle en matière de logistique en améliorant la circulation d'informations avec ses autres partenaires comme les fournisseurs. Ceci favoriserait une amélioration de la satisfaction client.
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