Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Métropole 2025 (sujet 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Métropole France 2 (2025)
Énoncé
Sujet de dissertation 1
Le changement climatique, un enjeu géopolitique.
Il est attendu du candidat qu'il rédige une dissertation complète comprenant une introduction (accroche, définition des termes, problématisation, annonce du plan), un développement structuré en deux ou trois parties équilibrées et illustrées d'exemples précis, ainsi qu'une conclusion.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Le changement climatique, un enjeu géopolitique.
Réponse : Proposition d'éléments attendus pour une copie de niveau Baccalauréat en HGGSP : Introduction : - Accroche : rapports successifs du GIEC (AR6, 2021-2023), multiplication des événements climatiques extrêmes, ouverture de nouvelles voies navigables en Arctique. - Définition des termes : le changement climatique désigne l'évolution globale du climat de la Terre liée aux émissions anthropiques de GES. Un enjeu géopolitique renvoie aux rivalités de pouvoir et d'influence entre acteurs (États, FTN, ONG, organisations internationales) sur des territoires et des ressources. - Problématique : dans quelle mesure le changement climatique, d'abord perçu comme une crise environnementale, transforme-t-il les équilibres géopolitiques mondiaux, entre facteur d'exacerbation des rivalités et catalyseur de coopérations internationales ? - Annonce du plan : 1. Le changement climatique, multiplicateur de menaces et de rivalités territoriales. 2. Les clivages Nord-Sud et les rivalités de puissance autour de la transition. 3. Une gouvernance climatique mondiale en construction, face aux limites du multilatéralisme. Développement : I. Le changement climatique, multiplicateur de menaces et de rivalités territoriales : - *A. L'ouverture de nouveaux espaces stratégiques : l'exemple de l'Arctique.* La fonte de la banquise ouvre les routes du Nord-Est et du Nord-Ouest et facilite l'accès aux hydrocarbures et aux minerais. Elle stimule les revendications territoriales (Russie, Canada, États-Unis, Norvège, Danemark/Groenland) et l'intérêt chinois (« Route de la soie polaire »). - *B. Raréfaction des ressources et tensions régionales.* Pression sur l'eau douce (bassins du Nil avec le barrage de la Renaissance, du Tigre et de l'Euphrate, du Mékong) et conflits agro-pastoraux (bassin du lac Tchad, Sahel). - *C. Migrations environnementales et sécurité humaine.* Déplacés climatiques dus à la submersion d'îles du Pacifique (Tuvalu, Kiribati) et aux deltas surpeuplés du Bangladesh, sources de tensions transfrontalières. Le climat devient un enjeu de sécurité (débats au Conseil de sécurité de l'ONU). II. Les clivages Nord-Sud et les rivalités de puissance autour de la transition : - *A. La « justice climatique » et la dette écologique.* Les pays du Sud dénoncent la responsabilité historique des pays industrialisés (« responsabilités communes mais différenciées », 1992). Ils revendiquent des financements : promesse de 100 milliards de dollars par an, fonds pour les pertes et préjudices acté à la COP27. - *B. La géopolitique des ressources de la transition.* La décarbonation déplace les dépendances des hydrocarbures vers les métaux critiques (lithium, cobalt de RDC, terres rares). Elle crée de nouvelles dominations, notamment la domination industrielle et minière de la Chine. - *C. Le climatoscepticisme et le refus des contraintes.* Les enjeux climatiques servent d'outil souverainiste : retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sous D. Trump. Les pétro-États et les grands émetteurs (Arabie saoudite, Russie) défendent leur exploitation des énergies fossiles. III. Une gouvernance climatique mondiale en construction, face aux limites du multilatéralisme : - *A. L'affirmation d'un multilatéralisme climatique.* Étapes de la CCNUCC (Rio, 1992), du protocole de Kyoto (1997) et de l'Accord de Paris (COP21, 2015 : objectif de 2 °C, voire 1,5 °C), avec le rôle d'expertise du GIEC. - *B. Des limites persistantes.* Engagements non contraignants (CDN), objectifs insuffisants et non tenus, COP accueillies par des pays producteurs d'hydrocarbures (Dubaï, COP28), rivalités sino-américaines. - *C. La montée d'acteurs non étatiques et le climat comme instrument de puissance.* Villes (C40), ONG, mouvements de jeunesse (Fridays for Future), contentieux climatiques (« Affaire du siècle »). L'UE recourt au soft power normatif (Pacte vert, mécanisme d'ajustement carbone aux frontières). Conclusion : - Bilan : le changement climatique est devenu un enjeu géopolitique majeur. Il redessine les territoires et les rivalités (Arctique, ressources, migrations), il renforce les fractures Nord-Sud et la compétition pour la transition, et il suscite une gouvernance mondiale encore fragile. - Réponse à la problématique : il agit à la fois comme facteur de tensions et comme moteur de coopération, mais la coopération reste subordonnée aux intérêts de puissance. - Ouverture : la géo-ingénierie, ou la reconnaissance juridique des « réfugiés climatiques », constituera-t-elle le prochain terrain de rivalités ?
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