Sujet de dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Métropole 2 remplacement 2023
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Métropole France 2 remplacement (2023)
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Sujet de dissertation 2
Le climat: une question au cœur des relations internationales.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Le climat : une question au cœur des relations internationales.
Réponse : Proposition d'un plan détaillé et éléments de corrigé : Introduction - Accroche : Les alertes répétées du GIEC et la multiplication des catastrophes climatiques placent l'action environnementale au centre de l'agenda diplomatique mondial. - Définition des termes : Le climat est l'ensemble des conditions atmosphériques moyennes sur le temps long, aujourd'hui perturbé par les émissions d'origine anthropique. Les relations internationales désignent les rapports diplomatiques, économiques, juridiques et conflictuels entre États et acteurs globaux. - Problématique : Comment le changement climatique est-il passé du statut de simple préoccupation environnementale à celui d'enjeu géopolitique majeur, oscillant entre coopération multilatérale et rivalités entre puissances ? - Annonce du plan : 1. L'institutionnalisation progressive d'une gouvernance climatique multilatérale mondiale. 2. Des négociations traversées par de profondes divergences d'intérêts et des rivalités de puissance. 3. Le changement climatique comme facteur d'insécurité globale et de reconfiguration géopolitique. Partie 1 : L'émergence d'une diplomatie climatique et la recherche d'une gouvernance globale - *A. De la prise de conscience scientifique à l'action politique :* rapport Meadows (1972) ; création du GIEC en 1988 par le PNUE et l'OMM ; Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques au Sommet de la Terre de Rio (1992). - *B. L'architecture des négociations internationales :* les Conférences des Parties (COP) ; le protocole de Kyoto (1997), qui impose des objectifs contraignants aux pays développés ; l'accord de Paris (COP21, 2015), universel et fondé sur les contributions déterminées au niveau national (CDN). - *C. La diversité des acteurs de la diplomatie climatique :* rôle pionnier de l'Union européenne ; poids des ONG, des villes et des entreprises ; mobilisations citoyennes et essor de la justice climatique. Partie 2 : Les clivages et tensions géopolitiques autour de la transition énergétique - *A. La fracture Nord/Sud et la justice climatique :* principe des « responsabilités communes mais différenciées » ; revendications financières des pays du Sud (Fonds vert pour le climat, promesse des 100 milliards de dollars, fonds « pertes et dommages » décidé à la COP27 en 2022) ; rôle des petits États insulaires. - *B. Les stratégies contradictoires des grands émetteurs :* - États-Unis : non-ratification de Kyoto sous Bush, retrait de l'accord de Paris sous Trump, retour sous Biden. - Chine et Inde : tension entre un développement reposant sur le charbon et une volonté de leadership dans les technologies vertes. - *C. Le poids des États rentiers et des hydrocarbures :* l'OPEP, la Russie et les pays du Golfe freinent les engagements de sortie des énergies fossiles (compromis de « transition hors des énergies fossiles » à la COP28 de Dubaï). Partie 3 : Le climat comme multiplicateur de menaces et source de nouvelles tensions géopolitiques - *A. Risques sécuritaires et déplacés climatiques :* - Conflits d'accès aux ressources vitales (eau, terres arables), par exemple au Sahel ou autour du barrage de la Renaissance sur le Nil. - Insécurité alimentaire et migrations environnementales. - Absence de statut juridique pour les « réfugiés climatiques ». - Prise en compte du climat par le Conseil de sécurité de l'ONU et par les armées. - *B. De nouveaux espaces de rivalité :* l'ouverture de l'Arctique (routes maritimes, hydrocarbures) suscite des tensions entre la Russie, les États-Unis, le Canada et la Chine ; la montée des eaux menace certains États insulaires (Tuvalu, Kiribati). - *C. La transition énergétique, nouvelle géopolitique de la puissance :* course aux métaux critiques et aux terres rares, dominée par la Chine ; rivalités industrielles dans les technologies vertes (batteries, panneaux solaires, Inflation Reduction Act américain, Pacte vert européen) ; le climat devient un instrument de soft power. Conclusion - Bilan : Le climat est devenu un enjeu central des relations internationales. Il a suscité une gouvernance multilatérale inédite, mais celle-ci reste fragile car non contraignante, et révèle les rivalités de puissance ainsi que la fracture Nord/Sud. Il constitue enfin un facteur d'insécurité et de recomposition géopolitique. - Ouverture : L'ampleur du défi pose la question de la capacité du multilatéralisme à imposer des engagements contraignants, face au retour des logiques de puissance et de compétition.
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