Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Centres étrangers (Afrique) 2026 (jour 1)
Thème : Le défi de la construction de la paix : traités de Westphalie et sécurité collective · Tiré du sujet Jour 1 (2026)
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Sujet de dissertation 1
Construire la paix depuis le XVIIe siècle: acteurs, moyens, limites.

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Construire la paix depuis le XVIIe siècle : acteurs, moyens, limites.
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction - Accroche : De la paix de Westphalie (1648), qui met fin à la guerre de Trente Ans, aux missions de maintien de la paix de l'ONU, la paix est passée d'un simple arrêt des hostilités (paix négative) à une recherche de justice et de sécurité globale (paix positive). - Définitions : Paix (négative vs positive selon Johan Galtung). Acteurs : États, organisations internationales, ONG, diplomates, société civile. Moyens : traités, équilibre des puissances, droit international, sécurité collective, justice transitionnelle. Limites : vetos, unilatéralisme, guerres asymétriques. - Problématique : Comment les acteurs et les modalités de construction de la paix ont-ils évolué depuis le XVIIe siècle, et à quelles limites structurelles se heurtent-ils ? - Annonce du plan : I. L'ordre interétatique fondé sur l'équilibre des puissances (XVIIe-XIXe s.) ; II. L'institutionnalisation de la sécurité collective et la diversification des acteurs (XXe s.) ; III. Les limites du multilatéralisme et les nouvelles conflictualités (fin XXe-XXIe s.). I. L'ordre westphalien et la diplomatie d'équilibre (XVIIe-XIXe siècles) - A. La naissance du système westphalien (1648) : souveraineté des États, non-ingérence et équilibre européen, pour neutraliser les guerres de religion. - B. Le Concert européen au XIXe siècle : après le Congrès de Vienne (1815), diplomatie des grandes puissances pour maintenir l'équilibre territorial et prévenir les révolutions. - C. Les limites du modèle : une paix réservée aux puissances européennes et impériales, fragile car dépendante d'alliances instables, qui s'effondre en 1914. II. De la sécurité collective à la construction d'une paix positive (XXe siècle) - A. La Société des Nations (1919) : première tentative d'ordre juridique multilatéral, inspirée des 14 points de Wilson. Elle est affaiblie par l'absence des États-Unis et par le manque de force coercitive. - B. L'ONU (1945) et l'élargissement des moyens : Charte des Nations unies, Conseil de sécurité, Casques bleus (première force armée, la FUNU, lors de la crise de Suez en 1956), promotion du développement et des droits humains (DUDH 1948). - C. La fin de la guerre froide et le renouveau onusien : multiplication des opérations de maintien et de consolidation de la paix (Agenda pour la paix de Boutros-Ghali en 1992, puis Kofi Annan). Naissance de la justice pénale internationale : TPIY (1993), TPIR (1994), statut de Rome de la CPI (1998). III. Limites structurelles et nouveaux défis de la paix au XXIe siècle - A. Les blocages institutionnels : paralysie du Conseil de sécurité par le droit de veto (rivalités États-Unis, Russie, Chine), unilatéralisme (Irak 2003), crise du multilatéralisme et retour des guerres interétatiques (Ukraine 2022). - B. La mutation des conflictualités : guerres asymétriques, terrorisme transnational, guerres civiles et acteurs non étatiques (milices, groupes djihadistes). Ces acteurs rendent les négociations classiques inadaptées (Syrie, Sahel) et expliquent des échecs onusiens (Rwanda 1994, Srebrenica 1995). - C. De nouveaux acteurs et de nouvelles approches : ONG, médiations régionales (Union africaine), diplomatie de la société civile, justice transitionnelle (Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud). Ces approches restent limitées par le manque de moyens et la souveraineté des États (non-ratification du statut de Rome). Conclusion - Bilan : Depuis 1648, la construction de la paix est passée d'un équilibre entre puissances souveraines à un système multilatéral et juridique, porté par des acteurs de plus en plus divers et visant une paix positive. - Limites : Ce système reste dépendant de la volonté des grandes puissances et peine à s'adapter aux conflits asymétriques et infra-étatiques. - Ouverture : La réforme du Conseil de sécurité ou la prise en compte de nouveaux enjeux (climat, cyberespace) peuvent-elles refonder la sécurité collective ?
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