Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Centres étrangers (Afrique) 2024 (jour 1)

Thème : Le défi de la construction de la paix : traités de Westphalie et sécurité collective · Tiré du sujet Jour 1 (2024)

Énoncé

Dissertation 1

Faire la paix depuis le XVIIe siècle: réussites et limites.

Le candidat traitera le sujet sous forme d'une dissertation comportant une introduction problématisée, un développement structuré en parties et sous-parties argumentées et illustrées d'exemples historiques et géopolitiques précis, ainsi qu'une conclusion.

Énoncé: Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Centres étrangers (Afrique) 2024 (jour 1)

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Faire la paix depuis le XVIIe siècle : réussites et limites.

Réponse : Une composition complète comprend : Introduction : - Accroche : Les traités de Westphalie (1648) mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils fondent un ordre international reposant sur la souveraineté des États. - Définition des termes : « Faire la paix » désigne l'ensemble des processus diplomatiques, juridiques, politiques et militaires qui visent à mettre fin aux conflits et à instaurer une stabilité durable. On distingue la paix négative (absence de guerre) et la paix positive (selon Johan Galtung). La période, du XVIIe siècle à nos jours, va de l'équilibre des puissances à la sécurité collective. - Problématique : Dans quelle mesure les modèles successifs de construction de la paix depuis le XVIIe siècle ont-ils réussi à réguler les conflits ? Quelles limites structurelles ont-ils rencontrées, notamment face aux nouvelles formes de conflictualité ? - Annonce du plan : I. La paix par l'équilibre des puissances (XVIIe-XIXe siècle) ; II. La sécurité collective et ses réalisations au XXe siècle ; III. Les limites persistantes face aux conflits contemporains. I. Du modèle westphalien au concert européen : la paix par l'équilibre des puissances - A. Les traités de Westphalie (1648) : une paix négociée en congrès (Münster et Osnabrück). Ils consacrent la souveraineté des États, la non-ingérence et l'équilibre des puissances. - B. Le congrès de Vienne (1815) et le « concert européen » : les grandes puissances se concertent pour préserver l'ordre conservateur et éviter une guerre générale en Europe. - C. Les limites : une paix fragile fondée sur le rapport de force. Elle n'empêche ni les guerres de succession, ni les guerres napoléoniennes, ni la montée des nationalismes et des alliances rivales qui mène à la Première Guerre mondiale. II. L'idéal de la sécurité collective : l'institutionnalisation de la paix au XXe siècle - A. La SDN (1919) : première organisation de sécurité collective, inspirée des 14 points de Wilson. Elle est affaiblie par l'absence des États-Unis et impuissante face aux agressions des régimes totalitaires (Mandchourie, Éthiopie). Le traité de Versailles, vécu comme un « diktat », illustre une paix mal construite. - B. L'ONU (1945, Charte de San Francisco) : la sécurité collective est renforcée par le Conseil de sécurité (chapitre VII). Les opérations de maintien de la paix (casques bleus) se développent. Sous Kofi Annan (1997-2006), l'ONU promeut le prix Nobel de la paix (2001), les Objectifs du millénaire et la « responsabilité de protéger » (2005). - C. La diversification des instruments de paix : - la justice pénale internationale (TPIY, TPIR, CPI en 2002) ; - le désarmement et la maîtrise des armements (TNP, SALT, FNI) ; - la construction européenne comme paix par l'intégration (CECA, 1951) ; - la paix positive par le développement (agences onusiennes). III. Limites structurelles et nouveaux défis de la paix - A. Les blocages institutionnels : le droit de veto paralyse le Conseil de sécurité pendant la guerre froide et encore aujourd'hui (Syrie, Ukraine). Les puissances recourent aussi à des actions unilatérales (Irak, 2003). - B. L'inadaptation face aux conflits asymétriques et intra-étatiques : terrorisme transnational (Al-Qaïda, Daech) et guerres civiles. Les acteurs non étatiques échappent aux traités classiques entre États. - C. La fragilité de la consolidation de la paix (peacebuilding) : échecs dramatiques (Rwanda en 1994, Srebrenica en 1995), États faillis (Somalie, Afghanistan), paix sans réconciliation et rechutes dans la guerre. Conclusion : - Bilan : Du modèle westphalien à l'ONU, faire la paix a reposé sur des cadres de plus en plus institutionnalisés et universels. Ces cadres ont permis d'éviter une nouvelle guerre mondiale et de développer le droit international. - Limites : Ils restent dépendants de la volonté des puissances et mal adaptés aux conflits contemporains. - Ouverture : réforme du Conseil de sécurité, rôle croissant des organisations régionales et des ONG dans la médiation.

L’explication pas à pas, faite avec l’IA, est réservée aux membres Premium. Premium

Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.

‹ Sujet de dissertation 1 · Centres étrangers (Afrique) 2026 (jour 1) · Exercice Étude critique de document(s) 2 · Centres étrangers (Afrique) 2021 (jour 2) ›

Plus d’exercices de Le défi de la construction de la paix : traités de Westphalie et sécurité collective