Épreuve composée - Troisième partie · Bac Sciences Économiques et Sociales Asie 2026 (jour 1)

Thème : La lutte contre le chômage · Tiré du sujet Jour 1 (2026)

Énoncé

Troisième partie: Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire [10 points]

Cette partie comporte trois documents.

Sujet: À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que lorsque le chômage est conjoncturel, les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale permettent de lutter contre.

DOCUMENT 1

La « sous-utilisation des capacités de production » désigne la quantité de ressources inutilisées dans l’économie. Pour les économistes, une machine non utilisée dans une usine ou une personne au chômage constituent des capacités productives inutilisées.

Cette sous-utilisation des capacités productives est généralement due à une demande insuffisante par rapport à la capacité de production de l’économie. Les économistes s’attachent donc à en suivre l’évolution, car ils y voient un indicateur essentiel de l’état de l’économie. L’existence d’importantes capacités inutilisées dans l’économie signifie généralement qu’un grand nombre de personnes sont à la recherche d’un emploi. [...] La banque centrale peut [...] envisager de stimuler l’économie, par exemple en réduisant les taux d’intérêt.

Source: Banque centrale européenne, 2018.

DOCUMENT 2

Champ: France, personnes actives.

Source: INSEE, 2024.

DOCUMENT 3

Source: Projet de loi de finances rectificative pour 2009, 2008.

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Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que lorsque le chômage est conjoncturel, les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale permettent de lutter contre.

Réponse : Une réponse structurée comprenant : 1. Introduction : - Définition du chômage conjoncturel : chômage résultant d'un ralentissement temporaire de l'activité économique et d'une insuffisance de la demande globale adressée aux entreprises (analyse d'inspiration keynésienne). - Problématique : comment l'intervention des pouvoirs publics par des politiques de soutien à la demande permet-elle de résorber ce type de chômage ? - Annonce du plan : politique budgétaire de relance, puis politique monétaire expansionniste. 2. Partie 1 : La politique budgétaire de relance stimule la demande globale et l'emploi - Mécanisme : l'État accroît les dépenses publiques (investissements publics, aides aux ménages modestes pour relancer la consommation, soutien direct aux entreprises). - Effet multiplicateur keynésien : la hausse des dépenses publiques entraîne une hausse plus que proportionnelle de la production, des revenus et donc de la demande globale. Les entreprises sont ainsi incitées à utiliser leurs capacités de production inemployées (document 1) et à réembaucher. - Utilisation du document 3 : le plan de relance de 2008 en France comprend 11,6 Mds€ d'aides aux entreprises, 10,5 Mds€ d'investissements publics, 2 Mds€ pour les secteurs exposés et 2 Mds€ de soutien à l'emploi et aux ménages modestes. - Utilisation du document 2 : il existe une corrélation inverse entre croissance et chômage. Lors de la récession de 2009 (PIB en baisse de près de 3 %), le taux de chômage passe d'environ 7,5 % en 2008 à plus de 9 %, puis à environ 10,3 % en 2013-2015. Cela justifie des relances budgétaires. - En 2020, malgré une chute du PIB de près de 7,5 %, le chômage ne s'envole pas : il reste autour de 8 % puis recule vers 7,5 %. Cela illustre l'efficacité des mesures massives de soutien (chômage partiel, aides aux entreprises, « quoi qu'il en coûte »). La forte reprise de 2021 (+6,9 %) s'accompagne d'une baisse du chômage. 3. Partie 2 : La politique monétaire accommodante favorise l'investissement et la consommation - Mécanisme : la banque centrale baisse ses taux d'intérêt directeurs (document 1). - Effet : le coût du refinancement des banques commerciales diminue, et elles répercutent cette baisse sur les crédits accordés aux ménages et aux entreprises. - Hausse de la demande de crédits : les ménages consomment davantage (biens durables, logement) et les entreprises investissent pour renouveler ou accroître leur appareil productif. - Conséquence sur l'emploi : face à une demande anticipée en hausse (demande effective), les entreprises mobilisent leurs capacités de production inutilisées et créent des emplois, ce qui réduit le chômage conjoncturel. 4. Conclusion : - Bilan : les politiques budgétaires et monétaires de soutien à la demande permettent de relancer l'activité à court terme et d'endiguer le chômage conjoncturel. - Ouverture : limites éventuelles (déficit et dette publics, inflation, fuite des revenus par les importations, inefficacité contre le chômage structurel).

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