Épreuve composée - Troisième partie · Bac Sciences Économiques et Sociales Asie 2025 (jour 1)
Thème : La lutte contre le chômage · Tiré du sujet Jour 1 (2025)
Énoncé
Troisième partie: Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire
[10 points]
Cette partie comporte trois documents.
Sujet: À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que la lutte contre le chômage nécessite la mise en œuvre de différentes politiques.
DOCUMENT 1
L'enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France depuis mai 2021 [...] montre, en effet, que plus d'une entreprise française sur deux rencontre actuellement des difficultés de recrutement. Cette proportion est en forte hausse par rapport au mois de mai 2021 où elle atteignait 37 %. Elle a, toutefois, légèrement reculé, depuis l'été 2022. Plus de 57 % des entreprises déclaraient alors rencontrer des difficultés de recrutement. [...]
Selon les données de l'INSEE, le taux de chômage était de 7,2 % fin 2022 en France. Cela représente près de 2,2 millions de personnes. La DARES indique qu'à la même époque environ 350 000 emplois n'étaient pas pourvus. Cette coexistence d'un chômage au-dessus du niveau de plein-emploi et d'emplois vacants peut sembler paradoxale. Elle résulte avant tout d'un mauvais appariement entre l'offre et la demande de travail que les réponses à l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France permettent d'éclairer.
Les qualifications et les compétences constituent un premier frein au recrutement mentionné par les chefs d'entreprise interrogés. C'est le cas de 18 % des entreprises d'intérim déclarant rencontrer des difficultés de recrutement. Pour les secteurs de l'industrie pharmaceutique, des équipements électriques et de l'édition, l'inadéquation des compétences des candidats aux postes proposés est mentionnée par près de 11 % des entreprises.
Source: www.lafinancepourtous.com, avril 2023.
DOCUMENT 2
Coût horaire de la main-d'œuvre en 2021 dans plusieurs pays de l'Union européenne (en euros)
· Suède · France · Allemagne · Pays-Bas · Danemark · Irlande · UE27
Salaire et traitement brut horaire moyen [1] · 28,8 · 26,6 · 29,3 · 29,2 · 41,7 · 29,0 · 21,8
Cotisations sociales et autres à charge de l'employeur [2] · 13,6 · 11,7 · 7,9 · 7,6 · 6,5 · 2,5 · 6,9
Coût horaire total de la main-d'œuvre [1 + 2] · 42,4 · 38,4 · 37,3 · 36,9 · 48,3 · 31,7 · 28,7
Note: en raison des arrondis, le total ne correspond pas toujours.
Lecture: en 2021, dans l'Union européenne à 27 pays, le coût horaire de la main-d'œuvre dans l'industrie, la construction et le tertiaire marchand pour les entreprises de 10 salariés ou plus s'élève en moyenne à 28,7 euros, dont 21,8 euros de salaire et traitement brut.
Champ: Union européenne à 27 pays, entreprises de 10 salariés ou plus dans les secteurs marchands.
Source: d'après INSEE, Emploi, chômage, revenus du travail, 2022.
DOCUMENT 3
Évolution du taux de chômage (échelle de gauche) et du taux de croissance du PIB (échelle de droite) en France (en %)
Source: d'après INSEE.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Sujet : montrez que la lutte contre le chômage nécessite la mise en œuvre de différentes politiques.
Réponse : Introduction : le chômage touche les actifs sans emploi qui en recherchent un (7,2 % fin 2022 en France selon le document 1). Ses causes sont multiples : la conjoncture (chômage conjoncturel) et le fonctionnement du marché du travail (chômage structurel). La lutte contre le chômage suppose donc plusieurs politiques. I. Des politiques de soutien à la demande globale contre le chômage conjoncturel. A. Le chômage dépend de l'activité économique (document 3) : la récession de 2009 (croissance du PIB d'environ -2,8 %) s'accompagne d'une hausse du chômage (de 7,4 % en 2008 à 9,1 % en 2009). Une croissance faible (environ 0 à 1 % entre 2012 et 2016) maintient un chômage élevé (plus de 10 %). La reprise de 2017 (environ 2 %) le fait reculer (8,4 % en 2019). B. Des politiques de relance budgétaire (dépenses publiques, baisse d'impôts) et monétaire (baisse des taux d'intérêt) soutiennent la demande effective, la production et donc l'emploi. II. Des politiques structurelles contre le chômage structurel. A. Les politiques de formation et d'amélioration de l'appariement : plus d'une entreprise sur deux a des difficultés de recrutement, environ 350 000 emplois sont vacants face à 2,2 millions de chômeurs, et les compétences des candidats sont inadéquates (document 1). La formation professionnelle et un meilleur accompagnement des chômeurs réduisent ce chômage d'inadéquation. B. Les politiques d'allègement du coût du travail : en France, les cotisations sociales à la charge de l'employeur sont élevées (11,7 € par heure contre 6,9 € en moyenne dans l'UE27, pour un coût total de 38,4 € contre 28,7 €, document 2). Les allègements de cotisations, surtout sur les bas salaires, favorisent l'embauche des moins qualifiés. C. Les politiques de flexibilisation du marché du travail (contrats, temps de travail, règles de licenciement) visent à faciliter l'ajustement de l'emploi. Conclusion : le chômage ayant des causes à la fois conjoncturelles et structurelles, il faut combiner des politiques de soutien de la demande globale et des politiques structurelles (formation, allègement du coût du travail, flexibilisation).
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