Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2026 (jour 2)
Thème : Océan et espace : spécificités, statuts et acteurs (introduction au thème 1) · Tiré du sujet Jour 2 (2026)
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Sujet de dissertation 1
Mers et océans: des espaces de conquêtes, de rivalités et de coopérations.

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Mers et océans : des espaces de conquêtes, de rivalités et de coopérations.
Réponse : Proposition d'éléments attendus et de plan détaillé : Introduction - Accroche : La maritimisation de l'économie mondiale et l'exploitation accrue des fonds marins font des mers et océans de nouveaux espaces d'affirmation de la puissance. - Définitions : Les mers et océans sont des espaces liquides et sous-marins couvrant 71 % du globe. Les conquêtes désignent l'appropriation physique, scientifique, territoriale et économique. Les rivalités renvoient aux tensions géopolitiques, à la militarisation et à la projection de puissance navale. Les coopérations recouvrent le droit de la mer, la gouvernance environnementale et la sécurité collective. - Problématique : Dans quelle mesure les mers et océans, tout en étant le théâtre d'une appropriation compétitive et de tensions croissantes, demeurent-ils des espaces régis par la nécessité d'une gouvernance partagée et de coopérations multilatérales ? Axe 1 – Les mers et océans, de nouvelles frontières de conquête économique, scientifique et technologique - Une territorialisation accrue des espaces maritimes : course aux ressources (hydrocarbures offshore, minerais des grands fonds, ressources halieutiques) et demandes d'extension des plateaux continentaux au-delà des 200 milles nautiques. - La maîtrise des flux et des infrastructures stratégiques : réseau mondial des câbles sous-marins, façades maritimes, détroits et canaux interocéaniques (Malacca, Suez, Panama). - La conquête scientifique et technologique : exploration abyssale, submersibles, cartographie des fonds marins. Axe 2 – Des espaces de rivalités géopolitiques et de projection de puissance - La militarisation croissante et la diplomatie navale : constitution de flottes de haute mer (*blue-water navies*), rôle des porte-avions et des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (dissuasion). - Des zones de tensions emblématiques : - la mer de Chine méridionale, avec la poldérisation d'îlots par la Chine et la ligne en neuf traits, face aux revendications riveraines et à la liberté de navigation défendue par les États-Unis ; - la Méditerranée orientale ; - l'Arctique, avec la fonte des glaces. - Le contrôle des routes stratégiques face aux menaces asymétriques : piraterie (golfe de Guinée, océan Indien) et risques d'étranglement (*chokepoints*). Axe 3 – La nécessaire coopération internationale pour réguler et préserver le bien commun maritime - Le cadre juridique international : la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, Montego Bay, 1982) délimite les zones maritimes (eaux territoriales, ZEE, plateau continental, haute mer soumise au principe de liberté). Les fonds marins internationaux (la « Zone ») sont proclamés patrimoine commun de l'humanité et gérés par l'Autorité internationale des fonds marins. - La coopération sécuritaire : missions navales conjointes contre la piraterie (opération Atalante de l'Union européenne) et surveillance partagée des espaces maritimes. - La gouvernance environnementale et la protection de la biodiversité : accord BBNJ sur la haute mer (2023), régulation de la surpêche, lutte contre la pollution plastique. Conclusion - Bilan : Les mers et océans sont devenus des espaces de conquête et de rivalités de plus en plus vives, où s'affirment les puissances établies et émergentes. Ils restent pourtant encadrés par un droit international et des coopérations indispensables à la sécurité des flux et à la préservation des ressources. Conquête, rivalité et coopération y coexistent donc plus qu'elles ne s'excluent. - Ouverture : L'efficacité de cette gouvernance reste fragile, comme le montrent les contestations de la CNUDM, la ratification inachevée de l'accord BBNJ et les débats sur l'exploitation minière des grands fonds. On peut aussi l'interroger face aux nouveaux enjeux : Arctique, câbles sous-marins, conséquences de la montée des eaux.
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