Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2025 (jour 1)

Thème : Océan et espace : spécificités, statuts et acteurs (introduction au thème 1) · Tiré du sujet Jour 1 (2025)

Énoncé

Dissertation 1

Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations.

Énoncé: Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2025 (jour 1)

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations.

Réponse : Proposition de plan détaillé et d'éléments de correction : Introduction : - Accroche : Du lancement de Spoutnik (1957) et des missions Apollo aux projets Artemis et aux constellations Starlink, l'espace extra-atmosphérique s'est affirmé comme un théâtre majeur d'affirmation géopolitique. - Définition des termes : La conquête spatiale désigne l'exploration et l'exploitation de l'espace au-delà de l'atmosphère terrestre. Les acteurs sont désormais pluriels : États historiques et émergents, agences spatiales internationales, mais aussi entreprises privées (New Space). Le sujet invite à confronter deux dynamiques complémentaires. La rivalité recouvre la compétition pour le prestige, les ressources et la domination militaire. La coopération recouvre le partage des coûts, la diplomatie scientifique et la gestion des biens communs. - Problématique : Dans quelle mesure la multiplication et la diversification des acteurs spatiaux renouvellent-elles les équilibres entre logiques de confrontation géopolitique et nécessités de collaboration internationale ? I. L'espace, arène historique de rivalités géopolitiques et technologiques : - A. La rivalité bipolaire de la Guerre froide : la course à l'espace comme vecteur de soft power et de prestige idéologique (URSS contre États-Unis : Spoutnik 1957, Gagarine 1961, Apollo 11 en 1969). - B. La diversification des puissances spatiales étatiques au XXIe siècle : affirmation de la Chine (Tiangong, Chang'e), de l'Inde (Chandrayaan-3 en 2023), d'Israël et des Émirats arabes unis (sonde Hope). - C. La militarisation et l'arsenalisation de l'espace : US Space Force (2019), tirs antisatellites (ASAT : Chine 2007, Inde 2019, Russie 2021), cyberguerre et surveillance orbitale. Ces pratiques mettent à l'épreuve le Traité de l'espace de 1967. II. La coopération spatiale, un impératif scientifique, technique et diplomatique : - A. La détente par l'espace : de la mission conjointe Apollo-Soyouz (1975) à la Station spatiale internationale (ISS), symbole de coopération post-Guerre froide (États-Unis, Russie, ESA, JAXA, Canada). - B. La mise en commun des moyens face à l'immensité des défis : programmes d'exploration conjointe (télescope James Webb NASA/ESA/ASC, sondes interplanétaires). L'Europe mène aussi une diplomatie spatiale à travers l'ESA (Ariane, Galileo). - C. La régulation collective et la gestion des biens communs : suivi des débris spatiaux, surveillance du climat (Copernicus), droit spatial international (COPUOS, UNOOSA, traités de 1967 et de 1979). III. Le renouveau des acteurs et la reconfiguration des équilibres : New Space et fragmentation géopolitique : - A. L'émergence des acteurs privés (New Space) : rôle croissant de SpaceX, Blue Origin et Axiom Space. Ils transforment les relations public-privé et démocratisent l'accès à l'orbite basse grâce à la réutilisabilité et à la baisse des coûts. Starlink montre aussi le poids géopolitique d'une firme privée, par exemple en Ukraine. - B. De nouvelles rivalités pour les ressources et l'exploration lointaine : course à la Lune (pôle Sud, glace d'eau) et à Mars, exploitation minière des astéroïdes (Space Act américain de 2015, loi luxembourgeoise de 2017). Ces textes contestent le principe de non-appropriation. - C. La polarisation en blocs concurrents : les accords bilatéraux Artemis menés par les États-Unis (plus de 40 signataires) s'opposent au projet sino-russe de station lunaire ILRS. La Russie annonce son retrait de l'ISS après 2024 dans le contexte de la guerre en Ukraine. La coopération ne disparaît pas mais se recompose au sein de blocs rivaux, au détriment du multilatéralisme onusien. Conclusion : - Bilan : Rivalités et coopérations ne s'opposent pas : elles coexistent depuis les origines de la conquête spatiale. La coopération reste souvent un instrument de puissance, et la rivalité stimule l'innovation. - Réponse à la problématique : La multiplication des acteurs (puissances émergentes, entreprises privées) complexifie ces équilibres. Elle ravive la compétition pour les ressources et la militarisation, et fragilise un droit spatial conçu pour un monde bipolaire étatique. - Ouverture : La gouvernance des débris et de l'orbite basse saturée, ainsi que le partage des ressources lunaires, imposeront peut-être de nouvelles formes de régulation internationale. L'espace pourrait ainsi redevenir, comme l'Antarctique, un laboratoire de la gestion des biens communs.

L’explication pas à pas, faite avec l’IA, est réservée aux membres Premium. Premium

Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.

‹ Sujet de dissertation 1 · Asie 2026 (jour 2) · Dissertation 2 · Asie 2025 (jour 2) ›

Plus d’exercices d’Océan et espace : spécificités, statuts et acteurs (introduction au thème 1)