Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Nord 2025 (jour 2 bis)
Thème : Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités dans l'espace et les océans · Tiré du sujet Jour 2 bis (2025)
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Sujet de dissertation 1
Connaissance et puissance des États, un lien fondamental.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Connaissance et puissance des États, un lien fondamental.
Réponse : Proposition de plan détaillé et éléments attendus pour la dissertation : Introduction : - Accroche : Définir la « société de la connaissance » (notion popularisée par Peter Drucker en 1969) et rappeler que la maîtrise des savoirs est historiquement indissociable de la puissance géopolitique. - Définition des termes : La connaissance regroupe les savoirs scientifiques, techniques, technologiques et intellectuels. La puissance désigne la capacité d'un État à imposer sa volonté (*hard power*) et à influencer durablement les autres acteurs (*soft power*). - Problématique : Dans quelle mesure la production, la maîtrise et la diffusion de la connaissance constituent-elles le fondement et le moteur renouvelé de la puissance des États à l'ère contemporaine ? - Annonce du plan : 1. La connaissance comme pilier historique et matériel du *hard power*. 2. La maîtrise des savoirs comme instrument central de rayonnement et de *soft power*. 3. Des coopérations et rivalités exacerbées dans un monde multipolaire et numérique. Axe 1 : La connaissance au service de la souveraineté et du hard power - Les applications militaires et stratégiques : de la révolution industrielle aux programmes de recherche d'État (projet Manhattan, course aux armements, technologies spatiales et nucléaires). - Le renseignement et la sécurité nationale : espionnage, surveillance globale, cryptographie et maîtrise du cyberespace (NSA, guerre informationnelle). - La puissance économique : la R&D comme moteur de l'innovation, rôle des brevets, des technopôles et protection des intérêts technologiques vitaux. Axe 2 : La circulation de la connaissance, vecteur de soft power et d'attractivité - L'attraction des talents et la formation universitaire mondiale : « fuite des cerveaux » (*brain drain*), classement de Shanghai, programmes d'échanges (Erasmus, bourses d'excellence). - La diffusion culturelle et la diplomatie scientifique : recherche partagée, expéditions polaires, présence dans les grandes revues académiques internationales. - La fixation des normes et standards : capacité des puissances à imposer leurs standards techniques, numériques et réglementaires à l'échelle globale. Axe 3 : Défis contemporains : entre bien public mondial et affrontements géopolitiques - Les tensions et la cyberguerre : espionnage industriel, pillage technologique, guerre commerciale sino-américaine sur les semi-conducteurs et l'intelligence artificielle. - Le partage des savoirs face aux enjeux globaux : science ouverte contre privatisation du savoir, rôle du GIEC dans la gouvernance climatique, diplomatie vaccinale lors de la pandémie de Covid-19. - Vers une dépendance asymétrique : fracture numérique et fracture des connaissances renforçant les écarts de puissance entre le Nord et le Sud global. Conclusion : - Bilan : la connaissance n'est pas seulement un attribut de la puissance, elle en est devenue le moteur principal au XXIe siècle. Elle est à la fois un outil de domination (hard power) et d'influence (soft power), mais aussi un bien commun dont le partage conditionne la réponse aux défis globaux. - Ouverture : les enjeux de l'intelligence artificielle et de l'informatique quantique annoncent une nouvelle hiérarchie des puissances. Ils posent la question d'une gouvernance internationale des savoirs face au risque de leur captation par quelques États ou par les grandes firmes du numérique (GAFAM, BATX).
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