Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Nord 2021 (jour 2)
Thème : Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités dans l'espace et les océans · Tiré du sujet Jour 2 (2021)
Énoncé
Dissertation 2
La connaissance, facteur majeur de développement des sociétés et d'affirmation des États.
Il est attendu du candidat qu'il rédige une dissertation complète et structurée (introduction problématisée, développement argumenté avec exemples précis, conclusion).

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
La connaissance, facteur majeur de développement des sociétés et d'affirmation des États.
Réponse : Une proposition de plan structuré en trois axes : Introduction : - Accroche : L'« économie de la connaissance », notion théorisée par Peter Drucker et reprise par la stratégie de Lisbonne (2000). On peut aussi partir de la rivalité technologique actuelle entre les États-Unis et la Chine (IA, semi-conducteurs). - Définition des termes : La connaissance englobe l'instruction, la recherche scientifique, l'innovation technologique et le savoir partagé. Le « développement des sociétés » renvoie au progrès humain, économique et social (IDH). L'« affirmation des États » désigne le renforcement de leur puissance (hard et soft power) sur la scène internationale. - Problématique : Comment la production et la diffusion de la connaissance sont-elles à la fois des moteurs du progrès socio-économique et des instruments stratégiques de la puissance des États ? - Annonce du plan. I. La connaissance, moteur essentiel du développement socio-économique des sociétés : 1. *Élévation du niveau d'instruction et progrès humain :* L'alphabétisation de masse et la scolarisation, notamment des femmes, favorisent l'émancipation démocratique, la baisse de la fécondité et l'amélioration sanitaire. 2. *L'économie de la connaissance comme source de croissance :* Rôle de la R&D, des pôles de compétitivité (clusters, Silicon Valley) et de la transition vers des économies tertiarisées à haute valeur ajoutée. 3. *La coopération scientifique au service du bien commun :* Découvertes médicales partagées (lutte contre les pandémies), communautés épistémiques (GIEC) qui alertent sur les mutations environnementales. II. La maîtrise de la connaissance comme instrument central de la puissance des États : 1. *Un pilier du hard power (militaire et économique) :* Course technologique (nucléaire, spatial, cyberpuissance, armement guidé). Souveraineté industrielle et contrôle des technologies critiques (puces électroniques, terres rares, calcul quantique). 2. *Un vecteur majeur de soft power et d'influence :* Attractivité universitaire (universités d'élite, classement de Shanghai). Attraction des cerveaux étrangers, qui profite aux puissances dominantes. Diffusion de normes et de standards scientifiques et juridiques. 3. *L'histoire comme démonstrateur :* Rôle de la recherche pendant la guerre froide (course à l'espace, Internet issu d'ARPANET). Volonté actuelle d'hégémonie technologique chinoise (plan « Made in China 2025 »). III. Une ressource disputée, source de rivalités, d'inégalités et de menaces éthiques : 1. *Guerre de l'information, cyberespionnage et fuite des cerveaux :* Espionnage industriel, pillage de brevets, captation par les pays du Nord des compétences formées dans les pays émergents. 2. *Fracture cognitive et inégalités d'accès :* Barrières financières (droits de scolarité, accès payant aux revues scientifiques). La fracture numérique accentue les écarts de développement entre États et au sein des sociétés. 3. *Enjeux éthiques et contrôle de la connaissance :* Dérives des usages de la science (manipulation génétique, IA de surveillance, armes autonomes). Censure et contrôle de l'information par les régimes autoritaires (Chine, Russie). Désinformation et défiance envers la science (fake news, complotisme). D'où des tentatives de régulation internationale (bioéthique, RGPD, AI Act européen, science ouverte). Conclusion : - Bilan : La connaissance est un facteur décisif du développement humain et économique des sociétés. Elle est aussi un levier majeur de puissance pour les États, qui cherchent à la produire, à la contrôler et à la protéger. - Nuance : Bien commun par nature, elle devient un enjeu de rivalités géopolitiques. Elle peut creuser les inégalités et soulever de graves questions éthiques. - Ouverture : L'essor de l'intelligence artificielle et la gouvernance mondiale des savoirs (science ouverte, régulation du numérique) posent la question d'une connaissance partagée au service de l'humanité plutôt que d'une course à la puissance.
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