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Sujet du Bac STI2D Français 2023 · Polynésie Session normale
Sujet du Bac STI2D de Français 2023, Polynésie Session normale : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.
Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle
Exercice 1 - Commentaire de texte
Objet d'étude: le théâtre du XVII e siècle au XXI e siècle.
Texte de Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937.
Gaston a perdu la mémoire lors de la Première Guerre mondiale. Quand il découvre qu'il a été un jeune homme égoïste et cruel sous le nom de Jacques Renaud, il rejette son passé. Dans cette scène, Valentine, qui a été autrefois sa belle-sœur et sa maîtresse, tente une dernière fois de le convaincre de rester et d'accepter cette identité.
VALENTINE: Ah ? Et que vas-tu faire ?
GASTON: M'en aller.
VALENTINE: Où ?
GASTON: Quelle question ! N'importe où.
5 VALENTINE: C'est un mot d'amnésique. Nous autres, qui avons notre mémoire, nous
savons qu'on est toujours obligé de choisir une direction dans les gares et qu'on ne va
jamais plus loin que le prix de son billet... Tu as à choisir entre la direction de Blois et celle
d'Orléans. C'est te dire que si tu avais de l'argent le monde s'ouvrirait devant toi ! Mais tu
n'as pas un sou en poche, qu'est-ce que tu vas faire ?
10 GASTON: Déjouer vos calculs. Partir à pied, à travers champs, dans la direction de
Châteaudun.
VALENTINE: Tu te sens donc si libre depuis que tu t'es débarrassé de nous ? Mais pour
les gendarmes tu n'es qu'un fou échappé d'un asile. On t'arrêtera.
GASTON: Je serai loin. Je marche très vite.
15 VALENTINE, lui crie en face: Crois-tu que je ne donnerais pas l'alarme si tu faisais un pas
hors de cette chambre ? (Il est allé soudainement à la fenêtre.) Tu es ridicule, la fenêtre est
trop haute et ce n'est pas une solution. (Il s'est retourné vers elle comme une bête traquée.
Elle le regarde et lui dit doucement.) Tu te débarrasseras peut-être de nous, mais pas de
l'habitude de faire passer une à une tes pensées dans tes yeux... Non, Jacques, même si
20 tu me taisais pour gagner une heure de fuite, tu serais pris. (Il a baissé la tête, acculé dans
un coin de la chambre.) Et puis, tu sais bien que ce n'est pas seulement moi qui te traque
et veux te garder. Mais toutes les femmes, tous les hommes...
Jusqu'aux morts bien-pensants qui sentent obscurément que tu es en train d'essayer de
leur brûler la politesse... On n'échappe pas à tant de monde, Jacques. Et, que tu veuilles ou
25 non, il faudra que tu appartiennes à quelqu'un ou que tu retournes dans ton asile.
GASTON, sourdement: Eh bien, je retournerai dans mon asile.
VALENTINE: Tu oublies que j'y ai été lingère tout un jour, dans cet asile ! Que je t'y ai vu
bêchant bucoliquement 1 les salades peut-être, mais aussi aidant à vider les pots, à faire la
vaisselle; bousculé par les infirmiers auxquels tu quémandais une pincée de tabac pour ta
30 pipe... Tu fais le fier avec nous: tu nous parles mal, tu nous railles, mais sans nous tu n'es
qu'un petit garçon impuissant qui n'a pas le droit de sortir seul et qui doit se cacher dans
cabinets pour fumer.
GASTON a un geste quand elle a fini: Allez-vous-en, maintenant. Il ne me reste pas le plus
petit espoir: vous avez joué votre rôle.
35 Elle est sortie sans un mot. Gaston reste seul, jette un regard lassé dans sa chambre;
il s'arrête devant son armoire à glace, se regarde longtemps. Soudain, il prend un objet sur
la table, près de lui, sans quitter son image des yeux, et il le lance à toute volée dans la
glace qui s'écroule en morceaux. Puis il s'en va s'asseoir sur son lit, la tête dans ses mains.
Un silence, puis doucement la musique commence, assez triste d'abord, puis peu à peu,
40 malgré Gaston, malgré nous, plus allègre². Au bout d'un moment, un petit garçon habillé en
collégien d'Eton³ ouvre la porte de l'antichambre, jette un coup d'œil fureteur puis referme
soigneusement la porte et s'aventure dans le couloir sur la pointe des pieds. Il ouvre toutes
les portes qu'il trouve sur son passage et jette un coup d'œil interrogateur à l'intérieur des
pièces. Arrivé à la porte de la chambre, même jeu. Il se trouve devant Gaston, qui lève la
45 tête, étonné par cette apparition.
LE PETIT GARÇON: Je vous demande pardon, Monsieur. Mais vous pourrez peut-être me
renseigner. Je cherche le petit endroit.
GASTON, qui sort d'un rêve: Le petit endroit ? Quel petit endroit ?
LE PETIT GARÇON: Le petit endroit où on est tranquille.
50 GASTON, comprend, le regarde, puis soudain éclate d'un bon rire, malgré lui. Comme cela
se trouve !... Figurez-vous que, moi aussi, je le cherche en ce moment le petit endroit où
on est tranquille...
LE PETIT GARÇON: Je me demande bien alors à qui nous allons pouvoir le demander.
GASTON, rit encore: Je me le demande aussi.
1 bucoliquement: comme à la campagne
2 allègre: vive, gaie
3 Eton: prestigieuse école anglaise
Vous commenterez cet extrait du Voyageur sans bagage de Jean Anouilh. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention à:
- une scène d'évasion
- des émotions contrastées
- Gaston, un personnage entre le monde adulte et celui de l'enfance
Exercice 2.A - Contraction de texte
Sujet A – Contraction de texte
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Gilles Brougère, Jeu et éducation, 1995.
Avant que le jeu ne soit considéré comme lieu possible d’éducation, il existe trois
façons principales d’établir des relations entre le jeu et l’éducation. En premier lieu il s’agit
de la récréation: le jeu est le délassement indispensable à l’effort en général, l’effort plutôt
physique, puis l’effort intellectuel et enfin tout spécialement l’effort scolaire. Le jeu contribue
5 indirectement à l’éducation en permettant à l’élève délassé d’être plus efficace dans ses
exercices et son attention. En second lieu l’intérêt que manifeste l’enfant pour le jeu doit
pouvoir être utilisé pour la bonne cause. Il est possible de donner l’aspect de jeu à des
exercices scolaires, c’est le jeu comme ruse pédagogique. Enfin le jeu permet au
pédagogue d’explorer la personnalité enfantine et éventuellement d’adapter à celle-ci
10 l’enseignement et l’orientation de l’élève. On peut également considérer que le jeu peut être
le lieu d’une éducation physique moins parce qu’il s’agit d’un jeu que parce que les enfants
n’y ménagent pas leurs efforts physiques, d’où la reprise de certains jeux dans diverses
traditions d’éducation physique. Ce qui intéresse l’éducateur dans ces jeux ce n’est pas qu’il
s’agisse de jeu, mais du support naturel d’une activité physique dont on considère l’intérêt
15 pour une éducation complète qui n’omet pas le corps.
Le premier lien entre éducation et jeu est celui du délassement. C’est la première
inscription du jeu dans l’espace éducatif à travers la récréation, et cette relation subsiste
aujourd’hui. Le jeu est le moment du temps scolaire qui n’est pas consacré à l’éducation,
20 mais à la détente nécessaire avant la reprise du travail. Une telle idée est présente, entre
autres textes, chez Sénèque 1: " Il faut octroyer 2 à l’esprit des moments de relâchement, car
il renaît plus puissant et plus vif après une période de repos ". Le divertissement est
essentiel à une bonne gestion des capacités de l’esprit: " Il n’est pas bon d’avoir toujours
l’esprit également tendu, il faut savoir le divertir ". La nature elle-même impose le jeu à
25 l’homme, mais il faut en limiter l’importance, et aucun abus ne doit conduire à oublier que le
jeu est au service de l’esprit et de son activité et non l’inverse; le jeu ne peut avoir sa fin en
lui-même, il ne peut avoir de valeur propre, il vaut en fonction de sa soumission au travail,
aux études: " Si le jeu et le divertissement ne lui offraient point un plaisir naturel, l’homme
n’y aspirerait pas avec tant de force. À en abuser toutefois, l’esprit perdrait son ressort et sa
30 vigueur ".
D’autres auteurs vont accorder une place au jeu au sein même de l’étude. La
conception de ce dernier est intéressante à étudier du fait de sa clarté. Il s’agit bien de faire
une place au jeu pour l’éducation des plus jeunes enfants qui apprennent à lire et à écrire,
mais selon des modalités tout à fait précises. Le jeu est un moyen, un support pour séduire
35 l’enfant; il faut éviter de décourager l’enfant par des études inadaptées à son âge. L’enfant
n’est pas capable de projeter dans l’avenir l’intérêt que les études, l’apprentissage de la
lecture et l’écriture, de plus d’une langue étrangère, représentent pour lui. Il faut donc lui
donner l’impression qu’il joue. Il faut ruser avec l’enfant pour le faire travailler sans qu’il s’en
40 rende vraiment compte. Le travail doit ressembler pour l’enfant, de façon subjective, au jeu,
mais ce n’est pas un jeu, cela n’en a que l’apparence. Dans cette vision du jeu, on n’en
utilise que la motivation, l’intérêt pour l’enfant. Il n’est pas question de faire confiance au jeu
en tant que tel. Le jeu n’a pas une valeur éducative, mais l’étude doit prendre l’aspect du
jeu pour intéresser l’enfant.
(707 mots)
1 Sénèque, De la tranquillité de l’âme. Sénèque est un philosophe romain ayant vécu au I er siècle après Jésus-Christ.
2 octroyer: donner
Vous résumerez ce texte en 177 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 159 mots et au plus 195 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Nombre de mots:
Contraction terminée. Comparez votre travail avec la proposition de correction.
Exercice 2.A - Essai
Sujet A – Essai
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Gilles Brougère, Jeu et éducation, 1995.
Avant que le jeu ne soit considéré comme lieu possible d’éducation, il existe trois
façons principales d’établir des relations entre le jeu et l’éducation. En premier lieu il s’agit
de la récréation: le jeu est le délassement indispensable à l’effort en général, l’effort plutôt
physique, puis l’effort intellectuel et enfin tout spécialement l’effort scolaire. Le jeu contribue
5 indirectement à l’éducation en permettant à l’élève délassé d’être plus efficace dans ses
exercices et son attention. En second lieu l’intérêt que manifeste l’enfant pour le jeu doit
pouvoir être utilisé pour la bonne cause. Il est possible de donner l’aspect de jeu à des
exercices scolaires, c’est le jeu comme ruse pédagogique. Enfin le jeu permet au
pédagogue d’explorer la personnalité enfantine et éventuellement d’adapter à celle-ci
10 l’enseignement et l’orientation de l’élève. On peut également considérer que le jeu peut être
le lieu d’une éducation physique moins parce qu’il s’agit d’un jeu que parce que les enfants
n’y ménagent pas leurs efforts physiques, d’où la reprise de certains jeux dans diverses
traditions d’éducation physique. Ce qui intéresse l’éducateur dans ces jeux ce n’est pas qu’il
s’agisse de jeu, mais du support naturel d’une activité physique dont on considère l’intérêt
15 pour une éducation complète qui n’omet pas le corps.
Le premier lien entre éducation et jeu est celui du délassement. C’est la première
inscription du jeu dans l’espace éducatif à travers la récréation, et cette relation subsiste
aujourd’hui. Le jeu est le moment du temps scolaire qui n’est pas consacré à l’éducation,
20 mais à la détente nécessaire avant la reprise du travail. Une telle idée est présente, entre
autres textes, chez Sénèque 1: " Il faut octroyer 2 à l’esprit des moments de relâchement, car
il renaît plus puissant et plus vif après une période de repos ". Le divertissement est
essentiel à une bonne gestion des capacités de l’esprit: " Il n’est pas bon d’avoir toujours
l’esprit également tendu, il faut savoir le divertir ". La nature elle-même impose le jeu à
25 l’homme, mais il faut en limiter l’importance, et aucun abus ne doit conduire à oublier que le
jeu est au service de l’esprit et de son activité et non l’inverse; le jeu ne peut avoir sa fin en
lui-même, il ne peut avoir de valeur propre, il vaut en fonction de sa soumission au travail,
aux études: " Si le jeu et le divertissement ne lui offraient point un plaisir naturel, l’homme
n’y aspirerait pas avec tant de force. À en abuser toutefois, l’esprit perdrait son ressort et sa
30 vigueur ".
D’autres auteurs vont accorder une place au jeu au sein même de l’étude. La
conception de ce dernier est intéressante à étudier du fait de sa clarté. Il s’agit bien de faire
une place au jeu pour l’éducation des plus jeunes enfants qui apprennent à lire et à écrire,
mais selon des modalités tout à fait précises. Le jeu est un moyen, un support pour séduire
35 l’enfant; il faut éviter de décourager l’enfant par des études inadaptées à son âge. L’enfant
n’est pas capable de projeter dans l’avenir l’intérêt que les études, l’apprentissage de la
lecture et l’écriture, de plus d’une langue étrangère, représentent pour lui. Il faut donc lui
donner l’impression qu’il joue. Il faut ruser avec l’enfant pour le faire travailler sans qu’il s’en
40 rende vraiment compte. Le travail doit ressembler pour l’enfant, de façon subjective, au jeu,
mais ce n’est pas un jeu, cela n’en a que l’apparence. Dans cette vision du jeu, on n’en
utilise que la motivation, l’intérêt pour l’enfant. Il n’est pas question de faire confiance au jeu
en tant que tel. Le jeu n’a pas une valeur éducative, mais l’étude doit prendre l’aspect du
jeu pour intéresser l’enfant.
(707 mots)
1 Sénèque, De la tranquillité de l’âme. Sénèque est un philosophe romain ayant vécu au I er siècle après Jésus-Christ.
2 octroyer: donner
Peut-on envisager une bonne éducation sans contrainte ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur les chapitres XI à XXIV de Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Essai terminé. Comparez votre travail avec la proposition de correction.
Exercice 2.B - Contraction de texte
Sujet B — Contraction de texte
Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Gérald Bronner, Apocalypse cognitive, 2021.
Le développement de la photographie nous a permis de démultiplier notre image.
Qu’on y songe: il se prenait moins d’un milliard de photographies par an en 1930 alors
qu’on en compte aujourd’hui, chaque année, près de 1000 milliards ! L’un des objectifs les
plus évidents de cette compulsion 1 photographique est de proposer ces images de nous-
5 mêmes à l’ensemble des membres de notre réseau social en scrutant le nombre de
notifications que cette exhibition produit. Nous poussons parfois l’impudeur jusqu’à
photographier le contenu de nos assiettes pour faire savoir combien même nos repas ne
sont pas banals. Mais, puisque nous sommes des légions à alimenter ainsi ce narcissisme 2,
d’où vient qu’il soit unanimement condamné ?
10 Il est vrai que cette passion photographique peut avoir des conséquences inattendues
et regrettables. Certains paysages naturels, par exemple, sont défigurés par des légions
d’instagrameurs avides de prendre et de diffuser la photo exceptionnelle. Le parc canadien
de Joffre Lakes n’est plus le même depuis que, ces dernières années, sa fréquentation s’est
accrue de plus de 250% ! La raison en est qu’il abrite trois magnifiques lacs d’eau turquoise
15 qui, surmontés par un glacier, offrent un décor magnifique ne demandant qu’à être
immortalisé. Cerise sur le gâteau, un tronc d’arbre large et solide échoué depuis une rive
permet de s’aventurer au-dessus d’un des lacs. Ce tronc a même été renommé Instalog 3.
La raison ? Sur ce tronc pouvant soutenir le poids de plusieurs individus, on peut se faire
prendre en photo en donnant l’impression qu’on est absolument seul face à la nature
20 sauvage. Un produit parfait pour récolter des cœurs sur le réseau Instagram dévolu au
partage de photographies. Faire cette photo est même devenu un passage obligé de la
visite du parc. Si chacune de ces photos était décadrée, le sentiment qu’elle inspirerait serait
bien différent: on verrait que devant le tronc s’allonge une file d’attente composées
d’individus impatients et agressifs, attendant de faire la même photo pour pouvoir partager
25 ce moment unique sur les réseaux sociaux.
Le destin d’un grand nombre de lieux de la planète a été modifié parce que le paysage
qu’ils offrent est devenu viral sur les réseaux sociaux. [...]
Ce dernier point est fondamental: toutes ces photos que nous publions sur les réseaux
sociaux s’offrent comme des échantillons de notre vie (contenu de nos assiettes, voyages,
30 réussite des enfants …). Seulement, comme nous sommes des milliards à nous livrer à ces
démonstrations, il s’ensuit une concurrence à la visibilité sociale qui ne nous fait pas toujours
du bien.
Quatre chercheurs en sciences de l’information des universités allemandes de
Humbold et de Darmstadt ont mené une étude qui montrait que l’utilisation de Facebook
35 peut créer beaucoup de frustration et de jalousie. Pourquoi ? Parce que sur ce réseau social
comme sur d’autres, chacun a tendance à se mettre en scène pour donner de sa vie un
aperçu flatteur. Cette exhibition peut créer chez celui ou celle qui en est le témoin un
sentiment d’insatisfaction en donnant l’impression, par comparaison, que sa propre vie est
moins intéressante en moyenne que celles de ses amis. Parmi les 600 individus qui ont
40 participé à l’expérience, près de 40% avaient le sentiment d’être plus malheureux après
s’être connectés au célèbre réseau, et ce sentiment était encore plus fort parmi les
personnes qui ne publiaient rien sur leur mur. Elles ressentaient plus que les autres solitude,
colère et ressentiment. Entre toutes les informations qui les blessaient, les premières en
cause étaient les photos de vacances de leurs amis. Des résultats similaires ont été obtenus
45 sur Instagram. Une recherche portant sur 1500 jeunes âgés de quatorze à vingt-quatre ans,
au Royaume-Uni, a montré que la plateforme de partage photographique générait plus de
malaise et de sentiment négatif que tous les autres réseaux sociaux. Pire, elle accroît les
symptômes d’orthorexie névrotique – la tendance pathologique à vouloir ne consommer que
des aliments sains. La raison en est bien sûr que les utilisateurs éprouvent souvent la
50 tentation de se comparer avec d’autres qui, à force de filtres et de mises en scène,
paraissent avoir des corps de dieux antiques.
Ce type de sentiment n’a certes pas attendu l’apparition d’Internet pour exister mais,
en donnant une plus grande visibilité à la mise en scène de la vie en général, la Toile l’a
amplifié. Nous avons beau avoir conscience qu’il peut s’agir d’un jeu de dupes 4, il est
55 presque impossible qu’il ne nous blesse pas. De très nombreuses études montrent en effet
que notre bonheur tient moins à ce que nous possédons objectivement qu’aux avantages
que nous croyons avoir par rapport aux autres.
(803 mots)
1 compulsion: obsession
2 narcissisme: amour excessif que l’on éprouve pour son image
3 instalog: contraction de log (journal) et instagram
4 jeu de dupes: situation où quelqu’un est trompé
Contraction: Vous résumerez ce texte en 201 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 180 et au plus 221 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Exercice 2.B - Essai
Sujet B — Essai
Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Gérald Bronner, Apocalypse cognitive, 2021.
Le développement de la photographie nous a permis de démultiplier notre image.
Qu’on y songe: il se prenait moins d’un milliard de photographies par an en 1930 alors
qu’on en compte aujourd’hui, chaque année, près de 1000 milliards ! L’un des objectifs les
plus évidents de cette compulsion 1 photographique est de proposer ces images de nous-
5 mêmes à l’ensemble des membres de notre réseau social en scrutant le nombre de
notifications que cette exhibition produit. Nous poussons parfois l’impudeur jusqu’à
photographier le contenu de nos assiettes pour faire savoir combien même nos repas ne
sont pas banals. Mais, puisque nous sommes des légions à alimenter ainsi ce narcissisme 2,
d’où vient qu’il soit unanimement condamné ?
10 Il est vrai que cette passion photographique peut avoir des conséquences inattendues
et regrettables. Certains paysages naturels, par exemple, sont défigurés par des légions
d’instagrameurs avides de prendre et de diffuser la photo exceptionnelle. Le parc canadien
de Joffre Lakes n’est plus le même depuis que, ces dernières années, sa fréquentation s’est
accrue de plus de 250% ! La raison en est qu’il abrite trois magnifiques lacs d’eau turquoise
15 qui, surmontés par un glacier, offrent un décor magnifique ne demandant qu’à être
immortalisé. Cerise sur le gâteau, un tronc d’arbre large et solide échoué depuis une rive
permet de s’aventurer au-dessus d’un des lacs. Ce tronc a même été renommé Instalog 3.
La raison ? Sur ce tronc pouvant soutenir le poids de plusieurs individus, on peut se faire
prendre en photo en donnant l’impression qu’on est absolument seul face à la nature
20 sauvage. Un produit parfait pour récolter des cœurs sur le réseau Instagram dévolu au
partage de photographies. Faire cette photo est même devenu un passage obligé de la
visite du parc. Si chacune de ces photos était décadrée, le sentiment qu’elle inspirerait serait
bien différent: on verrait que devant le tronc s’allonge une file d’attente composées
d’individus impatients et agressifs, attendant de faire la même photo pour pouvoir partager
25 ce moment unique sur les réseaux sociaux.
Le destin d’un grand nombre de lieux de la planète a été modifié parce que le paysage
qu’ils offrent est devenu viral sur les réseaux sociaux. [...]
Ce dernier point est fondamental: toutes ces photos que nous publions sur les réseaux
sociaux s’offrent comme des échantillons de notre vie (contenu de nos assiettes, voyages,
30 réussite des enfants …). Seulement, comme nous sommes des milliards à nous livrer à ces
démonstrations, il s’ensuit une concurrence à la visibilité sociale qui ne nous fait pas toujours
du bien.
Quatre chercheurs en sciences de l’information des universités allemandes de
Humbold et de Darmstadt ont mené une étude qui montrait que l’utilisation de Facebook
35 peut créer beaucoup de frustration et de jalousie. Pourquoi ? Parce que sur ce réseau social
comme sur d’autres, chacun a tendance à se mettre en scène pour donner de sa vie un
aperçu flatteur. Cette exhibition peut créer chez celui ou celle qui en est le témoin un
sentiment d’insatisfaction en donnant l’impression, par comparaison, que sa propre vie est
moins intéressante en moyenne que celles de ses amis. Parmi les 600 individus qui ont
40 participé à l’expérience, près de 40% avaient le sentiment d’être plus malheureux après
s’être connectés au célèbre réseau, et ce sentiment était encore plus fort parmi les
personnes qui ne publiaient rien sur leur mur. Elles ressentaient plus que les autres solitude,
colère et ressentiment. Entre toutes les informations qui les blessaient, les premières en
cause étaient les photos de vacances de leurs amis. Des résultats similaires ont été obtenus
45 sur Instagram. Une recherche portant sur 1500 jeunes âgés de quatorze à vingt-quatre ans,
au Royaume-Uni, a montré que la plateforme de partage photographique générait plus de
malaise et de sentiment négatif que tous les autres réseaux sociaux. Pire, elle accroît les
symptômes d’orthorexie névrotique – la tendance pathologique à vouloir ne consommer que
des aliments sains. La raison en est bien sûr que les utilisateurs éprouvent souvent la
50 tentation de se comparer avec d’autres qui, à force de filtres et de mises en scène,
paraissent avoir des corps de dieux antiques.
Ce type de sentiment n’a certes pas attendu l’apparition d’Internet pour exister mais,
en donnant une plus grande visibilité à la mise en scène de la vie en général, la Toile l’a
amplifié. Nous avons beau avoir conscience qu’il peut s’agir d’un jeu de dupes 4, il est
55 presque impossible qu’il ne nous blesse pas. De très nombreuses études montrent en effet
que notre bonheur tient moins à ce que nous possédons objectivement qu’aux avantages
que nous croyons avoir par rapport aux autres.
(803 mots)
1 compulsion: obsession
2 narcissisme: amour excessif que l’on éprouve pour son image
3 instalog: contraction de log (journal) et instagram
4 jeu de dupes: situation où quelqu’un est trompé
Question: Connaît-on vraiment les Hommes en examinant l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur le livre XI des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Exercice 2.C - Contraction de texte
C – Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Sylvie Pelletier, « Représentation de soi et conscience de genre dans les autobiographies féminines en France (1850-1914) », dans La Recherche féministe francophone, 2009.
Le XIX e siècle a signifié l'essor de l'alphabétisation pour les femmes et, plus précisément, le passage d'une scolarisation basée principalement sur la lecture à une instruction intégrant aussi l'écriture. Cet accès plus libre à l'éducation, la diffusion des pratiques de lecture, autant que l'apprentissage de « l'art de la rédaction » constituent les éléments de base d'une « révolution » de l'écrit qui caractérise la France, dans la seconde moitié du XIX e siècle. Hommes et femmes apprennent désormais à écrire et à exprimer leurs « sentiments » à travers de nouveaux modes d'expression, typiques de l'individualisme bourgeois et tout ce qui constitue le champ de la littérature personnelle, autobiographies, correspondance, journaux intimes, deviendra rapidement un lieu d'expression et d'introspection pour les femmes. Mais plus que les changements historiques dans l'éducation, c'est le rapport des femmes à l'écrit et surtout à l'écrit autobiographique qui nous intéresse ici, car il permet de dessiner les contours d'une conscience de genre 1 originale et d'abord définie à partir de la vision des femmes elles-mêmes.
Les femmes expliquent et justifient assez longuement leur désir d'écrire. L'analyse de ces « motifs d'écriture » nous renseigne sur leur sentiment de culpabilité face à la transgression de normes implicites et, par-là, sur leur vision sexuée du monde 2. Ce sentiment de culpabilité me semble donc relié au rejet de valeurs reçues et à l'émergence d'une conscience de genre. D'abord, comme on peut le remarquer chez les ouvriers français de la même époque, mais avec une acuité 3 plus grande encore dans les cas des femmes, l'acte d'écriture et celui de la publication sont perçus comme revêtant un aspect social important pour la mise en avant de sa propre existence, comme donc une infraction potentielle à un devoir de silence social ou, en tout cas, de retenue. C'est, en quelque sorte, par une modestie socialement obligée que les autobiographes en viennent à expliquer plus ou moins longuement que leur œuvre ne vise pas à s'attribuer ou à se faire reconnaître un caractère exceptionnel et, surtout, qu'elles n'ont pas de prétention littéraire.
Ce sentiment de la « culpabilité d'écrire » apparaît dans tous les textes sauf, peut-être, dans celui de Sarah Bernhardt et dans celui de Clémence Badère (1886-1887) qui revendiquent, toutes deux, le statut d'écrivaine, cette dernière ambitionnant même de vivre de sa plume. Si Bernhardt considère comme tout à fait normal, légitime et justifié son désir d'écrire et, en conséquence, en traite assez rapidement, Badère, d'un milieu plus populaire, écrit justement pour dénoncer l'injustice et le traitement dont elle est victime, dit-elle, du fait de son sexe.
Louise Ackermann, écrivaine et poète bien connue à l'époque, expose bien, dans son rapport paradoxal à l'écriture, ces contraintes pesant sur les femmes, à la fin du XIX e siècle. Passionnée de philosophie et de littérature anglaise et allemande, Ackermann ressent l'écriture comme une obligation, un moyen irrépressible de se libérer des idées qui l'habitent; elle déplore le fait qu'on ne lui accorde pas la « publicité » qu'elle mérite. « Le poète qu'on n'écoute pas finit par se taire. Je me taisais donc ou à peu près ». Pourtant comme les autres, elle précise qu'elle n'a aucune prétention littéraire, qu'elle écrit pour elle-même, qu'elle n'est surtout pas une femme « de lettres », fait difficile à croire si l'on tient compte de son désenchantement 4 vis-à-vis de la réception de ses œuvres.
Cela révèle la contradiction, qui conduit les femmes à discréditer l'écriture féminine mais à écrire quand même. Cela permet enfin de constater l'intériorisation de préjugés chez les femmes elles-mêmes.
Les réticences 5 à s'identifier comme auteure peuvent être lues comme l'affirmation implicite d'une identité féminine et, par-là, d'une conscience de genre marquée par l'idéologie bourgeoise du XIX e siècle, idéologie qui transparaît également dans la construction de l'identité individuelle mise en évidence par les autobiographes.
Les récits autobiographiques mettent en lumière, à la fois, une image critique du rôle attribué aux femmes et une valorisation des modèles traditionnels féminins, ainsi que de ceux proposés par la société bourgeoise en pleine expansion. Tradition et modernité marquent les représentations féminines de façon complexe. En effet, les auteures se conçoivent et décrivent leur vie en fonction du dévouement et de l'utilité, reprenant ainsi à leur compte les responsabilités traditionnellement associées aux femmes, mais également les valeurs bourgeoises qui tendent à faire d'elles des épouses et mères d'abord et avant tout.
(775 mots)
1 conscience de genre: la conscience d'être une femme ou bien un homme
2 face à la transgression des normes implicites et, par-là, sur leur vision sexuée du monde: référence au fait qu'il était mal vu pour une femme au XIX e siècle d'être écrivain, ce métier étant réservé aux hommes
3 acuité: précision, finesse
4 désenchantement: espoir déçu
5 réticence: hésitation, réserve, manque d'assurance pour faire quelque chose
Contraction
Vous résumerez ce texte en 194 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 174 et au plus 214 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Nombre de mots (approximatif):
Réponse enregistrée. Comparez votre contraction avec la proposition de correction pour évaluer le respect des idées, des proportions et du nombre de mots.
Exercice 2.C - Essai
C – Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Sylvie Pelletier, « Représentation de soi et conscience de genre dans les autobiographies féminines en France (1850-1914) », dans La Recherche féministe francophone, 2009.
Le XIX e siècle a signifié l'essor de l'alphabétisation pour les femmes et, plus précisément, le passage d'une scolarisation basée principalement sur la lecture à une instruction intégrant aussi l'écriture. Cet accès plus libre à l'éducation, la diffusion des pratiques de lecture, autant que l'apprentissage de « l'art de la rédaction » constituent les éléments de base d'une « révolution » de l'écrit qui caractérise la France, dans la seconde moitié du XIX e siècle. Hommes et femmes apprennent désormais à écrire et à exprimer leurs « sentiments » à travers de nouveaux modes d'expression, typiques de l'individualisme bourgeois et tout ce qui constitue le champ de la littérature personnelle, autobiographies, correspondance, journaux intimes, deviendra rapidement un lieu d'expression et d'introspection pour les femmes. Mais plus que les changements historiques dans l'éducation, c'est le rapport des femmes à l'écrit et surtout à l'écrit autobiographique qui nous intéresse ici, car il permet de dessiner les contours d'une conscience de genre 1 originale et d'abord définie à partir de la vision des femmes elles-mêmes.
Les femmes expliquent et justifient assez longuement leur désir d'écrire. L'analyse de ces « motifs d'écriture » nous renseigne sur leur sentiment de culpabilité face à la transgression de normes implicites et, par-là, sur leur vision sexuée du monde 2. Ce sentiment de culpabilité me semble donc relié au rejet de valeurs reçues et à l'émergence d'une conscience de genre. D'abord, comme on peut le remarquer chez les ouvriers français de la même époque, mais avec une acuité 3 plus grande encore dans les cas des femmes, l'acte d'écriture et celui de la publication sont perçus comme revêtant un aspect social important pour la mise en avant de sa propre existence, comme donc une infraction potentielle à un devoir de silence social ou, en tout cas, de retenue. C'est, en quelque sorte, par une modestie socialement obligée que les autobiographes en viennent à expliquer plus ou moins longuement que leur œuvre ne vise pas à s'attribuer ou à se faire reconnaître un caractère exceptionnel et, surtout, qu'elles n'ont pas de prétention littéraire.
Ce sentiment de la « culpabilité d'écrire » apparaît dans tous les textes sauf, peut-être, dans celui de Sarah Bernhardt et dans celui de Clémence Badère (1886-1887) qui revendiquent, toutes deux, le statut d'écrivaine, cette dernière ambitionnant même de vivre de sa plume. Si Bernhardt considère comme tout à fait normal, légitime et justifié son désir d'écrire et, en conséquence, en traite assez rapidement, Badère, d'un milieu plus populaire, écrit justement pour dénoncer l'injustice et le traitement dont elle est victime, dit-elle, du fait de son sexe.
Louise Ackermann, écrivaine et poète bien connue à l'époque, expose bien, dans son rapport paradoxal à l'écriture, ces contraintes pesant sur les femmes, à la fin du XIX e siècle. Passionnée de philosophie et de littérature anglaise et allemande, Ackermann ressent l'écriture comme une obligation, un moyen irrépressible de se libérer des idées qui l'habitent; elle déplore le fait qu'on ne lui accorde pas la « publicité » qu'elle mérite. « Le poète qu'on n'écoute pas finit par se taire. Je me taisais donc ou à peu près ». Pourtant comme les autres, elle précise qu'elle n'a aucune prétention littéraire, qu'elle écrit pour elle-même, qu'elle n'est surtout pas une femme « de lettres », fait difficile à croire si l'on tient compte de son désenchantement 4 vis-à-vis de la réception de ses œuvres.
Cela révèle la contradiction, qui conduit les femmes à discréditer l'écriture féminine mais à écrire quand même. Cela permet enfin de constater l'intériorisation de préjugés chez les femmes elles-mêmes.
Les réticences 5 à s'identifier comme auteure peuvent être lues comme l'affirmation implicite d'une identité féminine et, par-là, d'une conscience de genre marquée par l'idéologie bourgeoise du XIX e siècle, idéologie qui transparaît également dans la construction de l'identité individuelle mise en évidence par les autobiographes.
Les récits autobiographiques mettent en lumière, à la fois, une image critique du rôle attribué aux femmes et une valorisation des modèles traditionnels féminins, ainsi que de ceux proposés par la société bourgeoise en pleine expansion. Tradition et modernité marquent les représentations féminines de façon complexe. En effet, les auteures se conçoivent et décrivent leur vie en fonction du dévouement et de l'utilité, reprenant ainsi à leur compte les responsabilités traditionnellement associées aux femmes, mais également les valeurs bourgeoises qui tendent à faire d'elles des épouses et mères d'abord et avant tout.
(775 mots)
1 conscience de genre: la conscience d'être une femme ou bien un homme
2 face à la transgression des normes implicites et, par-là, sur leur vision sexuée du monde: référence au fait qu'il était mal vu pour une femme au XIX e siècle d'être écrivain, ce métier étant réservé aux hommes
3 acuité: précision, finesse
4 désenchantement: espoir déçu
5 réticence: hésitation, réserve, manque d'assurance pour faire quelque chose
Essai
Dans quelle mesure le droit à la parole est-il fondamental dans le combat contre les inégalités ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Réponse enregistrée. Comparez votre essai avec le plan proposé pour vérifier l'organisation et la pertinence des arguments.
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