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Sujet du Bac STI2D Français 2023 · Polynésie Remplacement
Sujet du Bac STI2D de Français 2023, Polynésie Remplacement : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.
Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle
Exercice 1 - Commentaire de texte
1- Commentaire de texte (20 points)
Objet d'étude: le roman et le récit du Moyen Âge au XXI e siècle.
Andrée Chedid, Le Message, 2000.
Marie, reporter-photographe, traverse une ville en guerre pour rejoindre son compagnon.
Sous le soleil féroce, rapace, Marie se débat.
Marie sermonne son corps, lui ordonne de faire face, de lutter.
Par moments, ce corps se disloque: les genoux cèdent, le torse se courbe, la nuque ploie. Le sol l'aimante tout entier vers une chute inexorable 1, un puits sans fin.
Marie reprend les rênes, se ressaisit, tient tête à cette chair en perdition. Sa pensée se mobilise, interroge, inspecte les muscles, les tissus qui se relâchent, les mains qui s'amollissent, les pieds qui glissent. Elle tente de se rassurer, se persuade qu'elle parviendra à tout dominer, à soumettre cette charpente 2 à sa volonté, à son désir violent d'avancer et de se garder en état, jusqu'à la rencontre…
Elle le dirigera ce corps, il se dressera sur ses deux jambes, celles-ci se mobiliseront pour franchir la distance, pour traverser le temps qui sépare Marie du pont et de son amour retrouvé.
Marie déploie sa volonté, toute son habileté; elle parle à son corps et le flatte: « On y va ensemble, tu n'abandonnes jamais, tu es solide, tu es fait pour durer… ». Elle lui parle comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre, comme si la chair et l'esprit étaient soudain séparés et qu'il lui fallait à tout prix les rassembler, les réunir pour vivre encore. Pour vivre !
Elle songe à emprunter des raccourcis, sans doute plus périlleux que cette large rue déserte qui file en ligne droite jusqu'au fleuve, mais où une balle risque encore de l'atteindre. Elle connaît à fond cette cité; elle y est née et y travaille depuis plus d'un an comme reporter-photographe, ses déplacements à travers d'étroites ruelles elle saurait en venir à bout.
Mais le sang coule largement de sa blessure. Au dos de son chemisier jaune qu'elle vient de tâter une fois encore, la tache rouge s'agrandit, s'amplifie.
Elle veut toujours l'ignorer. Elle l'ignore.
1 inexorable: que rien ne peut arrêter; implacable, fatal, inévitable
2 charpente: ici, le mot désigne le squelette, le corps de Marie
Vous commenterez cet extrait de: Le Message d'Andrée Chedid. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention à:
une avancée difficile
la volonté de Marie
Exercice 2.A - Contraction de texte
Objet d'étude: la littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Elias et Dunning, Sport et civilisation: la violence maîtrisée, traduit de l'anglais par Josette Chicheportiche et Fabienne Duvigneau, 1986.
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Elias et Dunning, Sport et civilisation: la violence maîtrisée, traduit de l'anglais par Josette Chicheportiche et Fabienne Duvigneau, 1986.
Aujourd'hui, nos sociétés hautement différenciées et riches offrent, entre autres caractéristiques, une plus grande variété d’activités de loisir que toute autre société. Nombre de ces activités – et parmi elles le sport considéré à la fois du point de vue du spectateur et de celui du participant – sont conçues pour provoquer une libération plaisante et contrôlée des émotions. Elles permettent des tensions mimétiques 1 agréables, conduisant souvent, quoique pas toujours, à un état d’excitation croissante et au point culminant d’un sentiment intense grâce auquel la tension peut être résolue de manière heureuse – il en va ainsi quand sa propre équipe remporte une compétition. Les tensions mimétiques propres aux activités de loisir et l’excitation qui s’y rapporte, une fois libérée de tout sentiment de peur ou de toute culpabilité, peuvent servir d’antidote 2 aux tensions, au stress que des contraintes constantes, propres aux individus des sociétés complexes, risquent de provoquer.
La grande diversité des activités de loisir, et des sports en particulier, que se doivent de proposer les sociétés complexes place les individus devant un vaste choix. Ceux-ci peuvent adopter l’une ou l’autre selon leur tempérament, leur corps et leurs besoins libidinaux 3, affectifs ou émotionnels. Certaines de ces activités peuvent faire naître de manière mimétique la peur, la tristesse aussi bien que le triomphe et la joie, la haine aussi bien que l’affection et l’amour. En permettant à ces sentiments de se décharger à l’intérieur de leur cadre symbolique, à l’intérieur du contexte mimétique d’une pièce de théâtre ou d’un concert, d’un tableau ou d’un jeu, elles soulagent les individus des contraintes qu’ils s’imposent dans leur vie de non-loisir.
Il n’existe guère, et peut-être même n’existe-t-il pas, de société qui ne connaisse l’équivalent de nos activités de loisir, danse, simulacre de combat, performances acrobatiques ou musicales, invocations rituelles aux esprits. Toutes ces institutions sociales fournissent un délassement émotionnel en compensant les pressions et les tensions d’une vie ordinaire avec ses affrontements, ses dangers, ses risques et ses contraintes. Il ne faut toutefois pas se tromper sur la nature et la fonction de ces contraintes. On les considère souvent comme n’étant qu’un corollaire 4 à la vie sociale. Parce que les êtres humains vivent en société – du moins est-ce ainsi que les choses nous apparaissent –, ils doivent se contrôler, réprimer la moindre manifestation de leurs impulsions, affects ou émotions. Mais, pour leur salut, ils doivent aussi apprendre à contrôler ces impulsions. Un individu qui en est incapable est dangereux non seulement pour les autres, mais également pour lui-même. L’incapacité à contrôler ces impulsions est au moins aussi douloureuse et mutilante 5 que le besoin, acquis, de trop les contrôler.
Les contraintes que les êtres humains exercent sur leurs affects, sur leurs pulsions instinctuelles ont toutes été apprises. Autrement dit, la vie sociale des humains, leur vie les uns avec les autres ne serait guère agréable si les membres d’une société laissaient libre cours à leurs affects et à leurs pulsions. Cependant, les êtres humains sont faits si curieusement qu’il leur faut mobiliser et façonner les dispositions naturelles qui leur permettront d’acquérir ces contraintes; c’est là une condition indispensable à la survie des groupes humains aussi bien qu’à la survie de chacun de leurs individus. Un individu qui ne parviendrait pas à acquérir par l’apprentissage des modèles d’autocontrôle, qui ne parviendrait pas à dominer ses plus élémentaires pulsions, resterait à la merci de leur manifestation soudaine. Un être humain incapable de contrôler un besoin animal surgi de l’intérieur, ou bien une excitation suscitée par des événements extérieurs, [...] ne dépasserait guère la petite enfance, et, si par hasard il survivait, il serait bien peu humain.
En d'autres termes, l'apprentissage de l'autocontrôle est un universel humain, la condition commune de l'humanité. Sans cet autocontrôle, les gens en tant qu'individus ne deviendraient pas humains et les sociétés se désintégreraient rapidement. Ce qui peut changer et ce qui a en fait changé au cours de la longue évolution qu'a connue l'humanité, ce sont les normes sociales de l'autocontrôle et la manière dont elles sont élaborées pour stimuler et façonner le potentiel naturel de l'individu à retarder, supprimer, transformer, bref, à contrôler de différentes façons ses pulsions élémentaires et autres impulsions et sentiments spontanés. Ce qui a changé, ce sont les instances de contrôle constituées au cours du processus de l'apprentissage individuel de l'enfant, connues aujourd'hui sous les noms de « raison », « conscience ».
(768 mots)
1 mimétique: qui imite
2 antidote: remède
3 besoins libidinaux: besoins de plaisir
4 corollaire: conséquence naturelle
5 mutilante: qui prive d'une partie de soi
Contraction
Vous résumerez ce texte en 192 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 173 et au plus 211 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Exercice 2.A - Essai
Objet d'étude: la littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
A - Œuvre: Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: La bonne éducation.
Elias et Dunning, Sport et civilisation: la violence maîtrisée, traduit de l'anglais par Josette Chicheportiche et Fabienne Duvigneau, 1986.
Aujourd'hui, nos sociétés hautement différenciées et riches offrent, entre autres caractéristiques, une plus grande variété d’activités de loisir que toute autre société. Nombre de ces activités – et parmi elles le sport considéré à la fois du point de vue du spectateur et de celui du participant – sont conçues pour provoquer une libération plaisante et contrôlée des émotions. Elles permettent des tensions mimétiques 1 agréables, conduisant souvent, quoique pas toujours, à un état d’excitation croissante et au point culminant d’un sentiment intense grâce auquel la tension peut être résolue de manière heureuse – il en va ainsi quand sa propre équipe remporte une compétition. Les tensions mimétiques propres aux activités de loisir et l’excitation qui s’y rapporte, une fois libérée de tout sentiment de peur ou de toute culpabilité, peuvent servir d’antidote 2 aux tensions, au stress que des contraintes constantes, propres aux individus des sociétés complexes, risquent de provoquer.
La grande diversité des activités de loisir, et des sports en particulier, que se doivent de proposer les sociétés complexes place les individus devant un vaste choix. Ceux-ci peuvent adopter l’une ou l’autre selon leur tempérament, leur corps et leurs besoins libidinaux 3, affectifs ou émotionnels. Certaines de ces activités peuvent faire naître de manière mimétique la peur, la tristesse aussi bien que le triomphe et la joie, la haine aussi bien que l’affection et l’amour. En permettant à ces sentiments de se décharger à l’intérieur de leur cadre symbolique, à l’intérieur du contexte mimétique d’une pièce de théâtre ou d’un concert, d’un tableau ou d’un jeu, elles soulagent les individus des contraintes qu’ils s’imposent dans leur vie de non-loisir.
Il n’existe guère, et peut-être même n’existe-t-il pas, de société qui ne connaisse l’équivalent de nos activités de loisir, danse, simulacre de combat, performances acrobatiques ou musicales, invocations rituelles aux esprits. Toutes ces institutions sociales fournissent un délassement émotionnel en compensant les pressions et les tensions d’une vie ordinaire avec ses affrontements, ses dangers, ses risques et ses contraintes. Il ne faut toutefois pas se tromper sur la nature et la fonction de ces contraintes. On les considère souvent comme n’étant qu’un corollaire 4 à la vie sociale. Parce que les êtres humains vivent en société – du moins est-ce ainsi que les choses nous apparaissent –, ils doivent se contrôler, réprimer la moindre manifestation de leurs impulsions, affects ou émotions. Mais, pour leur salut, ils doivent aussi apprendre à contrôler ces impulsions. Un individu qui en est incapable est dangereux non seulement pour les autres, mais également pour lui-même. L’incapacité à contrôler ces impulsions est au moins aussi douloureuse et mutilante 5 que le besoin, acquis, de trop les contrôler.
Les contraintes que les êtres humains exercent sur leurs affects, sur leurs pulsions instinctuelles ont toutes été apprises. Autrement dit, la vie sociale des humains, leur vie les uns avec les autres ne serait guère agréable si les membres d’une société laissaient libre cours à leurs affects et à leurs pulsions. Cependant, les êtres humains sont faits si curieusement qu’il leur faut mobiliser et façonner les dispositions naturelles qui leur permettront d’acquérir ces contraintes; c’est là une condition indispensable à la survie des groupes humains aussi bien qu’à la survie de chacun de leurs individus. Un individu qui ne parviendrait pas à acquérir par l’apprentissage des modèles d’autocontrôle, qui ne parviendrait pas à dominer ses plus élémentaires pulsions, resterait à la merci de leur manifestation soudaine. Un être humain incapable de contrôler un besoin animal surgi de l’intérieur, ou bien une excitation suscitée par des événements extérieurs, [...] ne dépasserait guère la petite enfance, et, si par hasard il survivait, il serait bien peu humain.
En d'autres termes, l'apprentissage de l'autocontrôle est un universel humain, la condition commune de l'humanité. Sans cet autocontrôle, les gens en tant qu'individus ne deviendraient pas humains et les sociétés se désintégreraient rapidement. Ce qui peut changer et ce qui a en fait changé au cours de la longue évolution qu'a connue l'humanité, ce sont les normes sociales de l'autocontrôle et la manière dont elles sont élaborées pour stimuler et façonner le potentiel naturel de l'individu à retarder, supprimer, transformer, bref, à contrôler de différentes façons ses pulsions élémentaires et autres impulsions et sentiments spontanés. Ce qui a changé, ce sont les instances de contrôle constituées au cours du processus de l'apprentissage individuel de l'enfant, connues aujourd'hui sous les noms de « raison », « conscience ».
(768 mots)
1 mimétique: qui imite
2 antidote: remède
3 besoins libidinaux: besoins de plaisir
4 corollaire: conséquence naturelle
5 mutilante: qui prive d'une partie de soi
Essai
Pourquoi une bonne éducation bénéficie-t-elle autant aux autres qu'à soi-même ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur les chapitres XI à XXIV de Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Exercice 2.B - Contraction de texte
B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Nazarie Djedoui, « Face à la modernité le grand méchant loup », Geek magazine, 2022.
Les contes qui ont bercé notre enfance, qu'il s'agisse de princesses attendant le prince charmant, d'enfants perdus dans les bois, ou encore d'une ribambelle d'animaux parlants, ont avant tout un rôle de mise en garde contre les dangers du monde et de la société. En apparence en tout cas, parce que comme toujours avec les contes et les légendes, le fond est bien plus complexe.
Parmi les antagonistes souvent représentés, il y a le grand méchant loup, qui menace
notre innocence, en la trompant pour faire de nous ses proies. Métaphore du passage à
l'âge adulte, il représente la menace qu'on ne peut surmonter qu'en renonçant à la naïveté
de l'enfance. Et en même temps une personnification de notre part bestiale, qu'il faut
5 intégrer pendant la puberté. Entre loup-garou, et grand méchant tueur, le cinéma a
largement exploré le thème et fait la part belle à son ambiguïté.
Au cours des siècles et à travers les différentes civilisations, la signification
symbolique du loup a changé de façon très étonnante. Dans l'antiquité romaine la louve
est un symbole positif, maternel, qui protège, nourrit et élève Remus et Romulus, les futurs
10 fondateurs de Rome. Voir un loup avant une bataille était présage de victoire et les
chasseurs comme les guerriers se réclamaient souvent fils du loup pour en recevoir la
force et la férocité. Chez les Vikings, il a aussi cette identité double, à la fois inséparable
compagnon d'Odin, mais aussi monstre gigantesque, Fenrir, qui tuera Thor à la fin des
temps. Cette ambivalence 1 provient sans aucun doute de notre rapport originel au loup,
15 qui fut au départ un concurrent farouche dans notre lutte pour la survie, avant que nous
l'apprivoisions pour en faire le chien, notre allié, le plus fidèle.
Au Moyen-Âge, le loup est diabolisé par le christianisme en tant que représentant
des cultures païennes. Pourtant les attaques de loups sur les humains sont extrêmement
rares. La posture bipède l'impressionne et nous fait sortir de sa « carte de chasse » qui
20 n'intègre à l'origine que des quadrupèdes. C'est principalement la rage qui le rendra
agressif envers nous, mais l'animal souffre d'une très mauvaise réputation, qui ne
s'améliorera pas avec l'affaire de la Bête du Gévaudan, conduisant à une quasi-
extermination du loup en France.
Sa représentation dans la culture populaire, et plus particulièrement les contes, est
25 le reflet de cette diabolisation constante. Il est représenté comme fourbe, cruel, rusé au
point qu'il n'hésite pas à se travestir pour arriver à ses fins. On se rappelle tous qu'il peut
par exemple se déguiser en mère-grand pour prendre au piège une petite fille au chaperon
rouge, ou recouvrir sa patte de pâte à pain pour duper six petits agneaux. Cet aspect
maître du déguisement est là encore une référence à son ambivalence... entre chien et
30 loup !
Le mythe de la lycanthropie 2 est différent selon les civilisations. Qu'il s'agisse du
mode d'infection ou du déclencheur de la transformation (pleine lune, colère, volonté) les
sources divergent. Pourtant, la métamorphose en animal reste la même: des poils
poussent sur le corps, une croissance impressionnante est observée, une rage et une
35 colère extrême touchent le contaminé... Ce qui peut faire une magnifique métaphore de
l'adolescence !
Légèrement effleurée dans le film Cursed de Wes Craven, à travers le personnage
de Jimmy, qui voit son sex appeal 3, sa force et son côté animal décuplés après une
morsure de loup. De manière beaucoup moins suggérée, le film français Teddy des frères
40 Boukherma, tisse un lien entre la lycanthropie et le passage à l'âge adulte, la sexualité, la
colère constante de l'adolescence, choses qui pour Teddy passent par une transformation
en loup-garou, lui permettant de comprendre réellement qui il est.
Enfin, l'exemple le plus flagrant se trouve sans doute dans le film Ginger Snaps. On
y suit le personnage de Ginger, qui vient d'avoir ses règles pour la première fois...avant de
45 se faire griffer par un loup-garou ! S'ensuit une transformation lente et douloureuse qui
passe, entre autres désagréments, par la pousse de poils [...], mais qui lui permet en
revanche de s'approprier sa sexualité, son corps et son côté animal. Ainsi, le grand
méchant loup peut être vu comme une part de nous-même qu'il faut accepter pour nous
approprier son pouvoir. De la même façon que le loup-garou se transforme à la pleine lune
50 en une bête laissant libre cours à ses pulsions, l'homme se change en une nouvelle
créature à travers l'étape périlleuse de la puberté.
La duplicité de l'animal, à la fois lubrique 4 et donneur de leçons, menaçant et fourbe
n'est pas si éloignée de la nature humaine. Il aime à se cacher derrière des artifices pour
55 tromper ses victimes et les punir de leur imprudence et de leur frivolité 5.
(788 mots)
1 ambivalence: caractère de ce qui présente deux valeurs, deux composantes, opposées ou non.
2 lycanthropie: transformation d'un être humain en loup (loup-garou)
3 sex appeal: ce quib exprime, manifeste un certain charme sensuel, un attrait sexuel
4 lubrique: qui a, qui manifeste, qui cherche à susciter un penchant effréné pour les plaisirs sexuels.
5 frivolité: manque de sérieux.
Contraction
Vous résumerez ce texte en 188 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 169 et au plus 207 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Nombre de mots: (objectif: 169 à 207 mots)
Comparez votre contraction avec la correction proposée et le nombre de mots utilisés ( mots).
Exercice 2.B - Essai
B - Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: Peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Nazarie Djedoui, « Face à la modernité le grand méchant loup », Geek magazine, 2022.
Les contes qui ont bercé notre enfance, qu'il s'agisse de princesses attendant le prince charmant, d'enfants perdus dans les bois, ou encore d'une ribambelle d'animaux parlants, ont avant tout un rôle de mise en garde contre les dangers du monde et de la société. En apparence en tout cas, parce que comme toujours avec les contes et les légendes, le fond est bien plus complexe.
Parmi les antagonistes souvent représentés, il y a le grand méchant loup, qui menace
notre innocence, en la trompant pour faire de nous ses proies. Métaphore du passage à
l'âge adulte, il représente la menace qu'on ne peut surmonter qu'en renonçant à la naïveté
de l'enfance. Et en même temps une personnification de notre part bestiale, qu'il faut
5 intégrer pendant la puberté. Entre loup-garou, et grand méchant tueur, le cinéma a
largement exploré le thème et fait la part belle à son ambiguïté.
Au cours des siècles et à travers les différentes civilisations, la signification
symbolique du loup a changé de façon très étonnante. Dans l'antiquité romaine la louve
est un symbole positif, maternel, qui protège, nourrit et élève Remus et Romulus, les futurs
10 fondateurs de Rome. Voir un loup avant une bataille était présage de victoire et les
chasseurs comme les guerriers se réclamaient souvent fils du loup pour en recevoir la
force et la férocité. Chez les Vikings, il a aussi cette identité double, à la fois inséparable
compagnon d'Odin, mais aussi monstre gigantesque, Fenrir, qui tuera Thor à la fin des
temps. Cette ambivalence 1 provient sans aucun doute de notre rapport originel au loup,
15 qui fut au départ un concurrent farouche dans notre lutte pour la survie, avant que nous
l'apprivoisions pour en faire le chien, notre allié, le plus fidèle.
Au Moyen-Âge, le loup est diabolisé par le christianisme en tant que représentant
des cultures païennes. Pourtant les attaques de loups sur les humains sont extrêmement
rares. La posture bipède l'impressionne et nous fait sortir de sa « carte de chasse » qui
20 n'intègre à l'origine que des quadrupèdes. C'est principalement la rage qui le rendra
agressif envers nous, mais l'animal souffre d'une très mauvaise réputation, qui ne
s'améliorera pas avec l'affaire de la Bête du Gévaudan, conduisant à une quasi-
extermination du loup en France.
Sa représentation dans la culture populaire, et plus particulièrement les contes, est
25 le reflet de cette diabolisation constante. Il est représenté comme fourbe, cruel, rusé au
point qu'il n'hésite pas à se travestir pour arriver à ses fins. On se rappelle tous qu'il peut
par exemple se déguiser en mère-grand pour prendre au piège une petite fille au chaperon
rouge, ou recouvrir sa patte de pâte à pain pour duper six petits agneaux. Cet aspect
maître du déguisement est là encore une référence à son ambivalence... entre chien et
30 loup !
Le mythe de la lycanthropie 2 est différent selon les civilisations. Qu'il s'agisse du
mode d'infection ou du déclencheur de la transformation (pleine lune, colère, volonté) les
sources divergent. Pourtant, la métamorphose en animal reste la même: des poils
poussent sur le corps, une croissance impressionnante est observée, une rage et une
35 colère extrême touchent le contaminé... Ce qui peut faire une magnifique métaphore de
l'adolescence !
Légèrement effleurée dans le film Cursed de Wes Craven, à travers le personnage
de Jimmy, qui voit son sex appeal 3, sa force et son côté animal décuplés après une
morsure de loup. De manière beaucoup moins suggérée, le film français Teddy des frères
40 Boukherma, tisse un lien entre la lycanthropie et le passage à l'âge adulte, la sexualité, la
colère constante de l'adolescence, choses qui pour Teddy passent par une transformation
en loup-garou, lui permettant de comprendre réellement qui il est.
Enfin, l'exemple le plus flagrant se trouve sans doute dans le film Ginger Snaps. On
y suit le personnage de Ginger, qui vient d'avoir ses règles pour la première fois...avant de
45 se faire griffer par un loup-garou ! S'ensuit une transformation lente et douloureuse qui
passe, entre autres désagréments, par la pousse de poils [...], mais qui lui permet en
revanche de s'approprier sa sexualité, son corps et son côté animal. Ainsi, le grand
méchant loup peut être vu comme une part de nous-même qu'il faut accepter pour nous
approprier son pouvoir. De la même façon que le loup-garou se transforme à la pleine lune
50 en une bête laissant libre cours à ses pulsions, l'homme se change en une nouvelle
créature à travers l'étape périlleuse de la puberté.
La duplicité de l'animal, à la fois lubrique 4 et donneur de leçons, menaçant et fourbe
n'est pas si éloignée de la nature humaine. Il aime à se cacher derrière des artifices pour
55 tromper ses victimes et les punir de leur imprudence et de leur frivolité 5.
(788 mots)
1 ambivalence: caractère de ce qui présente deux valeurs, deux composantes, opposées ou non.
2 lycanthropie: transformation d'un être humain en loup (loup-garou)
3 sex appeal: ce quib exprime, manifeste un certain charme sensuel, un attrait sexuel
4 lubrique: qui a, qui manifeste, qui cherche à susciter un penchant effréné pour les plaisirs sexuels.
5 frivolité: manque de sérieux.
Essai
Pour peindre l'Homme, est-il selon vous plus efficace de le représenter sous sa forme humaine ou sous les traits d'un animal ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur le livre XI des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Comparez votre essai avec les pistes de réflexion et les critères attendus (structure argumentative, exemples précis, expression).
Exercice 2.C - Contraction de texte
C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Sandrine Dauphin, Femmes-hommes: penser l'égalité, 2013.
Pour agir contre les discriminations et l'inégalité des sexes, le mode d'intervention
qui a été privilégié jusqu'aux années 2000 par les pouvoirs publics est l'action dite
« positive » 1. La justification de ce type de mesures repose sur la distinction entre « égalité
formelle » et « égalité réelle »: si l'égalité des droits peut être considérée comme acquise,
5 elle ne constitue pas pour autant une égalité effective. Ces mesures spécifiques visent à
tenir compte des inégalités de situation des hommes et des femmes et s'inscrivent dans
une logique de rattrapage des secondes par rapport aux premiers. Elles ont ainsi une
dimension réparatrice ou restauratrice puisqu'il s'agit de prendre la mesure des différences
de situation entre les hommes et les femmes afin de « combler » l'écart en favorisant ces
10 dernières.
En France, la loi sur l'égalité professionnelle a ouvert la voie aux actions positives
pour les femmes dans le système juridique français en incitant les entreprises à adopter des
mesures temporaires de rattrapage au seul bénéfice des femmes. Dans le champ politique,
la parité politique, oblige à constituer des listes constituées de 50 % de femmes et invite à
15 présenter le même nombre de candidatures des deux sexes aux élections législatives, sous
peine de sanctions financières.
Le principe des actions positives a cependant fait l'objet de critiques de la part de
féministes anglo-saxonnes. Certaines chercheuses considèrent, en effet, que les actions
positives entretiennent un modèle masculin qui demeure la référence puisqu'il s'agit de
20 rattraper la situation par rapport aux hommes; dans ce système de référence, lutter contre
les discriminations signifie donc évaluer les femmes à l'aune 2 d'une norme masculine. En
France, les actions positives sont critiquées pour leur caractère insuffisamment contraignant
et leur faible mise en œuvre. Pour reprendre l'exemple de l'égalité professionnelle, il a été
dénoncé l'insuffisance des mesures prises par les entreprises, ce qui n'a pas permis des
25 changements de comportements et n'a pas mis fin aux discriminations. En ce qui concerne
la parité politique, là aussi, les résultats sont mitigés, malgré l'augmentation sensible du
nombre de femmes dans les assemblées élues. Les actions positives agissent-elles
uniquement sur les inégalités existantes ou peuvent-elles produire de l'égalité en changeant
les comportements ? Elles n'ont sans doute d'autres vertus que palliatives 3 puisqu'elles
30 n'agissent pas sur l'origine des inégalités et leur caractère systémique. C'est pourquoi on
peut sans doute les considérer comme des mesures principalement symboliques.
Une autre manière de lutter contre les discriminations liées au sexe a été promue dans
les années 1990 par les instances internationales. Il s'agit de prendre en compte la question
du genre dans l'ensemble des politiques publiques: « L'approche intégrée consiste en la
35 (ré)organisation, l'amélioration, l'évolution et l'évaluation des processus de prise de
décision, aux fins d'incorporer la perspective de l'égalité entre les femmes et les hommes
dans tous les domaines et à tous les niveaux, par les acteurs généralement impliqués dans
la mise en place des politiques. » En France, depuis l'année 2000, elle figure régulièrement
dans le préambule des plans d'action annuels des ministres en charge des droits des
40 femmes.
La logique est différente de celle de l'action positive, qui a une simple visée correctrice.
Il s'agit plutôt de prévenir les éléments discriminants éventuels des politiques. On vise donc
à agir en amont plutôt qu'en aval du constat d'inégalités entre les femmes et les hommes.
En outre, cette méthode a pour objectif d'être pérenne 4 et systématisée, contrairement à
45 l'action positive.
La promotion de l'approche intégrée a conduit à quelques changements culturels.
Par exemple en France, elle encourage une plus grande diffusion de données sur les
différences de situation entre les femmes et les hommes. Chiffrer contribue à rendre visibles
les inégalités et à montrer, le cas échéant, leur ampleur afin de déplacer le discours de
50 « l'idéologie » ou du militantisme à la description des faits, c'est-à-dire que cela participe
finalement d'une démarche d'expertise 5. Un deuxième apport a été celui de la sensibilisation
des différents acteurs: à cet égard, l'existence de formations à l'égalité des sexes constitue
assurément une nouveauté, alors que, dans le passé, toutes les mesures prises en faveur
des femmes étaient le plus souvent imposées sans être expliquées. Elles permettent de
55 sensibiliser un certain nombre d'institutions pour monter des partenariats autour de telle ou
telle problématique.
(798 mots)
1 action « positive »: action qui favorise les victimes de discrimination
2 à l'aune de: en fonction de
3 palliatif, palliative: qui n'a qu'un effet passager
4 pérenne: durable
5 d'évaluation scientifique
Contraction
Vous résumerez ce texte en 200 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 180 et au plus 220 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez à la fin de la contraction le nombre de mots qu'elle comporte.
Nombre de mots:
Consultez la solution proposée ci-dessous et comparez-la avec votre contraction (nombre de mots, fidélité aux idées du texte, repères tous les 50 mots).
Exercice 2.C - Essai
C - Œuvre: Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») – Parcours: Écrire et combattre pour l'égalité.
Sandrine Dauphin, Femmes-hommes: penser l'égalité, 2013.
Pour agir contre les discriminations et l'inégalité des sexes, le mode d'intervention
qui a été privilégié jusqu'aux années 2000 par les pouvoirs publics est l'action dite
« positive » 1. La justification de ce type de mesures repose sur la distinction entre « égalité
formelle » et « égalité réelle »: si l'égalité des droits peut être considérée comme acquise,
5 elle ne constitue pas pour autant une égalité effective. Ces mesures spécifiques visent à
tenir compte des inégalités de situation des hommes et des femmes et s'inscrivent dans
une logique de rattrapage des secondes par rapport aux premiers. Elles ont ainsi une
dimension réparatrice ou restauratrice puisqu'il s'agit de prendre la mesure des différences
de situation entre les hommes et les femmes afin de « combler » l'écart en favorisant ces
10 dernières.
En France, la loi sur l'égalité professionnelle a ouvert la voie aux actions positives
pour les femmes dans le système juridique français en incitant les entreprises à adopter des
mesures temporaires de rattrapage au seul bénéfice des femmes. Dans le champ politique,
la parité politique, oblige à constituer des listes constituées de 50 % de femmes et invite à
15 présenter le même nombre de candidatures des deux sexes aux élections législatives, sous
peine de sanctions financières.
Le principe des actions positives a cependant fait l'objet de critiques de la part de
féministes anglo-saxonnes. Certaines chercheuses considèrent, en effet, que les actions
positives entretiennent un modèle masculin qui demeure la référence puisqu'il s'agit de
20 rattraper la situation par rapport aux hommes; dans ce système de référence, lutter contre
les discriminations signifie donc évaluer les femmes à l'aune 2 d'une norme masculine. En
France, les actions positives sont critiquées pour leur caractère insuffisamment contraignant
et leur faible mise en œuvre. Pour reprendre l'exemple de l'égalité professionnelle, il a été
dénoncé l'insuffisance des mesures prises par les entreprises, ce qui n'a pas permis des
25 changements de comportements et n'a pas mis fin aux discriminations. En ce qui concerne
la parité politique, là aussi, les résultats sont mitigés, malgré l'augmentation sensible du
nombre de femmes dans les assemblées élues. Les actions positives agissent-elles
uniquement sur les inégalités existantes ou peuvent-elles produire de l'égalité en changeant
les comportements ? Elles n'ont sans doute d'autres vertus que palliatives 3 puisqu'elles
30 n'agissent pas sur l'origine des inégalités et leur caractère systémique. C'est pourquoi on
peut sans doute les considérer comme des mesures principalement symboliques.
Une autre manière de lutter contre les discriminations liées au sexe a été promue dans
les années 1990 par les instances internationales. Il s'agit de prendre en compte la question
du genre dans l'ensemble des politiques publiques: « L'approche intégrée consiste en la
35 (ré)organisation, l'amélioration, l'évolution et l'évaluation des processus de prise de
décision, aux fins d'incorporer la perspective de l'égalité entre les femmes et les hommes
dans tous les domaines et à tous les niveaux, par les acteurs généralement impliqués dans
la mise en place des politiques. » En France, depuis l'année 2000, elle figure régulièrement
dans le préambule des plans d'action annuels des ministres en charge des droits des
40 femmes.
La logique est différente de celle de l'action positive, qui a une simple visée correctrice.
Il s'agit plutôt de prévenir les éléments discriminants éventuels des politiques. On vise donc
à agir en amont plutôt qu'en aval du constat d'inégalités entre les femmes et les hommes.
En outre, cette méthode a pour objectif d'être pérenne 4 et systématisée, contrairement à
45 l'action positive.
La promotion de l'approche intégrée a conduit à quelques changements culturels.
Par exemple en France, elle encourage une plus grande diffusion de données sur les
différences de situation entre les femmes et les hommes. Chiffrer contribue à rendre visibles
les inégalités et à montrer, le cas échéant, leur ampleur afin de déplacer le discours de
50 « l'idéologie » ou du militantisme à la description des faits, c'est-à-dire que cela participe
finalement d'une démarche d'expertise 5. Un deuxième apport a été celui de la sensibilisation
des différents acteurs: à cet égard, l'existence de formations à l'égalité des sexes constitue
assurément une nouveauté, alors que, dans le passé, toutes les mesures prises en faveur
des femmes étaient le plus souvent imposées sans être expliquées. Elles permettent de
55 sensibiliser un certain nombre d'institutions pour monter des partenariats autour de telle ou
telle problématique.
(798 mots)
1 action « positive »: action qui favorise les victimes de discrimination
2 à l'aune de: en fonction de
3 palliatif, palliative: qui n'a qu'un effet passager
4 pérenne: durable
5 d'évaluation scientifique
Essai
Faire évoluer les lois est-il le seul moyen de combattre pour l'égalité ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question, en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (du « préambule » au « postambule ») d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Nombre de mots:
Consultez le plan proposé ci-dessous et comparez-le avec votre essai (thèse, structure argumentative, exemples tirés des textes et de votre culture personnelle).
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Entraîne-toi sur un thème avec les exercices des sujets de toutes les années.
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