Dissertation - Sujet 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie jour 1 - Remplacement 2023
Thème : Les États-Unis et la question environnementale : tensions et contrastes · Tiré du sujet Jour 1 - Remplacement (2023)
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Le candidat traite un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2. Il précise sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation.
Dissertation – Sujet 1
Les États-Unis et la question environnementale à l'échelle nationale et mondiale: des relations complexes, du XIX e siècle à nos jours.

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Les États-Unis et la question environnementale à l'échelle nationale et mondiale : des relations complexes, du XIXe siècle à nos jours.
Réponse : Proposition de plan détaillé et éléments de contenu attendus : Introduction : - Accroche : Dès le XIXe siècle, les États-Unis inventent le parc national (Yellowstone, 1872), tout en bâtissant leur puissance sur une exploitation massive des ressources naturelles. - Définition des termes : « Question environnementale » (protection, conservation et préservation de la nature, pollutions, changement climatique). « Relations complexes » (paradoxes, oscillations entre leadership écologique et extractivisme ou climatoscepticisme). Échelles emboîtées (locale, fédérée, fédérale, mondiale). - Problématique : Comment expliquer l'ambivalence des États-Unis ? Ils sont pionniers de la protection de la nature, mais aussi acteurs majeurs des dégradations environnementales et partenaires imprévisibles de la gouvernance mondiale. I. À l'échelle nationale, une oscillation entre exploitation forcenée et protection pionnière (XIXe siècle – milieu du XXe siècle) - *A. La Frontière et la nature comme ressource infinie :* conquête de l'Ouest, Destinée manifeste, déforestation, massacre des bisons, essor industriel et pétrolier. - *B. Préservation contre conservation :* - la wilderness des transcendantalistes (Thoreau) et de John Muir, fondateur du Sierra Club (1892) ; - le conservationnisme utilitariste de Gifford Pinchot, sous Theodore Roosevelt ; - les premiers parcs (Yellowstone 1872, Yosemite 1890), puis le National Park Service (1916). - *C. Crises écologiques et premières régulations fédérales :* le Dust Bowl (années 1930) et le New Deal (Soil Conservation Service, Civilian Conservation Corps, reboisement). II. Une législation environnementale ambitieuse confrontée aux intérêts économiques (années 1960 – années 1990) - *A. L'essor de la conscience écologique :* Silent Spring de Rachel Carson (1962), marée noire de Santa Barbara (1969), premier Earth Day (1970). - *B. L'interventionnisme fédéral :* - création de l'EPA (1970) sous Nixon ; - Clean Air Act (1970), Clean Water Act (1972), Endangered Species Act (1973) ; - les États-Unis comme modèle mondial du droit de l'environnement. - *C. Résistances et contradictions :* - la Sagebrush Rebellion et les dérégulations sous Reagan ; - le poids des lobbies fossiles ; - un American Way of Life très énergivore ; - des catastrophes : Love Canal (1978), Three Mile Island (1979), Exxon Valdez (1989). III. À l'échelle mondiale : entre leadership, unilatéralisme et initiatives infranationales (des années 1990 à nos jours) - *A. Un rôle international ambigu :* - rôle moteur au sommet de Rio (1992) ; - protocole de Kyoto signé (1998) sous Clinton mais jamais ratifié par le Sénat, puis rejeté par G. W. Bush (2001) ; - accord de Paris (2015) : signé sous Obama, retrait sous Trump (effectif en 2020), retour sous Biden (2021), nouveau retrait annoncé en 2025. - *B. Une politique fédérale rythmée par l'alternance :* - un clivage partisan aigu ; - côté démocrate : Clean Power Plan d'Obama, Inflation Reduction Act de Biden (2022) ; - côté républicain : climatoscepticisme, dérégulation, soutien au charbon, au pétrole et au gaz de schiste, qui font des États-Unis le premier producteur mondial d'hydrocarbures. - *C. Le relais des acteurs infranationaux et de la société civile :* - la Californie, pionnière des normes d'émissions et du marché carbone ; - les coalitions « We Are Still In » et U.S. Climate Alliance ; - les villes, les ONG, les entreprises de la tech et des énergies vertes, les procès climatiques ; - une justice environnementale portée par les minorités (Standing Rock, 2016). - Les États-Unis restent le deuxième émetteur mondial et le premier émetteur historique, en rivalité avec la Chine. Conclusion : - Les relations des États-Unis à l'environnement sont marquées par des paradoxes constants : invention de la protection de la nature et de puissantes lois fédérales, mais modèle de développement fondé sur l'abondance et les énergies fossiles. - À l'échelle mondiale, leur engagement fluctue au gré des alternances, tandis que les acteurs infranationaux assurent une certaine continuité. - Ouverture : la transition énergétique comme nouvel enjeu de puissance face à la Chine.
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