Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie jour 1 - Remplacement 2026

Thème : Le défi de la construction de la paix : traités de Westphalie et sécurité collective · Tiré du sujet Jour 1 - Remplacement (2026)

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Dissertation 1

Formes et défis de la construction de la paix depuis 1648.

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Formes et défis de la construction de la paix depuis 1648.

Réponse : ### Proposition d'organisation et éléments attendus pour la dissertation #### Introduction - Accroche : Les traités de Westphalie (1648) mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils fondent un ordre international reposant sur la souveraineté des États. - Définition des termes : La « paix » oppose la paix négative (absence de guerre) à la paix positive (justice et coopération durable). Les « formes » sont les traités, l'équilibre des puissances, la sécurité collective et la justice internationale. Les « défis » sont le respect des traités, l'asymétrie des conflits et la tension entre souveraineté étatique et ingérence humanitaire. - Problématique : Comment les modalités de construction de la paix ont-elles évolué depuis 1648 face à la transformation de la nature des conflits et aux limites de la sécurité collective ? - Annonce du plan : 1. L'ordre westphalien et l'équilibre des puissances (1648-1918). 2. L'affirmation de la sécurité collective et du multilatéralisme au XXe siècle (SDN puis ONU). 3. Les défis contemporains : faire la paix face aux conflits asymétriques et aux crises du multilatéralisme depuis les années 1990. --- #### I. Du système westphalien au concert européen : la paix par l'équilibre des puissances (1648-1918) A. Le modèle westphalien (1648) : Souveraineté des États, non-ingérence et équilibre territorial pour éviter l'hégémonie d'une seule puissance. B. Le Congrès de Vienne (1815) et le « Concert européen » : Diplomatie de conférences, préservation de l'ordre monarchique et équilibre européen. C. Les limites du système : La paix reste fragile et souvent négative. Elle repose sur des traités imposés aux vaincus et débouche sur l'engrenage des alliances en 1914. --- #### II. L'institutionnalisation de la paix : l'ambition de la sécurité collective au XXe siècle A. L'idéal wilsonien et la Société des Nations (1919) : La paix par le droit et le multilatéralisme. La SDN est affaiblie par l'absence des États-Unis et par le manque de force armée propre. B. La refondation onusienne (1945) : Charte de San Francisco, Conseil de sécurité et principe de sécurité collective (chapitre VII). Les premières opérations de maintien de la paix apparaissent en 1948 (ONUST), puis viennent les Casques bleus en 1956 (FUNU). C. La guerre froide et la paix armée : Blocage du Conseil de sécurité par le droit de veto, équilibre de la terreur et course aux armements nucléaires. --- #### III. Les défis contemporains de la construction de la paix depuis 1990 A. L'espoir des « dividendes de la paix » et l'élargissement des missions de l'ONU : Boutros Boutros-Ghali publie l'« Agenda pour la paix » (1992). Les opérations de maintien et de consolidation de la paix se multiplient, mais elles connaissent des échecs (Rwanda, Srebrenica). B. La transformation des conflits : Guerres intra-étatiques, terrorisme transnational et acteurs non étatiques (Al-Qaïda, Daech). Les traités classiques sont inopérants face à eux. C. La justice pénale internationale et la paix positive : TPIY, TPIR puis CPI (1998/2002). Il s'agit de concilier justice et réconciliation, par exemple avec la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud. --- #### Conclusion - Bilan : Depuis 1648, la construction de la paix est passée d'une paix entre États souverains, fondée sur l'équilibre des puissances et les traités, à une paix institutionnalisée par la sécurité collective (SDN, ONU). Elle s'est ensuite élargie à la consolidation de la paix et à la justice internationale. Mais elle se heurte toujours à la souveraineté des États, aux rivalités entre grandes puissances et à la nature nouvelle des conflits asymétriques. - Ouverture : La paix durable suppose désormais une approche globale (sécurité, développement, droits humains). Les crises récentes (Syrie, Ukraine) montrent pourtant les limites persistantes du multilatéralisme.

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