Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie 2022 (jour 1)
Thème : Enjeux diplomatiques et coopérations : station spatiale internationale, ZEE et ressources marines · Tiré du sujet Jour 1 (2022)
Énoncé
Le candidat traite un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2.
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Dissertation 1
Les États et la maîtrise des mers et des océans: enjeux, compétition et coopération.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Les États et la maîtrise des mers et des océans : enjeux, compétition et coopération.
Réponse : Proposition de plan détaillé et éléments de corrigé : Introduction : - *Accroche :* Les mers et océans couvrent environ 71 % de la surface terrestre. Ils sont au cœur de la mondialisation (maritimisation des flux, câbles sous-marins) et des rivalités de puissance. - *Définition des termes :* - « Maîtrise » : capacité à exploiter, contrôler et projeter sa puissance militaire et économique. - « États » : acteurs souverains qui cherchent à territorialiser l'espace maritime. - « Compétition » : conflits d'appropriation, course à l'armement naval. - « Coopération » : traités internationaux, gouvernance multilatérale, droit de la mer. - *Problématique :* Dans quelle mesure la volonté des États de maîtriser les espaces maritimes engendre-t-elle des rivalités géopolitiques croissantes, tout en imposant une gouvernance multilatérale concertée ? I. Les mers et océans, des enjeux stratégiques et économiques majeurs pour les États : 1. Des espaces supports de la mondialisation : - plus de 80 % du commerce mondial en volume passe par la mer ; - points de passage stratégiques : détroits de Malacca, d'Ormuz, de Bab-el-Mandeb, canaux de Suez et de Panama ; - câbles sous-marins, par lesquels transitent plus de 95 % des données internet. 2. Des réservoirs de ressources convoitées : ressources halieutiques, hydrocarbures offshore, minerais des grands fonds, énergies marines (éolien en mer). 3. Des vecteurs de la puissance : - théorie de la puissance maritime (Mahan) ; - marines océaniques capables de projection (US Navy, marine chinoise) ; - dissuasion nucléaire sous-marine. II. Une intensification des rivalités et de la compétition entre puissances : 1. Une territorialisation conflictuelle : - revendications unilatérales et contestation des ZEE ; - poldérisation et militarisation d'îlots ; - exemple de la mer de Chine méridionale : « ligne en neuf traits » revendiquée par Pékin, sentence arbitrale de 2016 rejetée par la Chine. 2. La remilitarisation des mers : - modernisation des flottes et prolifération sous-marine ; - opérations américaines de liberté de navigation (FONOPs) ; - stratégies d'accès aux ports (« collier de perles » chinois). 3. De nouveaux fronts stratégiques : - Arctique : routes polaires et ressources, rivalités entre la Russie, les États-Unis, le Canada et les pays nordiques ; - grands fonds marins ; - menaces sur les câbles. III. La recherche nécessaire mais fragile d'une coopération internationale : 1. L'encadrement juridique multilatéral : - la CNUDM (Montego Bay, 1982) fixe les statuts des espaces : eaux territoriales, ZEE, plateau continental, haute mer ; - les fonds marins internationaux sont déclarés « patrimoine commun de l'humanité », gérés par l'Autorité internationale des fonds marins ; - le Tribunal international du droit de la mer règle les différends. 2. Des coopérations face aux menaces transnationales : - lutte contre la piraterie (opération européenne Atalante au large de la Somalie, coopération en golfe de Guinée) ; - lutte contre les trafics et sauvetage en mer ; - sécurisation conjointe des routes (missions en mer Rouge). 3. Une gouvernance environnementale émergente mais limitée : - accord BBNJ sur la haute mer (2023) et objectif de 30 % d'aires marines protégées ; - organisations régionales de pêche, Conseil de l'Arctique ; - limites : non-ratification de la CNUDM par les États-Unis, interprétations divergentes, faible capacité de contrainte, primauté des intérêts nationaux. Conclusion : - *Bilan :* Les mers et océans sont un enjeu vital de puissance et de prospérité. Leur maîtrise attise la compétition entre États (territorialisation, militarisation, nouveaux fronts). Elle rend aussi indispensable une coopération fondée sur le droit et la gestion de biens communs. - *Réponse à la problématique :* Cette coopération reste fragile et souvent subordonnée aux rapports de force. - *Ouverture :* Le défi climatique (élévation du niveau des mers, acidification) et l'exploitation des grands fonds pourraient renforcer la gouvernance mondiale des océans, ou au contraire aiguiser de nouvelles rivalités.
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