Exercice 2 - Dissertation A · Bac Français (1ère) Polynésie session normale 2025
Thème : Dissertation – Corneille, Le Menteur / parcours : mensonge et comédie · Tiré du sujet Session normale (2025)
Énoncé
2- Dissertation (20 points)
Objet d'étude: Le théâtre du XVII e siècle au XXI e siècle
Le candidat traite au choix, compte tenu de l'œuvre et du parcours associé étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:
A. Œuvre: Pierre Corneille, Le Menteur — Parcours: Mensonge et comédie
Un critique écrit à propos du Menteur: « Si la comédie entretient des relations privilégiées avec le mensonge, c'est qu'il est rare qu'un mensonge reste sans suites ».
En quoi cette citation éclaire-t-elle le rôle du mensonge dans la comédie de Corneille ?
Vous répondrez dans un développement organisé. Votre réflexion prendra appui sur l'œuvre de Pierre Corneille au programme, sur le travail mené dans le cadre du parcours associé et sur votre culture personnelle.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
En quoi cette citation éclaire-t-elle le rôle du mensonge dans la comédie de Corneille ?
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction : - Accroche : Dans la comédie classique, le mensonge n'est pas seulement un travers moral à corriger, mais l'un des ressorts dramatiques les plus efficaces. - Présentation du sujet : La citation met en valeur l'engrenage inéluctable provoqué par le mensonge (« rare qu'un mensonge reste sans suites »). - Problématique : Dans quelle mesure le mensonge chez Corneille dépasse-t-il la simple mécanique d'intrigue pour devenir une puissance créatrice d'illusion comique et une mise en abyme du théâtre ? - Annonce du plan : I. Le mensonge comme moteur de l'action dramatique et mécanique d'engrenage. II. Les conséquences comiques et morales : entre égarement des personnages et dévoilement de la vérité. III. Le mensonge comme apologie poétique de l'illusion et du pouvoir théâtral. I. Le mensonge comme moteur dynamique de l'action : l'engrenage des fictions - *A. Un mensonge initial qui en appelle d'autres :* Dorante ne peut s'arrêter ; chaque mensonge (la fausse guerre d'Allemagne, le faux festin sur l'eau, le faux mariage secret avec Orphise) l'oblige à inventer de nouvelles fables pour couvrir les précédentes. - *B. La création d'un rythme comique trépidant :* Les inventions spontanées de Dorante créent des rebondissements constants, défiant Cliton et maintenant le spectateur dans un suspense jubilatoire. II. Les suites comiques et morales du mensonge : quiproquos et retour à l'ordre - *A. Le quiproquo et la confusion des identités :* Le mensonge engendre des suites douloureuses ou ridicules (méprise sur Clarice et Lucrèce, colère du père Géronte face à la trahison supposée). - *B. Le piège qui se referme sur le menteur :* Dorante est finalement pris à son propre piège ; les « suites » sont aussi la menace d'un déshonneur ou d'un duel avec Alcippe. - *C. Une résolution comique adaptée :* Le mensonge trouve une issue paradoxale : Dorante finit par épouser Lucrèce en prétendant que c'était son dessein véritable, sauvant la face par une ultime pirouette. III. Une réflexion sur la création théâtrale et le pouvoir de la parole - *A. Dorante comme double du dramaturge :* Le menteur est un artiste, un inventeur d'histoires (« poète » du quotidien selon Cliton) qui rivalise avec Corneille lui-même. - *B. Le mensonge, miroir paradoxal de la vérité :* Comme le théâtre, le mensonge est une fiction efficace (« feindre pour plaire ») qui enchante le public tout en révélant les travers et la vanité de la société mondaine.
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