Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Liban 2023 (jour 1)

Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 1 (2023)

Énoncé

Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2.

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Dissertation 1

Le changement climatique: d'une urgence globale aux réponses locales.

Énoncé: Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Liban 2023 (jour 1)

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Dissertation 1 : Le changement climatique : d'une urgence globale aux réponses locales.

Réponse : Une proposition de plan structuré en trois axes : Introduction : - Accroche : Multiplication des alertes scientifiques (rapports successifs du GIEC) et intensification des événements climatiques extrêmes (mégafeux, canicules, inondations). - Définitions : Changement climatique (modification durable des paramètres climatiques due aux activités humaines), urgence globale (phénomène planétaire menaçant les équilibres écologiques, socio-économiques et géopolitiques), réponses locales (initiatives et politiques d'adaptation et d'atténuation menées aux échelles infranationales : villes, régions, citoyens). - Problématique : Dans quelle mesure la prise de conscience d'une menace planétaire nécessite-t-elle une articulation étroite entre gouvernance internationale et initiatives locales pour faire face au défi climatique ? I. Une urgence globale nécessitant une gouvernance internationale multilatérale : - *A. Le rôle pionnier des scientifiques et la prise de conscience planétaire :* Création du GIEC en 1988, consensus scientifique, publication des rapports d'évaluation alertant les décideurs. - *B. La mise en place d'un multilatéralisme climatique :* Du sommet de la Terre de Rio (1992, CCNUCC) au protocole de Kyoto (1997), puis à l'Accord de Paris (2015, COP21) fixant l'objectif de limiter le réchauffement nettement sous 2 °C, si possible à 1,5 °C. - *C. Les limites de la gouvernance globale :* Clivages Nord/Sud (responsabilités historiques contre droit au développement), retrait ou attentisme de grandes puissances émettrices (États-Unis sous certaines présidences, dépendance au charbon en Chine et en Inde), absence de mécanismes contraignants. II. L'émergence des territoires locaux comme acteurs majeurs de l'action climatique : - *A. L'échelle locale, première ligne face aux vulnérabilités climatiques :* Les villes et les territoires côtiers ou montagneux subissent directement les effets (îlots de chaleur urbains, montée des eaux, submersion marine). - *B. Des politiques territoriales d'atténuation et d'adaptation :* Mobilités douces, rénovation thermique des bâtiments, verdissement urbain, transition énergétique locale (circuits courts, énergies renouvelables territoriales). - *C. L'organisation en réseaux infranationaux :* Le C40 Cities Climate Leadership Group et la Convention mondiale des maires pour le climat montrent comment les métropoles contournent parfois l'inaction des États centraux. III. Une indispensable articulation multiscalaire face aux limites de l'action locale : - *A. Les limites de l'échelle locale :* Capacités financières inégales, disparités territoriales, risque d'un « écologisme des riches » ou de ségrégation spatiale ; inefficacité face aux externalités négatives transfrontalières. - *B. L'État comme régulateur et garant de la cohésion :* Rôle de la législation nationale, des instruments fiscaux (taxe carbone) et des investissements d'infrastructure pour encadrer et financer la transition des territoires. - *C. Vers une gouvernance polycentrique et multiniveau :* Les accords internationaux fixent le cap. L'échelle intermédiaire le décline : Union européenne avec le Pacte vert, États avec la stratégie nationale bas-carbone. Les collectivités le mettent en œuvre : plans climat-air-énergie territoriaux, agendas locaux. Les citoyens, ONG et entreprises agissent de leur côté (justice climatique, engagements « zéro carbone »). Les financements Nord-Sud complètent ce dispositif : Fonds vert pour le climat, fonds « pertes et dommages » de la COP27. Conclusion : - Bilan : Le changement climatique est une urgence globale qui a d'abord appelé une réponse multilatérale. Les limites de celle-ci ont révélé le rôle essentiel des territoires. Ni l'échelle mondiale ni l'échelle locale ne suffisent seules : l'efficacité repose sur leur articulation, avec l'État comme pivot. - Ouverture : La question de la justice climatique (inégalités entre territoires et entre générations) et celle des migrations environnementales posent de nouveaux défis à cette gouvernance multiscalaire.

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