Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques La Réunion 2023 (jour 1)
Thème : La dimension politique de la guerre : de Clausewitz aux guerres irrégulières · Tiré du sujet Jour 1 (2023)
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Sujet de dissertation 1
Le modèle de Clausewitz et les conflits du XXIe siècle.

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Le modèle de Clausewitz et les conflits du XXIe siècle.
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction : - Accroche : Multiplication des conflits asymétriques et hybrides au XXIe siècle (guerre contre le terrorisme, guerre en Ukraine, cyberguerre). - Définition des termes : Le modèle élaboré par Carl von Clausewitz dans *De la guerre* (1832) théorise la guerre interétatique, symétrique et conventionnelle comme subordonnée à des objectifs politiques (« la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens »), opposant guerre absolue et guerre réelle sous l'arbitrage de la « trinité clausewitzienne » (peuple/passion, armée/hasard, gouvernement/raison). - Problématique : Dans quelle mesure les conflits du XXIe siècle remettent-ils en cause le modèle classique clausewitzien, et en quoi celui-ci conserve-t-il une pertinence pour penser les conflictualités contemporaines ? I. Le modèle clausewitzien : une grille d'analyse conçue pour la guerre conventionnelle interétatique A. La guerre comme acte politique rationnel soumis aux États souverains (modèle westphalien fondé sur des armées régulières et des déclarations de guerre formelles). B. La distinction entre guerre réelle (limitée par le « brouillard de la guerre », les frictions et la politique) et guerre absolue (montée aux extrêmes théorique). C. L'équilibre de la trinité clausewitzienne (gouvernement, armée, peuple). II. Un modèle mis à l'épreuve et bousculé par les conflits asymétriques et hybrides du XXIe siècle A. L'émergence d'acteurs non étatiques et la transnationalisation de la violence (groupes terroristes comme Al-Qaïda ou Daech, milices privées, guérillas). B. De la guerre interétatique à la guerre « irrégulière » ou « sans fin » : asymétrie des moyens, terrorisme, radicalité idéologique ou religieuse semblant échapper à la rationalité politique étatique (thèse des « nouvelles guerres » de Mary Kaldor). C. L'élargissement des champs de conflictualité : cyberattaques, désinformation, guerre cognitive et économique rendant floue la frontière entre paix et guerre. III. Une actualité renouvelée : la permanence du politique et le retour des conflits de haute intensité A. La primauté du politique demeure : même les acteurs non étatiques poursuivent un dessein politique (instauration d'un califat, contrôle territorial, reconnaissance). B. Le retour spectaculaire des guerres conventionnelles interétatiques de haute intensité (guerre en Ukraine depuis 2022, tensions dans le détroit de Taïwan). C. La validité de la trinité clausewitzienne à l'ère contemporaine : rôle déterminant de la résilience des populations, de la conduite politique et de l'adaptation militaire. Conclusion : Bilan montrant que si les formes de conflictualités se sont diversifiées (hybridation, asymétrie), le cœur théorique de Clausewitz – la guerre comme outil politique soumis à des frictions humaines et matérielles – reste incontournable pour appréhender le monde contemporain.
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Exercice Étude critique de documents · La Réunion 2023 (jour 2) ›