Exercice 1 : Reproduction et hérédité chez les vé… · Bac Sciences de la Vie et de la Terre Métropole 2 remplacement 2021

Thème : Reproduction sexuée, brassage des génomes et génétique mendélienne · Tiré du sujet Métropole France 2 remplacement (2021)

Énoncé

EXERCICE 1: Reproduction et hérédité chez les végétaux (7 points)

En agronomie, certaines variétés végétales aux caractéristiques intéressantes sont cultivées afin de les multiplier en grand nombre et de les commercialiser. Les individus de ces variétés recherchées sont très souvent hétérozygotes pour plusieurs gènes codant les caractéristiques d’intérêt. Ainsi, le choix du mode de reproduction de ces individus hétérozygotes est déterminant pour en obtenir de grandes quantités possédant toutes les mêmes caractéristiques intéressantes.

Montrer que les modes de reproduction existant chez les végétaux ne sont pas équivalents pour obtenir, à partir d’individus hétérozygotes pour deux gènes indépendants, une descendance elle-même entièrement hétérozygote.

Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des expériences, des observations, des exemples pour appuyer votre exposé et argumenter votre propos. Vous pourrez utiliser l’exemple proposé dans le document ci-après.

Document: un exemple d’une variété végétale d’intérêt

Les caractéristiques recherchées chez le fraisier cultivé sont contrôlées par des allèles de deux gènes indépendants:

le gène « T » qui intervient dans la détermination de la taille des fruits existant sous deux versions: l’allèle dominant « t+ » pour des fruits de grande taille et l’allèle « t- » pour des fruits de petite taille;

le gène « S » qui intervient dans la détermination de la teneur en sucre des fruits existant sous deux versions: l’allèle dominant « s+ » pour l’obtention de fruits sucrés et l’allèle « s- » pour l’obtention de fruits très peu sucrés.

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Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Montrer que les modes de reproduction existant chez les végétaux ne sont pas équivalents pour obtenir, à partir d’individus hétérozygotes pour deux gènes indépendants, une descendance elle-même entièrement hétérozygote.

Réponse : Introduction - Définir les deux modes de reproduction chez les végétaux : reproduction sexuée (fleurs, méiose et fécondation) et multiplication asexuée (stolons, bouturage, etc., reposant sur des mitoses). - Poser la problématique : comment ces deux modes agissent-ils sur le maintien d'un génotype double hétérozygote (t+//t− ; s+//s−)(t+//t^-\ ;\ s+//s^-) chez le fraisier ? 1. La multiplication asexuée conserve intégralement l'hétérozygotie - Modalité : formation d'individus à partir d'organes végétatifs spécialisés (les stolons chez le fraisier). - Mécanisme cellulaire : la reproduction asexuée repose exclusivement sur des mitoses successives suivies de différenciation. - Conséquence génétique : la mitose est une reproduction conforme qui conserve fidèlement l'ensemble de l'information génétique (sauf mutations rares). L'ensemble des descendants forme un clone génétique. - Bilan : 100 % de la descendance possède le même génotype (t+//t− ; s+//s−)(t+//t^-\ ;\ s+//s^-) et donc le phénotype recherché [t+,s+][t^+, s^+] (gros fruits très sucrés). 2. La reproduction sexuée par autopollinisation disperse les génotypes - Lors de la gamétogenèse (méiose), un brassage interchromosomique a lieu en anaphase I car les deux gènes sont indépendants (portés par deux paires de chromosomes distinctes). La séparation aléatoire et indépendante des chromosomes homologues conduit à la production de 4 types de gamètes équiprobables (25 % chacun) : - (t+;s+)(t^+ ; s^+) - (t+;s−)(t^+ ; s^-) - (t−;s+)(t^- ; s^+) - (t−;s−)(t^- ; s^-) - L'autopollinisation correspond à la rencontre aléatoire de ces gamètes mâles et femelles identiques (fécondation). - L'échiquier de croisement à 16 cases montre que seules 4 cases sur 16 (soit 416=14=25 %\frac{4}{16} = \frac{1}{4} = 25\,\%) correspondent au génotype double hétérozygote (t+//t− ; s+//s−)(t+//t^-\ ;\ s+//s^-). Les autres individus sont homozygotes pour au moins un des deux gènes (par exemple t+//t+t+//t^+, t−//t−t^-//t^-, etc.), ce qui fait réapparaître des phénotypes non désirés (fruits petits et/ou peu sucrés). Conclusion - Les deux modes ne sont donc pas équivalents : seule la multiplication asexuée garantit l'obtention d'une descendance 100 % hétérozygote conservant les qualités agronomiques d'intérêt.

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