Exercice 2 - Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Métropole 2026

Thème : Dissertation – Dorion, Mes forêts / parcours : la poésie, la nature, l'intime · Tiré du sujet Métropole France (2026)

Énoncé

2 – Dissertation (20 points)

Objet d'étude: la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle

Le candidat traite au choix, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés pendant l'année, l'un des trois sujets.

Sujet C

Œuvre: Hélène Dorion, Mes forêts

Parcours associé: la poésie, la nature, l'intime

Dans Les corridors du temps (1988), Hélène Dorion écrit: « L'arbre grince sous la force du vent. Je marche vers cet arbre qui a quelque chose à dire de l'humain. » Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Mes forêts ?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé en prenant appui sur Mes forêts, sur les textes que vous avez étudiés dans le cadre du parcours associé et sur votre culture personnelle.

Énoncé: Exercice 2 - Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Métropole 2026

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Dans Les corridors du temps (1988), Hélène Dorion écrit : « L'arbre grince sous la force du vent. Je marche vers cet arbre qui a quelque chose à dire de l'humain. » Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Mes forêts ?

Réponse : Proposition de plan détaillé de dissertation : Introduction - Accroche : Dans *Mes forêts* (2021), la poète québécoise Hélène Dorion fait de l'espace sylvestre le lieu d'une méditation sur le temps, la vulnérabilité et le lien entre l'être et le monde. - Analyse de la citation : La phrase des *Corridors du temps* refuse de faire de la nature un simple décor. L'arbre éprouvé par le vent (« grince sous la force du vent ») figure les fêlures de l'existence. La marche vers l'arbre (« Je marche vers cet arbre ») traduit une quête : le végétal devient un médiateur qui « a quelque chose à dire de l'humain ». - Problématique : En quoi l'arbre et la forêt de Dorion sont-ils un miroir de la condition humaine ? Ne sont-ils pas aussi davantage qu'un miroir : une altérité vivante qui déplace le regard humain ? I. L'arbre et la forêt, miroirs de la vulnérabilité humaine A. L'épreuve du vent et de la tempête : l'arbre qui ploie et résiste renvoie aux blessures intimes, aux pertes et au deuil. La première section, « L'écorce incertaine », dit déjà cette fragilité de la surface protectrice. B. La finitude partagée : la forêt est menacée par l'usure, les coupes et les bouleversements écologiques. Sa précarité fait écho à celle de l'être humain. C. Une géographie de l'intime : entrer dans la forêt revient à explorer sa mémoire et ses zones d'ombre. Le possessif « mes » forêts dit cette intériorisation du paysage. II. Marcher vers l'arbre : une leçon d'enracinement et de résilience A. L'arbre comme figure de persistance : par ses racines, son écorce et sa lenteur, il enseigne la durée. On peut citer l'incipit : « mes forêts sont de longues traînées de temps ». B. Rompre la solitude : aller vers l'arbre, c'est sortir de l'enfermement du moi et renouer avec le souffle du vivant. C. La forêt, refuge et lieu de renaissance : l'espace végétal offre recueillement, lenteur et réconciliation avec le temps qui passe. III. Dépassement : l'arbre n'est pas seulement un miroir, mais une voix et une altérité A. L'arbre a « quelque chose à dire » : la poésie se fait écoute du bruissement et du silence végétal. Le langage poétique tente de traduire la parole du monde. B. Un décentrement du sujet : Dorion dépasse l'anthropocentrisme. L'humain n'est qu'une part du tissu vivant. La forêt ne parle pas seulement « de l'humain », elle existe pour elle-même et appelle une responsabilité écologique. C. La poésie comme lien : le poème devient le lieu où se rejoignent l'intime et le cosmos. Cette démarche rejoint celle d'autres poètes du parcours, comme Hugo dans *Les Contemplations*, Ponge dans *Le Parti pris des choses* ou Jaccottet. Conclusion - Bilan : La citation éclaire profondément *Mes forêts*. L'arbre éprouvé par le vent révèle la fragilité humaine, et la marche vers lui dessine une quête de sens et d'enracinement. Le recueil va pourtant plus loin qu'un simple jeu de reflets : il invite à écouter le vivant pour lui-même et à repenser la place de l'humain dans le monde. - Ouverture : On peut rapprocher ce recueil d'une poésie écologique contemporaine, où le poème devient un acte d'attention et de soin envers le monde.

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