Exercice 2- Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Métropole Secours 2025

Thème : Dissertation – Colette, Sido suivi de Les Vrilles de la vigne / parcours : la célébration du monde · Tiré du sujet Métropole Secours (2025)

Énoncé

2- Dissertation (20 points)

Objet d'étude: Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Le candidat traite au choix, compte tenu de l'œuvre et du parcours étudiés durant l'année, l'un des trois sujets suivants:

Sujet C

Œuvre: Colette, Sido suivi de Les Vrilles de la vigne

Parcours: la célébration du monde

La célébration du monde s'apparente-t-elle à un spectacle dans Sido et Les Vrilles de la vigne ?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé en prenant appui sur Sido et Les Vrilles de la vigne, sur les textes que vous avez étudiés dans le cadre du parcours associé, et sur votre culture personnelle.

Énoncé: Exercice 2- Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Métropole Secours 2025

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

La célébration du monde s'apparente-t-elle à un spectacle dans Sido et Les Vrilles de la vigne ?

Réponse : Proposition de plan détaillé pour la dissertation : Introduction : - Accroche : Dans *Les Vrilles de la vigne* (1908) et *Sido* (1930), Colette déploie une prose poétique consacrée au vivant, aux êtres chers et aux paysages de l'enfance et de la maturité. - Définition des termes : La « célébration du monde » est l'éloge fervent de la nature, des bêtes et de la vie. Le « spectacle » suppose une mise en scène, un décor et un spectateur qui contemple, à distance, une représentation (théâtre, music-hall, tableau naturel). - Problématique : Dans quelle mesure la célébration du monde chez Colette emprunte-t-elle les codes du spectacle, tout en les dépassant vers une communion charnelle et intime avec le vivant ? - Annonce du plan : I. La célébration du monde comme spectacle et représentation. II. Le dépassement du spectacle : une expérience sensorielle et fusionnelle. III. L'écriture comme recréation vivante du monde. I. Une célébration qui s'apparente au spectacle : - *A. Le monde de la scène :* Dans *Les Vrilles de la vigne* (« Music-halls », « Chanson de la danseuse »), Colette puise dans son expérience de mime et de danseuse. La scène et les coulisses deviennent des lieux d'observation du vivant et de la liberté du corps. - *B. La nature comme théâtre :* Les saisons, l'aube, la baie de Somme (« En baie de Somme », « Jour gris ») ou le jardin de Saint-Sauveur sont décrits comme des décors changeants qui se donnent à voir. Le regard émerveillé en fait des tableaux, avec un travail sur les couleurs et la lumière. - *C. Des personnages de théâtre :* Sido apparaît comme l'ordonnatrice d'un microcosme enchanté : elle « lit » le ciel, les vents et les points cardinaux. Le Capitaine, avec ses volumes aux pages blanches, est un personnage presque romanesque. Les « Sauvages », les frères de la narratrice, forment une galerie de figures. II. Mais la célébration refuse la distance du spectateur : une communion intime : - *A. Une approche multisensorielle :* Colette ne se contente pas de voir. Elle goûte, respire et touche le monde : l'odeur de la terre et des fleurs, les violettes et la flamme du « Dernier Feu », les sensations de l'enfant à l'aube dans *Sido*. C'est une immersion charnelle plutôt qu'une contemplation. - *B. L'empathie pour le vivant :* Colette éprouve une fraternité immédiate avec les bêtes (« Nonoche », « Toby-Chien parle ») et les plantes. Sido enseigne le respect de chaque créature, de la chenille à la chatte. - *C. L'enracinement et le souvenir :* Dans *Sido*, la célébration est celle de l'origine, de la maison et du jardin de l'enfance. Elle s'oppose à ce qu'une représentation scénique a d'éphémère et d'artificiel ; le spectacle du music-hall révèle d'ailleurs ses fatigues et ses faux-semblants. III. L'écriture poétique comme recréation vivante du monde : - *A. Le chant comme délivrance :* L'apologue du rossignol (« Les Vrilles de la vigne ») montre que célébrer le monde est un acte de survie et de liberté. Chanter, puis écrire, délivre des « vrilles » qui entravent. - *B. Le style comme mise en scène du réel :* Le travail des images, des métaphores et du lexique rare, ainsi que le rythme de la phrase, recréent le monde pour le lecteur. Le spectacle devient alors celui de la langue elle-même, qui ré-enchante le quotidien. - *C. Un spectacle partagé avec le lecteur :* L'écriture fait du lecteur un témoin invité à voir et sentir à son tour. On peut rapprocher cette démarche d'autres textes du parcours : Ponge, *Le Parti pris des choses* ; Giono, *Regain* ; Rousseau, *Les Rêveries du promeneur solitaire*. Conclusion : - La célébration du monde emprunte au spectacle son regard émerveillé, ses décors et ses figures. Mais elle le dépasse par une communion sensuelle et affective avec le vivant. - L'écriture transforme cette expérience en une recréation poétique où le monde se donne en spectacle au lecteur. - Ouverture : on peut évoquer l'émerveillement devant le vivant chez Sylvain Tesson (*La Panthère des neiges*), où la contemplation devient aussi une éthique.

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