Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2025 (jour 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2025)
Énoncé
Dissertation 1
Sujet: Les réponses au changement climatique à différentes échelles.
Il est attendu du candidat une composition structurée comprenant une introduction (avec accroche, définition des termes du sujet, problématique et annonce du plan), un développement articulé en deux ou trois parties équilibrées illustrées d'exemples précis, et une conclusion.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Dissertation 1 : Les réponses au changement climatique à différentes échelles.
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction : - Accroche : Multiplication des événements climatiques extrêmes et publications d'alertes répétées du GIEC. - Définition des termes : « Changement climatique » (dérèglement global d'origine anthropique) ; « réponses » (atténuation et adaptation) ; « différentes échelles » (de l'international au local). - Problématique : Dans quelle mesure l'articulation des actions à différentes échelles géographiques permet-elle de répondre efficacement à l'urgence climatique tout en révélant des tensions géopolitiques et socio-économiques ? - Annonce du plan : I. L'échelle mondiale : une gouvernance climatique multilatérale pionnière mais confrontée à des limites de souveraineté. II. L'échelle nationale et régionale : le rôle pivot des États et des blocs régionaux entre régulation et rivalités économiques. III. L'échelle locale et citoyenne : l'émergence d'acteurs de proximité et d'actions concrètes face à l'urgence. I. L'échelle mondiale : une gouvernance multilatérale nécessaire mais fragile - La construction d'une expertise scientifique globale (création du GIEC en 1988) et l'instauration des Sommets de la Terre (Rio 1992, protocole de Kyoto 1997). - L'Accord de Paris (2015, COP21) : fixation d'un objectif contraignant moralement (+1,5 °C / +2 °C), principe des contributions déterminées au niveau national (CDN). - Limites : absence de pouvoir de sanction, passagers clandestins (retrait temporaire des États-Unis sous Trump), rivalités Nord-Sud sur la « dette climatique » et le financement du Fonds pour les pertes et préjudices. II. L'échelle nationale et régionale : des politiques publiques différenciées et concurrentielles - Les États restent les régulateurs majeurs : lois climat, transition énergétique, fiscalité carbone, plans de relance verte (IRA aux États-Unis). - Le rôle moteur de l'Union européenne : Green Deal, paquet « Fit for 55 », mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF). - Les disparités majeures : dilemme développement/environnement pour les pays émergents (Inde, Chine charbonnière), États rentiers dépendant des hydrocarbures (pays du Golfe, Russie). III. L'échelle locale et infra-étatique : le laboratoire des solutions concrètes et de la mobilisation citoyenne - Les métropoles et territoires en première ligne : réseaux de villes (C40), politiques d'adaptation urbaine (végétalisation, transports décarbonés, gestion de l'eau). - La société civile et les ONG : actions en justice climatique (Affaire du Siècle en France, Urgenda aux Pays-Bas), marches pour le climat, activisme désobéissant. - Les initiatives individuelles et d'entreprises : économie circulaire, circuits courts, mais risque de « greenwashing » et fractures sociales (inégalités face aux coûts de la transition). Conclusion : - Bilan : Si les réponses existent à tous les niveaux, leur efficacité repose sur leur coordination verticale (du local au global) et horizontale (coopération internationale). - Ouverture : La montée des tensions géopolitiques globales (guerres, compétition sino-américaine) ne risque-t-elle pas de reléguer l'impératif climatique au second plan ?
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