Dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2023 (jour 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2023)
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Dissertation 1
Le changement climatique: évolution, acteurs et tensions.

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Dissertation 1 : Le changement climatique : évolution, acteurs et tensions.
Réponse : ### Proposition d'organisation et éléments attendus #### Introduction - Accroche : Multiplication des rapports alarmants du GIEC et des événements climatiques extrêmes (mégafeux, canicules récurrentes), qui illustrent l'entrée dans l'Anthropocène. - Définitions : - *Changement climatique :* modification durable des paramètres statistiques du climat global, accélérée depuis l'ère industrielle par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GES). - *Évolution :* passage de variations naturelles (optimum médiéval, Petit Âge glaciaire) à un réchauffement d'origine anthropique rapide. - *Acteurs :* scientifiques, organisations internationales (ONU), États, firmes transnationales, ONG, collectivités, citoyens. - *Tensions :* conflits Nord/Sud, opposition entre intérêts économiques de court terme et soutenabilité, tensions sur les ressources, migrations climatiques. - Problématique : Dans quelle mesure le changement climatique, d'une réalité environnementale et scientifique, est-il devenu un enjeu géopolitique global opposant une multiplicité d'acteurs aux intérêts divergents ? - Annonce du plan : 1. L'évolution du changement climatique : des fluctuations naturelles à l'urgence anthropique. 2. Une gouvernance climatique complexe face à la pluralité des acteurs. 3. Des tensions géopolitiques, économiques et sociales qui freinent la transition. --- #### Axe 1 : De la variabilité naturelle à la rupture de l'Anthropocène - A. Les climats du passé et l'adaptation des sociétés : Emmanuel Le Roy Ladurie (*Histoire du climat depuis l'an mil*) décrit l'optimum climatique médiéval, puis le Petit Âge glaciaire (XIVe-XIXe siècle), marqué par des crises frumentaires. - B. La rupture industrielle et l'Anthropocène : depuis le XIXe siècle, explosion de la combustion d'énergies fossiles. Paul Crutzen théorise l'Anthropocène, époque où l'humanité devient la principale force géologique. - C. L'objectivation scientifique de l'urgence : le GIEC est créé en 1988 par l'OMM et le PNUE. Ses rapports successifs établissent la responsabilité humaine et modélisent des scénarios d'émissions (RCP, puis SSP). --- #### Axe 2 : Les acteurs de la question climatique - A. La gouvernance multilatérale onusienne : - Sommet de la Terre de Rio (1992), adoption de la CCNUCC et COP annuelles. - Protocole de Kyoto (1997) : engagements contraignants pour les seuls pays développés, non-ratification par les États-Unis. - Échec relatif de Copenhague (2009). - Accord de Paris (COP21, 2015) : objectif « bien en dessous de 2 °C » et contributions nationales volontaires (CDN). - B. Les États et les puissances : - Rôles contrastés : l'UE se veut leader (Pacte vert, neutralité carbone en 2050). - Les États-Unis oscillent entre retrait de l'accord de Paris (Trump) et retour (Biden, Inflation Reduction Act). - La Chine est premier émetteur mondial et leader des énergies renouvelables. - Les petits États insulaires (AOSIS) sont particulièrement menacés. - C. Les acteurs non étatiques : - Les ONG (Greenpeace, WWF) mènent plaidoyer et contentieux climatiques (« L'Affaire du siècle » en France). - La jeunesse se mobilise (Greta Thunberg, Fridays for Future). - Les villes agissent en réseau (C40). - Les firmes transnationales sont à la fois émettrices, lobbyistes et actrices de la transition (greenwashing). --- #### Axe 3 : Des tensions majeures qui freinent la transition - A. Tensions Nord/Sud et justice climatique : - Principe des « responsabilités communes mais différenciées ». - Dette climatique des pays industrialisés. - Promesse non tenue de 100 milliards de dollars annuels. - Fonds « pertes et préjudices » (COP27, 2022). - B. Tensions économiques et énergétiques : - Dépendance aux énergies fossiles (pays producteurs, OPEP). - Opposition entre croissance et décarbonation. - Contestations sociales de la fiscalité écologique (Gilets jaunes en 2018). - Nouvelle course aux métaux critiques. - C. Tensions territoriales et sécuritaires : - Conflits d'usage autour de l'eau (Nil et barrage GERD). - Ouverture de l'Arctique et rivalités de puissances. - Montée des eaux (Tuvalu, Kiribati). - Déplacés climatiques sans statut juridique de réfugié. --- #### Conclusion - Bilan : - Le changement climatique est passé d'une variabilité naturelle à une crise anthropique objectivée par la science. - Il mobilise une pluralité d'acteurs à toutes les échelles. - Il reste traversé de tensions (Nord/Sud, économie/écologie, territoires) qui expliquent l'écart entre les engagements et les résultats : la trajectoire actuelle mène à environ +2,5-3 °C. - Ouverture : - Adaptation et transition juste, géo-ingénierie. - Ou encore la question d'une justice climatique internationale contraignante.
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