Exercice 2- Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Antilles-Guyane remplacement 2025

Thème : Dissertation – Dorion, Mes forêts / parcours : la poésie, la nature, l'intime · Tiré du sujet Remplacement (2025)

Énoncé

2- Dissertation (20 points)

Objet d’étude: La poésie du XIX e siècle au XXI e siècle

C. Œuvre: Hélène Dorion, Mes forêts

Parcours: La poésie, la nature, l'intime

Dans quelle mesure la poésie d’Hélène Dorion ouvre-t-elle une voie vers la réconciliation entre l’être humain et la nature ?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion prendra appui sur l’œuvre d’Hélène Dorion au programme, sur le travail mené dans le cadre du parcours associé et sur votre culture personnelle.

Énoncé: Exercice 2- Dissertation - Sujet C · Bac Français (1ère) Antilles-Guyane remplacement 2025

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

Dans quelle mesure la poésie d’Hélène Dorion ouvre-t-elle une voie vers la réconciliation entre l’être humain et la nature ?

Réponse : Proposition d'un parcours argumentatif structuré en trois axes : Introduction : - Accroche : Publié en 2021, *Mes forêts* de la poétesse québécoise Hélène Dorion s'inscrit au cœur des inquiétudes contemporaines sur la vulnérabilité de la Terre et la crise de notre rapport au vivant. - Analyse du sujet : La « réconciliation » suppose un état préalable de rupture, de blessure ou d'éloignement entre l'humanité et le monde naturel. La poésie se propose alors non seulement comme un chant contemplatif, mais comme un chemin de guérison, de reconnexion et de lucidité éthique. - Problématique : Comment la poésie d'Hélène Dorion parvient-elle à dépasser le constat de la déchirure entre l'humain et la nature pour fonder, par l'écoute intime des forêts, une alliance renouvelée avec le vivant ? Et jusqu'où cette réconciliation peut-elle aller ? - Annonce du plan. I. Une poésie née d'un constat douloureux : la rupture entre l'humain et la nature 1. *La crise écologique et la menace sur les écosystèmes :* Le recueil évoque les tempêtes, les arbres abattus et la fragilité du monde végétal. La nature n'est plus un décor immuable mais un corps vulnérable, exposé à l'action humaine. 2. *L'aliénation moderne :* La poète dénonce la vitesse, le bruit et l'oubli du temps long des sociétés contemporaines, qui coupent l'être de ses racines sensibles. 3. *Une rupture existentielle et intime :* L'éloignement de la nature se traduit par un déchirement intérieur : deuils, perte de sens, sentiment de vacuité. II. La forêt comme refuge et révélateur intime : réapprendre à habiter le monde 1. *Une écoute méditative :* La marche en forêt impose le silence, la lenteur et la réceptivité sensorielle ; elle désencombre l'esprit. 2. *L'intériorisation du paysage :* Le possessif du titre *Mes forêts* (« Mes forêts sont de longues traînées de temps ») dit l'intrication de la géographie extérieure et de la géographie intime. L'écorce, les racines et le sol deviennent les miroirs de la mémoire, des blessures et des espoirs personnels. 3. *Une leçon de sagesse et de résilience :* Les arbres, avec leurs racines et leurs cycles séculaires, enseignent l'acceptation de la finitude, la persévérance et la transformation continue. III. Une réconciliation poétique et éthique… mais toujours fragile 1. *Le dépassement de la frontière sujet / objet :* Refus de la domination anthropocentrique ; l'humain n'est pas extérieur à la nature mais tressé en elle. Le « je » se dit à travers l'arbre, le sol, la pierre. 2. *La parole poétique comme lieu de réparation :* Par une écriture épurée, des vers brefs, des blancs et des répétitions, le poème recrée une respiration commune avec le monde végétal et répare symboliquement le lien brisé. 3. *Une responsabilité partagée et une réconciliation inachevée :* La réconciliation n'est pas une fuite nostalgique hors du monde mais un appel à prendre soin, une éthique de la vulnérabilité et de l'attention au vivant. Elle demeure toutefois une voie ouverte plutôt qu'un état atteint, car la menace persiste. On peut prolonger avec le parcours : Rousseau, Hugo, Ponge (*Le Parti pris des choses*), Jaccottet, ou l'écopoésie contemporaine. Conclusion : La poésie de Dorion ouvre bien une voie vers la réconciliation : elle part de la blessure, passe par l'intériorisation de la forêt et aboutit à une alliance éthique avec le vivant. Cette voie reste un chemin à poursuivre plus qu'une harmonie retrouvée. Ouverture : le rôle de la littérature face à l'urgence écologique.

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