Sujet de dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Sud 2025 (jour 1)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 1 (2025)
Énoncé
Sujet de dissertation 2
La prise en compte des questions environnementales à l'échelle internationale et ses limites.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
La prise en compte des questions environnementales à l'échelle internationale et ses limites.
Réponse : Proposition d'un plan détaillé et éléments de réponse attendus : Introduction : - Accroche : Prise de conscience globale de la crise climatique et écologique (rapports du GIEC, COP annuelles, dégradation des écosystèmes). - Définitions : - Questions environnementales : climat, biodiversité, ressources en eau, pollutions, envisagées comme biens publics mondiaux. - Échelle internationale : diplomatie multilatérale, organisations internationales (ONU, PNUE), coalitions d'acteurs publics et privés. - Limites : freins politiques, économiques et juridiques qui réduisent l'efficacité des mesures prises. - Problématique : Comment la communauté internationale s'est-elle emparée des enjeux environnementaux à travers une gouvernance mondiale, et pourquoi cette action multilatérale se heurte-t-elle à des résistances majeures ? - Plan : 1. L'institutionnalisation progressive d'une diplomatie environnementale mondiale. 2. Une gouvernance renouvelée associant une pluralité d'acteurs. 3. Les limites structurelles : souverainisme, inégalités Nord-Sud et absence de contrainte juridique. I. L'émergence et l'institutionnalisation d'une gouvernance environnementale mondiale : - *Jalons historiques majeurs :* Conférence de Stockholm (1972, création du PNUE), Sommet de la Terre de Rio (1992 : conventions sur le climat et la biodiversité, principe de précaution), protocole de Kyoto (1997). - *Rôle de la science et de l'expertise :* Création du GIEC (1988) et de l'IPBES (2012). Ces organismes diffusent des diagnostics partagés qui fondent la légitimité des décisions politiques. - *L'Accord de Paris (2015, COP 21) :* Objectifs universels (limiter le réchauffement sous 2 °C, voire 1,5 °C) avec des contributions déterminées au niveau national (CDN). II. Une prise en compte élargie par la diversification des acteurs : - *Rôle des ONG et de la société civile :* Mobilisations citoyennes, marches pour le climat, contentieux climatiques visant des États ou des multinationales. - *Acteurs infranationaux et économiques :* Villes, métropoles, régions et entreprises engagées dans la RSE et la transition énergétique (finance verte, décarbonation). - *Reconnaissance de la justice climatique :* Principe des responsabilités communes mais différenciées, fonds d'aide, mécanisme pour les « pertes et préjudices » (COP 27, 2022). III. Des limites majeures qui freinent la transition globale : - *Le primat de la souveraineté nationale et le « passager clandestin » :* Aucun organe supranational ne peut sanctionner ; les accords reposent sur la bonne volonté des États. Exemples : retraits des États-Unis de l'accord de Paris, primauté des intérêts énergétiques et géopolitiques immédiats. - *La fracture Nord-Sud :* Débat sur la responsabilité historique des pays industrialisés. Les pays du Sud réclament le droit au développement et un financement effectif des transferts de technologie. Ce financement reste souvent insuffisant : la promesse des 100 milliards de dollars d'aide annuelle a été difficilement et tardivement tenue. - *Des engagements insuffisants et peu contraignants :* Les CDN cumulées conduisent encore à un réchauffement supérieur à 2 °C. Les compromis restent ambigus (sortie « progressive » des énergies fossiles à la COP 28). Le poids des lobbies et des pays producteurs d'hydrocarbures pèse sur les négociations. Les autres enjeux, comme la biodiversité, les océans ou la pollution plastique, sont fragmentés entre de nombreuses instances. Conclusion : - Bilan : En cinquante ans, l'environnement est devenu un enjeu central des relations internationales. Il mobilise une gouvernance multi-acteurs fondée sur l'expertise scientifique. Son efficacité reste toutefois limitée par la souveraineté des États, les inégalités de développement et la faiblesse des mécanismes contraignants. - Ouverture : Faut-il créer une Organisation mondiale de l'environnement ou renforcer le droit international (reconnaissance de l'écocide, rôle des juridictions) pour dépasser ces limites ?
L’explication pas à pas, faite avec l’IA, est réservée aux membres Premium. Premium
Résous-le ici : correction automatique, indices et corrigé détaillé.
Sujet de dissertation 1 · Amérique du Sud 2023 (jour 2) ›