Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Sud 2023 (jour 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2023)
Énoncé
Sujet de dissertation 1
Le changement climatique, un enjeu pour les sociétés et pour les relations internationales.
Il est attendu du candidat une dissertation structurée comportant une introduction (définition des termes, contextualisation, problématique, annonce du plan), un développement équilibré et argumenté appuyé sur des exemples précis, ainsi qu'une conclusion.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Sujet de dissertation 1 : Le changement climatique, un enjeu pour les sociétés et pour les relations internationales.
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction : - *Accroche :* Multiplication des événements climatiques extrêmes et rapports successifs du GIEC alertant sur l'accélération du réchauffement global d'origine anthropique. - *Définitions :* Changement climatique (modification durable du système climatique terrestre liée aux émissions de GES) ; enjeu sociétal (impacts sur les modes de vie, la santé, la sécurité alimentaire, les vulnérabilités) ; enjeu international (diplomatie, conflits d'usage, traités multilatéraux, rivalités géopolitiques). - *Problématique :* Dans quelle mesure le changement climatique bouleverse-t-il les équilibres internes des sociétés tout en redéfinissant la gouvernance et les rivalités sur la scène internationale ? - *Annonce du plan.* I. Un défi existentiel qui fragilise les sociétés et accentue les fractures socio-spatiales : - A. Une menace directe pour les conditions de vie et les écosystèmes : raréfaction des ressources en eau, insécurité alimentaire, multiplication des catastrophes naturelles (sécheresses, cyclones, montée du niveau des mers menaçant les littoraux et les petits États insulaires comme Tuvalu ou les Maldives). - B. Une vulnérabilité et une résilience très inégales selon le niveau de développement : les pays du Sud sont souvent les plus exposés et disposent de moindres capacités financières et techniques pour s'adapter (justice environnementale, vulnérabilité différenciée ; exemple du Bangladesh face aux Pays-Bas). - C. Des conséquences démographiques et sécuritaires majeures : réfugiés et déplacés climatiques, risques d'instabilité politique et de conflits locaux pour l'accès aux terres arables ou à l'eau (Sahel, lac Tchad). II. Un moteur d'affirmation du multilatéralisme et de construction d'une gouvernance mondiale : - A. La prise de conscience scientifique et institutionnelle : rôle fondateur du GIEC (1988) et adoption de la CCNUCC lors du Sommet de la Terre de Rio (1992). - B. Les étapes de la négociation internationale : du Protocole de Kyoto (1997, objectifs contraignants pour les pays industrialisés selon le principe des responsabilités communes mais différenciées) à l'Accord de Paris (COP21, 2015, contenir le réchauffement nettement en dessous de 2 °C, si possible 1,5 °C). - C. L'implication d'une pluralité d'acteurs transnationaux : ONG environnementales, mobilisations citoyennes (jeunesse, marches pour le climat), villes (réseau C40), entreprises et acteurs économiques. III. Une gouvernance climatique entravée par les rivalités de puissance et les souverainismes : - A. Les tensions Nord/Sud autour de la justice climatique et de la dette écologique : revendications des pays émergents et en développement sur le financement de l'adaptation (promesse des 100 milliards de dollars) et des pertes et préjudices (fonds acté lors de la COP27, 2022). - B. Les réticences et retournements des grandes puissances : politique fluctuante des États-Unis (non-ratification de Kyoto, retraits et réintégrations de l'Accord de Paris), dilemme chinois entre transition énergétique et impératif de croissance, poids des pays producteurs d'hydrocarbures. - C. L'émergence de nouvelles rivalités géostratégiques liées au climat : ouverture des routes maritimes arctiques et course aux ressources (hydrocarbures, minerais) du Grand Nord ; compétition pour les métaux critiques et les technologies de la transition énergétique (batteries, terres rares). Conclusion : - *Bilan :* Le changement climatique est à la fois un facteur de fragilisation des sociétés, qui creuse les inégalités, et un enjeu qui a fait émerger une gouvernance mondiale inédite, mais limitée par les intérêts nationaux et les rivalités de puissance. - *Réponse à la problématique :* Il redéfinit les équilibres internes comme internationaux, mais la coopération reste insuffisante au regard de l'urgence soulignée par le GIEC. - *Ouverture :* Vers une géopolitique de la transition énergétique, ou la reconnaissance juridique des réfugiés climatiques et d'un droit international de l'environnement plus contraignant ?
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