Sujet de dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Nord 2026 (jour 2)
Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2026)
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Sujet de dissertation 2
Acteurs et échelles de la lutte contre le changement climatique.
Rédigez une dissertation complète comportant une introduction problématisée, un développement structuré en plusieurs parties équilibrées et une conclusion.

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Acteurs et échelles de la lutte contre le changement climatique.
Réponse : Proposition de plan détaillé et éléments de contenu pour la dissertation : ### Introduction - Accroche : Multiplication des rapports du GIEC alertant sur l'accélération du réchauffement climatique et multiplication des mobilisations de la jeunesse mondiale. - Définition des termes : Le *changement climatique* désigne la modification durable des climats liée aux émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique. Les *acteurs* désignent la diversité des intervenants (États, organisations internationales, firmes transnationales, scientifiques, ONG, collectivités territoriales, citoyens). Les *échelles* renvoient aux niveaux d'action spatiaux et institutionnels (mondial, régional, national, local). - Problématique : Comment l'articulation entre une pluralité d'acteurs et une imbrication d'échelles conditionne-t-elle l'efficacité de la gouvernance environnementale et de la transition écologique ? - Annonce du plan : 1. L'échelle mondiale et multilatérale : un cadre indispensable mais confronté à des limites géopolitiques. 2. Les échelles régionale et nationale : le rôle central des États et des unions régionales comme moteurs de politiques publiques. 3. L'échelle locale et la société civile : l'émergence d'acteurs moteurs face aux inerties globales. ### I. L'échelle mondiale et le multilatéralisme : la construction d'une gouvernance globale A. Le rôle pionnier des scientifiques et de l'ONU : - Rôle du GIEC (créé en 1988) dans l'expertise scientifique et la prise de conscience planétaire. - Le Sommet de la Terre (Rio 1992) et la création de la CCNUCC instaurant les Conférences des Parties (COP). B. Les traités internationaux et leurs fragilités : - Du protocole de Kyoto (1997) à l'Accord de Paris (2015) : passage d'engagements contraignants limités aux pays développés à des contributions déterminées au niveau national (CDN) pour tous. - Les limites du multilatéralisme : absence de pouvoir coercitif, retraits ou passivité de grandes puissances émettrices (retraits américains de l'Accord de Paris), tensions Nord/Sud autour de la « justice climatique » et du financement de l'adaptation (fonds « pertes et dommages », COP27). ### II. Les échelles régionale et nationale : les États et groupements régionaux, arbitres et régulateurs A. Les groupements régionaux, pionniers normatifs (l'exemple de l'Union européenne) : - L'UE comme puissance normative verte : Pacte vert pour l'Europe (*Green Deal*), objectif de neutralité carbone en 2050, marché du carbone (SEQE), mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF). B. Les États, entre souveraineté, transition et contradictions économiques : - L'État reste l'acteur clé de la réglementation (taxes carbone, subventions aux énergies renouvelables, lois climatiques nationales, comme la loi Climat et résilience de 2021 en France). - Tensions entre développement économique et contraintes écologiques : dilemmes des pays émergents (Chine premier émetteur mondial mais leader du solaire, Inde dépendante du charbon), poids des lobbies fossiles, contestations sociales (Gilets jaunes). ### III. Les échelles locale et citoyenne : mobilisations, innovations et recours juridiques A. Les collectivités territoriales et les villes, laboratoires de la transition : - Réseaux de villes (C40, Convention des maires) ; plans climat locaux (PCAET) ; mobilités douces, rénovation énergétique. - Des États fédérés qui compensent l'inaction fédérale (Californie, coalition « We Are Still In » après le retrait américain de 2017). B. La société civile et les entreprises, acteurs de pression et d'innovation : - ONG (Greenpeace, WWF, Réseau Action Climat) et mobilisations de la jeunesse (Fridays for Future, Greta Thunberg). - Judiciarisation du climat : affaire Urgenda (Pays-Bas, 2019), « L'Affaire du siècle » (France, 2021), arrêt de la CEDH dans l'affaire des Aînées pour le climat (2024). - Entreprises et FTN : engagements de neutralité carbone, innovation verte, mais risques d'écoblanchiment (*greenwashing*) ; rôle des choix individuels de consommation. ### Conclusion - Bilan : La lutte contre le changement climatique repose sur une gouvernance multiscalaire et multi-acteurs. L'échelle mondiale fixe le cadre et les objectifs (Accord de Paris). Les États et l'UE traduisent ces objectifs en normes. Les acteurs locaux et la société civile innovent, contestent et pressent les décideurs. - Réponse à la problématique : L'efficacité dépend de l'articulation entre ces échelles. Or les décalages persistent : écart entre engagements et émissions réelles, rapports de force Nord/Sud, intérêts économiques divergents. La trajectoire actuelle dépasse encore l'objectif de +1,5 °C. - Ouverture : Face à l'insuffisance de la réduction des émissions (atténuation), l'adaptation et la justice climatique (migrations environnementales, financement des pays vulnérables) deviennent des enjeux géopolitiques majeurs.
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