Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Amérique du Nord 2022 (jour 2)

Thème : Le changement climatique : approches historique et géopolitique · Tiré du sujet Jour 2 (2022)

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Dissertation 2

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »: pourquoi le président Chirac lance-t-il cet avertissement sur le changement climatique dans le cadre du sommet de la Terre de 2002 et a-t-il été pris en compte ?

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« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » : pourquoi le président Chirac lance-t-il cet avertissement sur le changement climatique dans le cadre du sommet de la Terre de 2002 et a-t-il été pris en compte ?

Réponse : Proposition d'introduction : - Accroche et contexte : Prononcée le 2 septembre 2002 lors du quatrième sommet de la Terre à Johannesburg, la formule du président français Jacques Chirac est devenue l'un des cris d'alarme écologiques les plus célèbres de l'histoire contemporaine. - Analyse du sujet : La métaphore de la « maison qui brûle » renvoie à l'urgence de la dégradation environnementale et du réchauffement climatique, tandis que l'expression « regarder ailleurs » dénonce la passivité, l'attentisme et la priorité accordée aux intérêts économiques à court terme. - Problématique : Quelles raisons ont motivé la dénonciation par Jacques Chirac d'une inertie globale face à la crise écologique en 2002, et dans quelle mesure les politiques internationales et locales ont-elles, depuis vingt ans, traduit cet appel en actes ? Plan détaillé suggéré : I. Un avertissement né d'un constat d'urgence écologique et d'impasse politique en 2002 A. Un dérèglement climatique désormais attesté scientifiquement : les rapports successifs du GIEC (créé en 1988) et la prise de conscience des limites planétaires. B. Les insuffisances du multilatéralisme : dix ans après le sommet de Rio (1992), le protocole de Kyoto (1997) est fragilisé par le refus américain de le ratifier (présidence Bush) et l'exemption des pays émergents. C. Une posture politique et éthique : faire de la France le champion du développement durable et de la justice environnementale face aux fractures Nord/Sud. II. Une prise en compte progressive : l'avènement d'une gouvernance climatique mondiale A. La consolidation des accords internationaux : entrée en vigueur de Kyoto en 2005 et aboutissement à l'Accord de Paris lors de la COP21 (2015), premier traité universel fixant un objectif de limitation du réchauffement sous les 2 °C. B. La multiplication des acteurs et la pression de la société civile : ONG écologistes, mobilisations de la jeunesse, justice climatique (procès contre les États comme « L'Affaire du Siècle »). C. La transition engagée par les États et les entreprises : politiques d'atténuation et d'adaptation (Pacte vert européen, développement des énergies renouvelables). III. La persistance d'entraves majeures : une maison qui continue de brûler A. Des engagements non contraignants et des retards structurels : l'écart grandissant entre les trajectoires d'émissions de GES et les objectifs climatiques annoncés. B. Les conflits géopolitiques et les rivalités de puissance : le retrait temporaire des États-Unis (présidence Trump), la primauté accordée au rattrapage économique dans les pays émergents (Chine, Inde), la dépendance persistante aux énergies fossiles. C. Des crises récurrentes qui relèguent l'urgence environnementale : crises financières, sanitaires et guerres menaçant la sécurité énergétique et alimentaire mondiale.

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