Sujet de dissertation 1 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Polynésie 2024 (jour 1)
Thème : Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix · Tiré du sujet Jour 1 (2024)
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Sujet de dissertation 1
Les acteurs régionaux et internationaux au Moyen-Orient (de 1948 à nos jours) favorisent-ils la conflictualité ou l'apaisement ?

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Les acteurs régionaux et internationaux au Moyen-Orient (de 1948 à nos jours) favorisent-ils la conflictualité ou l'apaisement ?
Réponse : ### Proposition de corrigé et plan détaillé Introduction - Accroche : Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, le Moyen-Orient est l'un des principaux foyers de tensions mondiaux. Il est marqué par des guerres interétatiques, des conflits asymétriques et des rivalités de puissance. - Définitions et cadrage : - *Acteurs régionaux :* États de la zone (Israël, Égypte, Syrie, Irak, Arabie saoudite, Iran, Turquie) et acteurs non étatiques (OLP, Hezbollah, Hamas, Daech). - *Acteurs internationaux :* États-Unis, URSS puis Russie, puissances européennes, ONU. - *Conflictualité / apaisement :* guerres directes ou par procuration d'un côté ; médiations, traités de paix et normalisations de l'autre. - Problématique : Dans quelle mesure les interventions croisées des acteurs régionaux et internationaux ont-elles fait du Moyen-Orient un espace de conflits récurrents, tout en ménageant des phases d'apaisement partielles et précaires ? - Annonce du plan : - I. Des acteurs surtout vecteurs de conflictualité (1948–1990). - II. Des tentatives d'apaisement aux résultats partiels (1978–années 2000). - III. Des conflictualités renouvelées et des recompositions diplomatiques fragiles (depuis 2001-2011). --- I. Des acteurs régionaux et internationaux principalement vecteurs de conflictualité (1948–1990) - A. Le conflit israélo-arabe - Refus arabe de l'État d'Israël et guerres de 1948-1949, 1956, 1967 (Six Jours) et 1973 (Kippour). - Question des réfugiés palestiniens. - Création de l'OLP en 1964 : le conflit prend une forme asymétrique. - B. La guerre froide plaque ses logiques sur la région - Soutien américain à Israël et à l'Iran du Chah (pacte de Bagdad). - Soutien soviétique à l'Égypte nassérienne et à la Syrie baasiste. - Crise de Suez (1956) : l'intervention franco-britannique et israélienne est stoppée par les deux Grands. Ceux-ci peuvent donc aussi imposer une désescalade. - Doctrine Eisenhower. - C. De nouvelles fractures régionales - Guerre civile libanaise (1975-1990), avec les interventions syrienne et israélienne. - Révolution islamique iranienne (1979) et rivalité Iran/Arabie saoudite. - Guerre Iran-Irak (1980-1988), alimentée par les ventes d'armes des puissances. II. Les tentatives d'apaisement : réussites partielles et blocages structurels (1978–années 2000) - A. Des paix bilatérales sous parrainage américain - Accords de Camp David (1978) et traité de paix israélo-égyptien (1979), sous Jimmy Carter. - Traité de paix israélo-jordanien (1994). - B. L'espoir d'un nouvel ordre après la guerre froide - Guerre du Golfe (1991) menée par une coalition sous mandat de l'ONU. - Conférence de Madrid (1991). - Accords d'Oslo (1993-1995) et reconnaissance mutuelle Israël/OLP. - C. Les blocages - Assassinat de Rabin (1995), colonisation, échec de Camp David II (2000) et seconde Intifada. - Faiblesse des résolutions de l'ONU (242, 338), souvent bloquées par le veto. III. Un renouvellement des conflictualités et des apaisements fragiles (depuis 2001) - A. L'interventionnisme occidental déstabilisateur - Après le 11 septembre 2001, intervention en Afghanistan puis en Irak (2003). - Déstabilisation de l'Irak, tensions confessionnelles et essor du jihadisme (Al-Qaïda puis Daech). - B. Printemps arabes et guerres par procuration - Guerre civile syrienne (depuis 2011) : la Russie et l'Iran soutiennent Assad, les Occidentaux, la Turquie et les monarchies du Golfe soutiennent l'opposition. - Guerre au Yémen (Arabie saoudite contre Houthis soutenus par l'Iran). - Coalition internationale contre Daech, qui obtient la chute du « califat » (2017-2019). - C. Des recompositions diplomatiques ambivalentes - Accord sur le nucléaire iranien (2015) puis retrait américain (2018). - Accords d'Abraham (2020) et rapprochement saoudo-iranien sous médiation chinoise (2023). La question palestinienne y est marginalisée. - Attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et guerre à Gaza : un apaisement sans règlement de fond reste fragile. Conclusion - Les acteurs régionaux et internationaux ont surtout entretenu la conflictualité : rivalités de puissance, guerres par procuration, ventes d'armes et interventions. - Ils ont aussi produit des moments d'apaisement réels mais limités : Camp David, Oslo, accords d'Abraham. - Ces paix sont le plus souvent partielles, bilatérales et dépendantes des intérêts des puissances. - Ouverture : l'affirmation de nouveaux acteurs (Chine, Turquie, Golfe) dans un monde multipolaire peut-elle favoriser une stabilisation durable ?
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