Exercice 2- Dissertation - Sujet B · Bac Français (1ère) Polynésie remplacement 2025

Thème : Dissertation – Musset, On ne badine pas avec l'amour / parcours : les jeux du cœur et de la parole · Tiré du sujet Remplacement (2025)

Énoncé

2- Dissertation (20 points)

Objet d'étude: Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle

B. Œuvre: Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour

Parcours: Les jeux du cœur et de la parole

Selon un critique, la parole, chez Musset, « tire toujours à conséquence: il n’y a pas de parole gratuite. »

En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de On ne badine pas avec l'amour ?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion prendra appui sur l'œuvre d'Alfred de Musset au programme, sur le travail mené dans le cadre du parcours associé et sur votre culture personnelle.

Énoncé: Exercice 2- Dissertation - Sujet B · Bac Français (1ère) Polynésie remplacement 2025

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de On ne badine pas avec l'amour ?

Réponse : Proposition de plan structuré en trois axes : Introduction : - Accroche : Proverbe dramatique publié en 1834, *On ne badine pas avec l'amour* de Musset explore les paradoxes du sentiment amoureux et de l'expression théâtrale. - Présentation du sujet : La citation met en lumière la gravité inhérente au langage. Elle refuse l'idée que les mots puissent être de simples artifices sans portée réelle. - Problématique : Dans quelle mesure la parole, d'abord jeu frivole ou défensif, acquiert-elle un poids fatal qui condamne les protagonistes au désenchantement et à la tragédie ? - Annonce du plan : I. La tentation de la parole comme jeu frivole, feinte ou provocation. II. Le pouvoir performatif et destructeur des mots : la parole « tire à conséquence ». III. La parole comme confession tragique et quête d'absolu. I. L'illusion d'une parole gratuite : le badinage et les masques du langage : 1. Le comique verbal et les discours vains : Les figures grotesques de Bridaine, Blazius et du Baron incarnent une parole bavarde et ridicule, qui semble superficielle et sans conséquence. 2. Le duel rhétorique entre Camille et Perdican : Camille, marquée par l'éducation austère du couvent, adopte un discours distant et dogmatique. Perdican tente de lui répondre par l'ironie et l'esquive. 3. Le badinage comme feinte : Les héros croient pouvoir jouer avec le langage sans engager leur âme ni blesser autrui. II. Une parole aux conséquences funestes : le piège du jeu verbal : 1. La parole manipulatrice et instrumentale : Pour piquer l'orgueil de Camille, Perdican courtise Rosette. Ses déclarations d'amour, légères pour lui, sont reçues comme des vérités absolues par l'ingénue. 2. Les paroles interceptées et la violence des blessures : La lettre interceptée, puis l'aveu fait à Camille sous les yeux de Rosette cachée, transforment les mots en armes mortelles. 3. La mort de Rosette : Victime innocente de ce badinage cruel, Rosette meurt foudroyée par la vérité des mots entendus. Le langage a créé une réalité irrémédiable. III. La parole retrouvée : de l'orgueil brisé à la vérité du cœur : 1. Le cri de sincérité et le lyrisme romantique : La célèbre tirade de Perdican (« Tous les hommes sont menteurs, inconstants... mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits... ») redonne au verbe sa gravité et sa pureté sacrée. 2. L'échec de la réconciliation : L'aveu final entre Camille et Perdican arrive trop tard : « Elle est morte. Adieu, Perdican. » La dernière réplique scelle leur séparation définitive. 3. La leçon tragique du titre proverbial : On ne badine pas impunément avec les mots, car la parole engage le cœur et le destin des êtres. Conclusion : - Synthèse : La citation est juste : chez Musset, la parole n'est jamais vaine. Le badinage linguistique se transforme en tragédie lorsque les mots, prononcés par orgueil ou par jeu, atteignent des êtres sincères et produisent des effets irréversibles. Les jeux de la parole sont aussi des jeux du cœur, et leur prix est la mort de Rosette et la séparation des amants. - Ouverture : On peut rapprocher la pièce de Marivaux (*Le Jeu de l'amour et du hasard*, *Les Fausses Confidences*), où le langage est aussi un instrument d'épreuve amoureuse, mais où le jeu se dénoue heureusement, contrairement au dénouement tragique de Musset.

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