Exercice 1 - Première proposition · Bac Sciences de la Vie et de la Terre Nouvelle-Calédonie 2022 (jour 2)
Thème : Reproduction de la plante entre vie fixée et mobilité · Tiré du sujet Jour 2 (2022)
Énoncé
EXERCICE 1 - Première proposition (6 POINTS)
Reproduction de la plante entre vie fixée et mobilité
Les Angiospermes, plantes à fleurs, constituent 70% du règne végétal et comprennent de nombreuses espèces à vocation alimentaire et ornementale.
Les abeilles, qui peuvent visiter 700 fleurs par jour dans un rayon de 5 km autour de la ruche, jouent un rôle dans la pérennité de ces plantes.
QUESTION:
Montrer l'importance du rôle des abeilles dans la reproduction sexuée de nombreuses plantes Angiospermes
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des arguments pour appuyer l'exposé comme des observations, des exemples sur lesquels vous pouvez prendre appui.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Montrer l'importance du rôle des abeilles dans la reproduction sexuée de nombreuses plantes Angiospermes
Réponse : Une synthèse rédigée et structurée comportant une introduction, un développement argumenté en plusieurs parties et une conclusion bilan : 1. Introduction : - Les Angiospermes sont des organismes à vie fixée, ce qui constitue une contrainte majeure pour la rencontre des gamètes mâles et femelles issus d'individus différents (allopollinisation). - Les grains de pollen, qui renferment les gamètes mâles, doivent être transportés des étamines (organes reproducteurs mâles) vers le pistil (organe femelle, au niveau du stigmate). - Les abeilles, insectes pollinisateurs majeurs, assurent une pollinisation entomogame indispensable à la reproduction de nombreuses espèces. 2. Attraction et interaction mutualiste (coévolution) : - Les fleurs attirent les abeilles grâce à des signaux visuels (couleurs vives, guides à nectar visibles dans l'UV) et olfactifs (parfums floraux émis par les pétales). - En contrepartie, la fleur fournit des récompenses nutritives : le nectar (solution sucrée produite par les nectaires) et le pollen (riche en protéines et lipides). - Il s'agit d'une relation à bénéfices réciproques (mutualisme) résultant d'une coévolution étroite entre les plantes et les insectes pollinisateurs. 3. Mécanismes du transport du pollen et pollinisation croisée : - Lorsqu'une abeille butine pour récolter nectar et pollen, son corps velu frotte contre les anthères des étamines et se recouvre de grains de pollen (les grains présentent souvent des ornements et une surface adhésive adaptée à l'accrochage sur les soies de l'insecte). - L'abeille visite ensuite d'autres fleurs de la même espèce (fidélité florale). Lors de ces visites successives, une partie du pollen déposé sur le corps de l'abeille entre en contact avec le stigmate gluant du pistil : c'est la pollinisation. - Le grain de pollen germe alors en formant un tube pollinique qui achemine les gamètes mâles jusqu'à l'ovule pour permettre la double fécondation, aboutissant à la formation de graines et de fruits. 4. Conséquences évolutives et écologiques : - L'allopollinisation assurée par les abeilles favorise le brassage génétique entre individus différents, évitant les effets néfastes de la consanguinité et maintenant une diversité génétique essentielle à l'adaptation des populations. - Les abeilles assurent ainsi le maintien de la biodiversité végétale et la production agricole (nombreuses cultures dépendent directement de la pollinisation par les abeilles). 5. Conclusion : - Bilan résumant comment l'abeille surmonte la contrainte de la vie fixée des Angiospermes en agissant comme un vecteur mobile indispensable à la rencontre des gamètes et au brassage génétique.
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