Exercice 1 · Bac Sciences de la Vie et de la Terre Nouvelle-Calédonie 2025 (jour 2)
Thème : Comportements et stress : vers une vision intégrée de l'organisme · Tiré du sujet Jour 2 (2025)
Énoncé
EXERCICE 1 – Stress et diabète (7 points)
Dans le cas d'un stress chronique, qui correspond à un dérèglement de la boucle de régulation du stress, on observe une hyperglycémie.
Les études montrent qu'une glycémie anormalement élevée en continu (hyperglycémie chronique) peut entraîner une incapacité des cellules du foie et des muscles à répondre à l'insuline.
QUESTION:
Montrer en quoi un dérèglement de la boucle de régulation du stress peut être à l'origine d'une hyperglycémie chronique. Vous préciserez en quoi cela augmente le risque de développer un diabète de type 2.
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des arguments pour appuyer l'exposé comme des expériences, des observations, des exemples...

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Montrer en quoi un dérèglement de la boucle de régulation du stress peut être à l'origine d'une hyperglycémie chronique. Vous préciserez en quoi cela augmente le risque de développer un diabète de type 2.
Réponse : Introduction Le stress est une réponse adaptative de l'organisme face à un agent stresseur. Lors d'un stress aigu, la libération hormonale permet la mobilisation des réserves énergétiques. Cependant, lorsque les agents stresseurs persistent, le système s'épuise et s'installe un stress chronique. Nous montrerons comment la rupture de la boucle de rétrocontrôle de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien entraîne une hypersécrétion de cortisol responsable d'une hyperglycémie chronique, puis comment cette situation favorise l'apparition d'un diabète de type 2. --- I. La boucle de régulation du stress aigu et le rôle hyperglycémiant du cortisol - Activation de l'axe corticotrope : En réponse au stress, l'hypothalamus libère la neurohormone CRH, stimulant la sécrétion d'ACTH par l'hypophyse antérieure. L'ACTH véhiculée par le sang agit sur les glandes corticosurrénale pour stimuler la sécrétion de cortisol. - Action métabolique : Le cortisol favorise la néoglucogenèse hépatique (production de glucose à partir de substrats non glucidiques comme les acides aminés et le glycérol) et freine l'entrée et l'utilisation périphérique du glucose dans les cellules musculaires et adipeuses. Cela élève la glycémie pour fournir rapidement de l'énergie à l'organisme. - Rétrocontrôle négatif : À concentration élevée, le cortisol exerce un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus, l'hypophyse et l'hippocampe (structure régulatrice), ce qui inhibe la sécrétion de CRH et d'ACTH et permet le retour à l'équilibre physiologique (résilience). --- II. Le dérèglement en stress chronique et l'hyperglycémie permanente - Perte du rétrocontrôle négatif : Dans le stress chronique, l'exposition prolongée à des concentrations élevées de cortisol altère les structures cérébrales (neuroplasticité négative de l'hippocampe, réduction de la densité de récepteurs aux glucocorticoïdes). Le rétrocontrôle inhibiteur devient inefficace. - Maintien d'un taux élevé de cortisol : L'axe corticotrope reste activé en permanence. La libération continue de cortisol stimule constamment la néoglucogenèse et l'inhibition du stockage périphérique du glucose, conduisant à une hyperglycémie chronique. --- III. De l'hyperglycémie chronique au diabète de type 2 - Développement de l'insulinorésistance : En réponse à l'hyperglycémie permanente, les cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas augmentent leur production d'insuline (hyperinsulinisme réactionnel). Cependant, la surexposition chronique au glucose et au cortisol altère la signalisation insulinique au niveau des récepteurs des cellules cibles (hépatocytes, myocytes). Ces cellules deviennent de moins en moins sensibles à l'action de l'insuline : c'est l'insulinorésistance. - Épuisement pancréatique et diabète de type 2 : À terme, les cellules bêta s'épuisent et ne parviennent plus à compenser cette résistance périphérique (insulinodéficience relative). La glycémie à jeun dépasse alors le seuil de : le patient a développé un diabète de type 2. --- Conclusion Le stress chronique brise la boucle régulatrice par altération du rétrocontrôle négatif du cortisol. L'hypersécrétion continue de cette hormone maintient une production excessive de glucose. Cette hyperglycémie chronique induit une désensibilisation des cellules cibles à l'insuline (insulinorésistance), menant à l'épuisement pancréatique et au diabète de type 2.
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