Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Nouvelle-Calédonie 2022 (jour 2)
Thème : Les États-Unis et la question environnementale : tensions et contrastes · Tiré du sujet Jour 2 (2022)
Énoncé
PREMIÈRE PARTIE
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2. Il précisera sur la copie les numéros de sujets choisis pour la dissertation.
Dissertation 2: Les États-Unis, protecteurs de l'environnement ?

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Dissertation 2 : Les États-Unis, protecteurs de l'environnement ?
Réponse : Proposition d'éléments attendus et plan détaillé pour la dissertation : Introduction - Accroche : L'alternance des politiques environnementales américaines : retrait de l'Accord de Paris annoncé par Donald Trump en 2017, réintégration décidée par Joe Biden dès son investiture en 2021, puis vote de l'Inflation Reduction Act (2022). - Définition des termes : Les États-Unis (première puissance économique mondiale, république fédérale). « Protecteurs de l'environnement » : préservation des écosystèmes, régulation des pollutions, leadership diplomatique face au réchauffement climatique et à la dégradation des milieux. - Problématique : Comment comprendre le paradoxe américain entre une nation pionnière de la protection de la nature et un modèle de société énergivore, oscillant entre leadership écologique et réticence face aux contraintes multilatérales ? - Annonce du plan : 1) Des pionniers historiques de la protection de la nature ; 2) Un modèle de développement prédateur et de puissantes résistances intérieures ; 3) Une gouvernance environnementale fragmentée et une diplomatie oscillante. I. Les États-Unis, pionniers historiques de la protection de la nature - A. Une conscience environnementale précoce - Mythe de la *Wilderness* et transcendantalisme (Thoreau, *Walden* ; John Muir, fondateur du Sierra Club en 1892). - Premiers parcs nationaux au monde : Yellowstone (1872), Yosemite (1890) ; National Park Service (1916). - Débat entre préservationnistes (Muir) et conservationnistes (Gifford Pinchot, sous Theodore Roosevelt). - B. Une politique fédérale forte au XXe siècle - Dust Bowl des années 1930 et réponses du New Deal (Civilian Conservation Corps, reforestation). - Âge d'or législatif des années 1960-1970 : - un élan venu de la société civile : Rachel Carson, *Printemps silencieux* (1962), premier Earth Day (1970) ; - création de l'EPA en 1970 sous Nixon ; - Clean Air Act (1970), Clean Water Act (1972), Endangered Species Act (1973). - C. Une société civile et des ONG dynamiques - ONG puissantes (Sierra Club, NRDC) utilisant le contentieux. - Mouvement de justice environnementale contre le racisme environnemental. II. Un modèle de développement prédateur et de puissantes résistances intérieures - A. L'American Way of Life, un modèle peu écologique - Société de consommation de masse, dépendance à l'automobile et étalement urbain. - Parmi les plus fortes émissions de CO2 par habitant au monde ; deuxième émetteur mondial après la Chine. - Responsabilité historique majeure dans les émissions cumulées. - B. Le poids des énergies fossiles - Révolution des hydrocarbures de schiste (fracturation hydraulique) : premier producteur mondial de pétrole et de gaz depuis les années 2010. - Recherche de l'indépendance énergétique, pipelines contestés (Keystone XL, Dakota Access, Standing Rock). - Agriculture intensive et pollutions diffuses. - C. Des résistances politiques et idéologiques - Lobbies pétroliers et industriels ; climatoscepticisme d'une partie du Parti républicain. - Méfiance envers l'État fédéral et la régulation. - Polarisation partisane : dérégulations sous Reagan, G.W. Bush et Trump. - Rôle de la Cour suprême (*West Virginia v. EPA*, 2022, limitant les pouvoirs de l'EPA). III. Une gouvernance fragmentée et une diplomatie environnementale oscillante - A. Le rôle des acteurs infranationaux - États pionniers comme la Californie : normes d'émissions automobiles, marché carbone. - Villes et entreprises engagées (coalition « We Are Still In » après 2017). - Contraste avec les États producteurs d'hydrocarbures (Texas, Dakota du Nord). - B. Une diplomatie climatique en dents de scie - Signature du protocole de Kyoto (1997) sans ratification par le Sénat, puis rejet par G.W. Bush (2001). - Rôle moteur d'Obama dans l'Accord de Paris (2015). - Retrait sous Trump, retour sous Biden, nouveau retrait annoncé en 2025. - Il en résulte une crédibilité internationale fragilisée. - C. Une transition verte au service de la puissance - Inflation Reduction Act (2022) : centaines de milliards de dollars pour les énergies renouvelables, les véhicules électriques et l'innovation. - Une logique de rivalité technologique et industrielle avec la Chine plus que de multilatéralisme. - L'environnement apparaît comme un enjeu de puissance et de souveraineté économique. Conclusion - Bilan : Les États-Unis ont été des pionniers de la protection de la nature et restent un laboratoire d'innovations juridiques, scientifiques et technologiques. Mais leur modèle de développement fondé sur les énergies fossiles et la consommation de masse, ainsi que la polarisation politique, en font des protecteurs de l'environnement ambivalents et intermittents. - Réponse à la problématique : Leur engagement dépend fortement des alternances politiques et des intérêts économiques. L'environnement est pour eux un levier de puissance autant qu'une cause à défendre. - Ouverture : La capacité des États-Unis à concilier leadership technologique vert et coopération multilatérale, face à la Chine et aux pays du Sud, sera décisive pour la gouvernance mondiale du climat.
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